Saint-Martin-en-Vercors

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Martin.
Saint-Martin-en-Vercors
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton La Chapelle-en-Vercors
Intercommunalité Communauté de communes du Vercors
Maire
Mandat
Claude Vignon
2008-2014
Code postal 26420
Code commune 26315
Démographie
Population
municipale
414 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 25″ N 5° 26′ 38″ E / 45.0236111111, 5.44388888889 ()45° 01′ 25″ Nord 5° 26′ 38″ Est / 45.0236111111, 5.44388888889 ()  
Altitude Min. 600 m – Max. 1 575 m
Superficie 27,13 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte administrative de Drôme
City locator 14.svg
Saint-Martin-en-Vercors

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte topographique de Drôme
City locator 14.svg
Saint-Martin-en-Vercors

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Martin-en-Vercors

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Martin-en-Vercors

Saint-Martin-en-Vercors est une commune française, située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-en-Vercors est un beau village de 360 habitants, niché à 750 m d'altitude, en plein cœur du Parc naturel régional du Vercors, à 45 km de Grenoble et à 60 km de Valence. Le climat y est plus doux que dans toute autre partie du Vercors.

Les communes limitrophes sont Saint-Julien-en-Vercors, La Chapelle-en-Vercors, Corrençon-en-Vercors et Échevis.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Sur la commune se trouve la station de ski nordique d'Herbouilly, une aire d'envol de parapente et une Via Cordata.

Accueil : Hôtel et Camping **.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'abri de Bobache, fouillé en 1912, a livré quelques objets de silex appartenant à la période azilienne, fin de la dernière glaciation (-10000). Dans un environnement de steppes et d'arbres clairsemés, des chasseurs nomades traquaient -entre autres- la marmotte pour sa chair et sa fourrure. Plus tard au Mésolitique, entre -6250 et -4500, la forêt se développe et sa densité gêne la circulation des hommes et le succès de leurs chasses. Aussi des groupes de chasseurs nomades recherchent-ils en été les zones giboyeuses et peu boisées des hauts-plateaux du Vercors. On a retrouvé des traces de leurs migrations annuelles dans un abri sous roche près du Pas de la Charmate où ils faisaient étape près d'un point d'eau à peine quelques jours par an, mais pendant plusieurs millénaires. Ils chassaient principalement le bouquetin mais ne dédaignaient pas le chamois, le cerf et le sanglier. Ils fabriquaient de très petites pointes de silex qui armaient harpons et flèches, et utilisaient probablement l'arc.

De la Gaule à la France[modifier | modifier le code]

Les Voconces, peuplade celto-ligure, occupaient les montagnes entre l'Isère et le Ventoux. Un de leurs dix-neuf districts était habité par les Vertacomicori qui donnèrent leur nom au massif. L'époque Romaine n'a guère laissé de traces dans la commune, sinon quelques sarcophages trouvés à Picot. Au XIe siècle, le Vercors est chrétien et organisé en paroisses desservies par les chanoines de Sainte-Croix-en-Diois jusqu'en 1 289, par les religieux de Saint-Antoine ensuite.

Moyen Âge et temps modernes[modifier | modifier le code]

À partir de 1235, Saint-Martin, comme les autres communes du Vercors drômois, est sous la suzeraineté de l'évêque de Die qui en dispute les revenus aux religieux de Saint-Antoine jusqu'en 1305. L'évêque avait pour vassaux divers seigneurs et châtelains locaux qui levaient également l'impôt sur les habitants. Plus tard, l'évêque nomme des "fermiers", sorte de percepteurs sur lesquels ne s'exerçait aucun contrôle. Ils donnaient une somme convenue chaque année à l'évêque et gardaient pour eux le reste. Il est intéressant de retrouver, dans les patronymes de ces nobles d'autrefois, des noms encore portés par des familles ou des lieux-dits : Faure, Malsand, Sibeud, Penchinat, Algo(ud), etc. Jean Abicel, mort vers 1550, possédait à Saint Martin une fortune considérable dont un domaine a gardé son nom: Les Abisseaux, pluriel de Abicel. Madame de la Blachette a également laissé son nom au quartier où elle avait son domaine vers 1746. Louis Gauthier de la Tour, sieur de Larénier, fait construire en 1662 - à Saint Martin - une belle demeure flanquée d'une tour, le château de Larénier ou l'Arénier. Ce nom de l'Arénier évoque non pas un insecte mais un lieu sablonneux (arena en latin).

Calamités et guerres de religion[modifier | modifier le code]

L'été 1508 fut marqué par l'apparition de la peste qui décima la population de Saint-Martin. Au cours du XVIe siècle, les pauvres sont nombreux et quelques pieuses personnes font leur testament en leur faveur.

Les guerres de religion ravagèrent le Vercors. Pris par Montbrun (protestant) repris par De Gordes (catholique) qui fait démolir les châteaux forts, de 1573 à 1590 le pays est sans cesse traversé par des bandes rivales, qui, sous couleur de religion, pillent et rançonnent les habitants. À la fin de cette triste période, la commune est criblée de dettes, l'église en partie détruite et le village en ruines.

Sous le règne du roi Henri IV de France commença le relèvement, dont témoigne le vénérable tilleul de Sully qui orne la place de Saint-Martin. Le célèbre ministre avait fait planter des quantités d'arbres, généralement destinés à ombrager les chemins du royaume qu'il avait fait remettre en état, mais plus probablement, dans le cas de Saint-Martin, afin d'abriter les réunions publiques, coutume en usage au XVIe siècle.

La commune[modifier | modifier le code]

Le mouvement communal fut bien tardif à se manifester dans le Vercors. En 1318, Saint-Martin appartenait aux Antonins de Sainte-Croix. C'est seulement au milieu du XVIe siècle que la paroisse devint une commune. Chaque année, à Pâques, les habitants élisaient un consul qui administrait la commune pendant un an. Quand les affaires à traiter excédaient sa compétence, il était assisté d'une assemblée générale composée d'habitants de la commune, généralement choisis par les consuls des années précédentes.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Saint-Martin-en-Vercors a abrité le quartier-général. de la Résistance du Vercors et un hôpital.

Après une période révolue d'exode rural, le village a su s'adapter et rebondir en s'appuyant sur ses principaux atouts : la beauté de ses paysages, la nature préservée et le dynamisme de ses habitants.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Martin Bechier    
Mars 2008   Claude Vignon DVG Maire, conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 414 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
609 820 966 986 1 022 1 041 1 008 1 068 1 083
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 000 1 066 1 115 1 034 1 044 958 901 794 809
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
839 808 760 654 631 602 574 528 439
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
376 318 285 292 275 295 357 414 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le tilleul

Evénements[modifier | modifier le code]

  • Nocturne de ski de fond à Herbouilly pendant les vacances de février.
  • La Foire aux Fleurs le 1er juin de chaque année.
  • La Fête du Tilleul le premier week-end d'août : le rendez-vous festif de l'été.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :