Montaud (Isère)

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Montaud
Le bourg central de Montaud
Le bourg central de Montaud
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Canton de Tullins
Intercommunalité Communauté de communes Chambaran Vinay Vercors
Maire
Mandat
Pascale Poblet
2014-2020
Code postal 38210
Code commune 38248
Démographie
Gentilé Montaudains
Population
municipale
531 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 49″ N 5° 33′ 42″ E / 45.2636111111, 5.5616666666745° 15′ 49″ Nord 5° 33′ 42″ Est / 45.2636111111, 5.56166666667  
Altitude 730 m (min. : 400 m) (max. : 1 643 m)
Superficie 14,59 km2
Localisation

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Liens
Site web www.montaud.fr

Montaud est une commune française située géographiquement dans le massif du Vercors, administrativement dans le département de l'Isère et en région Rhône-Alpes, autrefois rattaché au Dauphiné.

Selon l'ouvrage de Patrick Ollivier-Elliot dénommé Vercors safari-patrimoine[1], Le territoire de la commune présente la particularité d'être un secteur isolé alors que, de tout temps, celui-ci fut une terre de passage : au Moyen Âge, pour éviter les crues de l'Isère et durant les Jeux olympiques d'hiver de 1968 de Grenoble pour accéder au val d'Autrans. L'endiguement du cours de l'Isère et la construction d'une route au pieds des falaises durant les XVIIIe siècle et XIXe siècle puis l'éboulement de la route du Tunnel du Mortier en 1992[2] laissèrent le village en dehors des grands itinéraires, lui conférant par contrecoup l'image d'un village à l'ambiance sereine et tranquille.

Les habitants de Montaud se dénomment les Montaudains et les Montaudaines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte topographique du Vercors.
carte topographique du Massif du Vercors.

Distance avec les autres villes de France[modifier | modifier le code]

Montaud est situé (par la route) à environ 20 km de Grenoble, 76 km de Valence, 86 km de Chambéry, 109 km de Lyon, 178 km de Genève (Suisse), 290 km de Marseille et 570 km de Paris[3]

Situation[modifier | modifier le code]

Montaud appartient au massif et au parc naturel régional du Vercors dans les Préalpes françaises, situées dans le Sud-Est de la France.

Article connexe : massif du Vercors.

Le territoire de la commune est située entre la crête nord des hauts sommets du Vercors, marquant la limite avec le val d'Autrans dont le principal sommet est le Bec de l'Orient, sommet culminant à 1 554 m et la Dent de Moirans qui forme l'extrême limite nord de cette chaine montagneuse. Ce sommet, en limite du territoire communal domine la vallée de l'Isère et le Bec de l'Échaillon qui est situé 400 m en contrebas au nord du sommet de la dent.

Article connexe : Dent de Moirans.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Quentin-sur-Isère Saint-Quentin-sur-Isère / Veurey-Voroize Veurey-Voroize Rose des vents
Saint-Quentin-sur-Isère N Veurey-Voroize
O    Montaud    E
S
la Rivière Autrans Autrans

Hameaux et secteurs de la commune[modifier | modifier le code]

  • Les Maîtres
  • Le Villard
  • Les Charpennes
  • Colombière
  • Les Etroits
  • La Combe
  • Le Fayard
  • Fayole
  • Les Ramées
  • Guillaudière
  • Côté Maillet
  • Les Plattières
  • Le Moulin
  • Les Muet
  • L'Eygalen
  • Le Vif de La Claie (ou de la clé)
  • les Coings

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

Le climat du Vercors, massif dans lequel se trouve Montaud, est de type montagnard, ce qui correspond à l'altitude de la commune, située entre 700 mètres (pour le bourg) et 1 650 mètres. L'été présente des périodes chaudes, mais sans excès en raison de l'altitude. Les hivers de ces dix dernières années ont connu des enneigements assez constants.

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
Températures maximales moyennes (°C) 7,5 10,5 15,1 22,5 25,4 25 24,8 29,4 24,9 18,9 13,1 7,9
Températures minimales moyennes (°C) -0.6 -0.4 3,2 7,3 11,1 14,0 13,2 14,6 12,7 8,1 2,4 0,7
Source : [1] climat Villard-de-Lans 2011

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est sillonné par trois ruisseaux notables qui présentent des fluctuations saisonnière de type pluvial, fortement accentué à la fin du printemps en raison de la fonte nivale:

  • Le Ruisseau du Canard
  • Le Ruisseau des Lavures
  • Le Ruisseau du Martinet

Le torrent de la Voroize prend sa source a la limite du territoire communal et de la limite de la commune de Veurey-Voroize

L'ensemble des eaux de ces cours d'eau rejoignent le bassin de l'Isère

Article connexe : Isère (rivière).

Transport et Communication[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée du bourg de Montaud

Les deux seules route accessibles par deux versants du Vercors sont la route départementale 3 (depuis Veurey-Voroize) et la route départementale 218 (depuis Saint-Quentin-sur-Isère) qui desservent le Bourg et les différents hameaux par de nombreuses routes secondaires[4].

Anciennement dénommée route d'Autrans qui fut créée à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver de 1968 organisé à Grenoble, la départementale 218 est fermée au-delà du hameau des Coings, la voie s’étant effondrée en 1992 et laissant le tunnel du mortier inaccessible par la route, le Conseil général de l'Isère, gestionnaire de la voirie, n'ayant pas voulu, engager des travaux longs et importants pour reconstruire la route pour des raisons évidents de coûts.

Transport routier[modifier | modifier le code]

Il n'existe dans le village qu'une seule ligne scolaire gérée par le Conseil général de l'Isère et qui traverse l'ensemble des hameaux : il s'agit de la ligne TUL01, qui permet aux adolescents domiciliés dans la commune de rejoindre le collège Condorcet de Tullins et le lycée Pierre Beghin de Moirans. Cette ligne part du hameau des coings.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Tullins, située à environ 20 km de la commune.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Grenoble-Isère situé à environ 50 km. En raison de sa situation de balcon tourné vers le nord, les avions décollant des pistes de cet aéroport sont parfaitement visibles en de nombreux points du petit plateau de Montaud.

Les sentiers de randonnée[modifier | modifier le code]

Au départ de la salle des Fêtes (en contrebas du bourg), ou depuis la Place centrale du Village (face à l'église), plusieurs sentiers de randonnées sont proposés:

  • Le Pas de la Clé, par le hameau du Vif de la Clé.
  • La Prairie de Fessolles, par le hameau des Coings et le Col de Montaud.
  • La Dent de Moirans, par le chemin du bout du monde ou par Chausson, direction Bois Vert. Une table d’orientation domine la vallée de l'Isère [5]

Géologie et Relief[modifier | modifier le code]

Carte des paysages du Vercors.
carte des différentes régions du Massif du Vercors Montaud se situe à l'extrémité nord.

Particularités géologiques[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Montaud se positionne sur un replat en creux qui accidente la voûte de cet éperon rocheux, au sud-ouest de la Dent de Moirans.

La morphologie du secteur est due à une conjonction de deux mouvements opposés qui s'y manifestent au niveau du plongement axial des plis du Vercors occidental. Le secteur ou situe le territoire communal se présente comme un relais entre l'anticlinal du Ratz (situé près de Voiron) dont la voûte urgonienne plonge vers le sud sous la molasse Miocène et, sur le flanc ouest, un autre pli anticlinal, tout d'abord moins saillant, qui s'avère représenter l'extrémité septentrionale de l'anticlinal des Coulmes (au-delà de La Rivière), dont la voûte s'élève au contraire dans cette direction pour former la Roche du Midi vers l'ouest[6].

Ce site présente une faille dite "faille de Montaud", qui coupe longitudinalement le flanc du pli. C'est une faille extensive anté-Miocène qui a été basculée par le plissement, en même temps que plusieurs autres failles satellites, plus mineures.

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Selon la Préfecture de L'Isère, le territoire communal peut présenter les risques naturels suivants :

  • Inondations en pied de versant (accumulation et stagnation dans une zone fermée par un obstacle)
  • Crues des torrents et ruisseaux torrentiels
  • Ruissellement sur versant (divagation des eaux météorologiques)
  • Glissement de terrain - Coulées boueuses
  • Chute de pierres, blocs et autres éléments rocheux
  • Gonflement des sols argileux
  • Avalanche (écoulement de neige au niveau des falaises)
  • Séisme (risque 4 en niveau d'intensité)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon l'ouvrage de Patrick Ollivier-Elliot dénommé Vercors safari-patrimoine, Montaud est le nom francisé du terme latin « Montus Altus » pour désigner ce qui fut, au début de l'histoire de la commune qu'un simple hameau de Saint-Quentin-sur-Isère perché dans la montagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

  • La Préhistoire
Territoire des Allobroges

Bien que servant depuis des millénaires de voie de passage aux hommes voulant rejoindre la cluse de Voreppe par la rive gauche de l'Isère, le site de Montaud ne connut pas d'installations durables à l'époque préhistorique et du moins, ils n'en laissèrent aucune trace. Cependant certains vestiges de civilisations anciennes de la période finale du bronze furent découverts lors de fouilles effectuées dans les grottes de l'Echaillon sur le territoire de la commune de Saint-Quentin-sur-Isère mais non loin du territoire montaudain actuel[7].

  • L'Antiquité

Le site de Montaud, dominant la pointe nord de la courbe de l'isère se situait donc à la limite du territoire des Allobroges, ensemble de tribu gauloise occupant l'ancienne Savoie, le nord et le centre du Dauphiné.

Le plateau du Vercors était, quant à lui, occupé par la tribu des Vertamocores, peuple celtique associé à celui des Voconces mais ils n'ont laissé aucune trace archéologique sur le territoire montaudain.

Article connexe : Allobroges.
Article connexe : Vertamocores.
  • L'énigme Hannibal
Hannibal et ses 27 éléphants franchissant le Rhône en 218 av. J.-C. (Henri Motte, 1878)

Certains historiens, dont l' académicien et historien militaire Paul Azan, évoquent la possibilité que le grand général et stratège carthaginois Hannibal Barca ait pu passer par Montaud avant de traverser les Alpes, partir à la conquête de la péninsule Italienne et ainsi rencontrer les troupes de l'Empire romain qu'il vainquit par deux fois au lac de Trasimène et à Cannes (Italie).

Article connexe : Deuxième Guerre punique.
Article connexe : Passage des Alpes par Hannibal.

Le scientifique, docteur en médecine et archéologue amateur français Marc-Antoine de Lavis-Trafford (1880-1960), installé à Bramans dans la vallée de la Haute-Maurienne, a notamment défendu la thèse du passage du général Hannibal Barca, de ses troupes, fantassins, cavaliers et ses célèbres éléphants par la basse vallée de l'Isère et donc par le site de Montaud, non encore édifié, mais seul accès possible pour ne pas entraîner les pachydermes dans les marais du bec de l'Echaillon impraticable jusqu'à une époque récente. Le Dr Lavis-Trafford fit effectuer des fouilles dans les environs immédiats du bourg de Montaud, mais elles ne donnèrent aucun résultat probant.

Aucune source archéologique (armes, ossements) n'ayant encore été découverte à Montaud et ses environs, rien ne peut étayer cette hypothèse séduisante, ni l'infirmer, d'ailleurs. La thèse reste donc, jusqu'à présent, recevable[8].

Un site web bien documenté présentent les différentes hypothèse, ainsi que les textes originaux (traduits) de Tite-Live et de Polybe sur la question[9].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Le Cartulaire de Saint Hugues (ou Cartulaire de la Cathédrale de Grenoble) publiés par Jules Marion nous informe qu’au XIIe siècle, il existait déjà sur « la montagne du lieu de Saint Quentin », la chapelle (capella Beate Marie Magdalenes), qui est unie la cure de la paroisse de Saint Quentin et qui) se trouve dans le col tendant à aller à Veurey » (donc à Montaud).

Jusqu'au milieu du XVIIe siècle, Montaud n'était qu'un secteur du village de Saint-Quentin-sur-Isère, un gros hameau situé en altitude sur la route de Veurey. Le 11 mai 1655, la paroisse de Montaud s'érige en communauté distincte entrainant une scission avec la paroisse de Saint-Quentin.

Cependant, le 30 janvier 1790, pour des raisons administratives, les montaudins demandèrent d'être réunis à la nouvelle commune Saint-Quentin créée lors la Révolution française. Cette union devint effective le lendemain[10].

Du Premier Empire à la IIIe République[modifier | modifier le code]

Dés la première année du XIXe siècle, la communauté de Montaud redevint officiellement une commune distincte par le fait d’un arrêté du 9 Brumaire an X. Au début du Premier Empire le territoire communal héberge environ 500 habitants

En 1859, la commune de Montaud est rattachée au nouveau canton dont la commune de Voreppe a sollicité la création, canton auquel l’administration veut également rattacher également Saint-Quentin aux dépens du canton de Tullins, mais le projet sera abandonné, la commune reste définitivement dans le canton de Tullins.

Le XXe siècle et le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Le XXe siècle

Montaud, commune séparée de la plus grande partie du nord du plateau du Vercors (secteur dit des "Quatre Montagnes"), redevient, à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver de 1968, un territoire de passage, mais pour une courte période.

Le 30 septembre 1967, le Conseil général de l'Isère ouvre à la circulation le tunnel de Mortier, créant ainsi une liaison directe entre Tullins, Voiron et Autrans. Cette route (départementale D 218) est la 3e voie de communication routière pour rejoindre les sites olympiques d'Autrans et de Villard-de-Lans, depuis l'autoroute Lyon-Grenoble A48 (après la route Sassenage-Lans-en-Vercors et la route Seyssinet-Pariset-Saint-Nizier-du-Moucherotte.

Malheureusement, moins de 25 ans plus tard, le 20 avril 1992, un effondrement estimé se produisit sous le sommet de la Buffe emportant la route sur cent mètres environ. Depuis cette date, cette voie de circulation reste fermée à la circulation à la hauteur du hameau des Coings et la commune de Montaud se retrouve de nouveau séparée du reste du plateau du Vercors[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maire et conseil municipal[modifier | modifier le code]

Madame Pascal Poblet est la maire de la commune de Montaud depuis 2008.

Les adjoints du maire sont dans l'ordre sont : Michel Murdinet (premier adjoint), Philippe Despesse (deuxième adjoint), Alain Boucaut (troisième adjoint), Stéphane Coing-Belley (quatrième adjoint).

Pascal Calvani, Joël Colbeau, Marion Corvez, Max Daguet, Jérôme David, Laurent Gerbaux, Nicolas Manaud, Claire Martre-Lizeretti, Philippe Pascal, Corinne Poncet sont conseillers municipaux[12].

Élections municipales[modifier | modifier le code]

  • Scrutin de 2008 (Premier tour)[13]
Nom du candidat Prénom du candidat Nombre de voix obtenues
COING-BELLEY Stéphane 285
GUILLAUD Marie 276
PASCAL Philippe 270
POBLET Pascale 268
ANSELMIER Jean-Michel 268
FABRE Corinne 267
GERBEAUX Laurent 266
CORVEZ Marion 262
CECCON Robert 256
MURDINET Michel 250
DESPESSE Philippe 248
BOUCAUT Alain 246
CHOROT Lynda 276
SUSPITZ Cécile 178
  • À l'issue de la première assemblée municipale, suite à ce scrutin, Madame Pascale Poblet a été désignée, pour la première fois, maire de la commune de Montaud.

- Nombre d'inscrits 422 électeurs

- Nombre de suffrages exprimés 307 voix

- Taux de participation 72,75 %

- Blancs ou nuls (en % des votes exprimés) 4,89 %


  • Scrutin de 2014 (Premier tour)[14]
Nom du candidat Prénom du candidat Nombre de voix obtenues
COING-BELLEY Stéphane 246
LIZERRETI Claire 242
CORVEZ Marion 239
DAVID Jérome 236
PONCET Corinne 233
CALVANI Pascal 231
COLBEAU Joel 231
GERBEAUX Laurent 229
MANAUD Nicolas 2229
DESPESSE Philippe 228
PASCAL Philippe 223
POBLET Pascale 221
BOUCAUT Alain 220
DAGUET Max 200
MURDINET Michel 175
  • À l'issue de la première assemblée municipale, suite à ce scrutin, Madame Pascale Poblet a été désignée, pour la seconde fois, maire de la commune de Montaud.

- Nombre d'inscrits 409 électeurs

- Nombre de suffrages exprimés 261 voix

- Taux de participation 66.5 %

- Blancs ou nuls (en % des votes exprimés) 4,89 %

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 2001 Henri Coing-Roy    
mars 2001 2004 François Belle    
mars 2004 2008 Alain Blanc-Paques    
mars 2008 en cours Pascale Poblet    

Services Publics[modifier | modifier le code]

Mairie de Montaud
Carte de Montaud et du Nord Vercors

Tous situés dans le bourg, la commune dispose des services suivants :

  • une mairie et ses différents bureaux, située au centre du bourg, près de l'église Sainte Marie-Madeleine.
  • une salle des fêtes
  • une structure multi accueil pour les enfants (EAJE) dénommé Montaud'Ubohu[15]

Les habitants de le commune peuvent également utiliser les services d'une médiathèque qui est située dans le village voisin de Saint-Quentin-sur-Isère[16] Celle-ci comprend :

  • 6550 livres divers et romans;
  • 455 CD (musique);
  • 100 DVD (films et documentaires);
  • 12 revues en abonnements.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède, sur son territoire, un établissement scolaire :

  • L'école élémentaire de Montaud située au centre village de Montaud. (depuis la rentrée 2010, elle regroupe trois classes, de la maternelle petite section jusqu’au CM2)

Equipement sportif[modifier | modifier le code]

La commune propose des séances de multisport à la salle des fêtes le lundi et le jeudi.

Le terrain de tennis communal, disponible (avec réservation) toute l'année est situé à proximité de la salle des fêtes.

Un mini terrain de football (sans réservation) disponible pour tous a été aménagé sur un terrain à proximité de la salle des fêtes.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 531 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
420 453 494 512 592 595 592 586 571
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
507 484 473 420 426 402 395 348 365
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
333 337 332 296 275 251 231 227 207
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
191 179 171 254 308 383 507 543 528
2011 - - - - - - - -
531 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine d'architecture locale[modifier | modifier le code]

Église de Montaud
Intérieur de l'église de Montaud
  • Le Fort des Sarrazins

La dangerosité des zones fangeuses qui bordent l'Isère, après le village de Saint-Quentin-sur-Isère au niveau du Bec de l'Echaillon imposa à la voie Valence-Grenoble de contourner cette pointe rocheuse qui marque la limite extrême du Vercors au nord par un itinéraire qui suivait d'abord le sillon du ruisseau des gorges depuis Saint-Quentin, pour ensuite monter jusqu'à Montaud, puis par l'Eygalen et rejoignait Ezy pour ensuite redescendre dans la vallée de l'Isère.

Pour contrôler ce passage durant le Haut Moyen Âge, les autorités du lieu firent construire un petit poste que la tradition appela ensuite « Fort des sarrasins ». Cette construction en bois du Xe siècle ou du début du XIe siècle ne resta pas présente au-delà de sa période d'utilité[19].

  • Église Sainte-Marie-Madeleine

L'église, située sur la place centrale du village, juste à côté de la mairié, est dédiée à Sainte-Marie-Madeleine.

Sa construction a débuté en 1660 pour se terminer en 1679, l'église a bénéficié d'un agrandissement entre 1817 et 1837 par l'ajout de deux chapelles latérales.

  • Notre-Dame des Sommets

Emile Néraud, ancien missionnaire en Afrique fut nommé curé de Montaud entre 1950 et 1953. À cette occasion, il fut l'initiateur et le promoteur de l'installation de la statue de Notre-Dame des Sommets qui domine du haut de sa colline la place du village et son église situées une trentaine de mètres en contrebas.

Patrimoine et tradition orales[modifier | modifier le code]

Le Patois du Plateau de Montaud

Les régions historiques de l'aire linguistique francoprovençale, avec toponymie en francoprovençal.
Aire linguistique francoprovençale

Le territoire de la commune et de son canton, se situe au nord-ouest de Grenoble, dans la zone des patois dauphinois, laquelle appartient au domaine des langues dites francoprovençales ou arpitanes au même titre que les patois savoyards, vaudois, Valdôtains, bressans et foréziens. (voir carte)

L'idée du terme franco-provençal attribuée à cette langue régionale parlée dans la quart de la France du Centre-Est différente du français, dit langue d'oil et de l'occitan, dit langue d'oc est l'œuvre du linguiste et patriote italien Graziadio Isaia Ascoli en 1873 qui en a identifié les caractéristiques.

Les contes locaux et légendes du Plateau de Montaud
Il existe encore quelques ouvrages qui relatent les contes et les légendes du Vercors, y compris pour le pays des Quatre-Montagnes et le plateau de Montaud. Le plus connu, un ouvrage notable, fruit d'une recherche importante, a été écrit par Charles Joisten (1936-1981), ancien conservateur du Musée dauphinois du Conseil général de l'Isère situé à Grenoble et qui relate, parmi les autres légendes, le bestiaire fantastique et les légendes du secteur de Montaud[20], avec notamment :

  • La grotte des fées (lieu dit "Pierre taillée", aux balmes)
  • L'esprit domestique dit le "morillé"
  • Le serpent géant du plateau de bois vert (au-dessus du bec de l'Echallon)
Article connexe : Charles Joisten.

Patrimoine forestier[modifier | modifier le code]

Faune et Flore locale[modifier | modifier le code]

Faune terrestre[modifier | modifier le code]

Chauve-souris type Vespertilion

Montaud, petite commune rurale du Vercors abrite, su son territoire, une faune variée correspondant à l'étage montagnard de végétation (de 900 à 1 600 m d'altitude) du massif et des influences climatiques qui lui sont propres. Il existe, plus spécifiquement sur ce territoire, une faune spécifique des falaises et des grottes.

Du fait de l'existence de nombreuses grottes, de cavités, de cavernes, de scialets et de granges abandonnées, le territoire des communes du plateaux (et pour lequel le territoire de Montaud ne fait pas exception) héberge différentes espèces de chiroptera dont la Vespère de Savi, l'oreillard, le vespertilion à moustaches, le vespertilion à oreilles échancrées, la sérotine de Nilsson, le murin de Brandt[21]. Il est extrêmement rares de rencontrer des chauve-souris, car leur reproduction reste limitée (un petit par an). Elles ne sont ni nocives, ni nuisibles, ni dangereuses.

Faune aviaire[modifier | modifier le code]

Des oiseaux (dont un grand nombre de rapaces), tels que la buse variable, la chouette hulotte, le rouge-queue noir et quelquefois le Gypaète barbu, réintroduit récemment dans l'ensemble du parc régional du Vercors.

D'autres oiseaux endémiques du secteur ont été répertoriés : milan noir, coucou gris, gélinotte des bois, merle noir, grive musicienne, fauvette à tête noire, roitelet huppé, mésange huppée, mésange à longue queue, mésange charbonnière, geai des chênes, grand corbeau et corneille noire mantelée[22].

Faune entomolgique[modifier | modifier le code]

Flore[modifier | modifier le code]

Schéma des différents étages de végétation dans les Alpes

À l'instar de la faune, le territoire de Villard-de-Lans présente une grande variété de fleurs. Les différentes altitudes du territoire sont :

Le bourg de Montaud et la quasi-totalité des hameaux, tous situés sur un plateau sont positionnés au niveau l'étage montagnard.

Article connexe : Flore du Vercors.

Il existe un musée de la Flore du Vercors qui est situé dans le Couvent des Carmes (ancien château de Beauvoir-en-Royans). Ceui-ci propose une exposition ethno-botanique, un jardin médiéval et un verger conservatoire (dont de nombreuses plantes médicinales). On peut y découvrir de nombreuses espèces locales conservées et protégées.

Un site intitulé « Fleurs du Vercors », très intéressant et bien documenté, existe sur le web. Il présente de façon encyclopédique, la flore existante sur le plateau du Vercors : une recherche par nom, famille et couleur de fleur est possible[23].

Voici quelques fleurs composant la flore locale du Vercors et par conséquent du plateau de Montaud, parmi les plus fréquentes :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Ollivier-Eliott, "Vercors Safari Patrimoine" page 251 à 254, Montmélian, La Fontaine de Siloé,‎ 2010 (ISBN 9782842064846)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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