Saint-André-en-Royans

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-André-en-Royans
Vue du Village en 2006
Vue du Village en 2006
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Canton de Pont-en-Royans
Intercommunalité Communauté de Communes de la Bourne à l'Isère
Maire
Mandat
Frédéric de Azevedo
2014-2020
Code postal 38680
Code commune 38356
Démographie
Population
municipale
327 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 05′ 12″ N 5° 20′ 22″ E / 45.0866666667, 5.3394444444445° 05′ 12″ Nord 5° 20′ 22″ Est / 45.0866666667, 5.33944444444  
Altitude 320 m (min. : 224 m) (max. : 1 007 m)
Superficie 10,42 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative d'Isère
City locator 14.svg
Saint-André-en-Royans

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique d'Isère
City locator 14.svg
Saint-André-en-Royans

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-André-en-Royans

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-André-en-Royans
Liens
Site web st-andre-en-royans.sud-gresivaudan.org

Saint-André-en-Royans est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Les habitants de Saint-André-en-Royans se nomment les Andréens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Royans : une géographie historique[modifier | modifier le code]

Saint-André-en-Royans est un petit village du Royans Isère, à 4 km du Royans Drôme, situé près de la rivière Isère, sur les contreforts du massif du Vercors. L’appellation Royans est très ancienne. Elle aurait été donnée en souvenir d’un roi envahisseur Burgonde nommé Rhodan réfugié dans cette région, puis de nouveau vaincu et anéanti vers 580. Le Royans n’est donc pas une création du Royaume de France. Aux XIIe et XIIIe siècles, avant le « transport » du Dauphiné dans la France, les seigneurs Béranger se disaient déjà « Princes du Royans » et les villages qui portent encore ce suffixe faisaient partie de leur fief. Pendant la Révolution, ces communes furent débaptisées, ainsi Saint-André-en-Royans, doublement fautif (Saint, Royans) se nomma, pour un temps, André la Roche. Cette situation se poursuivit lors de la constitution des départements. C’est ainsi que la rivière Bourne sépare aujourd’hui le Royans entre Isère et Drôme. Les limites du Royans sont : au nord, Iseron, au sud, Léoncel, à l’ouest, la rivière Isère et à l’est, les contreforts du plateau du Vercors. Saint-André-en-Royans fait partie du canton de Pont-en-Royans, de la communauté de communes de la Bourne à l’Isère, du Sud-Grésivaudan et du Parc du Vercors.

Les villages portant ce suffixe[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Recherches sur l’Histoire du Village… de Saint André en Royans[modifier | modifier le code]

Vue imaginée du site : -3000 ans

-3000 ans av. J.-C. : un lac derrière la Roche a peut être existé. Des grottes habitables sur l’un et l’autre des côtés de la Roche ont hébergé des chasseurs, des pêcheurs… Ces grottes sont creusées par l’eau . Ainsi, la grotte « Barberousse » et les « pierrelles » sur les flancs de la colline sont les vestiges du niveau du lac, qu’un séisme, il y a 4500 ans, a détruit complètement. Le Rognon qui alimentait ce lac est passé du rang de torrent à celui de ruisseau capricieux et semi-souterrain...

+300 apr. J.C. : les Romains établissent une villa (ferme romaine) au quartier du Palois (Palais). Ils construisent les routes vers Pont-en-Royans, Presles, Saint-Romans et Beauvoir. Ils captent l’eau de la source... Fabriquent-ils un aqueduc ? Ils établissent peut-être sur la 2e motte de molasse leur nécropole où une stèle romaine est enchâssée aujourd’hui dans le mur du Château. Sur la route de Beauvoir, le long de l’aqueduc, un village s’installe... À partir de 1050,

après 700 ans de chaos, sur les 2 mottes de molasse, le Château de bois des Comtes d’Albon, Dauphins du Dauphiné s’érige... Avant 1227 le village prend le nom de Saint-André. 1251... Cette date est un tournant dans l’Histoire de Saint-André. Le Dauphin Guigues VII échange Saint-André et d’autres places contre Beauvoir. Le nouveau Maître de Saint-André, Raymond Beranger, était déjà le Seigneur de Pont-en-Royans. 1349, date du « Transport » du Dauphiné à la France... Très rapidement la Cour de Beauvoir et ses 3000 courtisans se fondent dans le nouveau Royaume de France. Saint-André avait bien profité de cette Cour toute proche !

Les maîtres de Saint-André seront successivement les Beranger, les Beranger-Sassenage, vers 1450 les Sassenage et vers 1480 les Clermont puis les Alleman de Rochechinard en indivise avec les Clermont.

En 1505 Antoine de Clermont est le seul Maître de Saint-André.

Á partir de 1550, Pont-en-Royans, de religion réformée et Saint-André catholique, vont s’opposer. Depuis peu, le maître de Saint-André est François d’Agoult, Sieur de Sault.

En 1561, Artus de Prunier, Conseiller du Roi et Trésorier du Dauphiné, achète Saint-André, Champeverse, Auberives, Presles et Châtelus.

En 1563, le Château de Saint-André est attaqué et pris par les troupes de Charles du Puy-Montbrun, nouveau Capitaine des Huguenots.

En 1573, toute la population catholique de Saint-André défend le Château mais voit brûler son village et massacrer les habitants qui y sont restés...

Après 1580 une maison forte nommée Beaujour est construite pour Sébastien de Lionne. Son petit-fils, Hugues de Lionne, deviendra le grand Ministre des Affaires étrangères de Louis XIV .

Peu après l’Edit de Nantes, Saint-André possèdera une confrérie des Pénitents, dont la chapelle sera séparée de celle du château par une tenture… La messe sera dite dans la chapelle Saint-Georges du Seigneur, cette situation perdurera jusqu’à la construction de la nouvelle église, la confrérie dite du Saint-Sacrement continuera d’officier jusqu’à la Révolution.

1650, la peste sévit à Saint André.

Vers 1680, le Château de Saint-André est agrandi, il sera représenté ainsi sur un plan de 1736, plan qui est conservé au château du Touvet (Isère). En 1680, l’église du vieux village, brûlée lors des Guerres de Religion, est construite dans le village grâce à un don du Roi Louis XIV. Le château avait alors une toiture de très grande taille, une tempête vers 1740 a détruit l’extension côté Sud du donjon.

Les Prunier de Saint André possèderont le Château de 1561 à 1630 et Beaujour dès 1630.

Après la Révolution, Mme de Marcieu née « ci-devant » Françoise Prunier de Saint André gardera le château qui ne sera vendu qu’à sa mort en 1830. En 1850, la partie nord du château a brûlé : elle avait été transformée en magnanerie elle deviendra séchoirs à noix... L’autre partie sud du donjon avec la cour a servi d’école de garçons. L’école de filles, « École de la Charité » depuis 1750, était située dans le bâtiment de l’auberge et de l’actuelle Mairie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-André-en-Royans Blason De gueules à la tour donjonnée d’argent (d'or) maçonnée, ouverte et ajourée de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 2008 en cours M. Dominique ANDRE    
2001 2008 M. Francisque DUMAS    
1989 2001 M. Gérard ROZIER    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 327 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
627 641 713 684 700 728 736 777 792
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
757 699 710 632 627 609 600 574 546
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
527 524 488 456 427 379 340 317 322
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
311 278 239 251 273 297 326 327 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :