Pont-en-Royans
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade Bon début quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l'atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d'aide à la rédaction d'un article de commune. |
| Pont-en-Royans | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Isère | |
| Arrondissement | Arrondissement de Grenoble | |
| Canton | Canton de Pont-en-Royans | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Bourne à l'Isère | |
| Maire Mandat |
M. Pillet 2001-2008 |
|
| Code postal | 38680 | |
| Code commune | 38319 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
835 hab. (2010) | |
| Densité | 288 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 210 m (min. : 183 m) (max. : 788 m) | |
| Superficie | 2,9 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Pont-en-Royans est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.
Sommaire |
Géographie[modifier]
La commune est située près de la vallée de l'Isère aux portes du Parc naturel régional du Vercors. Elle se trouve au confluent des rivières de la Bourne (qui prend sa source à Lans en Vercors) et de son affluent la Vernaison (qui prend sa source sur le territoire de Saint-Agnan-en-Vercors). Ces deux rivières torrentueuses recueillent l'essentiel des eaux du massif du Vercors. La rive gauche de la Vernaison et celle de la Bourne après le confluent se trouvent dans le département de la Drôme. On note également le Rognon, petit affluent de la Bourne, qui fait limite avec la Commune de Saint-André-en-Royans. C'est à la sortie d'un goulet percé par la Bourne que le village prend place : les maisons sont accrochées aux falaises d'un contrefort des Coulmes du côté nord, et du massif du Barret du côté sud. Ce goulet fait limite pour les communes de Choranche et Chatelus. Le territoire communal actuel, étriqué du fait qu'il est limité aux rivières voisines, comporte peu de terrains agricoles et est plutôt urbanisé. La Bourne rejoint l'Isère près de Saint-Nazaire en Royans
Histoire[modifier]
Le PONT: au départ c'est un passage étroit jeté entre deux rochers qui permet (point d'entrée) l'accès aux plateaux du massif du Vercors, et de traverser le torrent de la Bourne dont les gorges sont abruptes et très étroites. La première citation désigne un certain pont Chochignon (relire abbé Fillet, et S. Chaussamy). Le Pont est étroit, tout au plus trois mètres, et son entrée démarre à la hauteur de la maison THOMAS sur l'actuel Pont Picard (on ignore l'origine de ce nom, qui est donc moderne ; on parle aussi du 'Gouffre Picard', creux dans la Bourne profond d'une dizaine de mètres à peu près sous le pont). Au XIXe siècle le Pont sera élargi. La route de Villard est créée en 1872, la route de sainte Eulalie actuelle sera créée elle aussi avant la fin du XIXe, et la circulation des charrois de troncs de bois provenant de la Route des Goulets entraine un besoin d'élargissement. De nombreuses maisons sont abattues (Il y avait avant trois fois plus de maisons suspendues au-dessus du gouffre qu'au XXIe siècle !)
Pont-en-Royans, est un bourg touristique riche en histoire. On apprend aux archives du Dauphiné qu'il y a eu trois châteaux : Le premier château dans l'appellation topographique ancienne correspond au bourg fortifié. Le deuxième château à l'actuel vestige au-dessus de la "montagne trois châteaux". Le troisième château des XVIIe et XVIIIe siècles fut détruit lors d'un bombardement en 1945 et correspond à l'emplacement du collège. Ses remparts, dont il ne reste que de rares vestiges, incluent « La porte de France », « la porte Agnès », « la porte de Villeneuve », et « la porte du Merle ». C’est là que s’arrêtaient les limites du bourg en des temps anciens, et si les toits de pierres blanches ont disparu, le village et ses maisons suspendues, accrochées au rocher, attirent toujours les touristes en été sur les bords de la rivière, la Bourne.
Au XIXe siècle, ce bourg fut sous Napoléon III plus connu que la ville de Valence, pourtant proche. Sa notoriété dépassa largement les frontières de France, grâce aux routes creusées dans la roche karstique du Vercors (Un exploit pour l'époque qui contribua largement à la renommée du savoir-faire du génie Français, lors des toutes premières expositions universelles à Paris).
Pont en Royans fut aussi l'une des trois Premières villes (pour le nombre d'habitants) électrifiées de France. La conduite d'eau forcée passe encore sous la ville (Un musée de l'eau permet de la découvrir).
On fabriquait encore dans les années 50 du matériel électrique pour l'habitat: interrupteurs, douilles... (À l'origine tous ces équipements étaient tournés en bois de buis* dans lesquels on plaçait le système en cuivre)
- Le tournage sur bois de buis fut longtemps une des activités principales de la ville.
On redécouvre de nos jours dans de très nombreux livres des XIXe et XXe siècles, les premières photos sur plaques en "verre photographique lumière" qui représentent les maisons suspendues de Pont-en-Royans et les routes du Vercors (routes des Grands Goulets, route des gorges de la Bourne, Pont de la Goule Noire..)
Pendant la guerre de 1939-1945 la place du Pont Picard fut l'une des plaques tournantes des mouvements résistants. (quelques pages d'histoire restent à écrire)
Héraldique[modifier]
Le blason porte fascé d’argent et d’azur de six pièces, au lion de gueules brochant sur le tout.
Administration[modifier]
Yves Pillet (PS) député Isère de 1988 à 1993, est maire de Pont-en-Royans depuis 1977. Il a été également conseiller régional en 1986 et conseiller général du canton en 1976.
Démographie[modifier]
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2002 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1126 | 1132 | 1094 | 1051 | 879 | 917 | 950/ sansdoublescomptes= 1968 |
Lieux et monuments[modifier]
Aujourd'hui, Pont-en-Royans est un village à l'architecture médiévale du XVIe siècle, célèbre pour ses maisons colorées et suspendues à flanc de vallée. Son architecture initiale est due à une ingénieuse adaptation du village à l'environnement afin de favoriser son activité de négoce du bois.
- Le musée de l'eau propose d'explorer l'eau dans tous ses états. Un bar à eau permet de goûter à plus de 900 eaux du monde en bouteilles.
- Les grottes de Choranche permettent de découvrir une rivière souterraine, des stalactites uniques, et des batraciens (des protées) rescapés de l'époque des dinosaures.
- Le cirque de Choranche et la cascade du Gournier.
- Route des gorges de la Bourne entre Pont-en-Royans et Villard-de-Lans, route à encorbellement taillée dans la roche et classée 3 étoiles dans le guide Michelin. Des travaux y sont entrepris depuis 2008 afin de sécuriser ce tracé à l'origine de nombreux accidents[2].
Culture[modifier]
Le centre d'art de la Halle présente des expositions d'art actuel.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- La famille de Sassenage, seigneur (marquis en 1617) de Pont-en-Royans depuis le Moyen Âge.
- Jean ROBERT fut le Premier Maire connu (Archives Abbé Fillet, Sylviane Chaussamy) de Pont-en-Royans 1786 puis 1787 (27 avril Procureur fiscal du marquisat de Pont) 1817(Il est toujours Officier public de l'état civil pour l'ancienne appellation de Maire). Il est le descendant d'une très ancienne famille médiévale de Beauvoir et Saint André-en-Royans. Son instruction, ses compétences, ses déplacements (Grenoble, Lyon, Paris,..) et ses qualités d'homme avisé (très proche par ses origines des Sassenages, des artisans, commerçants, agriculteurs/ éleveurs, et des gens simples de Saint André et Beauvoir en Royans) lui permettront de bien gouverner le village de Pont-en-Royans (où il épousera sa future femme) pendant les heures chaudes de la Révolution française. Ayant exercé le métier de Perruquier durant ses années de jeunesse, il deviendra agriculteur éleveur commerçant et officier public de l’état civil améliorant le commerce et des productions locales comme celle du tabac. Il contrôlera les accès principaux du Pont grâce à sa famille et ses trois maisons qui étaient positionnées comme suit : Porte de France (Accès à la plaine), Pont Picard (contrôle du moulin toujours visible en contrebas du pont Picard ; accès à la montagne de l’Allier et plateau de Saint Laurent, Saint Jean-en-Royans), ferme éperon de la Jarassière (Contrôle du moulin du pont Rouillat, accès à Saint André et Beauvoir par « Serre Cocu » à l’ouest, village de Choranches enfin proximité de la route de Chatelus puis du pas de l’Allier.) L’importance de la famille et des cousinages dont fait partie jean Robert a facilité les activités commerciales du Pont grâce aux réseaux mis en place depuis longtemps. La famille THOMAS, descendante directe de Jean ROBERT, entretient encore une tombe au village, conserve toujours des archives anciennes, dont une partie fut exploitée par les Abbé Fillet (liens familiaux) et Sylviane Chaussamy, ainsi qu’un important mobilier dont une partie est médiévale provenant de châteaux démantelés.
- Jacques THOMAS, résistant pendant la guerre de 1939-1945 fut le bras droit de Catala(capitaine Grange). Il était basé au col du Rousset.
C’est lui qui fit sauter l’ancien tunnel du Rousset (Lire le livre de M. La Picirella), la maison THOMAS servait de plaque tournante aux résistants et ceux-ci y dormaient souvent.
- La famille Macaire, drapiers de Pont-en-Royans, protestants, réfugiés à Genève après la Révocation de l'Édit de Nantes, alliés aux comtes Zeppelin - la mère du comte Ferdinand von Zeppelin, inventeur de dirigeables, était une demoiselle Amélie Macaire -[3]
- Pep's chanteur Saint Lattierois, mais qui a habité Pont-en-Royans pendant quelques années, s'est inspiré des montagnes de Pont-en-Royans pour écrire certaines chansons, le clip "Mélodie" a été tourné dans ce village, Pep's suivi par des villageois jusqu'aux Berges de la Bourne.
Voir aussi[modifier]
- le Royans Sport club de rugby fondé en 1919. Le royans sport joue sur le stade Louis Brun à Pont-en-Royans. C'est le sport principal de Pont-en-Royans, et tous les commerçants de la ville n'hésitent pas à brandir les couleurs du club (Rouge et blanc) lors des rencontres. Pour la saison 2008/2009, le Royans Sport évoluera en promotion d'honneur. Le Royans Sport a déjà gagné la coupe de l'Isére en battant le CSBJ de Bourgoin Jallieu évoluant en TOP14 en 2004 et le FCG en 2005, des personnages connus des Français et sélectionnés en Équipe de France.
- Gorges de la Bourne
Notes et références[modifier]
- Pont-en-Royans sur le site de l'Insee
- http://afp.google.com/article/ALeqM5gL_GKJ5hzu-SLGZPcV_QJDcHJeog
- Philippe Mieg : "Validation par le curé de Pont-en-Royans de trois mariages protestants célébrés à Genève" Bulletin de la Société du Protestantisme français - oct nov déc 1975
Voir aussi[modifier]
Liens externes[modifier]
- Pont-en-Royans (Histoire religieuse de), l'abbé L. Fillet, Le Livre d'histoire, Paris 2004. (ISBN 2-84373-462-2)
- Histoire de Pont-en-Royans
- Pont-en-Royans sur le site de l'Institut géographique national
- Site de la commune de Pont-en-Royans