Saint-Laurent-en-Royans

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Saint-Laurent-en-Royans
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Saint-Jean-en-Royans
Maire
Mandat
Jacques Villard
2008-2014
Code postal 26190
Code commune 26311
Démographie
Population
municipale
1 327 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 43″ N 5° 19′ 39″ E / 45.0286, 5.3275 ()45° 01′ 43″ Nord 5° 19′ 39″ Est / 45.0286, 5.3275 ()  
Altitude Min. 171 m – Max. 1 400 m
Superficie 27,39 km2
Localisation

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Saint-Laurent-en-Royans est une commune française, située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-en-Royans est situé à 30 km à l'est de Romans-sur-Isère.

Les communes limitrophes sont Sainte-Eulalie-en-Royans, Saint-Jean-en-Royans, Saint-Thomas-en-Royans.

Histoire[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Jacques Villard    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 327 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 094 976 1 195 1 067 1 175 1 240 1 208 1 244 1 212
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 132 1 096 1 118 1 098 1 058 1 052 1 133 1 096 1 122
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 042 971 938 813 867 915 909 831 916
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
864 1 032 1 110 1 137 1 330 1 218 1 315 1 327 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monastère de Saint-Antoine-le-Grand
Cippe gallo-romain
  • L'ours sur la place de l'église
  • La Bâtie : château construit au XIVe siècle sur une éminence isolée, abandonné au XVIIIe siècle.
  • Résidence (Domaine du Cholet) et tombe des parents de Suzanne Aubert [3], la "Mère Teresa" de Nouvelle-Zélande.
  • Monastère orthodoxe de Saint-Antoine-le-Grand culte orthodoxe. Fresques murales réalisées par Yaroslav et Galina Dobrynine. Dépendance du Monastère Simonos Petras (Mont Athos). Supérieur : archimandrite Placide Deseille, traducteur et écrivain spirituel[4].
  • Cippe gallo-romain dans le cimetière

A l’entrée du cimetière de Saint-Laurent-en-Royans se trouve un pilier quadrangulaire portant des inscriptions latines. Il s’agit d’un cippe funéraire datant du IIe siècle. Plus massif qu’une stèle, il fait office de pierre tombale et d’autel. Des plantes occupent le creux aménagé dans la pierre pour recevoir les offrandes. On peut y lire l’épitaphe : « T(ito) Sammio Ter / tiolo scrib(ae) / aerarii defu / ncio ann(orum) XXVI / Connia Con / niola con / iugi optimo / et Sammius / Connius patri. » Ce qui signifie : A Titus Sammius Tertiolus, employé aux écritures de l’aerarium (trésor public), mort à vingt-six ans, Connia Conniola à son excellent mari et Sammius Connius à son père. Numéro du petit patrimoine : 26311_1

  • Site naturel exceptionnel du cirque de Combe Laval, situé entre le massif du Vercors et la dépression du Royans : les falaises qui enserrent la Combe Laval se referment à l'amont, au col de la Machine, en un large cirque, magnifique exemple de "reculée". La route de Combe Laval (départementale D 76), taillée à flanc de falaise, est spectaculaire et domine la vallée à plus de 700 mètres. Le cirque de Combe Laval et le col de la Machine, qui dominent le sud-ouest de la commune, sont en fait situés sur le territoire de la commune voisine de Saint-Jean-en-Royans. On peut y accéder depuis le sud de la commune par la route départementale D 2 entrant sur quelques centraine de mètres dans la commune de Bouvante, en reprenant alors la D76 vers le nord et Saint-Jean-en-Royans, ou continuer vers le sud-ouest pour contourner le cirque par le sud pour traverser la réserve biologique intégrale du Val-Sainte-Marie et rejoindre alors par de petites routes redescendant en lacets les villages de Bouvante, Saint-Martin-le-Colonel et Saint-Jean-en Royans.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Paul-Jacques Bonzon (1908-1978)[modifier | modifier le code]

Instituteur et romancier pour la jeunesse, a été directeur d'école à Saint-Laurent de 1949 à 1957.

En 1949 venait s'installer à Saint-Laurent un couple d'instituteurs. Venant de Chabeuil, ils allaient y exercer durant huit années.

Qui a fréquenté l'école durant ces années ne peut manquer de se souvenir de Paul-Jacques BONZON.

Paul-Jacques BONZON était originaire du département de la Manche. Il y est né en 1908. Il a été formé à l'école normale de Saint-Lô de 1924 à 1927. Il rejoint la Drôme en 1935. Il y effectuera toute sa carrière. D'abord nommé à Espeluche, en 1937, il est affecté à Chabeuil. Il y restera jusqu'en 1949.

Par ses choix pédagogiques, par l’attention qu’il portait aux enfants, par la haute idée qu'il se faisait du rôle et de la place de l'école, par sa présence, il a profondément marqué la commune.

Instituteur respecté et apprécié, il était aussi écrivain. Lorsqu'il arrive à Saint-Laurent il a déjà publié trois ouvrages : « Loutsi-chien », « Delph le marin » et « Le jongleur à l'étoile. »

Si le plus grand nombre de ses ouvrages ont été publiés à partir de 1961, on peut affirmer que c'est au cours de son séjour à Saint-Laurent qu'il aura acquis la notoriété qui fut la sienne. Sur la centaine de livres publiés, il n'en aura écrit qu'une dizaine à Saint-Laurent qui resteront parmi les plus importants.

C’est à Saint-Laurent qu'il écrit « Du gui pour Christmas » avec lequel il obtient en 1953 le second prix de la jeunesse. Le petit héros, comme l'auteur, est originaire de la Manche. C'est aussi à Saint-Laurent qu'il écrit des ouvrages d'inspiration italienne et espagnole notamment « Le petit passeur du lac ». Avec « Les orphelins de Simitra », il obtiendra le Prix Enfance du Monde, 1955 et le prix du New-York Herald Tribune, 1955. C'est toujours à Saint-Laurent qu'il écrit durant les vacances de 1956 « Le Viking au bracelet d’argent » et surtout « Mon Vercors en feu ». Mais c'est en 1958, alors qu'il vient de quitter Saint-Laurent, qu'il obtiendra la consécration avec « L'éventail de Séville » avec le prix du salon de l’enfance.

Il quitte Saint-Laurent pour Valence en 1957. Il y décèdera en 1978. L'école de Saint-Laurent porte son nom.

Suzanne Aubert (1835-1926)[modifier | modifier le code]

Les parents de Suzanne Aubert ont vécu à Saint-Laurent-en-Royans, au château du Cholet. On peut voir leur tombe dans le cimetière. Suzanne Aubert est née à Saint-Symphorien-de-Lay, dans la Loire, et a grandi à Lyon. Elle part en 1860 pour la Nouvelle-Zélande où elle est recrutée par l'évêque d'Auckland Mgr Jean-Baptiste Pompallier. En 1862 elle décide de se consacrer aux Maoris et participe à la fondation d'une petite communauté au service de jeunes filles maories. Elle apprend la langue et la culture maories. En 1871, elle part pour le Sud de l'île, à Hawke's Bay où elle ouvre un dispensaire en assurant des soins grâce à ses connaissances en botanique. En 1883, elle s'installe dans la vallée de Whanganui. En 1892, elle fonde la congrégation des filles de Notre-Dame de la compassion, qu'elle ira défendre à Rome. Elle décède en 1926 à Wellington. Les habitants suivent par milliers son cortège funèbre. Elle est devenue une icône nationale en Nouvelle-Zélande. Une demande de béatification a été ouverte à Rome. La congrégation existe toujours.

La biographie de Suzanne Aubert par Jessie Munro The Story of Suzanne Aubert (uniquement disponible en anglais actuellement) a obtenu le prix du livre de l'année (Book of the year) et le prix New Zealand Society of Authors E.H. McCormick Award pour la meilleure première œuvre de non-fiction en 1997. Une partie de la correspondance de Suzanne Aubert a également été publiée en 2010 par Jessie Munro sous le titre Letters on the Go: The Correspondance of Suzanne Aubert.

Pour plus de renseignements en français sur la vie de Suzanne Aubert :
http://www.frogs-in-nz.com/Infos-pays/Histoire-et-culture/Suzanne-Aubert-religieuse-missionnaire-guerisseuse-et-sainte-en-devenir
en anglais :
http://www.compassion.org.nz/
Des renseignements sur Jean-Baptiste Pompalier (en anglais): [1]

Tombe Aubert[modifier | modifier le code]

Grave.jpg

Jean-Louis Alexis FILLET (1840-1902)[modifier | modifier le code]

Né le 24 novembre. Il deviendra curé d'Allex puis à Grignan en 1899 où il décédera le 2 février 1902. Membre de plusieurs sociétés savantes. Auteur de nombreux ouvrages historiques sur le vercors sous le nom d'Abbé Louis Fillet.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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