Corail
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| Cerveau de Neptune (Diploria labyrinthiformis) | |||||||||
| Classification classique | |||||||||
| Règne | Animalia | ||||||||
| Sous-règne | Eumetazoa | ||||||||
| Embranchement | Cnidaria | ||||||||
| Classe | Anthozoa | ||||||||
| Classification phylogénétique | |||||||||
| Position : |
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Le corail est un animal (un polype) se construisant tout au long de sa vie un squelette extérieur (structure rassemblant plusieurs polypes) à partir de minéraux présents dans l'océan qui, cumulé avec ceux de ses millions de congénères, forme un récif corallien. Cependant, le corail seul ne pourrait pas vivre. Il fonctionne en symbiose avec un végétal microscopique : la zooxanthelle dans les mers chaudes et le plancton dans les mers froides.
Sommaire |
[modifier] Habitat et répartition géographique
Les trois plus grands récifs coralliens du monde sont situés en Australie, au Belize et en Floride (parc national de Dry Tortugas)[1].
C'est une erreur fréquente que de croire que le corail ne peut se développer que dans les mers chaudes, y formant récifs et atolls. On sait, en fait, depuis plusieurs siècles que les mers froides (large de la Scandinavie, de la Grande-Bretagne et de la péninsule ibérique) hébergent des récifs coralliens, fort poissonneux au demeurant (certainement la raison première de leur découverte par les marins du Nord).
On trouve des récifs de coraux partout dans le monde, des régions tropicales à la Mer du Nord et à la Méditerranée. Ils vivent dans les mers chaudes d’Asie ou froides comme la Grande-Bretagne. On en trouve de 0 à 4000 mètres de profondeur.
Les colonies de coraux ont la propriété de contribuer à fortement construire leur environnement et leur habitat. Ils constituent eux-mêmes un habitat pour de très nombreuses autres espèces.
[modifier] Les différents types de coraux
Le mot corail est très ambigu car désignant des organismes marins coloniaux appartenant tous à l'embranchement des Coelentérés et à la classe des Anthozoaires mais à des familles très différentes dont les exigences écologiques sont, de ce fait, très dissemblables.
On distingue sous le terme collectif de corail :
- Le corail rouge qui est un animal colonial octocoralliaire, voisin des gorgones appartenant au genre Corallium (espèce rubrum). Ce corail a, le plus généralement, un exosquelette rouge vif mais celui-ci peut aussi être décoloré et devenir rose ou même blanc. Cette espèce n'aime pas la lumière et on la trouve soit dans des grottes sous-marines, soit à une certaine profondeur (jusqu'à plus de 100 m parfois), en particulier dans les eaux méditerranéennes et, notamment, celles du bassin occidental.
- Le corail noir Anthipathes (genre comportant de nombreuses espèces dont l'espèce subpinnata) appartient au groupe des Hexacoralliaires Antipathaires et est une espèce nettement plus thermophile que Corallium rubrum.
- Reste maintenant l'essentiel de ce que l'on appelle abusivement corail et qui, en fait, sont des animaux coloniaux madréporaires. De formes et de tailles variées, ils sont très largement répandus dans les eaux côtières tropicales où ils forment des trottoirs (cas de la mer Rouge), des atolls (cas des îles polynésiennes) ou des barrières (cas de l'Australie). Ces colonies, le plus souvent, sont inféodées à des eaux très éclairées (la lumière étant nécessaire aux algues symbiotiques). Ces animaux aiment les eaux chaudes mais supportent mal une trop forte température et, surtout, une forte pollution qui entraînent leur mort rapide, que l'on désigne sous le terme de blanchissement.
[modifier] Classification
Le corail est un animal invertébré (dépourvu de squelette interne de type colonne vertébrale).
Il peut être soit :
- Unicellulaire : donc, formé d’une seule cellule et microscopique
- Pluricellulaire : donc, formé de plusieurs cellules
On peut également grouper les coraux en deux catégories :
- le corail hermatypique, vivant en symbiose avec les zooxanthelles, qui a besoin de lumière et vit donc à faible profondeur.
- le corail ahermatypique, dépourvu de zooxanthelles, qui n'a donc pas besoin de lumière et peut vivre en profondeur.
[modifier] Longévité
Les colonies coralliennes semblent être les plus vieux animaux coloniaux vivants du monde. En tant que colonies, leur longévité dépasse de loin celle des tortues vivant plus de 210 ans ou des palourdes quahog qui peuvent vivre plus de 405 ans. Certaines colonies auraient peut être plusieurs centaines voire plusieurs milliers d'années selon certains experts [2],[3].
[modifier] Symbolique
Dans la mythologie grecque, l'origine du corail provient de l'histoire de Persée. Après que le héros a triomphé de Méduse, le sang de celle-ci aurait touché le varech en le pétrifiant et le transformant en corail. Le corail se dit en grec 'Gorgeia', car Méduse était l'une des trois Gorgones.
Les noces de corail symbolisent les 11 ans de mariage dans le folklore français.
[modifier] Menaces
Certains coraux comme le corail rouge ont d'abord été menacés par leur exploitation pour la bijouterie, puis ils ont été victimes à la fin du XXe siècle du chalutage dans les zones froides et du plateau continental. Il s'y ajoute un dépérissement, à échelle planétaire, dit blanchissement des coraux, le corail perdant sa couleur suite à l'expulsion des zooxanthelles avec lesquelles il vit normalement en symbiose. Les causes encore mal comprises du blanchissement peuvent résulter de la conjonction de l'eutrophisation, la pollution, l'acidification de l’océan, les pesticides, les engrais, la turbidité de l'eau ou du réchauffement, voire d'un début de montée trop rapide des océans, ou localement de la présence de polluants issus de munitions immergées, chacun de ces facteurs prenant une part plus ou moins importante selon la situation géographique. Certaines espèces peuvent survivre quelques mois après avoir expulsé leurs zooxanthelles (3-4 mois à Mayotte ; 7 mois en Floride).
On a localement constaté une recolonisation par les zooxanthelles de coraux blanchis. La mortalité est considérée comme certaine quand une colonie blanchie a secondairement été recouverte par un feutrage d’algues filamenteuses, après quelques semaines ou mois. Les Acropores semblent les plus sensibles au blanchissement (30 % sont morts en 1991 dans l’archipel de la Société).
En mer de Java, le taux de mortalité était de 80 à 90 % après l’épisode ENSO de 1983.
Fin 2006, au moins 40% des coraux de Martinique sont morts du blanchiment observé en 2005.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- (fr) Description du Sarcophyton Spp
- (fr) Résumé concernant les problèmes de santé des coraux dans le monde (PDF)
- (fr) Présentation du projet Coraux des Mascareignes
- (fr) Corail, biologie, écologie
- (fr) Institut de Recherche pour le Développement (IRD) - La ponte du corail à la loupe
[modifier] Bibliographie
[modifier] Notes et références
- ↑ (en) Outdoor activities, National Park Service. Consulté le 17-12-2008
- ↑ C.D. Sciences-et-Avenir.com, « Corail: une croissance lente pour une longévité record », 24.03.2009. Consulté le 26 avril 2009
- ↑ Andrews, A. H. and DeVogelaere, A., Deep-sea Corals and How to Measure Their Age and Growth, [(en) lire en ligne (page consultée le 31 mai 2008)]

