Ribeauvillé

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Ribeauvillé
Ribeauvillé et le Château Saint Ulrich (au fond)
Ribeauvillé et le Château Saint Ulrich (au fond)
Blason de Ribeauvillé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Ribeauvillé
Canton Ribeauvillé (chef-lieu)
Intercommunalité C.C. du Pays de Ribeauvillé
Maire
Mandat
Jean-Louis Christ
2014-2020
Code postal 68150
Code commune 68269
Démographie
Population
municipale
4 841 hab. (2011)
Densité 150 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 46″ N 7° 19′ 09″ E / 48.1961111111, 7.3191666666748° 11′ 46″ Nord 7° 19′ 09″ Est / 48.1961111111, 7.31916666667  
Altitude Min. 188 m – Max. 989 m
Superficie 32,21 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ribeauville.net/

Ribeauvillé (Rappschwihr en alsacien, Rappoltsweiler en allemand) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Ribeauvillois et les Ribeauvilloises.

Elle avait le statut de sous-préfecture jusqu'au 1er janvier 2015.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ribeauvillé se trouve sur la route des vins d'Alsace. Elle s'étend au pied du massif des Vosges. La ville est traversée par le Strengbach.

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

La gare de Ribeauvillé, située sur la ligne de Strasbourg-Ville à Saint-Louis, se trouve en fait sur le territoire de la commune de Guémar à environ 4km de Ribeauvillé. Elle est fermée au service voyageurs depuis décembre 2011.

Le Tramway de Ribeauvillé était un chemin de fer à vapeur, qui reliait la gare de Ribeauvillé située à Guémar, à la gare de Ribeauvillé-Ville située à proximité du centre ville de Ribeauvillé. Il fut construit à voie métrique lors de sa mise en service en 1879 et cela jusqu'à 1894 puis à voie normale entre 1894 à sa fermeture en 1938[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville est attesté en 768 à l'époque de Pépin le Bref sous la forme latinisée Radbaldovillare. Il s'agit de la propriété terrienne (villare) d'un certain Radbald, nom de personne de type germanique que l'on rencontre également dans Ribemont-sur-Ancre (Somme, Robodtimons 1079)[2].

Ratbaldo Vilare (768); Ratpoldesuuilare (896); Uille Rapolswilr (1162); Rapolzwilr (1284); Rabaviler (1288); Rappolzwilr (1278-1493); Rapolzweyer oder Rapoltzweyler (Merian, Top. Als. 32); Rabschwihr (1724); Ribeauwillé (1793); Ribeauwiller (XIXe siècle).

Histoire[modifier | modifier le code]

Par un document datant de 1084, l'empereur Henri IV de Franconie fait don d'une terre appelée Rapoldestein à l'évêque de Bâle. Vers 1185, celui-ci la cède à l'un de ses vassaux, le seigneur Eguenolf d'Urslingen, établi dans le Würtemberg.

La fête des Ménétriers (Pfifferdaj)[modifier | modifier le code]

D'après la tradition, un seigneur de Ribeaupierre aurait donné une pièce à un ménétrier qui avait cassé son instrument. Pour le remercier de sa générosité, les ménétriers choisirent cette famille comme suzerain. C'était il y a plus de 600 ans…

En réalité, au Moyen Âge, les empereurs avaient besoin de surveiller cette corporation remuante, sinon inquiétante. Ils avaient choisi un seigneur alsacien pour en assurer le patronage et lui procurer une organisation. C'est dans ce cadre qu'est née la fête des Ménétriers : c'était l'occasion de se retrouver et de régler les conflits.

Les ménétriers se réunissaient dans les auberges de la ville pour la fête de la Nativité de la Vierge (8 septembre) : ils assistaient à la messe puis rendaient hommage au seigneur dans la grande cour du château. Le lendemain, le tribunal tenait audience. Pendant tous ces jours, il y avait grande ambiance de fête dans toute la ville. Cette situation se prolongea jusqu'à la veille de la Révolution française : le dernier Pfeifertag fut célébré en 1788.

Mais après la Révolution, les Ribeauvillois conservèrent la fête sous le même nom. Elle prit petit à petit de l'importance, grâce aux sociétés locales, avec de nombreuses attractions dont la plupart attirent aujourd'hui encore un public de plus en plus nombreux grâce au travail du comité des Fêtes et a lieu tous les premiers dimanches de septembre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ribeauvillé

Les armes de Ribeauvillé se blasonnent ainsi :
« D'argent à la main bénissant de carnation posée en pal et habillée d'azur, accompagnée de trois écussons de gueules, deux et un. »[3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Sous-préfecture[modifier | modifier le code]

Ribeauvillé était le chef lieu de l'arrondissement de Ribeauvillé et possédait une sous-préfecture. La fusion des arrondissements de Ribeauvillé et de Colmar est annoncée en avril 2014.

La sous-préfecture de Ribeauvillé est définitivement fermée le 1er janvier 2015. Ses services sont transférés à la préfecture de Colmar.

Le bâtiment de la sous-préfecture, construit en 1898 par les allemands, a été racheté par la ville. Il sera transformé en « Maison du Patrimoine » et accueillera les archives de la ville ainsi que le cercle de recherche historique de Ribeauvillé et environs[4].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des dernières élections présidentielles (2e tour)[modifier | modifier le code]

2002 : Inscrits : 3452 - Abst. : 19,64 % - Jacques Chirac : 2121 voix (79,41 %) - Jean-Marie Le Pen : 550 voix (20,59 %)

2007 : Inscrits : 3525 - Abst. : 14,98 % - Nicolas Sarkozy : 2080 voix (72,70 %) - Ségolène Royal : 781 voix (27,30 %)

2012 : Inscrits : 3569 - Abst. : 18,46 % - Nicolas Sarkozy : 1898 voix (69,45 %) - François Hollande : 835 voix (30,55 %)

(Source : Ministère de l'Intérieur).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1965 Robert Faller    
1965 1971 Paul Leibenguth    
1971 1973 Henri Hagenmuller    
1973 1977 Yvonne Schlumberger    
1977 1995 Pierre Posth    
1995 2001 Pierre Schmitt Verts Conseiller général
mars 2001 en cours Jean-Louis Christ UMP Député depuis 2002
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Allemagne Landau in der Pfalz (Allemagne)
  • Contacts avec son presqu'homophone Ribeauville (Aisne), qui ne partage cependant pas la même étymologie : Ribaudivilla en 1248 (NPAG, III, 432a); du nom de personne germanique Ribaldus (NPAG, I. 188a) + ville « domaine rural »

Sécurité et Justice[modifier | modifier le code]

Présence d'une brigade de la Gendarmerie nationale. La commune possède également une Police municipale.

Le Tribunal d'instance de Ribeauvillé est aujourd'hui fermé à la suite de la réforme de la carte judiciaire[5].

Services publics et enseignement[modifier | modifier le code]

Ribeauvillé dispose d'un bureau de poste et d'une caserne des Pompiers.

La ville compte un collège public d'enseignement secondaire, le collège les Ménétriers; un collège privé d'enseignement secondaire, l'Institution Sainte Marie et un lycée d'enseignement général & technologique public, le lycée Ribeaupierre.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 841 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 360 4 714 4 766 5 246 6 558 7 171 7 295 7 558 7 338
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
7 007 7 181 7 146 6 316 5 785 6 013 5 904 5 920 6 052
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 098 5 990 5 846 5 019 4 977 5 000 4 882 4 809 4 764
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 314 4 137 4 282 4 506 4 774 4 929 4 948 4 973 4 798
2011 - - - - - - - -
4 841 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


  • population provisoire pour 2004 : 4 948

Économie[modifier | modifier le code]

lors de la fête de Noël médiéval.

La cité des ménétriers possède une activité économique axée sur trois principales activités :

  • Le tourisme : outre ses rues d'architecture médiévale, ses châteaux et autres nombreuses attraction patrimoniale, Ribeauvillé sait attirer de nombreux touristes par ses activités festives qui mobilisent la ville entière tout au long de l'année. Ainsi avec la fête du kougelhopf au courant du mois de juin, sa fête du vin durant le mois de juillet, la fête des ménétriers le premier dimanche de septembre, et son célèbre marché de Noël médiéval, Ribeauvillé assure à ses visiteurs un séjour agréable et plein de découvertes.
  • La viticulture : Ribeauvillé, qui se situe au beau milieu du vignoble alsacien, est renommé pour ses grands crus en vins blancs et son pinot-noir ; de nombreux viticulteurs assurent un dynamisme économique et commercial soutenu. Bon nombre d'entre eux sont associés dans la Cave de Ribeauvillé, fondée en 1895 evec le nom de Rappoltsweiler Winzerverein. La cave coopérative gère 260 hectares autour de Ribeauvillé, entièrement vendangé à la main, isolant environ 50 terroirs sur huit Grands Crus et de nombreux lieux-dits et villages[8].
Articles connexes : Geisberg, Kirchberg et Osterberg.
  • L'industrie : outre les deux premiers secteurs, Ribeauvillé compte sur une usine du groupe japonais Sony. Celle-ci a été construite en 1986 et a compté jusqu'à 1600 salariés dans les années 1990. Après plusieurs plans sociaux l'usine compte désormais moins de 400 salariés et a été vendue au groupe Cordon Electronics en 2014[9]. Sont également implantés à Ribeauvillé l'usine de production de la source Carola, l'imprimerie sur étoffe Beauvillé, et de nombreuses entreprises locales pour compléter les deux premiers secteurs.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Galerie photographique[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Philippe-Jacques Spener (1635-1705), né à Ribeauvillé, est le fondateur du courant piétiste.
  • Jean-Baptiste Wendling (1723-1797) flûtiste et compositeur de renom. Ami de Mozart.
  • Joseph-Adam Lorentz (1734-1801), né à Ribeauvillé, professeur de chirurgie
  • Jean-Michel Beysser (1753-1794), né à Ribeauvillé, est général d'armée, et meurt guillotiné pendant la Révolution.
  • Sigismond-Frédéric de Berckheim (1772-1819), né à Ribeauvillé, général des armées de la République et de l'Empire, décédé à Paris..
  • André Friedrich (1798-1877), né à Ribeauvillé, sculpteur.
  • Carl August von Steinheil (1801-1870), né à Ribeauvillé, physicien et astronome, un des inventeurs du télégraphe électrique.
  • Maurice Lévy (1838-1910), améliore la sécurité des barrages.
  • Jean-François Arsène Klobb (1857-1899), né à Ribeauvillé, officier supérieur.
  • Paul Winter (1906-1992), né à Ribeauvillé, athlète.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site trains-fr-.org, 68 : département du Haut-Rhin : Rappoltsweiler Strassebahn Aktiengesellschaft (RSB) 4 km, dans Les Chemins de fer secondaires de France (consulté le 11 novembre 2013).
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 566b
  3. Archives Départementales du Haut-Rhin
  4. La sous-préfecture ferme en janvier, article des DNA du 20 décembre 2014.]
  5. « Le tribunal dans le plan de relance » article 20 Minutes du 30/01/2009.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. Site de la cave alsace.vins-ribeauville.com
  9. http://www.cordongroup.com/fr/actualites-2014-52-0-SONY_ALSACE_TEC_FRANCE_DEVIENT_CORDON_CMS.html
  10. « Notice no PA00085591 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. a et b « Notice no PA00085588 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no PA00085586 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no PA00085590 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no PA00085589 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Notice no PA00085587 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Notice no PA00085592 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice no PA68000013 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Notice no PA00085597 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Notice no PA00085596 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Notice no PA00085594 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Notice no PA00085593 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Notice no PA00085595 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Notice no PA68000052 », base Mérimée, ministère français de la Culture