Château du Hohlandsbourg

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Château du Hohlandsbourg
Image illustrative de l'article Château du Hohlandsbourg
Cour intérieure avec animations culturelles
Période ou style Médiéval
Type Château fort
Début construction 1279
Destination initiale Forteresse
Protection Logo monument historique Classé MH (1840, château)
Coordonnées 48° 03′ 36″ N 7° 16′ 09″ E / 48.0599, 7.2692 ()48° 03′ 36″ Nord 7° 16′ 09″ Est / 48.0599, 7.2692 ()  [1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Haute-Alsace
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Commune Wintzenheim

Géolocalisation sur la carte : Alsace

(Voir situation sur carte : Alsace)
Château du Hohlandsbourg

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château du Hohlandsbourg

Le château du Hohlandsbourg est situé à Wintzenheim, à proximité de Colmar, Haut-Rhin. Il a été construit en 1279 par Siegfried de Gundolsheim. Il fut amélioré au XVIe siècle par Lazare de Schwendi. Il se visite actuellement de Pâques au 11 novembre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est attesté que le site était occupé depuis l'âge de bronze et la construction du château, sur ordre du prévôt de Colmar Siegfried de Gundolsheim, date de l'année 1279. Le site, situé à 620 mètres d'altitude permet de surveiller Colmar et sa région. Dès 1281, les bourgeois de Colmar se révoltent et incendient le château avec l'aide du grand bailli Otton d'Ochenstein.

Le château passe alors sous contrôle d'Ensisheim avant d'être donné en fief aux Ribeaupierre puis aux Comtes de Lupfen en 1410 qui l'agrandissent. En 1563, le château est acheté par Lazare de Schwendi, grand général de l'empire et qui, dit-on, aurait rapporté le Tokay de Hongrie en Alsace. Il agrandit le château et adapte sa défense par l'artillerie.

L'Alsace devenue française à l'issue de la guerre de Trente Ans, le château accueille des troupes qui le font sauter en 1637 de crainte de le voir tomber aux mains d'une armée autrichienne.

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[2]. Il est restauré à partir des années 1990 pour devenir un pôle historique et culturel.

Les doctrines de conservation et de sauvegarde posés à l’occasion du diagnostic[modifier | modifier le code]

À travers l’étude préalable à la restauration du château[3] une réflexion plus générale a été engagée sur la fonction, l’utilisation ou bien la réutilisation des ruines de châteaux-forts, qui faute de travaux importants de conservation-restauration sont parfois menacés de disparition[4].

Comment sauver rapidement de façon scientifique le maximum d’édifices ? Les réflexions des « Entretiens du Patrimoine » qui se sont déroulés à Caen en novembre 1990 sur le thème « Faut-il restaurer les ruines ? »[5] ont permis de clarifier les problèmes et de définir des principes. Les sujets abordés ont fait l’objet d’un débat entre fonctionnaires, architectes, associations et collectivités territoriales, sans a priori sur les problèmes des ruines en général : ruine romantique - ruine symbolique ; conservation - lisibilité ; restitution - invention ; réutilisation - reconstruction.

Quatre grands principes se sont dégagés des débats : respect des ruines romantiques les plus prestigieuses ; intégrer le « paysage » dans le traitement des ruines, ce qui nécessite une vigilance au titre des abords ; accepter parfois une modification du statut de certaines ruines à travers des utilisations, plus rarement des réutilisations bien organisées, impliquant un programme et une volonté des demandeurs ; informer le public des projets de restauration, l’aspect « communication » étant encore nettement insuffisant. Pour répondre à cette attente, il suffirait dans un premier temps, dans un souci de transparence des informations, de publier les études préalables et de généraliser l’édition de brochures présentant au public, en amont, les propositions de travaux de restauration envisagés[6].

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue,‎ 1995, 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
    Wintzenheim, pp. 634 à 636
  • Charles-Laurent Salch, Nouveau Dictionnaire des Châteaux Forts d’Alsace, Ittlenheim, éditions alsatia. Conception et réalisation Lettrimage,‎ avril 1991, 384 p. (ISBN 2-7032-0193-1)
    Landsbourg (Haut-) p.p. 185 à 187, Wintzenheim p. 358
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Wintzenheim, p.1257

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. « Notice no PA00085738 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Les questions que l’on en a tiré sont les suivantes :
    • La tâche est très urgente, de nombreux édifices sont menacés de disparition à court ou très moyen terme.
    • Il s’agit d’une entreprise colossale, car il faut intervenir sur de nombreux sites à la fois, chacun étant un gouffre financier.
    • Les travaux doivent présenter toutes les garanties scientifiques ; et il faut aussi établir une doctrine d’usage qui doit devenir un cahier des charges permettant de renforcer leur valeur documentaire, essentiellement en établissant un corpus de référence et d’authenticité
  4. Pour assurer la promotion européenne du patrimoine alsacien, la décision a été prise de créer différentes routes culturelles dont la « Routes des châteaux » prévues autour de points d’accueil phares : Château du Hohlandsbourg dans le Haut-Rhin, le Château de Lichtenberg, le Château du Spesbourg et le Château de l'Ortenbourg dans le Bas-Rhin). Parallèlement, des actions de valorisation touristique ont été engagées : signalisation, balisage, signalétique (Soutien des actions de signalisation et de publications réalisées par les parcs naturels régionaux des Vosges du Nord et des Ballons des Vosges, et du Club vosgien), promotion audiovisuelle (Dix films ont été réalisés à l’initiative du Conseil régional pour la promotion de l’Alsace portant sur la cathédrale de Strasbourg, le château du Haut-Koenigsbourg, les Ribeaupierre, les châteaux et les mines d’argent, le musée Unterlinden de Colmar ; mais ils ont abordé aussi des thèmes comme : les musées techniques de Mulhouse, la Décapole, les routes militaires, romanes, des châteaux et des orgues,...
  5. Colloque Faut-il restaurer les ruines ? Ruine historique ruine symbolique, Conservation lisibilité, Restitution Invention, Reconstruction réutilisation, p. 70 : Restaurer les ruines : rigueur scientifique et imagination contrôlée par Yves Boiret inspecteur général des monuments historiques, p. 82 : Lumières sur la consolidation des murs médiévaux en Alsace par René Dinkel, p. 280 : Les châteaux d’Alsace par Michel Jantzen, …
  6. René Dinkel, L'Encyclopédie du patrimoine (Monuments historiques, Patrimoine bâti et naturel - Protection, restauration, réglementation. Doctrines - Techniques - Pratiques), Paris, éditions Les Encyclopédies du patrimoine,‎ septembre 1997, 1512 p. (ISBN 2-911200-00-4)
    Chapitre II Lumières sur les pierres, pp 44 à 47 : Réflexions générales sur la restauration des monuments et pp.48 à 50 Faut-il restaurer les ruines ?

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]