Auguste Bartholdi

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Auguste Bartholdi

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Auguste Bartholdi, en 1898.

Nom de naissance Frédéric Auguste Bartholdi
Naissance
Colmar, Alsace, Drapeau de la France France
Décès (à 70 ans)[1]
6e arrondissement de Paris, Drapeau de la France France
Nationalité France Française
Profession Sculpteur

Auguste Bartholdi[2], né à Colmar le , mort au 6e arrondissement de Paris le [1], est un sculpteur français.

Médaille représentant Bartholdi par Oscar Roty

Il est notamment l'auteur de la célèbre Statue de la Liberté, offerte par la France aux États-Unis et placée ensuite sur Bedloe's island, à l'entrée du port de New York ; il est aussi l'auteur du groupe Les Fleuves et les Sources allant à l'Océan de la fontaine située place des Terreaux à Lyon, ainsi que du monumental Lion de Belfort, sculpté dans une falaise pour célébrer la résistance héroïque de la ville lors du siège de 1870-71. Certaines de ses œuvres sont signées du pseudonyme d'Amilcar Hasenfratz[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Colmar le , fils de Jean Charles Bartholdi (1791-1836), conseiller de préfecture, et d’Augusta Charlotte, née Beysser (1801-1891), fille d'un maire de Ribeauvillé. Sur leurs quatre enfants, seuls l'aîné, Jean-Charles (avocat-éditeur, puis interné pour maladie), et le cadet, Auguste, survivront. À la mort prématurée de son père, la mère, de condition aisée, décide d'aller vivre à Paris, tout en conservant la maison familiale du 30 rue des marchands, qui abrite, depuis 1922, le musée Bartholdi, (après avoir été léguée à la ville en 1907).

Après le lycée Louis-le-Grand à Paris, Auguste Bartholdi obtient son baccalauréat en 1852. Il continuera d'étudier l'architecture à l'École nationale supérieure des beaux-arts, ainsi que la peinture sous la direction d'Ary Scheffer dans son atelier de la rue Chaptal (aujourd'hui Musée de la Vie romantique qui y conserve deux bronzes, La Gravure et L'Orfèvrerie). Il rapporte des photographies d'un long voyage mémorable en Égypte, avec ses amis Édouard-Auguste Imer, Jean-Léon Gérôme et Léon Belly

Il commence son activité d'architecte à Bordeaux, avec son premier monument, dédié au général Rapp, en 1856.

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, chef d'escadron des gardes nationales, il est aide de camp du général Giuseppe Garibaldi et agent de liaison du gouvernement, particulièrement chargé de s'occuper des besoins de l'armée des Vosges.

En 1871, à la demande d'Édouard Lefebvre de Laboulaye (dont Bartholdi a réalisé un buste en 1866) et de l'union franco-américaine, il effectue son premier voyage aux États-Unis pour sélectionner en personne le site où sera installée la Statue de la Liberté. Le projet ressemblera d'ailleurs beaucoup à un projet semblable qui aurait dû être installé à l'entrée du canal de Suez, si Ismaïl Pacha l'avait accepté en 1869.

Sa carrière prendra dès lors une ampleur internationale. Il devient un des sculpteurs les plus célèbres du XIXe siècle en Europe et en Amérique du Nord.

Franc-maçon depuis 1875, il adhéra à la Loge Alsace-Lorraine à Paris. C'est à partir de cette date qu'il commence la construction de la statue de la Liberté dans ses ateliers parisiens, rue Vavin.

La même année, le 15 décembre, il conclut un mariage « rocambolesque » avec Jeanne-Émilie Baheux de Puysieux, qui se serait rajeunie de 13 ans aux yeux de son mari, à l'hôtel de ville de Newport (Rhode Island) aux États-Unis. Leur mariage sera cependant heureux et sans enfants.

Il effectuera son dernier voyage aux États-Unis pour l'inauguration, le , de la statue de la Liberté à New-York.

Il est promu au grade de commandeur de la Légion d'honneur en 1886, vingt-deux ans après avoir été fait chevalier[4].

Il meurt à Paris le [1] suite à une tuberculose[5]. Il est enterré au cimetière de Montparnasse (28e division)

Œuvres[modifier | modifier le code]

La Liberté éclairant le monde, dite aussi Statue de la Liberté (1886), New York.

Bartholdi est à l’origine de 35 monuments de par le monde. Les plus célèbres sont :

Statue de Champollion, cour du Collège de France, Paris.

De nombreux monuments et statues à Colmar, dans le Haut-Rhin (France) :

De nombreux monuments sont également visibles ailleurs en France et dans le monde :

Monument détruit :

  • fontaine place de la République à Reims (1885)[6].

Plusieurs autres projets ne virent pas le jour :

  • le palais de Longchamp à Marseille, qui ne sera pas retenu, mais dont le lauréat se serait inspiré ;
  • un projet monumental, de jeunesse, pour l'entrée du canal de Suez ;
  • un projet pour Callao, destiné à la République du Pérou ;
  • à Bordeaux, Bartholdi participe à un concours pour une fontaine monumentale sur la place des Quinconces ; il reçoit le premier prix mais la fontaine fut ensuite installée à Lyon sur la place des Terreaux.

Monuments posthumes :

  • le monument des Trois Sièges, à Belfort, (inauguré en 1913) d'après maquette de Bartholdi, fini par ses élèves sculpteurs Louis Noël et Jules Déchin ;
  • une nouvelle statue de bronze, érigée en mars 2005 dans la cour du palais royal de Varsovie en Pologne, réalisée à partir d’un modèle original en plâtre du Martyr moderne[7] (salon de 1864, conservé par le Musée Bartholdi de Colmar), et qui symbolise le drame polonais en référence aux évènements de 1863 entre la Russie et la Pologne ;
  • une statue de la Liberté est fondue en 2012 pour remplacer celle de 1889 qui était exposée dans le Jardin du Luxembourg, après que le Sénat a accepté de transférer l'original au musée d'Orsay.

Galerie[modifier | modifier le code]

Prix Bartholdi[modifier | modifier le code]

Le Prix Bartholdi est une récompense visant à développer l'ouverture internationale d'enseignements universitaires dans le Rhin supérieur F-D-CH.

Numismatique[modifier | modifier le code]

Auguste Bartholdi figure sur une pièce de 10 € en argent édité en 2012 par la Monnaie de Paris pour représenter sa région natale, l'Alsace[8].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Ville de Colmar, Bartholdi, le Colmarien qui éclaira le monde : Agenda 2004 de la Ville de Colmar, Colmar, Freppel Edac, 2003, Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bartholdi, le Lion : dossier de presse de l'exposition de 2004.
  • Robert Belot et Daniel Bermond, Bartholdi, Paris, Perrin,‎ 2004 (ISBN 2262019916 et 9782262019914)
  • Gabriel Braeuner, « Auguste Frédéric Bartholdi », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 2, p. 117
  • Marie-Sophie Corcy, Nathalie Vu Hong, Lionel Dufaux, La Statue de la Liberté : Le défi de Bartholdi, Gallimard, 2004,
  • André Gschaedler, Vérité sur la Statue de la Liberté et son Créateur, S.l, J. Do Bentzinger,‎ 1992 (ISBN 2906238260 et 9782906238268)
  • Bertrand Lemoine, La Statue de la liberté [« The Statue of Liberty »], Bruxelles, Mardaga, coll. « A.R.C.H.I.V.E.S. / Architecture et urbanisme »,‎ 1986 (ISBN 2870092601 et 9782870092606)
  • Bertrand Lemoine, La Statue de la liberté=The Statue of Liberty, Bruxelles, Mardaga, coll. « A.R.C.H.I.V.E.S. »,‎ 1986 (ISBN 2870092601 et 9782719105658)
  • (en) Leslie Allen, Liberty: The Statue and the American Dream (ASIN:B000HMACQI)
  • (en) Serge Hochain, Building Liberty : a statue is born, Washington, D.C, National Geographic,‎ 2004 (ISBN 0792267656)
  • (en) Moreno Barry, The Statue of Liberty Encyclopedia, New York, Simon & Schuster, 2000, (ISBN 1597640638)
  • (en) Betsy Maestro et Giulio Maestro, The story of the Statue of Liberty, New York, Mulberry Books,‎ 1989 (ISBN 0688087469)
  • (en) Marc Tyler Nobleman, The Statue of Liberty : First Facts: American Symbols, Mankato, Minn, Capstone Press,‎ 2003 (ISBN 0736847030)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Musée Bartholdi. Musée Bartholdi
  2. Né Frédéric Auguste Bartholdi.
  3. Ses sculptures sont signées de son véritable nom, semble-t-il pour que celui-ci reste exclusivement attaché à sa réputation de sculpteur ((en) Darcy Grimaldo Grigsby, Edges of Empire: Orientalism And Visual Culture, Blackwell Publishing Ltd,‎ 2005 (ISBN 1405116897, DOI 10.1002/9780470773901.ch2, lire en ligne), « Out of the Earth: Egypt's Statue of Liberty », p. 38–69)
  4. [« Notice no LH/128/45 », base Léonore, ministère français de la Culture Dossier Bartholdi, Base Leonore]
  5. Biographie sur le site du musée Bartholdi
  6. Base de données géolocalisée du patrimoine monumental français et étranger
  7. Plâtre du Musée Bartholdi à Colmar
  8. Série de 27 pièces de 10 € des régions 2012 Philatélie 50

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]