Rouffach

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Rouffach
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Rouffach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Guebwiller
Canton Rouffach
(chef-lieu)
Intercommunalité C.C. Pays de Rouffach, Vignobles et Châteaux
Maire
Mandat
Jean-Pierre Toucas
2008-2014
Code postal 68250
Code commune 68287
Démographie
Gentilé Rouffachois
Population
municipale
4 537 hab. (2011)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 30″ N 7° 17′ 54″ E / 47.9583333333, 7.29833333333 ()47° 57′ 30″ Nord 7° 17′ 54″ Est / 47.9583333333, 7.29833333333 ()  
Altitude Min. 195 m – Max. 980 m
Superficie 40,05 km2
Localisation

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Rouffach
Liens
Site web http://www.ville-rouffach.fr/

Rouffach (prononcer /Rouffak/) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace. Rouffach est chef-lieu de canton.

Ses habitants sont appelés les Rouffachois et les Rouffachoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rouffach est située au confluent de l'Ohmbach et de la Lauch, à 15 km au sud de Colmar et 28 km au nord de Mulhouse. Le massif des Vosges abrite ses derniers contreforts qui portent un vignoble réputé notamment par le grand cru Vorbourg.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rouffach
Osenbach Pfaffenheim Niederhergheim
Westhalten Rouffach Niederentzen
Orschwihr Gundolsheim Munwiller

Transport[modifier | modifier le code]

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Rouffach.

Rouffach possède une petite gare à l'est de la ville, située sur la ligne Strasbourg-Bâle.

Routier[modifier | modifier le code]

La ville est contournée par la RD83, voie rapide reliant Colmar et Mulhouse. Un projet de liaison entre l'autoroute A35 et la RD83 à la hauteur de Rouffach est en cours. La commune de Rouffach possède une exclave située au nord-ouest de Soultzmatt.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les érudits du passé, se basant sur des formes latinisées isolées, voyaient dans Rubeacum et Rubeaquum, un toponyme latin signifiant « eau rouge » (latin rubea aqua « eau rougeâtre » est féminin, « rouge » en latin se disant rubra au féminin), explication reprise parfois telle quelle[1].

En fait, le nom de la ville est attestée régulièrement sous les formes Rubiaco en 662, Rubac 912, Rubiacum XIIe siècle et enfin Rufiacum 1215[2].

Ces formes anciennes sont comparables à celles de Royat (Rubiacum 1147), Rougé (in condita Rubiacinse 845), Robiac (de Robiaco 1119)[3],[4], etc.

D'après les toponymistes[5],[6], toutes remontent à Rubiacum, à savoir le type toponymique gallo-roman *RUBIACU, composé du nom de personne Rubius ou Rubbius et du suffixe gallo-roman -ACU. Dans le cas de Rouffach, Rubius a été traité comme Rubus[7].

Ce suffixe a régulièrement abouti à -ach ou -ich en Alsace et dans les régions germanisées (cf. Altenach, correspondant des Authenay, Autigny, Autignac, etc. ou encore des Martigné, Martignac, Martigny, dont le nom allemand est précisément Martinach).

Histoire[modifier | modifier le code]

Plan de Rouffach datant de 1548. Les proportions du château y ont été exagérée.

La ville est au Ve siècle, une résidence des rois mérovingiens d’Austrasie qui construisent le château d’Isenbourg.

Au VIIe siècle, la ville connaît un miracle : le futur évêque de Strasbourg, Arbogast, aurait ressuscité le fils du roi Dagobert II, qui offre, reconnaissant, la ville au prince-évêque de Strasbourg. La cité devient alors la capitale des possessions de l’évêché, sous la forme du Haut-Mundat, dont font aussi partie Eguisheim et Soultz. La ville connaît un fort développement qui permet la construction d’une enceinte.

L’âge d’or connaît un brusque arrêt avec la guerre de Trente Ans, la ville est ravagée par les Suédois. À l’issue de la guerre et du rattachement de l’Alsace à la France, le Haut-Mundat est supprimé.

La ville retrouve ensuite la prospérité, notamment grâce à son vignoble et reste épargnée par les guerres suivantes.

Durant la période de l'occupation nazie, un "Nationalpolitische Erziehungsanstalt" (Institut National Politique d'Éducation, NEPA, populairement connu comme" Napola") fut abrité dans un ancien sanatorium de la ville (à partir d'octobre 1940).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rouffach

Les armes de Rouffach se blasonnent ainsi :
« D'azur à la Vierge de carnation assise sur un trône d'or, vêtue de gueules et d'azur, tenant de sa main droite une haute fleur de lys d'or, la tête couronnée et entourée d'une gloire de même, sur ses genoux l'Enfant bénissant de carnation, au nimbe crucifère d'or, un écusson de gueules à la bande d'argent brochant en pointe. »[8]

À l'origine, les armes et les sceaux de Rouffach différaient légèrement. Dès le XVe siècle, la ville utilisait comme armorie celle de la seigneurie des évêques de Strasbourg : de gueules à la bande d'argent (celui au pied de la vierge). Le sceau de la Vierge à l'Enfant Jésus, patronne de la ville, existait déjà en 1241. En 1634, les deux furent réunis pour former le blason actuel[9].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Thiébaut Walter   Historien
1989 en cours Jean-Pierre Toucas UMP Retraité (ex-principal de collège et ex-professeur de sport)
Les données manquantes sont à compléter.

Canton de Rouffach[modifier | modifier le code]

Le canton de Rouffach est composé de neuf communes : Rouffach (chef-lieu de canton), Soultzmatt/Wintzfelden, Osenbach, Westhalten, Gundolsheim, Pfaffenheim, Hattstatt et Gueberschwihr.

Environnement[modifier | modifier le code]

La ville a obtenu en 2007 une troisième fleur au concours des villes et villages fleuris[10].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Bönnigheim (Allemagne)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 537 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 080 3 292 4 181 4 099 3 979 3 874 3 349 3 879 3 630
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
4 017 3 917 3 547 3 614 3 467 3 691 3 487 3 225 3 057
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 890 2 916 3 785 3 748 4 182 4 261 4 452 4 436 4 582
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 781 5 053 4 768 4 615 4 303 4 187 4 491 4 620 4 574
2011 - - - - - - - -
4 537 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Rouffach possède deux écoles maternelles (André Malraux et Aux remparts), une école primaire (Xavier Gerber), un collège public d'enseignement secondaire, le collège Jean-Moulin et un collège privé d'enseignement primaire et secondaire, l'Institut Saint-Joseph. Elle possède également un lycée agricole et viticole : l'Établissement Public Local d'Enseignement Agricole de Rouffach (EPLEAR) qui regroupe, entre autres, un lycée général , un CFPPA et un CFA.

Activité sportive et activité d'été[modifier | modifier le code]

Activité sportive[modifier | modifier le code]

La ville de Rouffach dispose de plusieurs infrastructures et clubs sportifs dont :

  • Un club de tennis (2 courts couverts et de 4 courts en plein air dont deux en « terre battu »),
  • Un club de Handball (COSEC),
  • Un centre équestre,
  • Un club de Judo (pour enfants COSEC),
  • Un club de quille (Maison des associations L'ESCAPADE),
  • Un club de Golf (parcours de 18 trous),
  • Un club de football (2 terrains, dont un synthétique),
  • Un club d'athlétisme (piste 100 m et salle polyvalente).

Activité d'été[modifier | modifier le code]

La communauté de communes propose plusieurs activités d'été pour les jeunes comme un centre aéré, une journée à Europa-Park, une journée « Lasergame » ou « paintball », une journée au Parc des Eaux Vives, etc.

Économie et services à la population[modifier | modifier le code]

  • Centre hospitalier spécialisé (psychiatrie)
  • Première zone d'activité ayant reçu le label « zone d'activités numérique » (ZAN)
  • Médiathèque de secteur
  • Communauté de communes du Pays de Rouffach (CCPR) avec Pfaffenheim, Gueberschwihr et Hattstatt. Echec du projet de fusion avec la CC de la Vallée Noble.

Zone économique[modifier | modifier le code]

La zone d'activité à l'est de la ville est dominée par l'entreprise Behr France, fabriquant de climatiseur automobile ; mais également par la recherche pharmaceutique : Clean Data Managment. Les deux autres grands employeurs de la commune sont le Centre hospitalier spécialisé de Rouffach ouvert en 1909 ainsi que le supermarché Intermarché.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notre Dame de L'Assomption (côté Sud du bâtiment), vue de la place de la République.
Notre Dame de L'Assomption (côté Nord du bâtiment), vue du monument aux morts.
Tour des sorcières.
  • Notre Dame de l'Assomption, église en grès jaune mêlant styles roman et gothique. Une des deux tours est inachevée. La façade comporte une magnifique rosace à vingt lancettes. La nef est en style gothique du XIIIe siècle.
  • Ancienne halle aux blés (XVIe siècle).
  • « Musée du bailliage », musée d'histoire locale géré par la Société d'histoire et d'archéologie du canton de Rouffach.
  • Ancien hôtel de ville.
  • « Tour des sorcières » ayant probablement servi de prison au Moyen Âge.
  • Lycée d'Enseignement Général Technique, Agricole et Viticole (LEGTAV).
  • Église (couvent) des Récollets, aujourd'hui à l'abandon.
  • Vestiges de l'ancienne synagogue classés par arrêté du 23 mars 1921[13] - "Synagogue, maison"[14].
Château d'Isenbourg.

Festivités[modifier | modifier le code]

  • Foire La passion d'un terroir Sa-Cré : week-end de l'Ascension
  • La nuit du Tourisme : mi-juillet
  • Le Festival de musique international Musicalta : de mi-juillet à mi-août
  • Fête de la sorcière : mi-juillet
  • Rouffach en fête : début août
  • Marche populaire : dernier weekend d'octobre, organisée par l'accordéon-club de Rouffach : 5, 11, 20 et 30 km
  • Le marché de Noël artisanal : début décembre

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Ancienne synagogue de Rouffach

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. J. Ehrhart & P.P. Faust, Le site de Rouffach, topographie & histoire, Annuaire de la Société d'Histoire des Régions de Thann-Guebwiller, 1993-1999, t. XIX, 7-13.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968. p. 569.
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume III, Librairie Droz, Genève 1998.
  5. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Op. cit.
  6. E. Nègre, Op. cit..
  7. Ernest Nègre, Op. cit.
  8. Archives Départementales du Haut-Rhin
  9. Archive du Département du Haut-Rhin
  10. Source : Villes et Villages Fleuris
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  13. « Notice no PA00085659 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ancienne synagogue
  14. « Notice no IA68004435 », base Mérimée, ministère français de la Culture synagogue, maison