Peste bubonique

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Peste bubonique
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Plague -buboes.jpg
Bubon inguinal chez une personne atteinte de peste bubonique. Un gonflement des ganglions lymphatiques (bubons) se produit souvent au cou, aux aisselles et à l'aine chez victimes de la peste.
CIM-10 A20.0
CIM-9 020.0
DiseasesDB 14226
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La peste bubonique est la forme la plus fréquente de peste en milieu naturel. Elle fait suite à l'infection par la piqûre de la puce d'un rat ou d'un rongeur infecté. La peste se déclare d'abord chez les rongeurs qui meurent à grande échelle. Les puces perdant leur hôte recherchent d'autres sources de sang, et contaminent l'Homme et les animaux domestiques. Au XIVe siècle, une pandémie de peste bubonique, appelée peste noire, a traversé l'Europe, provoquant la mort d'un tiers à la moitié de sa population.

Description[modifier | modifier le code]

La peste bubonique a fait de nombreuses victimes au XIVe siècle.

La période d'incubation est de deux à six jours, parfois plus.

Ensuite apparaissent des frissons et la fièvre, accompagnée de myalgies (douleurs musculaires), d'arthralgies (douleurs articulaires), de céphalées (maux de tête) et d'une sensation d'asthénie (fatigue importante).

Dans les vingt-quatre premières heures, le patient ressent une douleur localisée au niveau d'un ou plusieurs ganglions lymphatiques, à proximité de l'endroit où la puce a introduit le bacille yersinia pestis. Généralement les piqûres de puce touchent les membres inférieurs, c'est la raison pour laquelle ce sont les ganglions fémoraux et inguinaux (à la racine des membres inférieurs) qui sont le plus fréquemment touchés. Les ganglions (bubons) augmentent de taille et sont particulièrement douloureux et sensibles. À la palpation, les zones concernées sont œdémateuses (on remarque une surélévation de la peau sous laquelle se localisent des liquides séreux), et accompagnées d'une coloration rouge ou rose ainsi que de chaleur.

Si l'on inspecte convenablement le patient, il est possible de déceler les piqûres de la puce, dont le témoignage est la présence d'une petite papule (légère surélévation de la peau). On voit apparaître ensuite une papule associée à une pustule (présence de pus sous forme de croûtes) et parfois même d'un ulcère (perte de substance cutanée localisée). Quelquefois on assiste au développement d'ulcères beaucoup plus importants, mais plus rarement.

À ce stade, la peste bubonique répond généralement rapidement et convenablement au traitement par antibiotiques. On assiste alors à une défervescence (baisse de la température), et à une amélioration de toutes les manifestations, en deux à cinq jours. Néanmoins les bubons restent gonflés et sensibles pendant environ une dizaine de jours après le traitement. En l'absence de traitement efficace, on voit apparaître chez le patient certains signes alarmants, tels qu'une augmentation du rythme cardiaque (tachycardie), une prostration (le patient refuse son environnement), une agitation, et quelquefois de la confusion ainsi que des convulsions et un délire. Ceci traduit la survenue d'une septicémie (infection générale) par le bacille de la peste, débouchant sur d'autres symptômes beaucoup plus alarmants et entraînant la mort en trente-six heures.

Article détaillé : Peste septicémique.

Des formes plus légères de peste bubonique ont été décrites, notamment en Amérique du Sud. Elles sont appelées pestis minore et se caractérisent par la présence d'une fièvre légère et d'une inflammation moins importante que celle décrite précédemment.

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Peintures murales de l'église romane Saint-Martin de Jenzat, uniques représentations médiévales de malades présentant les stigmates de la peste bubonique ou peste noire[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yves Morvan « La peste noire à Jenzat » Bulletin Historique et Scientifique de l'Auvergne Clermont-Ferrand 1984;92(682):89-102.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

L'article principal :

Les autres formes cliniques de peste :

L'histoire des épidémie de peste :