Contrexéville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Contrexéville
La Rotonde et les galeries des thermes
La Rotonde et les galeries des thermes
Blason de Contrexéville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Vittel
Intercommunalité Communauté de communes de Vittel-Contrexéville
Maire
Mandat
Luc Gerecke
2014-2020
Code postal 88140
Code commune 88114
Démographie
Gentilé Contrexévillois
Population
municipale
3 337 hab. (2011)
Densité 223 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 07″ N 5° 53′ 47″ E / 48.1852777778, 5.8963888888948° 11′ 07″ Nord 5° 53′ 47″ Est / 48.1852777778, 5.89638888889  
Altitude 344 m (min. : 324 m) (max. : 442 m)
Superficie 14,96 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Contrexéville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Contrexéville
Liens
Site web ville-contrexeville.fr

Contrexéville est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Contrexéville est connue avant tout pour être une ville thermale dont l'eau minérale est commercialisée sous la marque Contrex.

Géographie[modifier | modifier le code]

La place des Fontaines.

Contrexéville est une petite ville située dans le nord-est de la France à l'ouest du département des Vosges. Elle est traversée par le Vair. Contrexéville est voisine de Vittel, qui est également une station thermale réputée. Depuis 1984/85, Contrexéville a accès à l'autoroute A31 dont l'échangeur n°9 est situé à 7 km sur la commune de Bulgnéville.

Le contournement de la ville a été inauguré le 25 juin 2005, et se situe entre l'autoroute A31 et Épinal.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Chêne de la Vierge
  • La Chaille
  • Outrancourt, ancienne commune (88339), absorbée le 1er janvier 1965 (arrêté du 22-12-1964)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mandres-sur-Vair / Norroy Rose des vents
Bulgnéville / Suriauville N Vittel / Lignéville
O    Contrexéville    E
S
Dombrot-le-Sec

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les études étymologiques ont longtemps été indécises avant de convenir que Contrexéville était formé du patronyme germain Gondéric (Guntharis), auquel s’ajoutent les suffixes iaca et villae (iacum pour le domaine et villa pour l'habitat). Initialement de Gundericiacavilla, le nom du village est devenu Gundrecivilla puis Contrexéville après les diverses modifications dues aux contractions linguales.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La présence des premiers chasseurs-cueilleurs est attestée il y a plus de 40 000 ans sur les plateaux qui dominent Contrexéville, grâce aux nombreuses découvertes d'outils en pierre taillée, dont des bifaces datés de la période du Paléolithique.

Toute la gamme des objets trouvés témoigne que les hommes se sont succédé en ces lieux. Les périodes mésolithique et néolithique, sont caractérisées par les pointes de flèches. C'est à partir de 5000 ans av. J.-C., que la sédentarisation des hommes fut un facteur de transformation du paysage par les essartages et les cultures.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les traces des Gaulois, les Celtes de l'âge du fer sont encore visibles, les champs tumulaires parsèment encore nos forêts ; les nombreux objets qu'ils contenaient sont exposés au musée national de Saint-Germain-en-Laye, et à celui d'Épinal.

Cette période est très riche en vestiges et découvertes. Nul doute qu'à cette époque l'eau avait une place prépondérante dans le mode de vie et dans l'organisation spatiale des hommes.

Les voies romaines, les nécropoles, les villas fouillées ces 10 dernières années par l'INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives), sont autant de jalons qui nous permettent de restituer l'occupation des hommes sur le territoire de Contrexéville entre la période qui s'étend de la Tène (-300 avant J.-C.) à la fin de l'Empire romain (500 après J.-C.).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les Mérovingiens[modifier | modifier le code]

À cette époque les villages vont apparaître, des campagnes de fouilles ont permis de découvrir deux sites mérovingiens précurseurs du village de Contrexéville. Dans le centre-ville : un habitat avec sa forge, édifié sur les ruines d'une villa gallo-romaine. À la sortie Nord de l'agglomération : une nécropole de 28 inhumations datées de 450 à 650 après J.-C., proche vraisemblablement d'un hameau. C'est la période où les noms de beaucoup de villes vont naître, Contrexéville en est un exemple (voir début de la partie Histoire).

Du VIIe au XIIe siècle[modifier | modifier le code]

Une longue période lacunaire de quatre siècles nous prive d'éléments historiques susceptibles de nous faire connaître l'évolution du village entre Gunderic au VIIe siècle, et la construction de l'église romane dédiée à saint Epvre au milieu du XIIe siècle.

Église Saint-Epvre

Le XIIe siècle[modifier | modifier le code]

Grâce à l'apparition du premier document écrit, un cartulaire qui fait sortir Gundericivilla de l'ombre en 1213, nous savons que le seigneur de Contrexéville est Aubert de Darney, un grand personnage qui fait don de l'église qui lui appartenait aux moines clunisiens du prieuré de Relanges (fondé en 1030 par Ricuin de Darney et sa femme Lancrède - confirmé en 1050 par le pape Léon IX). De nombreux parchemins conservés aux Archives départementales nous permettent de suivre le lent développement rural de la communauté villageoise qui jusqu'à l'aube du XVIIe siècle, vivra au rythme des labours, des semailles et des moissons. La guerre de Cent Ans et l'arrestation d'un valet nommé Maurice qui espionnait pour le compte des Anglais et qui fut arrêté par le prévôt de Lamarche, puis au XVe siècle l'érection des potences par les nouveaux seigneurs et la présence du moulin banal sont les seuls événements marquants.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Du XVe siècle au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Vers 1580, à la recherche de l'eau miraculeuse, le célèbre Montaigne ne passe pas très loin de Contrexéville; il séjournera à Plombières, souffrant de la gravelle (maladie qui l'emporta). Il eut été bien inspiré en venant se soigner à la fontaine minérale de Contrexéville qui, il est vrai, était réputée pour guérir ces maux, mais dont la notoriété ne dépassait guère les limites du finage. Il y a cependant au XVIe siècle un climat de prospérité qui va, dans un contexte spirituel exacerbé par les conflits religieux, se manifester par la création de nombreuses statues qui aujourd'hui encore ornent l'église paroissiale.

La guerre de Trente Ans (XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Le Duché de Lorraine va subir la plus grande catastrophe de son histoire. De 1631 à 1648, les armées françaises et leurs alliées (notamment suédoises et croates) et celles du Saint-Empire romain germanique, soutenues par le duc Charles IV de Lorraine, vont s'affronter en traversant le pays dans tous les sens. Des reîtres et sbires de tous acabits, qui causent morts et destructions. Ce que les hommes n'auront pas fini, c'est la peste et la famine qui le terminera ! Nombreux sont les horribles témoignages rapportés par les narrateurs de l'époque.

Contrexéville est épargné, protégé au fond de son vallon, bien à l'écart des grandes routes de communication ; ce ne fut pas le cas du petit village voisin d'Agéville (également orthographié Hagéville), incendié en 1634.

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Peu de choses différencient Contrexéville des autres villages qui petit à petit se sont repeuplés, si ce n'est sa forge qui bat le fer en aval du village vers Outrancourt. Elle appartient au marquis des Salles, désormais seul seigneur de Contrexéville. Le beau-père du roi de France Louis XV, le roi de Pologne déchu, Stanislas Leszczynski monte sur le trône de Lorraine laissé vacant en 1736, par le prétendant au titre François III, fondateur de la dynastie des Habsbourg-Lorraine parti régner sur l'Empire d'Autriche. À cette époque du siècle des lumières, on parle beaucoup des médecines douces et notamment des vertus curatives de certaines eaux minérales.

En Lorraine on connaît celles de Plombières, Bains-les-Bains et Bussang, quand soudain à la cour du duc de Lorraine, on vint à parler d'une fontaine minérale appartenant à Reine Lamblin, la veuve Brunon ; située à Contrexéville, un village du bailliage de Darney, son eau a guéri une jeune fille de la petite noblesse qui souffrait de calculs rénaux. Il n'en fallut pas moins pour que le docteur Charles Bagard, médecin ordinaire de son altesse le duc de Lorraine ne s'intéresse de près à cette eau qu'il analysa pour la postérité, puisqu'il présenta son célèbre Mémoire sur les eaux minérales de Contrexéville devant la Société royale des sciences et des arts, le 10 janvier 1760.

En 1766, le Duché de Lorraine est annexé par le Royaume de France.

La notoriété de l'eau de la fontaine minérale de Contrexéville va dès lors en grandissant. En 1773, Pierre Thouvenel un jeune médecin de 26 ans, tout frais émoulu de la faculté de Montpellier est nommé inspecteur des eaux minérales de Contrexéville. L'été dans la station et le reste du temps à Paris auprès de la cour du roi, il se livre à une étude dont le retentissement décida plus d'un noble à venir suivre une cure et faire des soins dans son modeste établissement thermal contrexévillois.

Pendant une dizaine d'année la fréquentation de la station est rehaussée par la présence d'une bonne partie de la bourgeoisie et de la noblesse lorraine et française.

Las de ne pouvoir améliorer le domaine thermal, et de n'avoir pu obtenir l'aide financière de l'intendant de Lorraine Chaumont de La Galaizière, le docteur Thouvenel quitte Contrexéville peu après 1781, alors que le propriétaire Jean-Baptiste Brunon (fils de Reine Lamblin) très endetté et manifestement piètre gestionnaire vend la source et une partie du domaine à un homme d'affaires nancéien Jean François Villiez.

À cette époque la vente annuelle est de 2 000 litres d'eau de Contrexéville. Lorsque la Révolution survint, la fréquentation de la fontaine minérale avait déjà bien périclité. Sans médecin inspecteur attaché à la station, elle avait perdu sa belle clientèle partie vers d'autres rivales.

La Révolution française passe sans dommage ; cependant les guerres qui s'ensuivent et celles du Premier Empire déciment une partie de la jeunesse du village.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les documents de 1802 laissent entrevoir une reprise des cures, une cinquantaine de buveurs d'eau fréquentent la source minérale devenue propriété du sieur François Drouillot qui par la suite la lèguera à son fils Victor (ils seront successivement maire du village de 1800 à 1826).

En 1840, Contrexéville est toujours un village voué à la culture. Il y a 708 habitants, 209 foyers et 184 maisons. Le nouveau propriétaire des eaux minérales Duperrier-Dumouriez annonce une centaine de buveurs d'eau autour de la fontaine minérale que l'on commence à appeler la « source du Pavillon », parce qu'un petit édifice octogonal en bois la protège ; de chaque côté une galerie fermée en fer à cheval la relie au bâtiment des bains d'une part, et à l'hôtel de l'Établissement d'autre part.

Si la vocation céréalière du village ne se dément pas, on perçoit cependant une hausse de la fréquentation, le nouvel hôtel de la Providence accueille les curistes. Le domaine thermal a changé de propriétaire ce sera le dernier, il se nomme Lormont-Brocard, et possède entre autres le parc et le château d'Épinal qu'il lèguera à la ville, ce qui lui vaudra une petite rue à son nom pour la postérité...
Un nouveau réseau routier passe à Contrexéville : la route de Mézières à Belfort en 1845, puis celle d'Épinal à Langres en 1865; ainsi désenclavée et desservie la station voit le nombre des curistes en augmentation. C'est en 1850, qu'un curiste qui deviendra célèbre par la suite est venu boire pour la première fois à la source, il s'agit de Louis Bouloumié le fondateur du domaine thermal de Vittel. Le 8 décembre 1864, une société des eaux minérales de Contrexéville est créée, elle achète le domaine thermal. Dès lors le village connaît une embellie qui progressivement transforme la trame rurale en station thermale, ce ne sont pas les terribles épidémies de choléra de 1832 et de 1854, ni la guerre de 1870 qui freineront son expansion, même si le fait d'armes d'un téméraire lieutenant de l'armée française faillit déclencher en représailles l'incendie du village. En 1881, la voie ferrée dessert la station, mettant Paris à moins de 6 heures de Contrexéville, c'est ainsi que se déverse une foule de curistes de plus en plus nombreux.

En 1885, un nouveau pavillon des sources est construit par l'architecte Schertzer, sur le style du pavillon Baltard, où sont utilisés le fer la fonte et le verre.

Les fermes du village se convertissent en hôtels, en villas et meublés qui hébergent la clientèle. À la source on embouteille l'eau pour l'expédier. L'économie du village se transforme, les cultivateurs diversifient leur production en devenant éleveurs.

En 1899, la station compte 924 habitants, 268 foyers et 243 maisons auxquels il convient d'ajouter 32 hôtels. 3000 curistes fréquentent la station, la production d'eau embouteillée est de 2 millions de litres par an.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

De 1900 à 1914, c'est la Belle Époque, la ville a fini sa mutation, son visage est totalement modifié, 7 hôtels sont édifiés dont deux palaces : le « Continental » et le « Cosmopolitain », les autres hôtels s'agrandissent quand ils trouvent encore de la place ou s'augmentent d'un étage supplémentaire. Le ruisseau qui traversait le village est désormais canalisé et recouvert d'une esplanade, la ville commence à s'agrandir en s'étendant le long des routes.

Chapelle Saint-Vladimir et Sainte-Marie-Madeleine
Le casino

Le parc est agrandi, un temple protestant est bâti ainsi qu'une chapelle orthodoxe. Le casino est inauguré en juin 1900, c'est l'œuvre de l'architecte François Clasquin. Une nouvelle industrie vient de naître, pour répondre à la demande croissante d'eau en bouteille, une usine moderne est construite pour embouteiller l'eau minérale, la conditionner et l'expédier. À nouveau le domaine thermal est modifié, l'architecte Charles Mewès qui avait construit l'hôtel Cosmos, en est le concepteur ; il utilisera le béton qu'il habillera ensuite de céramiques. Après la démolition des bâtiments à la fin de la saison 1909, on entreprend la reconstruction d'un nouveau pavillon, d'une longue galerie à péristyles et d'un établissement de soins thermaux.

Le nouveau pavillon (la Rotonde) et les galeries

Des personnalités se côtoient dans ce Contrexéville mondain, le Shah de Perse qui par trois fois viendra boire les eaux (1900, 1902 et 1905), la reine Isabelle II d'Espagne, la grande-duchesse Wladimir de Russie (qui s'y réfugiera après la révolution, y décédera et y sera inhumée avec sa famille) avec toute une colonie de Russes et une foule de diplomates. Parmi les curistes, notons aussi l'écrivain Octave Mirbeau, l'ancien préfet de police Louis Andrieux, père de l'écrivain Aragon et Jean Jaurès (1908).

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lorsque la guerre est déclarée en pleine saison thermale le 3 août 1914, la station se vide de tous ses curistes et des jeunes Contrexévillois. S'ensuivent quatre longues années de conflit, les hôtels désormais transformés en hôpitaux accueillent les blessés en provenance du front. En 1914, la station compte 942 habitants, 292 foyers et 276 maisons auxquels il convient d'ajouter 39 hôtels. 4800 curistes fréquentèrent la station en 1913.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

L'après-guerre voit à nouveau l'affluence des curistes remplir les hôtels et l'activité économique reprendre, cependant une lutte d'influence modifie la physionomie du conseil d'administration de la Société des eaux minérales : en 1929 un nouveau président est élu, il s'agit de monsieur François André, le roi des casinos de France. À la même époque la crise économique frappe l'Europe après avoir ébranlé les États-Unis. Le comportement de la municipalité et celui de la société des eaux est différent pendant cette période de récession, le résultat qui va ensuite en découler s'en ressentira après la Seconde Guerre mondiale.

La ville de Contrexéville : le nouveau maire Marcel Boucher a des ambitions pour développer la station thermale, il tente de réaliser ses projets et s'il en réussit quelques uns, il n'aboutit pas dans celui qui devait modifier radicalement l'urbanisme de l'agglomération en agrandissant et en créant un nouveau réseau routier, des zones hôtelières, des zones résidentielles, des zones industrielles, des espaces verts et un espace sportif. Il ne trouvera ni promoteurs ni investisseurs.

La Société des eaux minérales : elle aborde frileusement les événements, d'une part en gelant ses propres investissements, et d'autre part en ne s'engageant pas dans le projet municipal qui prévoyait entre autres la cession des terrains pour construire une nouvelle usine d'embouteillage. Le conseil d'administration axe toute son activité sur l'accueil des curistes qui représentent un potentiel de clientèle pour le casino. La vente de l'eau en bouteille est négligée, à peine modernisera-t-on les chaînes de production alors que les stations rivales investissent dans de nouvelles usines et dans l'agrandissement et l'amélioration de leur domaine foncier.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le conflit de 1939–1945 surprend Contrexéville déserté par les curistes et les hommes en âge de combattre. Au début du mois de mai 1940 la station thermale abrite le quartier général de la 3e DINA et des unités hospitalières. Le 14 juin, un bombardement de la Luftwaffe, tue deux personnes en débâcle et endommage de nombreux bâtiments de la Société des eaux minérales ainsi que l’hôtel Continental.

Le 19 juin, les Panzer de Guderian investissent Contrexéville, une longue période d’occupation commence, pendant laquelle l’armée allemande établit un hôpital à l’hôtel Cosmos pour y recevoir en convalescence ses blessés de Russie et d’Afrique du Nord. L’économie locale est en régression : quelques curistes, l’embouteillage de l’eau minérale est insignifiant, on s’installe dans la pénurie.

La société des papeteries Mougeot de Laval-sur-Vologne ouvre en 1942 une mine de charbon (entre Contrexéville et Bulgnéville), qui était en sommeil depuis 1903, pour extraire le combustible nécessaire à sa production. Elle emploiera jusqu’à 140 ouvriers dont beaucoup de jeunes qui échappèrent ainsi au STO en Allemagne, et parmi eux de nombreux résistants.

Au mois de juin et juillet 1944, la répression frappe les FFI contrexévillois qui depuis quelque temps étaient passés de la phase du renseignement à celle du coup de main contre les unités ennemies qui se replient. Trois résistants sont emmenés en déportation, un seul d’entre eux reviendra des camps de concentration.

C’est le 11 septembre 1944 en fin de journée, que la 2e DB commandée par le général Leclerc libère la ville. Le sous-groupement du commandant Massu mène l’assaut avec les chars du 12e RCA et les fantassins du bataillon de marche du Tchad, 64 soldats allemands sont tués, de nombreux blessés et 500 prisonniers, côté alliés, on note la perte de 2 fantassins français. Le lendemain l’assaut sur Vittel verra encore 2 soldats français tomber au champ d’honneur, avant que la bataille de chars de Dompaire ne se termine les jours suivants à l’avantage de la 2e DB.

Contrexéville libérée, son maire résidant à Paris est condamné pour collaboration avec l'ennemi (il se réfugie en Argentine où il décédera en 1968). Une nouvelle page est tournée, il faut panser les plaies et reprendre les activités.

L'après-Seconde Guerre[modifier | modifier le code]

La mine de charbon fermera ses portes en 1952, l’embouteillage et l’envoi de l’eau minérale reprend, les saisons thermales vont petit à petit se succéder avec la présence d’un nombre de plus en plus important de curistes qui va atteindre le chiffre de 5000, notamment des Français d’outre-mer qui viennent se mettre « au vert ». Les hôtels après leur réfection, accueillent les estivants, seul l’hôtel Continental restera fermé, avant que son propriétaire n’en fasse don à l’État pour en faire un centre de formation professionnelle, aujourd’hui c’est toujours un lycée professionnel, où la formation hôtelière de qualité fait le renom de la station.

Contrexéville qui comptait encore 963 habitants en 1940 va soudain se peupler pour passer à 1785 habitants en 1950 puis 2864 en 1960. En 20 ans la population a été multipliée par 3. Cette augmentation a deux raisons :

  • la société des eaux minérales qui est achetée en 1953 par le groupe Perrier qui veut diversifier sa production d’eau gazeuse par celle de l’eau plate et prendre ainsi une place prépondérante dans le concert des eaux minérales embouteillées
  • l’installation d’une caserne de la base aérienne 902. Elle emploie de nombreux cadres qui résident en ville et y fondent des familles

La ville s’agrandit et s’embellit, le lac triple sa superficie. Un nouvel embouteillage industriel est construit à l’extérieur de l’agglomération et embauche de nombreux ouvriers, la production éclate, on passe à 800 millions de litres d’eau embouteillés par an.

Le thermalisme français subit une sévère régression à partir de 1970, avant que Contrexéville n’en subisse les conséquences déjà perceptibles puisque le nombre des curistes est descendu à 2500, et que des hôtels cessent leurs activités, une remise en question s’impose ; c’est le challenge que la municipalité, la société des eaux et les acteurs économiques de la ville vont affronter et résoudre avec succès.

En 1979, la station vosgienne, spécialisée dans les problèmes d'obésité, crée le « forfait ligne », un traitement de 10 jours pour perdre les kilos superflus, avec, en vedette, un massage à quatre mains sous la douche. C'est un coup de génie qui va attirer dans la station une pléiade de nouveaux curistes : 1253 en 1980 pour atteindre 3442 en 1986. Il s’agit d’une nouvelle façon de vivre un séjour en station thermale pour un coût moindre que la thalassothérapie mais avec toutes les qualités de ce genre de produit et surtout une ambiance inégalable ouverte sur la nature.

Pendant ce même temps la chute du nombre des curistes traditionnels se poursuit, irrémédiablement, mais celle-ci est largement compensée par les différentes formes de séjours proposées par l’établissement thermal et l’office de tourisme.

Contrexéville continue son expansion, la ville se dote de multiples installations culturelles et sportives, et continue de s’agrandir pour former une agglomération étendue, après la restructuration du centre-ville celle-ci conserve un domaine thermal formant un espace de verdure agréable.

La dernière décennie[modifier | modifier le code]

Mais un nouveau tournant doit nécessairement être négocié, suite aux événements de la fin du XXe siècle. En 1992, le groupe Perrier propriétaire de l’embouteillage et de l’établissement thermal est acheté par la société Nestlé, qui était déjà propriétaire de la station thermale de Vittel depuis les années 1980. En 2000, la caserne de la BA 902 ferme ses portes, les militaires quittent la station, beaucoup sont restés, parce qu’ils étaient devenus contrexévillois entre temps.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Nestlé a alors engagé une réorganisation totale des deux sites hydrominéraux, tout d’abord en créant une société (AGRIVAIR) pour protéger et garantir la qualité des eaux minérales, puis en cédant en 2001, au groupe Partouche le casino de Contrexéville, les thermes et les domaines thermaux de Contrexéville et de Vittel, pour ne conserver que les usines d’embouteillage des eaux.

Au début du XXIe siècle une nouvelle aube se lève pour la ville de Contrexéville, qui poursuit son rapprochement avec Vittel, et qui a entrepris avec Nestlé et Partouche un dialogue pour favoriser la reprise d’un néo-thermalisme destiné à poursuivre la promotion de l’exploitation des eaux minérales dont la notoriété a fait le tour du monde.

Cependant en 2008, le maire, Arnauld Salvini se voit contraint de racheter les Thermes au Groupe Partouche qui voulait empêcher l'ouverture de la saison thermale, pour raisons de « non-conformité », ce qui fut démenti quelques semaines plus tard par les représentants du ministère de la Santé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2004 en cours Arnauld Salvini DVD Journaliste
mars 2001 2004 André Clément DVG Démissionnaire
1995 mars 2001 Jean Brod DVD Directeur de société
1977 1995 Serge Beltrame (né en 1944) PS Cadre supérieur, député à deux reprises.
         
1925 1944 Marcel Boucher (1891-1968) FR Avocat, député de 1936 à 1940
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Contrexévillois[1].


En 2011, la commune comptait 3 337 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
555 633 676 639 673 692 708 711 633
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
669 728 772 821 875 846 854 937 940
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
960 805 867 1 021 963 1 062 1 785 2 155 3 236
1975 1982 1990 1999 2006 2011 - - -
4 076 4 090 3 945 3 708 3 507 3 337 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Remarque : l'interprétation de ces données peut être biaisée par l'absorption de l'ancienne commune d'Outrancourt en 1965 par la ville.

Communauté de communes[modifier | modifier le code]

Suite à la réforme sur les intercommunalités, les villes de Contrexéville et Vittel créées la communauté de communes de Vittel-Contrexéville en 2010. Elle est créée le 1er janvier 2010 sous la dénomination de « Communauté de communes des Sources de Vittel-Contrexéville » et ne compte alors que 2 communes. Elle est renommée plus tard en « Communauté de communes de Vittel-Contrexéville ». Elle compte aujourd'hui 11 communes.

L'intercommunalité de Vittel-Contrexéville à mis en place une "Route des Jardins" qui a pour but de donner à chaque communes de la communauté une identité via la faune et la flore. A Contrexéville il s'agit du "Jardin Russe".

Jardins Russe de Contrexéville.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le Stade Philippe Cordier regroupe trois aires de jeux (un terrain d'honneur, un terrain annexe et un terrain de football à 7) et peut accueillir 250 personnes dans ses tribunes.
  • Le Complexe Sportif est un bâtiment qui regroupe plusieurs salles : une salle multisports pour les sports collectifs (basket-ball, handball...) et l'escalade, un dojo, une salle de musculation, une salle de pétanque et une salle de musique.
  • Le Gymnase Jean-Paul Ferry peut accueillir plusieurs sports collectifs (basket-ball, handball, volley-ball), le badminton et la gymnastique dans une salle de 800 m2 avec 200 places dans les tribunes.
  • Le Boulodrome Henri Vaubourg permet la pratique de la pétanque sur un espace de 400 m2.
  • Le Hall sportif, d'une surface de 800 m2, est un hall multisports.
  • Le Skate park au Parc Bellevue est une plateforme de 450 m2 avec lanceur, rampe et ollie box.

Économie[modifier | modifier le code]

Usine d'embouteillage[modifier | modifier le code]

Usine d'embouteillage

Le groupe Nestlé qui a racheté en 1992 le groupe Perrier, incluant Contrex, possède un important centre d'embouteillage de l'eau minérale au sein de la ville. Celui-ci est constitué entre autres d'une usine d'embouteillage employant environ 900 personnes et occupant une surface d'exploitation de 250 000 m². L'usine d'embouteillage produit actuellement 600 millions de bouteilles par an (contre 500 millions en 1998 et 100 millions en 1958). Les nappes phréatiques situées sous Contrexéville sont pompées en de nombreux endroits dans la ville et dans les villages alentour grâce à des stations de pompage appartenant au groupe.

Thermalisme[modifier | modifier le code]

Depuis 1774, date de la création du premier établissement thermal, Contrexéville attire de nombreux curistes qui s'y font prodiguer des soins du corps et du visage. Les thermes sont ouverts d'avril à octobre chaque année. Couplés à la consommation d'eau minérale des sources thermales, les thermes proposent des cures médicalisées ainsi que des soins de détente et de beauté, principalement centrés sur l'aide à la minceur. Les thermes ont reçu du ministère de la Santé l'agrément pour les soins suivants :

  • Maladies de l'appareil digestif et maladies métaboliques :
    • Surcharges pondérales
    • Obésité
    • Hypercholestérolémie
    • Hyperuricémie
    • Hypertriglycéridémie
    • Diabète de type 2
  • Maladies de l'appareil urinaire :
    • Lithiases rénales
    • Séquelles d'interventions chirurgicales ou lithotritie
    • Infections urinaires à répétition

Les eaux de Contrexéville sont employées également contre les maladies des reins, du foie, la goutte, le diabète et les rhumatismes[4].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Une route de vacances commence à Contrexéville. C'est la Route verte (en allemand : Grüne Straße) qui passe par les Vosges, franchit la frontière (le Rhin) à Neuf-Brisach et va vers Fribourg-en-Brisgau, puis à travers la Forêt-Noire et termine dans sa route du nord à Lindau et dans sa route du sud à Konstanz en Allemagne.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Élevage de bovins et d’ovins.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine antique[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Epvre : église romane du XIIe siècle contenant de nombreuses statues et dont la tour est inscrite sur l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Un orgue en tribune, au-dessus de l'entrée, a été construit en 1909 par Henri Didier & Cie, l'instrument a ensuite été transformé par Roethinger[5].

  • La chapelle Notre-Dame de la Délivrance.
  • Temple anglican construit en 1893 par l'architecte François Clasquin pour les curistes anglais, ce temple a ensuite été cédé à l’Église Réformée de France, situé au Parc Thermal
  • Chapelle russe orthodoxe construite en 1909 où reposent la grande-duchesse Wladimir de Russie (1854-†1920) , son fils le prince Boris Vladimirovitch (1877-†1943) et son épouse Zénaïde Sergueïevna Rachewskaïa (1896-†1963).

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La Rotonde et la Grande Galerie thermale (sources, thermes, commerces) datant de 1909, ont été entièrement réhabilitées.
  • Le casino a été construit en 1900 par l'architecte François Clasquin. Palais vénitien à l'extérieur, il possède des hauts plafonds de plus de six mètres, des boiseries et des peintures décoratives... Il accueille un théâtre classique de 300 places, trois salles de réception, et le casino proprement (avec des machines à sous, Poker Texas Hold'em et Black-Jack).
  • Ensemble de fontaines et de cascades moderne en marbre et mosaïque construites dans les années 1980 (architectes : Nicolas Normier et Jean-Marie Hennin) : la place des Fontaines (alignement de 24 fontaines sur 80 m), la place des Cascades (chutes d'eau et massif végétal), la fontaine Verte, et la galerie du Marché.

Lieux remarquables[modifier | modifier le code]

  • Le parc thermal de 4 hectares, principal lieu de promenade pour les curistes au cœur de la ville, abrite la Source du Pavillon et les deux chapelles orthodoxe et anglicane.
  • Le site des lacs de la Folie : deux lacs (pratique de la pêche, pédalos), piscine découverte, solarium gazonné, aire de jeux, parcours de santé, arboretum
  • Le bois d'Hazau
  • Parc Bellevue
  • Usine d'embouteillage Nestlé de l'eau minérale naturelle Contrex

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • l'écrivain-compositeur-chanteur Yves Simon passa son adolescence dans la commune; son père y était cheminot. En 1976, il chante "Les fontaines du casino" de Contrexéville.
  • le député Serge Beltrame a été maire de la ville.
  • Adolphe Thiéry. Élu communal-médecin. (2 octobre 1846, Juvaincourt, 88 - 25 juillet 1899, Contrexéville, 88) Alphonse Thiéry commence ses études classiques au collège de Lamarche (88) et les termine à Nancy (54). Il prend ses premières inscriptions à la Faculté de médecine nancéienne, puis à la faculté de Paris. Adjoint au service des hôpitaux de Nancy pendant la guerre de 1870, il reçoit les remerciements officiels du conseil municipal de cette ville. Les événements de la Commune l’ayant empêché de poursuivre ses études de médecine parisienne, il les termine à Montpellier (34) où il est reçu docteur en médecine le 31 décembre 1872. Venu s’installer à Monthureux-sur-Saône (88), le docteur Thiéry reste dans cette ville huit années, avant de se fixer définitivement dans les Vosges à Contrexéville (1880) et y découvre une source d’eau minérale à laquelle il donne son nom et qui ne tarde pas à acquérir une réputation universelle. Conseiller municipal de Contrexéville, ses collègues l’élisent maire de la station thermale.
  • Frédéric Anton, chef de cuisine 3 étoiles au guide Michelin au restaurant Le Pré Catelan à Paris, est originaire de Contrexéville où il a passé toute son enfance. Il est aussi depuis 2000, honoré du titre de Meilleur ouvrier de France.

Curistes de renom[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la fasce ondée d'argent, accompagnée en chef d'une aigle becquée et couronnée d'or, et en pointe d'un lion passant d'or sur sol de sinople, brandissant dans sa dextre un glaive devant le soleil d'or.
Commentaires : L'aigle polonais est un hommage rendu à l'ex-roi Stanislas Leszczynski, duc de Lorraine, qui envoya le docteur Bagard, son premier médecin, étudier les propriétés des eaux de Contrexéville. Le lion brandissant un sabre et le soleil évoquent le drapeau de la Perse dont l'un des souverains suivit trois cures dans la ville, au début du XXe siècle. La bande ondulée transversale (l'onde d'argent, l'eau) symbolise la vocation thermale de la Cité.

C'est par une délibération du 18 mars 1925 que le conseil municipal a décidé de doter la ville de ce blason accompagné de la devise « Fons non fama minor », qui peut se traduire par « La source n'est pas inférieure à sa renommée ».

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gunderic, Cercle d'études locales de Contrexéville, Contrexéville, bulletin bimestriel
  • Gilou Salvini, Contrexéville et ses environs, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », Saint-Cyr-Sur-Loire, 2004 (ISBN 2849100447)
  • Diverses autres publications du Cercle d'études locales de Contrexéville (cette association a pour objet la recherche et la conservation du patrimoine historique et archéologique de Contrexéville et de la région ainsi que la communication de ses travaux)
  • Contrexéville, aux sources de l'eau qualité vosgienne par Maryse Charbonneaud, Éditions de Mazirot, deuxième édition décembre 2007 - ISBN 2-915701-05-9
  • Alain Jacquet : La Terre, la charrue, les écus, Presses universitaires de Nancy, 1998, 251 p.
  • Alain Jacquet : Entre eaux et lumières : un village lorrain au XVIIIe siècle : Contrexéville de 1689 à 1789, imprimé à compte d'auteur, 2004, 158 p.
  • Le Grand Livre des élus vosgiens 1789-2003 de Bertrand Munier (éditions Gérard Louis)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. habitants.fr, « Contrexéville - Nom des habitants des communes françaises » (consulté le 11 août 2008).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. Guide Vert Michelin 1951-1952
  5. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 201 à 203