Tour de France 1997

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Tour de France 1997
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Le Parcours du Tour de France 1997
Le Parcours du Tour de France 1997
Généralités
Édition 84e
Date 5 au 27 juillet 1997
Étapes 21
Distance 3 944 km
Pays visité(s) France, Andorre, Suisse
Lieu de départ Rouen
Lieu d’arrivée Paris
Partants 198
Arrivants 139
Résultats
Vainqueur Drapeau : Allemagne Jan Ullrich
39,237 km/h de moyenne
Meilleur grimpeur Drapeau : France Richard Virenque
Classement par points Drapeau : Allemagne Erik Zabel
Meilleur jeune Drapeau : Allemagne Jan Ullrich
Meilleure équipe Drapeau : Allemagne Telekom
Chronologie
Précédent Tour de France 1996 Tour de France 1998 Suivant

Le Tour de France 1997 est la 84e édition de cette course cycliste par étapes. Il a lieu du 5 juillet au 27 juillet 1997 sur 21 étapes pour 3 944 km. Il est remporté par Jan Ullrich, premier cycliste allemand à remporter le Tour, à une moyenne horaire de 39,237 km. Il avouera le 22 juin 2013 qu'il s'était dopé[1]

Richard Virenque et son équipe Festina sont les adversaires les plus coriaces pour Jan Ullrich, mais ils ratent le coche dans les Vosges alors qu'Ulrich connaissait un moment difficile. Richard Virenque termine tout de même 2e du classement général et vêtu du maillot à pois. C'est le summum de la « Virenquemania » sur les routes du Tour malgré l'écart important, 9 minutes et 9 secondes, séparant les deux premiers du Tour.

Parcours[modifier | modifier le code]

Le départ du Tour a lieu à Rouen ; l'arrivée finale se juge aux Champs-Élysées.

Les forces en présence[modifier | modifier le code]

Les équipes[modifier | modifier le code]

22 équipes de 9 coureurs, soit un total de 198 coureurs sont au départ. Parmi ceux-ci, 52 Italiens, 45 Français, 24 Espagnols et 10 Néerlandais.

Les 16 équipes dont les dossards sont inférieurs à 160 sont sélectionnées d'office pour le Tour. Six équipes bénéficient d'une invitation : Lotto-Mobistar, Kelme-Costa Blanca, Mercatone Uno, US Postal Service, Mutuelle de Seine-et-Marne et Big Mat-Auber 93.

La sélection des équipes est marquée par le rejet de l'équipe Asics de Claudio Chiappucci, qui a terminé trois fois sur le podium du Tour au début de la décennie, au profit de deux équipes françaises de deuxième division[2]. Au mois de mai, il a été interdit de départ durant le Tour de Romandie et empêché de participer au Tour d'Italie en raison d'un hématocrité supérieur à la limite de 50 %[3]. Le directeur du Tour de France, Jean-Marie Leblanc a défendu le choix d'écarter Asics et Chiappucci au profit d'équipes françaises de deuxième division par une volonté de « donner la priorité aux jeunes. » Cette sélection résulte aussi de l'objectif d'aligner 40 coureurs français au départ de la course[4].

Les favoris[modifier | modifier le code]

Le principal favori de ce Tour de France est Bjarne Riis. Vainqueur l'année précédente, il est le coureur qui a mis fin au cinq ans de règne de Miguel Indurain sur la grande boucle. Il est également le premier vainqueur du Tour depuis Bernard Hinault à remporter une grande classique le printemps suivant sa victoire sur le Tour. En effet, la victoire de Riis dans l'Amstel Gold Race a impressionné ses adversaires.

Son principal adversaire est sans doute son coéquipier Jan Ullrich. Le jeune Allemand a l'avenir devant lui : deuxième l'année précédente à 22 ans seulement, il est la principale menace pour son leader, 33 ans déjà. Il a terminé troisième du Tour de Suisse peu avant le Tour, puis remporté le titre de Champion d'Allemagne : dès avant la course, on pressent que la stratégie de l'équipe Telekom sera un élément clef de la course.

Les grands adversaires des coureurs de la Telekom se trouvent dans les rangs de l'équipe Festina. Troisième l'année précédente, le Français Richard Virenque, héros du public, a terminé dans les dix premiers et maillot à pois des trois derniers Tours. Il a misé exclusivement sur le Tour cette année-là. Son coéquipier, le Suisse Laurent Dufaux, quatrième en 1996, n'est manifestement pas le leader de l'équipe. Mais il a donné des gages de sérieux en terminant deuxième du Tour d'Espagne l'année précédente. Moins à l'aise que la Telekom contre-la-montre, la Festina devra compter sur une course débridée en montagne pour l'emporter.

Le vainqueur du Tour d'Espagne 1996 est précisément un autre concurrent sérieux. Alex Zülle, de l'équipe ONCE, a terminé deuxième du Tour de France 1995, puis a porté le maillot jaune l'année suivante. Il est Champion du monde contre-la-montre et a remporté en avril le Tour du Pays basque. Toutes ces références en font un des candidats les plus sérieux. Dans la même équipe, le numéro un mondial, le Français Laurent Jalabert, est en délicatesse avec le Tour. Il a tout de même terminé quatrième et maillot vert en 1995 et remporté le Tour d'Espagne la même année. Il a été un des coureurs les plus en vue du début de saison, remportant la Flèche wallonne et Paris-Nice. Ces deux coureurs sont des coureurs complets, qui chercheront à combiner performances contre-la-montre et en montagne pour s'imposer.

Parmi les autres coureurs de ce type, on trouve le Suisse Tony Rominger, ancien triple vainqueur du Tour d'Espagne et vainqueur du Tour d'Italie. En fin de carrière à 35 ans, il a tout de même encore terminé 10e du Tour et troisième du Tour d'Espagne l'année précédente. C'est vraisemblablement pour lui la dernière chance de remporter le seul grand tour qui manque à son palmarès, quatre ans après sa deuxième place. On trouve aussi l'Espagnol Abraham Olano de l'équipe Banesto, présenté comme le successeur de Miguel Indurain. Vainqueur en juin de la Bicyclette basque, puis deuxième du Critérium du Dauphiné libéré malgré une chute, il a réalisé la meilleure approche possible de l'épreuve. Sur les grands tours, à 27 ans, il a déjà terminé 9e du Tour de France en 1996, 3e du Tour d'Italie la même année, et 2e du Tour d'Espagne en 1995. C'est dire s'il a les qualités d'un coureur de grand tour.

Dans la catégorie des grimpeurs, qui devront s'illustrer en montagne pour espérer l'emporter, on trouve l'ancien Champion du monde français Luc Leblanc, sixième l'année précédente, qui a été en vue au printemps où il a terminé deuxième de la Flèche wallonne et remporté le Tour du Trentin. On trouve également le fantasque Italien Marco Pantani, qui fut déjà troisième du Tour et deuxième du Tour d'Italie en 1994, et a remporté deux fois le classement du meilleur jeune du Tour. Citons aussi le grimpeur espagnol de l'équipe Kelme Fernando Escartín. Il a déjà terminé deux fois dans les dix premiers sur le Tour, et trois fois sur la Vuelta, et vient de remporter une des principales courses de préparation au Tour, le Tour de Catalogne. Enfin, le jeune Autrichien Peter Luttenberger a été la révélation du Tour précédent, qu'il a terminé à la cinquième place, après avoir remporté le Tour de Suisse. Il est naturellement très attendu.

Les espoirs français reposent également sur Pascal Lino, cinquième du Tour 1992, où il avait longuement porté le maillot jaune.

Enfin, deux des protagonistes probables sont des anciens vainqueurs du Tour d'Italie. Ivan Gotti, cinquième du Tour de France 1995, vient de remporter le Giro. Le Russe Evgueni Berzin, considéré comme un prodige au début de sa carrière, a notamment remporté le Tour d'Italie 1994, puis terminé deuxième l'année suivante. Mais il déçoit depuis, notamment sur le Tour de France, où il a remporté en 1996 une étape dans les Alpes et porté le maillot jaune avant de s'éteindre pour terminer 20e.

Les autres grimpeurs[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de coureurs ont peu de chances de briller au général, mais devraient animer la course dans la montagne. C'est le cas notamment du Français Jean-Cyril Robin, récent 3e du Critérium du Dauphiné libéré ou de son compatriote Laurent Madouas, 4e de Liège-Bastogne-Liège. C'est le cas aussi de l'Allemand Udo Bölts, vainqueur surprise du Critérium du Dauphiné libéré, mais qui sera l'équipier des deux principaux favoris du Tour, du Colombien Hernán Buenahora, ancien 10e du Tour, du récent Champion d'Espagne, José María Jiménez, ou de son coéquipier Ángel Casero. On peut citer aussi l'Australien Patrick Jonker, 12e l'année précédente et récent vainqueur de la Route du Sud, le Champion de Suisse Oscar Camenzind, qui vient de terminer deuxième du Tour de Suisse, l'Italien Giuseppe Guerini, troisième du dernier Tour d'Italie, ou encore le Danois Bo Hamburger.

Les sprinteurs[modifier | modifier le code]

Le grand favori des arrivées au sprint est Mario Cipollini. Il a déjà remporté 21 étapes du Tour d'Italie et 4 étapes du Tour de France et porté le maillot jaune, mais n'a jamais terminé la course, de telle sorte qu'il est peu probable qu'il remporte le maillot vert. Sa stratégie du "train", marquée par l'emploi de poissons-pilotes qui emmènent le sprinteur dans un fauteuil jusqu'aux derniers mètres devrait une nouvelle fois faire mouche.

Son principal adversaire est l'Allemand Erik Zabel. Lui aussi vainqueur de 4 étapes du Tour, il a remporté l'année précédente le maillot vert, et sera favori pour conserver son bien. Au printemps, il a remporté sa première grande classique, Milan-San Remo, que Cipollini n'a encore jamais remportée. Son train est néanmoins réduit par la présence dans son équipe des deux principaux favoris de la course, et de leurs équipiers, quand l'équipe de Cipollini lui est entièrement dévouée.

Toujours parmi les sprinteurs, il faut noter la présence de sprinteurs confirmés : le Français Frédéric Moncassin, double vainqueur d'étape l'année précédente et qui a manqué de peu le maillot vert, l'Italien Nicola Minali, ancien vainqueur d'étape et double vainqueur de Paris-Tours, ses compatriotes Fabio Baldato, vainqueur de la dernière étape du Tour de l'année précédente, et Adriano Baffi, 5 fois vainqueur d'étape sur le Tour d'Italie, mais à qui le Tour n'a jamais souri. Mais le plus expérimenté reste l'Ouzbek Djamolidine Abdoujaparov, trois fois maillot vert et déjà vainqueur de 9 étapes du Tour.

La concurrence à ces derniers pourrait venir des plus jeunes, comme le Champion de Belgique, Tom Steels, 25 ans, déjà vainqueur de Gand-Wevelgem et du Circuit Het Volk, ou le Néerlandais Jeroen Blijlevens, le même âge, vainqueur de deux étapes les années précédentes.

Autres coureurs[modifier | modifier le code]

Parmi les autres coureurs importants, on note la présence de spécialistes des classiques comme le Champion du monde Johan Museeuw, l'Italien Michele Bartoli, vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, ou le double vainqueur d'étape Rolf Sørensen.

L'Anglais Chris Boardman, ancien vainqueur du prologue du Tour et porteur, à ce titre du maillot jaune, Champion du monde de poursuite et recordman de l'heure, sera pour sa part un des principaux favoris des contre-la-montre, sans écarter toute ambition au classement général.

Déroulement[modifier | modifier le code]

5 juillet : le prologue[modifier | modifier le code]

Lors du prologue, à Rouen, Chris Boardman confirme qu'il est bien le meilleur rouleur du monde, remportant son deuxième prologue sur le Tour, le 30e de sa carrière[5]. Parmi les favoris, Jan Ullrich frappe un grand coup, en terminant deuxième à 2s. Tony Rominger, Evgueni Berzin et Alex Zülle terminent à 5s, Abraham Olano 8e à 10s, Bjarne Riis 13e à 15s. La déception est pour Jalabert, seulement 22e.

Parmi les grimpeurs, Laurent Dufaux termine 34e, Luc Leblanc 85e, Fernando Escartín 108e, Marco Pantani 109e, Ivan Gotti 128e, et Richard Virenque 134e, déboursant déjà 44 secondes. Parmi les sprinteurs, candidats au maillot jaune dans les premiers jours par le jeu des bonifications, Mario Cipollini est le mieux placé, 23e à 18 secondes.

Du 6 au 9 juillet : Cipollini domine la plaine[modifier | modifier le code]

Dès la première étape, Cipollini l'emporte au sprint devant Tom Steels et Frédéric Moncassin et s'empare du maillot jaune. L'étape est marquée par une chute à 10 km de l'arrivée qui provoque l'abandon de Gilles Talmant, et retarde les deux tiers du peloton. La mésaventure fait perdre 58 secondes à Dufaux, Berzin, Riis, Pantani, Gotti et Escartin, et 1min 35s à Luc Leblanc et Alex Zülle[6].

La deuxième étape est moins mouvementée. Malgré 110 km d'échappée solitaire, Thierry Gouvenou ne peut empêcher un sprint massif. De nouveau vainqueur à Vire devant Erik Zabel et Jeroen Blijlevens, Cipollini conforte son avance en tête du général[7].

La troisième étape est marquée par une longue échappée infructueuse d'Orlando Rodrigues, Gianluca Bortolami, Danny Nelissen et François Simon. Elle est surtout marquée par la chute et l'abandon d'un des favoris, le suisse Tony Rominger, qui se casse la clavicule, et ne remportera jamais le Tour de France[8]. L'arrivée en côte à Plumelec n'est pas favorable à Cipollini. Elle sourit à son concurrent, Erik Zabel, qui devance le jeune belge Frank Vandenbroucke et le favori Bjarne Riis, et s'empare du maillot vert. Vingt coureurs, dont la majorité des favoris, sont classés dans le même temps. Pantani perd cependant 1min 25s, Zulle 1min 31s et Gotti 3min 20s. Ces deux derniers, respectivement 72e et 108e du classement général, ont sans doute déjà perdu le Tour. Cipollini, 25e de l'étape à 11s, conserve le maillot jaune. Ullrich est 4e à 29s, Virenque 16e à 1min 11s, Riis 22e à 1min 32s.

La quatrième étape, qui mène au Puy du Fou, se termine par un sprint massif. Nicola Minali devance Frédéric Moncassin sur le fil, pour quelques millimètres[9]. Zabel est troisième et Cipollini quatrième, battu pour la première fois de la semaine dans un sprint massif, ce qui permet à Zabel de se rapprocher à 4s du maillot jaune et de conforter son maillot vert. Pris dans une cassure, Pantani, Gotti et Zulle déboursent 31 nouvelles secondes.

Du 10 au 13 juillet : Vasseur en jaune, Zabel en vert[modifier | modifier le code]

Zülle, pris dans une succession de chutes, 73e du classement général à plus de 4 minutes de Cipollini, ne prend pas le départ de la cinquième étape de ce Tour de France, amenuisant encore les chances suisses sur ce Tour[10]. L'étape est marquée par un raid solitaire victorieux du français Cédric Vasseur, long de 147 km. Remportant l'étape (imitant son père Alain vainqueur d'une étape en 1970[11]) avec 2min 32s d'avance sur un groupe mené par Stuart O'Grady et Francisco Cabello et 3min 24s d'avance sur le peloton, Vasseur s'empare du même coup du maillot jaune à La Châtre.

La sixième étape est émaillée de nombreux incidents. Victime d'une chute dans les derniers kilomètres, le Russe Evgueni Berzin, 24e du classement général, se casse la clavicule et rejoint la listes des favoris malheureux. Quelques kilomètres plus loin, Erik Zabel remporte l'étape haut la main, mais est déclassé pour sprint irrégulier[12]. L'étape revient donc à Jeroen Blijlevens devant Djamolidine Abdoujaparov et un surprenant Mario Traversoni. Passé la ligne, Tom Steels jette un bidon sur Frédéric Moncassin, ce qui lui vaut d'être disqualifié du Tour pour comportement dangereux. Peu après, Djamolidine Abdoujaparov est à son tour exclu pour un contrôle anti-dopage positif subi à Vire, quelques jours plus tôt. Comme ceux des favoris, les rangs des sprinteurs s'éclaircissent. Vasseur conserve le maillot jaune.

Deux nouveaux coureurs renommés ne prennent pas le départ de la septième étape. Cipollini, double vainqueur d'étape et ancien porteur du maillot jaune, se plaint d'une douleur au genou et abandonne le Tour pour la cinquième fois, et Ivan Gotti, déjà distancé à la 107e place à plus de 9 minutes, se plaint du cou[13]. L'étape est animée par l'échappée de 177 km des Italiens Flavio Vanzella, Marco Saligari et Adriano Baffi, qui sont repris à 15 km de l'arrivée. Erik Zabel remporte alors à Bordeaux sa deuxième victoire d'étape devant l'Estonien Jaan Kirsipuu et Jeroen Blijlevens. Une chute à 5 km de l'arrivée fait perdre 50s à la majorité des coureurs, dont Richard Virenque, Laurent Dufaux, Luc Leblanc et Marco Pantani.

Le lendemain, après une longue échappée solitaire de Fabio Baldato[14], Zabel saisit l'occasion de l'arrivée au sprint à Pau pour prouver que depuis le départ de Cipollini, il est bien le sprinteur le plus rapide de ce Tour. Il remporte une troisième étape, devant Nicola Minali et Jeroen Blijlevens.

Au pied des Pyrénées, Vasseur est toujours en jaune, avec 1min 21s d'avance sur Zabel. Parmi les favoris, Ullrich est 4e à 2min 56s, Olano 7e à 3min 04s, Jalabert 8e à 3min 06s, Camenzind 9e, Riis 14e à 3min 59s, Lino 15e, Hamburger 16e, Luttenberger 17e, Virenque 24e à 4min 26s, Escartin 27e à 4min 30s et Dufaux 30e à 5min 04s. Leblanc, 42e à 6min 05s et Pantani, 62e à 7min 17s, sont déjà distancés. Zabel domine le classement par points, loin devant Moncassin, régulier, mais qui n'a pas su saisir sa chance, et Blijlevens. Laurent Brochard porte le maillot à pois.

Du 14 au 16 juillet : la traversée des Pyrénées et la domination d'Ullrich[modifier | modifier le code]

La première étape des Pyrénées est le révélateur de ce Tour de France. Richard Virenque et son coéquipier Laurent Brochard y mettent en difficulté Bjarne Riis, qui doit laisser partir son jeune coéquipier, Jan Ullrich, en compagnie des deux français et de Marco Pantani dans l'ascension du Col de Val-Louron-Azet. Laurent Brochard profite de ce qu'Ullrich est contraint d'attendre Riis, distancé, pour attaquer et remporter l'étape, avec 14s d'avance sur le trio de ses poursuivants. José María Jiménez termine à 33s et Dufaux, le troisième Festina, Escartin, et Riis à 41s. Olano débourse 1min 7s et Vasseur, héroïque, termine 20e à 2min 57s, et préserve ainsi son maillot jaune pour 14s.

Parmi les favoris, Lino termine 19e et Luttenberger 21e, tous deux à 2min 57s. Jalabert, 29e à plus de 5 minutes, perd le Tour, et Leblanc s'effondre, terminant 178e à plus d'une demi-heure. Boardman, encore troisième au départ, chute et est victime d'un déplacement de vertèbres. Il refuse d'abandonner, mais rétrograde à la 72e place. Oscar Camenzind et Daniele Nardello, les deux coureurs de la Mapei, limitent bien leur retard et sont 7e et 9e du classement général. Brochard, 10e, porte toujours le maillot à pois.

Le lendemain, dans l'étape qui mène à Andorre-Arcalis il ne fait aucun doute que Vasseur va perdre son maillot jaune. Mais Ullrich, après une attaque audacieuse, mais vouée à l'échec, du maillot jaune, s'attache à lui reprendre son bien avec la manière. Passant à l'offensive dans l'ascension finale, il creuse des écarts considérables. Il reprend 1min 08s à ceux qui s'affirment comme ses principaux adversaires en montagne, Richard Virenque et Marco Pantani, 2m 01s au surprenant Francesco Casagrande, et pas moins de 3min 23s au cinquième de l'étape, son coéquipier et leader supposé Bjarne Riis. Ce dernier devance de quelques secondes Dufaux, et un groupe contenant entre autres Olano, Jimenez, Escartin et Lino. Luttenberger, termine 14e de l'étape à 4min 02s, Camenzind 18e à 4min 46s, Nardello 21e à plus de 6 minutes, Vasseur 25e à 7min 44s. Jalabert perd 19 minutes et Brochard près de 29. Ce dernier cède également son maillot à pois à son coéquipier Richard Virenque. Au classement général, Ullrich devance déjà son dauphin, Virenque, de presque trois minutes.

La dernière étape pyrénéenne de ce Tour est largement escamotée par un peloton fourbu. Un trio d'échappés formé de Serguei Outschakov, Laurent Desbiens et Carlo Finco préserve une poignée de secondes d'avance sur le peloton à Perpignan. Outschakov remporte l'étape, mais est déclassé pour sprint irrégulier. La victoire revient alors à Laurent Desbiens.

À l'issue des Pyrénées, la situation est claire : Ullrich est le grand favori de ce Tour, et Virenque son principal adversaire. Seuls Olano, Riis, Pantani, Escartin et Dufaux semblent encore en mesure de contester ce duel. Derrière, Camenzind, Casagrande, Vasseur, Lino et Luttenberger se tiennent en moins d'une minute, à 7 minutes du leader.

18 juillet : le contre-la-montre de Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Après une journée le repos, le 17 juillet, le Tour continue dans la région de Saint-Étienne, où a lieu le premier véritable contre-la-montre du Tour, long de 55 km, dont Jan Ullrich, Bjarne Riis et Abraham Olano, les meilleurs rouleurs parmi les favoris restants, sont les favoris. Le contre-la-montre voit Ullrich rattraper Richard Virenque, parti trois minutes avant lui, malgré une crevaison[15]. Malgré cela, Virenque termine deuxième de l'étape, à 3min 4s d'Ullrich, qui creuse ainsi des écarts très importants. La troisième place de l'étape revient à Bjarne Riis, devant Abraham Olano et un surprenant Marco Pantani. Le spécialiste Chris Boardman ne termine que 23e.

Les positions au classement général sont peu modifiées par cette étape. Virenque reste deuxième, mais à 5min 42s. Olano et Riis sont à 8 minutes, Pantani à 9. Fernando Escartín, Francesco Casagrande, Laurent Dufaux, Oscar Camenzind et Pascal Lino complètent le top-10, suivis par José María Jiménez et Peter Luttenberger.

Du 19 au 21 juillet : la traversée des Alpes, Virenque et Pantani contre Ullrich[modifier | modifier le code]

Marco Pantani dans la montée vers l'Alpe d'Huez

La 13e étape de ce Tour de France se termine par l'ascension redoutée vers l'Alpe d'Huez. La hiérarchie des grimpeurs entrevue dans les Pyrénées se confirme dans les Alpes, qui voient à nouveau Richard Virenque, Marco Pantani et Jan Ullrich occuper les avant-postes. Au sommet, Marco Pantani remporte en solitaire sa deuxième victoire à l'Alpe d'Huez, deux ans après la première. Ullrich lui concède 47s et Virenque 1min 27s. Francesco Casagrande et Bjarne Riis, 4e et 5e perdent 2min 27s. Les autres protagonistes déçoivent : Abraham Olano termine 12e à 3min 25s, Fernando Escartín 15e à 4min 14s, José María Jiménez et Peter Luttenberger 19e et 20e à 4min 27s, Oscar Camenzind 22e à 4min 31s. Laurent Dufaux concède plus de 7 minutes et Pascal Lino pas moins de 18 minutes. Inversement, l'étape voit s'illustrer des coureurs jusqu'ici discrets comme Beat Zberg, Udo Bölts, Roberto Conti ou Laurent Madouas, tous dans les dix premiers de l'étape. Zberg prend ainsi la 12e place du général, Conti la 13e et Madouas la 15e. L'étape voit aussi un Laurent Jalabert de retour prendre la 10e place, et Chris Boardman abandonner.

Le lendemain, sur la route de Courchevel, l'équipe Festina de Richard Virenque lance la grande offensive. Dès l'ascension du Col du Glandon, Virenque passe à l'attaque, accompagné de quatre de ses coéquipiers, dont Laurent Dufaux, et de Francesco Casagrande. Dans l'ascension du Col de la Madeleine, Virenque, Dufaux et Casagrande abandonnent leurs compagnons d'échappée, puis Virenque part seul. Avec seulement 22s d'avance au sommet sur un trio composé de Bjarne Riis, Jan Ullrich et Fernando Escartín, Virenque est contraint d'attendre ses poursuivants. Dans la dernière ascension vers Courchevel, après une première attaque de Dufaux contrée par Riis, Virenque et Ullrich se détachent, et Virenque remporte l'étape[16]. Suivent Escartin à 47s, Dufaux à 1min 19s et Riis à 1min 24s. Marco Pantani, Abraham Olano et José María Jiménez, très tôt distancés, ainsi que Casagrande, un des premiers attaquants de la journée, terminent à plus de trois minutes, et Roberto Conti un peu plus loin. Peter Luttenberger concède plus de 7 minutes et Pascal Lino 8, mais les grands perdants de la journée sont Oscar Camenzind, 16e à plus de 11 minutes, ou encore Laurent Madouas, qui perd 29 minutes. Au classement général, Ullrich a 6min 22s d'avance sur Virenque et 11min 06s sur Riis, qui prend la troisième place à Pantani. Roberto Conti entre dans le top-10 au détriment de Camenzind.

Dans la 15e étape, après une échappée solitaire de Laurent Jalabert[17], le trio Virenque-Pantani-Ullrich se reforme, et Marco Pantani remporte une deuxième victoire d'étape, comme en 1995. Il devance d'1min 17s Richard Virenque et Jan Ullrich. Un groupe composé de Beat Zberg, Francesco Casagrande, Fernando Escartín et du surprenant américain Bobby Julich termine à 1min 59s, quelques secondes devant Bjarne Riis. José María Jiménez termine 9e à 2min 37s, Oscar Camenzind et Abraham Olano 10e et 11e à 3min 29s, Roberto Conti 17e à 4min 08s. Les grands perdants de l'étape sont Peter Luttenberger, 24e à plus de 6 minutes, et surtout Laurent Dufaux, 34e à près de 11 minutes. L'étape voit également l'abandon de Pascal Lino, qui occupait la 15e place du classement général.

Au classement général, à la sortie des Alpes, Jan Ullrich a plus de six minutes d'avance, alors qu'il reste un contre-la-montre qui doit lui permettre d'accroîter son avance. Il a certainement déjà gagné le Tour. Marco Pantani a repris place sur le podium, devant Bjarne Riis. Fernando Escartín, 5e, a dépassé un Abraham Olano régulier mais décevant. Le recul de Laurent Dufaux (10e) a permis à José María Jiménez et au surprenant Roberto Conti de gagner une place, et les Suisses Beat Zberg et Oscar Camenzind devancent désormais Peter Luttenberger. Erik Zabel a conforté son maillot vert et le maillot à pois est solidement ancré sur les épaules de Richard Virenque.

Du 22 au 25 juillet : Échappées dans le Jura et les Vosges[modifier | modifier le code]

Jan Ullrich et Udo Bölts sur les routes des Vosges

Le 22 juillet, l'étape jurassienne du Tour est l'occasion d'une nouvelle offensive de l'équipe Festina. Un groupe de 23 coureurs s'y distingue, parmi lesquels 4 coureurs de l'équipe franco-espagnole. Un certain nombre de leaders sont piégés : Oscar Camenzind, Peter Luttenberger et Bjarne Riis terminent dans le deuxième groupe, à plus de 6 minutes. Laurent Madouas, encore 18e au départ, perd plus de 21 minutes. Dans le groupe de tête, la victoire revient à Christophe Mengin devant Frank Vandenbroucke et Richard Virenque. Le grand perdant du jour est Bjarne Riis, qui perd trois places (7e).

La 17e étape du Tour vers Colmar est marquée par l'échappée de 13 coureurs, qui terminent avec presque 4 minutes d'avance sur le peloton. Au sein de ce groupe, la victoire revient au coéquipier de Richard Virenque Neil Stephens, devant le 12e du classement général, Oscar Camenzind, et Viatcheslav Ekimov.

La 18e étape voit une nouvelle victoire d'un échappé de la Festina à Montbéliard. Au sein d'une offensive où se trouvaient notamment ses coéquipiers Pascal Hervé et Laurent Dufaux, Didier Rous profite de la tactique d'équipe[18] pour l'emporter en solitaire, avec plus de 5 minutes d'avance sur Pascal Hervé, deuxième, et Bobby Julich, troisième.

Le lendemain, un nouveau groupe de 14 coureurs se dispute la victoire à Dijon. Deux d'entre eux, Bart Voskamp et Jens Heppner, se détachent et Voskamp remporte l'étape, mais les deux coureurs sont disqualifiés pour sprint irrégulier[19] et la victoire revient à l'italien Mario Traversoni qui a remporté le sprint du groupe de chasse devant François Simon et Marco Saligari.

26-27 juillet : le triomphe d'Ullrich[modifier | modifier le code]

Le 26 juillet a lieu le contre-la-montre final de ce Tour de France au Parc Disneyland. Avec plus de 6 minutes d'avance, l'exercice s'apparente à une formalité pour Jan Ullrich. Les places d'honneur et la victoire d'étape sont donc les principaux enjeux de cette étape, dont les favoris sont à nouveau Ullrich, Abraham Olano et Bjarne Riis, qui semble toutefois un peu diminué. Olano l'emporte finalement, avec 45s d'avance sur Ullrich, et 1min 12s sur le Français Philippe Gaumont. Laurent Dufaux est 8e à 3min 11s, Richard Virenque 9e à 3min 32s, Marco Pantani 16e à 4min 35s et Fernando Escartín 25e à 5min 12s. Riis n'est que 93e à 9min 12s. À la suite de cette étape, Olano dépasse nettement Escartin, et prend la quatrième place. Dufaux (9e) devance désormais Roberto Conti, mais ne peut rejoindre José María Jiménez ni Bjarne Riis.

Le lendemain, la dernière étape courue sur les Champs-Elysées est remporté au sprint par Nicola Minali, qui devance le maillot vert Erik Zabel et l'Australien Henk Vogels. Jan Ullrich remporte le Tour de France à seulement 23 ans. Il est le plus jeune vainqueur du Tour depuis Laurent Fignon en 1983.

Évolution des classements[modifier | modifier le code]

Étape Maillot jaune
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Maillot vert
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Maillot à pois
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Maillot blanc
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Par équipe
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01. Étape Chris Boardman Chris Boardman non attribué Jan Ullrich Deutsche Telekom
02. Étape Mario Cipollini Mario Cipollini Artūras Kasputis
03. Étape Laurent Brochard
04. Étape Erik Zabel
05. Étape
06. Étape Cédric Vasseur Gan
07. Étape
08. Étape
09. Étape
10. Étape Deutsche Telekom
11. Étape Jan Ullrich Richard Virenque Festina
12. Étape
13. Étape Deutsche Telekom
14. Étape
15. Étape
16. Étape
17. Étape
18. Étape
19. Étape
20. Étape
Vainqueur Jan Ullrich Erik Zabel Richard Virenque Jan Ullrich Deutsche Telekom

Bilan[modifier | modifier le code]

La course au maillot jaune[modifier | modifier le code]

Le duel interne à l'équipe Telekom entre les deux favoris a tourné court. Dès la première, et surtout la deuxième étape pyrénéenne, Jan Ullrich s'impose comme le favori de la course. Dans les Alpes, puis dans le Jura, Bjarne Riis s'éteint progressivement pour terminer septième de son avant dernier Tour de France. Ullrich, lui, est considéré comme un prodige. On lui promet - à tort - de nombreuses victoires dans la course, et il passe pour le successeur de Miguel Indurain. Il terminera 5 autres fois sur le podium, mais ne gagnera plus jamais le Tour.

Dans ces conditions, l'équipe Festina de Richard Virenque apparaît comme la principale adversaire d'Ullrich. Le français, qui occupe la deuxième place dès les Pyrénées, jette toutes ses forces, et celles de son équipe, dans la bataille. Il en revient avec une victoire d'étape, un quatrième maillot à pois, une deuxième place, et trois autres victoires d'étapes pour ses coéquipiers. Ce sera son meilleur Tour. Laurent Dufaux, trop irrégulier, notamment dans les Alpes, doit se mettre au service de Virenque, et se contenter de la 9e place finale.

Derrière Virenque, Marco Pantani obtient un nouveau podium, deux ans après son accident. Il est le seul à avoir fait plier Ullrich en montagne, par deux fois dans les Alpes, mais a perdu trop de temps dans la plaine et contre-la-montre. Il conserve la troisième place in extremis face à Abraham Olano, l'exact inverse : le seul à avoir battu Ullrich contre-la-montre (avec Chris Boardman sur le prologue), Olano est trop faible en montagne. Il ne gagnera jamais le Tour de France.

Suivent un certain nombre de grimpeurs, souvent trop limités contre-la-montre pour prétendre à une meilleure place, aux premiers rangs desquels Fernando Escartín et l'italien Francesco Casagrande, la révélation de ce Tour. L'espagnol continue sa progression sur le Tour, où il obtient son troisième top-10. L'italien, spécialiste des classiques et des courses par étapes de moyenne montagne, ancien vainqueur du Tour du Pays basque et de Tirreno-Adriatico, surprend sur ce Tour. Oscar Camenzind, lui aussi plus spécialiste des classiques, a été longtemps dans les dix premiers avant de rétrograder à la 12e place. Parmi les grimpeurs se trouvent également l'espagnol José María Jiménez, coéquipier d'Olano, et les deux coéquipiers de Pantani : Roberto Conti, 6e du Tour trois ans auparavant, et Beat Zberg.

Parmi les favoris annoncés, Alex Zülle, Tony Rominger, Evgueni Berzin et Ivan Gotti ont abandonné précocement, diminués par des blessures. Luc Leblanc n'a pas été plus convaincant, et a lui aussi été contraint à l'abandon dans la 14e étape. Décevant aussi, Laurent Jalabert a terminé 43e du Tour, malgré une bonne première semaine. Pascal Lino n'a pas réalisé un mauvais Tour, mais a été contraint à l'abandon lors de la 15e étape. Enfin, Peter Luttenberger a fait preuve d'irrégularité, mais termine tout de même 13e, et 2e du classement du meilleur jeune derrière Jan Ullrich.

Il faut noter également la 14e place du grimpeur espagnol Manuel Beltrán pour son premier grand tour, la 16e place de Michael Boogerd, le champion des Pays-Bas, et la 17e place de l'américain Bobby Julich, qui ont tous 25 ans.

Les sprinteurs[modifier | modifier le code]

Trois sprinteurs sortent du lot sur ce Tour de France. Mario Cipollini a remporté deux étapes et porté le maillot jaune, mais a été contraint à l'abandon. Erik Zabel a remporté trois étapes, et en eut remporté quatre s'il n'avait été déclassé à Marennes. Il remporte aussi le maillot vert pour la deuxième fois consécutive. Enfin, Nicola Minali, moins régulier, a tout de même remporté deux étapes, dont la dernière étape sur les Champs-Elysées.

Jeroen Blijlevens, quatrième du classement pas points, a réussi son Tour grâce à sa victoire d'étape sur tapis vert face à Zabel. Moins heureux, Frédéric Moncassin ne remporte aucune étape, malgré une remarquable régularité dont atteste sa deuxième place au classement par points. Il a laissé passer sa chance face à Minali au Puy du Fou. Le surprenant italien Mario Traversoni a également remporté une étape, échappé et sur tapis vert, mais aussi été très présent au sprint, puisqu'il termine troisième du classement par points, devant Blijlevens et Minali. Il faut enfin citer l'estonien Jaan Kirsipuu et les australiens Henk Vogels et Robbie McEwen, qui ont réalisé de belles performances au sprint durant ce Tour de France.

Les principales déceptions viennent de Tom Steels et surtout de Djamolidine Abdoujaparov, tous deux exclus de la course sans avoir réussi à s'imposer. Déception aussi pour Adriano Baffi, qui a terminé le Tour, mais sans réellement le marquer.

Les autres coureurs[modifier | modifier le code]

Les spécialistes des classiques n'ont pas su trouver leur place dans ce Tour. Si certains comme Francesco Casagrande ou Oscar Camenzind ont été de sérieux candidats au classement général, d'autres comme Johan Museeuw ou Michele Bartoli l'ont abandonné avant terme. S'y sont donc illustré d'autres coureurs, comme Cédric Vasseur, longtemps porteur du maillot jaune, ou les vainqueurs d'étapes Laurent Brochard, Didier Rous, Neil Stephens, Laurent Desbiens ou Christophe Mengin.

Étapes[modifier | modifier le code]

Étape Date Villes étapes km Type Vainqueur d'étape Leader du classement général
Prologue 5 juillet Rouen - Rouen 7,3 Contre-la-montre Drapeau : Royaume-Uni Chris Boardman Drapeau : Royaume-Uni Chris Boardman
1re étape 6 juillet Rouen - Forges-les-Eaux 192 Drapeau : Italie Mario Cipollini Drapeau : Italie Mario Cipollini
2e étape 7 juillet Saint-Valery-en-Caux - Vire 262 Drapeau : Italie Mario Cipollini Drapeau : Italie Mario Cipollini
3e étape 8 juillet Vire - Plumelec 224 Drapeau : Allemagne Erik Zabel Drapeau : Italie Mario Cipollini
4e étape 9 juillet Plumelec - Le Puy du Fou 223 Drapeau : Italie Nicola Minali Drapeau : Italie Mario Cipollini
5e étape 10 juillet Chantonnay - La Châtre 261,5 Drapeau : France Cédric Vasseur Drapeau : France Cédric Vasseur
6e étape 11 juillet Le Blanc - Marennes 215,5 Drapeau : Pays-Bas Jeroen Blijlevens Drapeau : France Cédric Vasseur
7e étape 12 juillet Marennes - Bordeaux 194 Drapeau : Allemagne Erik Zabel Drapeau : France Cédric Vasseur
8e étape 13 juillet Sauternes - Pau 161,5 Drapeau : Allemagne Erik Zabel Drapeau : France Cédric Vasseur
9e étape 14 juillet Pau - Loudenvielle 182 Étape de montagne Drapeau : France Laurent Brochard Drapeau : France Cédric Vasseur
10e étape 15 juillet Luchon - Arcalis 252,5 Étape de montagne Drapeau : Allemagne Jan Ullrich Drapeau : Allemagne Jan Ullrich
11e étape 16 juillet Andorre - Perpignan 192 Drapeau : France Laurent Desbiens Drapeau : Allemagne Jan Ullrich
12e étape 18 juillet St Etienne - St Etienne 55,5 Contre-la-montre Drapeau : Allemagne Jan Ullrich Drapeau : Allemagne Jan Ullrich
13e étape 19 juillet St Etienne - L'Alpe d'Huez 203,5 Étape de montagne Drapeau : Italie Marco Pantani Drapeau : Allemagne Jan Ullrich
14e étape 20 juillet Le Bourg-d'Oisans - Courchevel 148 Étape de montagne Drapeau : France Richard Virenque Drapeau : Allemagne Jan Ullrich
15e étape 21 juillet Courchevel - Morzine 208,5 Étape de montagne Drapeau : Italie Marco Pantani Drapeau : Allemagne Jan Ullrich
16e étape 22 juillet Morzine - Fribourg 181 Drapeau : France Christophe Mengin Drapeau : Allemagne Jan Ullrich
17e étape 23 juillet Fribourg - Colmar 218,5 Drapeau : Australie Neil Stephens Drapeau : Allemagne Jan Ullrich
18e étape 24 juillet Colmar - Montbéliard 175,5 Drapeau : France Didier Rous Drapeau : Allemagne Jan Ullrich
19e étape 25 juillet Montbéliard - Dijon 172 Drapeau : Italie Mario Traversoni Drapeau : Allemagne Jan Ullrich
20e étape 26 juillet Disneyland Paris - Disneyland Paris 63 Contre-la-montre Drapeau : Espagne Abraham Olano Drapeau : Allemagne Jan Ullrich
21e étape 27 juillet Disneyland Paris - Paris 149,5 Drapeau : Italie Nicola Minali Drapeau : Allemagne Jan Ullrich

Classements finals[modifier | modifier le code]

Classement général[modifier | modifier le code]

Cycliste Pays Équipe Temps
1 Jan Ullrich Drapeau de l'Allemagne Allemagne en 100 h 30 min 35 s
2 Richard Virenque Drapeau de la France France + 9 min 09 s
3 Marco Pantani Drapeau de l'Italie Italie 14 min 03 s
4 Abraham Olano Drapeau de l'Espagne Espagne 15 min 55 s
5 Fernando Escartín Drapeau de l'Espagne Espagne 20 min 32 s
6 Francesco Casagrande Drapeau de l'Italie Italie 22 min 47 s
7 Bjarne Riis Drapeau du Danemark Danemark 26 min 34 s
8 José María Jiménez Drapeau de l'Espagne Espagne 31 min 17 s
9 Laurent Dufaux Drapeau de la Suisse Suisse 31 min 55 s
10 Roberto Conti Drapeau de l'Italie Italie 32 min 26 s

Classements annexes[modifier | modifier le code]

Classement par points[modifier | modifier le code]

Classement par points[20]
Rang Coureur Pays Équipe Points
1 Erik Zabel Drapeau de l'Allemagne Allemagne Telekom 350
2 Frédéric Moncassin Drapeau de la France France Gan 223
3 Mario Traversoni Drapeau de l'Italie Italie Mercatone Uno 198

Prix de la montagne[modifier | modifier le code]

Classement du Prix du meilleur grimpeur[20]
Rang Coureur Pays Équipe Points
1 Richard Virenque Drapeau de la France France Festina 579
2 Jan Ullrich Drapeau de l'Allemagne Allemagne Telekom 328
3 Francesco Casagrande Drapeau de l'Italie Italie Saeco 309

Classement par équipes[modifier | modifier le code]

Classement par équipes[20]
Rang Équipe Temps
1 Telekom 301 h 51 min 30 s
2 Mercatone Uno + 31 min 56 s
3 Festina + 47 min 52 s

Classement des jeunes[modifier | modifier le code]

Classement des jeunes[20]
Rang Coureur Pays Équipe Temps
1 Jan Ullrich Drapeau de l'Allemagne Allemagne Telekom 100 h 30 min 35 s
2 Peter Luttenberger Drapeau de l'Autriche Autriche Rabobank + 45 min 39 s
3 Michael Boogerd Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Rabobank + 1 h 00 min 33 s

Classement de la combativité[modifier | modifier le code]

Classement de la combativité
Rang Coureur Pays Équipe Points
1 Richard Virenque Drapeau de la France France Festina 54
2 Cédric Vasseur Drapeau de la France France Gan 35
3 Marco Pantani Drapeau de l'Italie Italie Mercatone Uno 34

Liste des coureurs[modifier | modifier le code]

Deutsche Telekom Festina Mapei-GB
ONCE MG-Technogym Polti
Cofidis La Française des Jeux Roslotto-ZG Mobili
Gan TVM Saeco-Estro
Rabobank Casino Batik - Del Monte
Banesto Lotto - Mobistar Kelme- Costa Blanca - Eurosport
Mercatone Uno US Postal service La Mutuelle de Seine et Marne
Big Mat - Auber 93

NP : non-partant  ; A : abandon; HD : hors-délai ; HC : hors-course.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.france24.com/fr/urgent/20130622-cyclisme-lallemand-jan-ullrich-reconnait-premiere-fois-setre-dope-medias?ns_campaign=breaking_news&ns_source=FB&ns_mchannel=reseaux_sociaux&ns_fee=0&ns_linkname=breaking_20130622_cyclisme_lallemand_jan_ullrich_reconnait_premiere
  2. « Chiappucci privé de Tour de France. », sur liberation.fr,‎ 18 juin 1997 (consulté le 7 juin 2011)
  3. « Chris Boardman reste leader du Tour de Romandie, Chiappucci interdit de départ », sur lesoir.be,‎ 9 mai 1997 (consulté le 7 juin 2011)
  4. (es) « El Tour impide a Chiappucci despedirse de su fetiche », sur elpais.com,‎ 18 juin 1997 (consulté le 7 juin 2011)
  5. http://www.cyclingnews.com/results/archives/tour97/prol.html, cyclingnews.com, 5 juillet 1997
  6. http://www.cyclingnews.com/results/archives/tour97/stage1.html, cyclingnews.com, 6 juillet 1997
  7. http://www.cyclingnews.com/results/archives/tour97/stage2.html, cyclingnews.com, 7 juillet 1997
  8. http://www.cyclingnews.com/results/archives/tour97/stage3.html, cyclingnews.com, 8 juillet 1997
  9. « Étape 4 - Plumelec-Le Puy du Fou », sur lagrandeboucle.com
  10. http://www.cyclingnews.com/results/archives/tour97/stage5.html, cyclingnews.com, 10 juillet 1997
  11. « Chantonnay - La Châtre », sur lagrandeboucle.com
  12. http://www.cyclingnews.com/results/archives/tour97/stage6.html, cyclingnews.com, 11 juillet 1997
  13. http://www.cyclingnews.com/results/archives/tour97/stage7.html, cyclingnews.com, 12 juillet 1997
  14. http://www.cyclingnews.com/results/archives/tour97/stage8.html, cyclingnews.com, 13 juillet 1997
  15. http://www.cyclingnews.com/results/archives/tour97/stage12.html, cyclingnews.com, 18 juillet 1997
  16. http://www.cyclingnews.com/results/archives/tour97/stage14.html, cyclingnews.com, 20 juillet 1997
  17. http://www.cyclingnews.com/results/archives/tour97/stage15.html, cyclingnews.com, 21 juillet 1997
  18. http://www.cyclingnews.com/results/archives/tour97/stage18.html, cyclingnews.com, 24 juillet 1997
  19. http://www.cyclingnews.com/results/archives/tour97/stage19.html, cyclingnews.com, 25 juillet 1997
  20. a, b, c et d Bruno Deblander, « Jan Ullrich, une première pour changer d'ère », Le Soir,‎ 28 juillet 1997, p. 24-25 (lire en ligne)
  21. Exclu pour s'être accroché à une moto : « Rué mis hors course », sur humanite.fr,‎ 21 juillet 1997 (consulté le 21 juillet 2014)
  22. Exclu en raison d'un contrôle antidopage positif lors de la 2e étape : «Abdou», l'aigle ouzbek pigeonné. C'est une figure du Tour qui est exclue. Un soigneur de sa formation a été licencié., sur liberation.fr,‎ 12 juillet 1997 (consulté le 25 juillet 2009).
  23. Exclu pour s'être accroché à la voiture de son directeur sportif : « Exclusion », sur humanite.fr,‎ 25 juillet 1997 (consulté le 25 juillet 2009)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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