Grussenheim

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Grussenheim
La mairie
La mairie
Blason de Grussenheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Colmar
Canton Andolsheim
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Ried Brun
Maire
Mandat
Martin Klipfel
2014-2020
Code postal 68320
Code commune 68110
Démographie
Population
municipale
794 hab. (2011)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 50″ N 7° 29′ 18″ E / 48.1472222222, 7.4883333333348° 08′ 50″ Nord 7° 29′ 18″ Est / 48.1472222222, 7.48833333333  
Altitude Min. 176 m – Max. 185 m
Superficie 7,53 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin

Voir sur la carte administrative du Haut-Rhin
City locator 14.svg
Grussenheim

Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin

Voir sur la carte topographique du Haut-Rhin
City locator 14.svg
Grussenheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Grussenheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Grussenheim

Grussenheim est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Grussenheim fait partie du canton d'Andolsheim et de l'arrondissement de Colmar. Les habitants sont appelés les Grussenheimois.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vieux village nommé successivement :

  • Grosinhaim en 737
  • Grucinhaim en 768
  • Grutsinhaim en 777
  • Grusenheim en 824
  • Grussenheim en 1114

Histoire[modifier | modifier le code]

Une voie romaine venant d'EHL traverse le ban de Grussenheim. Des vestiges romains sont mis au jour par les fouilles de Coste en 1862-1863, puis celles de Winckler et Gutman en 1894. Coste avait cru pouvoir affirmer que l'Argentovaria ne se situait pas à Horbourg (un peu plus au sud, à l'entrée de Colmar) comme tout le monde l'avait admis mais sur le site découvert à Grussenheim. A l'ouest du village ont été découverts des pièces de mosaïques ainsi que d'autres objets qui remonteraient à l'ère romaine. Ainsi on pense qu'il y avait à Grussenheim une importante villa romaine (entre -58 et -450 av. JC) En fait, en dehors de rares pièces de musée, Grussenheim est un site qui reste à étudier.

En 667 ap. JC, Grussenheim est donné à l'abbaye d'Ebersmunster par le duc Etichon, qui possédera plusieurs biens dans le village. Aujourd'hui, la forme en bulbe du clocher du village rappelle encore cette partie de l'histoire, le clocher d'Ebermunster ayant une forme similaire et assez unique en Alsace.

Au cours des siècles, Grussenheim passera entre les mains de la famille Habsbourg et de la famille des Rathsamhausen.

En 1747 est construit le presbytère et en 1750 l'Eglise de l'Exaltation de la Sainte Croix. Cette dernière sera agrandie en 1850, détruite dans les combats pour la libération du village en 1945 puis reconstruite en 1950. En 1810 est également construite la Mairie du village.

Dès 1850 a lieu le "Hafalamarik",traduit littéralement de l'alsacien : Le marché aux pots. Ce marché tient ses origines d'une tradition potière. Ce marché avait habituellement lieu le 1er mai. Ce marché, qui devint peu-à-peu la fête du village, se détourna de ses ambitions originelles pour devenir la fête de la tarte flambée. Celle-ci sera abandonnée dans les années 2000.

Les 18e et19e siècles sont également synonymes de développement démographique pour le petit village qui comptera en à la fin du 19e siècle près de 1200 habitants. Ce développement est notamment dû à l'installation de familles juives (400 personnes sur 1200 en 1866). La présence de familles juives a contribué au développement économique du village, qui comptait un certain nombre d'ateliers et d'artisans. En 1850 est construite une synagogue, située rue du Ried, qui sera incendiée par l'armée nazie lors de la Seconde Guerre mondiale. De plus, une école israélite a été construite en 1869, rue des Vosges, et un cimetière israélite a été aménagé en 1810, à l'ouest du village. La communauté juive a fuit en 1939, elle n'est, aujourd'hui, plus du tout présente dans le village.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en janvier 1945, le village fut le théâtre de violents combats. Le char le « Chemin des Dames »[1] du 501e régiment de chars de combat repose sur une stèle au nord-est du village, au bord de la Blind, pour en témoigner. Il est important de noter que le village, comme beaucoup d'autres en Alsace, a compté de nombreuses pertes notamment des Malgré-nous, des jeunes hommes incorporés de force dans l'armée nazie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Grussenheim

Les armes de Grussenheim se blasonnent ainsi :
« D'or à la croix pattée alézée de sinople. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Jean-Louis Seiler   Agriculteur
mars 2008 en cours Martin Klipfel   Instituteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 794 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
593 566 725 886 953 1 001 985 1 024 1 114
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 034 1 101 1 124 1 135 1 087 1 132 1 066 1 045 1 049
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
988 875 856 755 770 730 716 605 588
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
645 618 638 628 714 768 823 835 805
2011 - - - - - - - -
794 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Croix[modifier | modifier le code]

L'église avait vraisemblablement été équipée d'une horloge de Urbain Adam, comme en atteste la méridienne visible à l'extérieur de l'église. L'horloge existe peut-être encore[4]. L'église a été construite de 1748 à 1753 par un architecte tyrolien (Jean-Michel Schnöller). Elle s'inspire, par sa façade incurvée, unique en Alsace, du style baroque propre à l'architecture sacrée d'outre-Rhin. La nef, qui compte six axes, est agrandie en 1854 et l'église entière est reconstruite dans les années cinquante après les destructions de la seconde guerre mondiale. Le cloche bulbe appartient au style baroque populaire très répandu outre-Rhin et dans les églises savoyardes françaises, mais peu représenté en Alsace. Seule l'abbaye d'Ebersmunster a emprunté à cette architecture.

Presbytère[modifier | modifier le code]

Le presbytère est la résidence officielle du prêtre du village. Il compte de nos jours plusieurs logements. Le marché de Noël du village (« Noël à Grussenheim ») tourne autour du presbytère.

Mairie[modifier | modifier le code]

Char « Chemin des Dames »[modifier | modifier le code]

Commandé par le lieutenant Pierre de La Fouchardière, qui fut grièvement blessé, son char recevant un obus allemand de plein fouet, tuant ses camarades, il est blessé du bassin aux pieds[5]. Il se traîne hors du char et reste durant vingt heures dans la neige ; le froid (-20 °C) gèle son sang[5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les bus Trace[modifier | modifier le code]

Cette commune est desservie par les lignes et arrêts suivants :

class="wikitable" Parcours Arrêts dans la commune
24 Grussenheim / Riedwihr – Théâtre - Gare Grussenheim Centre, Grussenheim École

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :