Riom

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Riom

Riom vu de Montaclier
Riom vu de Montaclier

Riom#Blason
Détail
Administration
Pays France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme (Sous-préfecture)
Arrondissement Riom
Canton chef-lieu de 2 cantons : Riom-Est et Riom-Ouest
Code Insee abr. 63300
Code postal 63200
Maire
Mandat en cours
Jean-Claude Zicola (PS)
2008-2014
Intercommunalité Riom-Communauté
Site internet http://www.riom.net
Démographie
Population 18 818 hab. (2006)
Densité 589 hab./km²
Gentilé Riomois
Géographie
Coordonnées
géographiques
45° 53′ 40″ Nord
         3° 06′ 48″ Est
/ 45.8944444444, 3.11333333333
Altitudes mini. 314 m — maxi. 505 m
Superficie 31,97 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Riom (prononcé [rjɔ̃], comme dans lion) est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme et la région d'Auvergne. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Elle est l'une des quatre sous-préfectures du département avec Ambert, Issoire et Thiers.

Elle est le chef-lieu de deux cantons : Riom-Est et Riom-Ouest.

Les habitants de Riom sont appelés les Riomois.

Sommaire

[modifier] Blason

Blason de Riom : D'azur à la lettre R capitale d'or surmontée de deux fleurs de lys du même.

[modifier] Géographie

[modifier] Localisation

Au nord de Clermont-Ferrand, c'est la dernière commune avant Clermont-Ferrand sur la ligne de train qui dessert l'Auvergne depuis Paris Gare de Lyon.

Située à 10 minutes de la métropole régionale Clermont-Ferrand, Riom est la troisième ville du département du Puy-de-Dôme, après Clermont-Ferrand et Cournon-d'Auvergne. Elle bénéficie d’une situation privilégiée, entre la chaîne des Volcans d’Auvergne et la plaine de la Limagne.

Rose des vents Châtel-Guyon
Enval
Saint-Bonnet-près-Riom Pessat-Villeneuve Clerlande Rose des vents
Mozac
Marsat
N Ennezat
O    Riom    E
S
Châteaugay Ménétrol Saint-Beauzire
Enclave:

[modifier] Climat

Le climat de Riom se rattache aux relevés de Clermont-Ferrand qui est la station météorologique la plus proche, à 15 km au sud.

Située à l'est de la chaîne des Puys, la région clermontoise est caractérisée par une des plus fortes amplitudes thermiques annuelles de France. L’été chaud est marqué par des orages tandis que l’hiver est froid et sec. La station de mesures de Météo France a ainsi enregistré les températures extrêmes de +40,7  °C en juillet 1983 et de -29,0 °C en février 1929. La région clermontoise se situe en zone de rusticité 8a.

Ville Ensoleillement (h/an) Pluie (mm/an) Neige (j/an) Orage (j/an) Brouillard (j/an)
Paris 1 797 642 15 19 13
Nice 2 694 767 1 31 1
Strasbourg 1 637 610 30 29 65
Riom
(Clermont-Ferrand)[1]
1907 591 22 27 26
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40


  Relevés météo, station de Clermont-Ferrand (altitude : 329 m)[2]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) 0 1 3 5 8 12 14 14 11 8 3 3 6,8
Températures maximales moyennes (°C) 7 9 13 15 20 23 26 26 22 18 11 8 16,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 29 27,3 29,5 45,2 91,9 67,5 47,8 73,8 57,8 51,3 36 33,5 590,8

La pluviométrie est l’une des plus faibles de France avec 590 millimètres de précipitations par an[2] ; les pluies provenant de l'ouest sont arrêtées par la chaîne des Puys (d'où les sources, comme celle de Volvic). L’ensoleillement est de 1 900 heures par an[3].

[modifier] Administration

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[4])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
14 418 15 467 17 071 18 346 18 793 18 548 18 818
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Patrimoine

Le centre-ville de Riom est classé secteur sauvegardé au sens de la loi sur la protection du patrimoine (loi dite "Malraux" du code de l'urbanisme). Afin de dynamiser ce patrimoine, Riom dans le cadre de la communauté de communes, appartient au réseau du label Ville et Pays d'art et d'histoire.

[modifier] L'église Saint-Amable

Église Saint-Amable, extérieur
Église Saint-Amable, intérieur

Un baptistère est édifié au Ve siècle par Amable, prêtre de Riom. Édifice desservi par un chapitre de chanoines de Saint-Augustin depuis 1077 et qui devient séculier en 1548. En 1452, un tremblement de terre aurait obligé à renforcer l'un des quatre grands piliers du clocher[5]. À la Révolution, l'église devient un atelier de salpêtre. Dix-huit mois plus tard, elle est rendue au culte. Elle porte le titre de basilique depuis 1912. C'est le plus vaste édifice du diocèse après la cathédrale de Clermont. Son architecture est complexe puisqu'elle est marquée par toutes les périodes :

La flèche du clocher avait été supprimée à la Révolution.

[modifier] L'église Notre-Dame-du-Marthuret

Église Notre-Dame-du Marthuret

[modifier] La tour de l'Horloge

La tour de l'Horloge

Elle se situe au centre du quartier marchand, rue du Commerce, au Coin des Taules. La tour de l'Horloge est l'ancien beffroi, symbole des libertés communales acquises grâce à la charte de franchise, l'Alphonsine en 1270. Elle a été bâtie à partir de 1391 pour recevoir la cloche de la ville. La partie basse de plan carré sert d'assise à la tour octogonale édifiée vers 1530. En 1646, un ouragan renverse son couronnement originel. À la Révolution, on supprime les symboles royaux (décorations de fleurs de lys, etc.). L'accès au sommet (véritable plateforme) permet de découvrir une vue de l'ensemble du paysage urbain et des campagnes environnantes.

Elle est désormais le siège du service Animation du Patrimoine de Riom Communauté.

[modifier] La Sainte-Chapelle et la Cour d'appel

Article détaillé : Cour d'appel de Riom.

[modifier] Le monument des fusillés

Situé dans le cimetière de Riom, il est dédié à la mémoire des poilus fusillés pour l'exemple. Il est inscrit : "Aux victimes innocentes des conseils de guerre 1914 - 1918 et à celles de la milice et gestapo 1939 - 1944". C'est l'un des Monuments aux morts pacifistes de France.

[modifier] Histoire

Jusqu'à la Révolution française, Riom était la capitale de la province d'Auvergne. La ville est d'origine gallo-romaine : Ricomagus, « riche marché ». Dans l'intense féodalité de l'Auvergne à partir de l'an mil, la ville a grandi autour de l'église collégiale de Saint-Amable, le saint local, qui fut l'objet de pèlerinages. Riom a été la capitale des ducs d'Auvergne. Au XIVe siècle, la ville a bénéficié du patronage de Jean, duc de Berry, qui reconstruit le Palais Ducal et la Saint-Chapelle. En 1531, Riom et l'Auvergne sont revenues à la Couronne de France.

CHRONOLOGIE :

[modifier] Antiquité et Haut Moyen Âge

  • 50 av. J.-C. : Présence d'un bourg gallo-romain, Ricomagum (qui signifie Riche marché) ;
  • Ve siècle : Fondation d'un sanctuaire et d'un baptistère par saint Amable ;
  • 475 : Mort de saint Amable ;
  • 538 : Naissance de Grégoire de Tours à Riom[réf. nécessaire] ;
  • VIIe siècle : Agrandissement de l'église Saint-Amable.

[modifier] Bas Moyen Âge

Riom dessinée par Guillaume Revel pour son Armorial d'Auvergne vers 1450[6]

[modifier] Époque moderne

  • 1508 : Construction de l'hôtel de Cériers, actuel hôtel de ville ;
  • 1530 : Retour de l'Auvergne et de Riom à la couronne de France ;
  • Vers 1530 : Construction de la maison des Consuls et de l'hôtel Guymoneau ;
  • 1541 : Installation de la justice à Riom ;
  • 1551 : Installation du Présidial à Riom ;
  • 1577 : Installation d'un Bureau des finances ;
  • 1589 : Guerres de religions en Auvergne. Riom est le chef de la Ligue en Basse-Auvergne ;
  • 1618 : Installation des Pères de l'Oratoire ;
  • 1630 : Grande peste à Riom ;
  • 1646 : Grand ouragan à Riom ;
  • 1658 : Construction de l'hôpital général ;
  • 1687 : Boiseries de l'église Saint-Amable ;
  • 1739 : Démolition des remparts de la ville ;
  • 1740 : Construction de l'Hôtel Dufraisse du Cheix, actuel musée Mandet.

[modifier] Révolution française

  • 1789 : Malouet, député de Riom ;
  • 1790 : Soubrany, maire de Riom ;
  • 1792 : Gilbert Romme et Soubrany, députés de la Convention ;
  • 1793 : Aménagement de la place de la Fédération ;
  • 1794 : Destruction de la flèche de l'église Saint-Amable ;
  • 1795 : Exécution sur l'échafaud des députés Romme et Soubrany.

[modifier] XIXe siècle

  • 1801 : Riom devient sous-préfecture du Puy-de-Dôme ;
  • 1824 - 1848 : Construction de la Cour d'appel ;
  • 1855 : Arrivée du chemin de fer à Riom ;
  • 1859 : Création du musée Mandet ;
  • 1862 : Voyage de Napoléon III en Auvergne et plus particulièrement à Riom ;
  • 1883 : Construction de la manufacture des tabacs place Rouher.

[modifier] Époque contemporaine

  • 1904 - 1935 : Étienne Clémentel, maire de Riom ;
  • 1940 (20 juin) : Bombardement de Riom ;
  • 1940 (30 juillet) : Riom devient la Cour suprême de justice ;
  • 1942 (février à avril) : Procès de Riom ;
  • 1944 (25 août) : Libération de Riom ;
  • 1963 : Construction de la poste ;
  • 1967 : Riom, classée secteur sauvegardé ;
  • 1969 : Création du musée d'Auvergne (ou ATP : Art et Tradition Populaire) ;
  • 1975 : Riom, classée Ville d'art ;
  • 1979 : Donation de la collection Richard à la ville de Riom (musée Mandet) ;
  • 1983 : Inauguration du musée Mandet rénové (apport de la collection Richard) ;
  • 1983 - 1989 : Construction de logements sociaux dans le quartier des tanneries ;
  • 1989 - 1995 : Claude Liebermann, maire de Riom ;
  • 1990 : Construction du lycée professionnel Marie Laurencin ;
  • 1992 : Restauration du collège Michel de l'Hospital.

[modifier] Économie

  • Altadis (ex SEITA, manufacture des tabacs) ;
  • Usine de médicaments MSD, avec ses jardins minéraux par Philippe Treyve;
  • Luminox (usine de blocs autonomes d'éclairage de sécurité), filiale de la société américaine Cooper.

[modifier] Riomois célèbres

[modifier] Jumelages

[modifier] Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Riom.

[modifier] Notes et références

  1. Données de la station météorologique de Clermont-Ferrand (arrondies à l'unité supérieure), sources : Site de l'Internaute, Encyclopédie des villes
  2. ab Moyenne 1961-1990. Source : Mémorial de la météorologie nationale, Quid 2007, p. 984.
  3. Moyenne 1991-2000 - Source : Météo France
  4. Riom sur le site de l'Insee
  5. Émile Clouard, Riom, Les gens d'autrefois, Paris, Honoré Champion libraire – éditeur, 1910, pp. 724-725.
  6. Planche originale de l'Armorial de Revel conservée à la Bibliothèque nationale de France, sous la cote : Ms. fr. 22297, f° 41.
  7. Francine Mallot, « Les tremblements de terre en Basse-Auvergne aux XVe et XVIe siècles », dans L'histoire en Auvergne, CREHA, 1995.

[modifier] Bibliographie

  • Marie-Anne Barnier, Riom, ville d'art et d'histoire, 1995.
  • Henri Michel, Le Procès de Riom, édition Albin Michel, Paris, 1979.
  • Marie-Claire Ricard, Image de Riom, 1984.
  • Josiane Teyssot, Riom 1212 - 1557, capitale et bonne ville d'Auvergne, Nonette, Éditions Créer, 1999.

[modifier] Liens externes


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