Riom

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Riom
Riom vu de Montaclier
Riom vu de Montaclier
Blason de Riom
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme (sous-préfecture)
Arrondissement Riom
Canton Chef-lieu de deux cantons : Riom-Est et Riom-Ouest
Intercommunalité Riom-Communauté
Maire
Mandat
Pierre Pécoul (sans étiquette)
2014-2020
Code postal 63200
Code commune 63300
Démographie
Gentilé Riomois, Riomoises
Population
municipale
18 291 hab. (2011)
Densité 572 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 40″ N 3° 06′ 48″ E / 45.8944444444, 3.11333333333 ()45° 53′ 40″ Nord 3° 06′ 48″ Est / 45.8944444444, 3.11333333333 ()  
Altitude Min. 314 m – Max. 505 m
Superficie 31,97 km2
Localisation

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Liens
Site web riom.net

Riom (prononcé [ʁjɔ̃][1], comme « rions ») est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Elle est l'une des quatre sous-préfectures du département avec Ambert, Issoire et Thiers.

Elle est le chef-lieu de deux cantons : Riom-Est et Riom-Ouest.

Les habitants de Riom sont appelés les Riomois et les Riomoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Riom se situe à 14 km au nord de la préfecture Clermont-Ferrand et à 40 km au sud-ouest de Vichy, ainsi qu'à 75 km de Montluçon et 80 km de Moulins dans l'Allier.

Riom est la troisième ville du département du Puy-de-Dôme, après Clermont-Ferrand et Cournon-d'Auvergne. Elle bénéficie d’une situation privilégiée, entre la chaîne des Volcans d’Auvergne et la plaine de la Limagne.

Rose des vents Châtel-Guyon
Enval
Saint-Bonnet-près-Riom
Pessat-Villeneuve
Clerlande Rose des vents
Mozac
Marsat
N Ennezat
O    Riom    E
S
Châteaugay Ménétrol Saint-Beauzire

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Elle est traversée par l'Ambène.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Riom se rattache aux relevés de Clermont-Ferrand qui est la station météorologique la plus proche, à 15 km au sud.

Située à l'est de la chaîne des Puys, la région clermontoise est caractérisée par une des plus fortes amplitudes thermiques annuelles de France. L’été chaud est marqué par des orages tandis que l’hiver est froid et sec. La station de mesures de Météo-France a ainsi enregistré les températures extrêmes de +40,7  °C en juillet 1983 et de -29,0 °C en février 1929. La région clermontoise se situe en zone de rusticité 8a.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Riom (Clermont-Ferrand)[2] 2019 591 22 27 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Nuvola apps kweather.png  Relevés météo, station de Clermont-Ferrand (altitude : 329 m)[3]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) 0 1 3 5 8 12 14 14 11 8 3 3 6,8
Températures maximales moyennes (°C) 7 9 13 15 20 23 26 26 22 18 11 8 16,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 29 27,3 29,5 45,2 91,9 67,5 47,8 73,8 57,8 51,3 36 33,5 590,8

La pluviométrie est l’une des plus faibles de France avec 590 millimètres de précipitations par an[3] ; les pluies provenant de l'ouest sont arrêtées par la chaîne des Puys (d'où les sources, comme celle de Volvic). L’ensoleillement est de 2 000 heures par an[4].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Riom est située à 15 km au Nord du chef-lieu de région, Clermont-Ferrand.

Voies routières[modifier | modifier le code]

L’autoroute A71 A89 et des panneaux directionnels dont l’un indique Riom
L’échangeur 13 de l’autoroute A71 A89 dessert Riom.
La route départementale 446 au nord de Riom
Contournement nord de Riom.

La ville est traversée par la route nationale 9 déclassée et contournée à l’ouest par la RD 446 et à l’est par la RD 2009 anciennement RD 447 (configuration à 2×2 voies).

L’autoroute à deux numéros A71-A89 dessert la commune et son agglomération via son échangeur 13, elle permet de relier le centre-ville depuis son contournement Est jusqu’à Lyon, Clermont-Ferrand, Paris, Vichy et Bordeaux. Ouverte depuis 1987, elle est payante.

Le réseau départemental, géré par le Conseil général du Puy-de-Dôme, est vaste :

En 2013, le centre-ville de Riom a été classé en zone de rencontre[5], laquelle a été inaugurée le 6 avril[6].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le réseau urbain R'cobus dessert la ville de Riom. Toutes les lignes du réseau ont pour point central la gare SNCF[7].

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Au nord de Clermont-Ferrand, c'est la dernière commune avec sa gare (Riom - Châtel-Guyon) avant Clermont-Ferrand sur la ligne de train qui dessert l'Auvergne depuis Paris-Bercy.

La desserte TER Auvergne est étoffée par des relations entre les gares de Moulins, Saint-Germain-des-Fossés, Lyon-Perrache via Part-Dieu, Vichy, Montluçon et Gannat au nord et Gerzat, Clermont-Ferrand, Vic-le-Comte, Issoire et Brioude au sud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution française, Riom était la capitale de la province d'Auvergne. La ville est d'origine gallo-romaine : Ricomagus, « riche marché ». Dans l'intense féodalité de l'Auvergne à partir de l'an mil, la ville a grandi autour de l'église collégiale de Saint-Amable, le saint local, qui fut l'objet de pèlerinages. Riom a été la capitale des ducs d'Auvergne.

Au XIVe siècle, la ville a bénéficié du patronage de Jean, duc de Berry, qui reconstruit le Palais ducal et la Saint-Chapelle.

En 1531, Riom et l'Auvergne sont revenues à la Couronne de France.

Sous l'Ancien Régime, Riom devint la capitale de la généralité éponyme.

Lors du régime de Vichy, Riom fut la capitale juridique de la zone libre. En 1942, s'est tenu le procès de Riom lors duquel le régime de Vichy reprochait à plusieurs hommes politiques du Front populaire d'être responsables de la défaite en ayant empêché le réarmement de la France par la mise en place de réformes sociales. Ils ont été séquestrés non loin, au Château de Chazeron, dans l'attente de leur procès. Il y eut également le procès par contumace du général Charles de Gaulle pour s'être opposé au régime de Vichy lors de l'Occupation ; il ne sera naturellement pas emprisonné à la Libération.

CHRONOLOGIE :

Antiquité et haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • 50 av. J.-C. : Présence d'un bourg gallo-romain, Ricomagum (qui signifie Riche marché) ;
  • Ve siècle : Fondation d'un sanctuaire et d'un baptistère par saint Amable ;
  • 475 : Mort de saint Amable ;
  • 538 : Naissance de Grégoire de Tours à Riom[réf. nécessaire] ;
  • VIIe siècle : Agrandissement de l'église Saint-Amable.

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Riom dessinée par Guillaume Revel pour son Armorial d'Auvergne vers 1450. À gauche le palais construit par le duc de Berry et la Sainte-Chapelle, à droite l'abbatiale Saint-Amable. Au centre la tour-porte de Layat, entrée à Riom de la route de Paris[8].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • 1508 : Construction de l'hôtel de Cériers, par la famille de Sereys (alliée aux Dubourg), actuel hôtel de ville ;
  • 1530 : Retour de l'Auvergne et de Riom à la couronne de France ;
  • Vers 1530 : Construction de la maison des Consuls, par Jacques du Bourg, Lieutenant Général de la Sénéchaussée d'Auvergne, et de l'hôtel Guymoneau ;
  • 1541 : Installation de la justice à Riom ;
  • 1551 : Installation du Présidial à Riom ;
  • 1577 : Installation d'un Bureau des finances ;
  • 1589 : Guerres de religions en Auvergne. Riom est le chef de la Ligue en Basse-Auvergne ;
  • 1618 : Installation des Pères de l'Oratoire ;
  • 1623 : installation du couvent des Visitandines, devenue Institution Sainte-Marie et aujourd'hui une résidence.
  • 1630 : Grande peste à Riom ;
  • 1646 : Grand ouragan à Riom ;
  • 1658 : Construction de l'hôpital général ;
  • 1687 : Boiseries de l'église Saint-Amable ;
  • 1739 : Démolition des remparts de la ville ;
  • 1740 : Construction de l'Hôtel Dufraisse du Cheix, actuel musée Mandet.

Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1789, Malouet est élu député de Riom aux états généraux. L’année suivante, Soubrany est élu maire de Riom.

En 1792, Gilbert Romme et Soubrany sont élus députés à la Convention.

Le comité secret de surveillance et de sûreté générale de Riom est institué en anticipant la loi du 21 mars 1793, dès le 31 mars (le texte de la loi n’était pas parvenu aux communes). La municipalité est très active dans la lutte contre les contre-révolutionnaires. Il est très actif dans la surveillance des parents d’immigrés et des ci-devants nobles, et se charge de la délivrance des certificats de civisme. Avec les troubles contre-révolutionnaires de Lozère, il multiplie les arrestations : 29 d’avril à août, pour une population de 12 000 habitants. Ce chiffre relativement peu élevé est encore diminué par une vague de libérations en juillet et août. Le décret du 14 frimaire an II réorganise la constitution des comités en interdisant le cumul de fonctions entre municipalité, comité de surveillance et garde nationale : le comité passe de 12 à 14 membres, dont dix nouveaux. Après le 9-Thermidor, le comité est réorganisé : les membres de la noblesse de robe en sont exclus (octobre 1794). Les simples cultivateurs sont admis (la moitié des membres) et côtoient des petits fonctionnaires et commerçants. Après avoir libéré la plupart des internés, il est dissous le 30 ventôse an III[10]. La place de la Fédération est aménagée en 1793.

Une club politique est créé en avril 1793, sous le nom de « Société des amis de la Liberté et de l’Égalité »[10].

La flèche de l'église Saint-Amable est détruite en 1794, ce qui explique aussi qu'une partie de l'église soit construit selon un style baroque tardif.

Les députés Romme et Soubrany sont guillotinés en 1795.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1801 : Riom devient sous-préfecture du Puy-de-Dôme ;
  • 1824 - 1848 : Construction de la Cour d'appel ;
  • 1855 : Arrivée du chemin de fer à Riom ;
  • 1859 : Création du musée Mandet ;
  • 1862 : Voyage de Napoléon III en Auvergne et plus particulièrement à Riom ;
  • 1883 : Construction de la manufacture des tabacs place Rouher ;
  • 1886 : Installation des Pères Maristes et ouverture du Lycée Sainte-Marie (qui existe toujours).

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1904 - 1935 : Étienne Clémentel, maire de Riom ;
  • 1940 (20 juin) : Bombardement de Riom ;
  • 1940 (30 juillet) : Riom devient la Cour suprême de justice ;
  • Entre 1940 et 1944, l’abbé Annéser, curé de Boulange, se réfugie dans la ville de Riom et la ville de Volvic en zone libre avec environ 900 de ses paroissiens.

1942 (février à avril) : Procès de Riom ;

  • 1944 (25 août) : Libération de Riom ;
  • 1963 : Construction de la poste ;
  • 1967 : Riom, création d'un secteur sauvegardé ;
  • 1969 : Création du musée d'Auvergne (ou ATP : Art et Tradition Populaire) ;
  • 1975 : Riom, classée Ville d'art ;
  • 1979 : Donation de la collection Richard à la ville de Riom (musée Mandet) ;
  • 1983 : Inauguration du musée Mandet rénové (apport de la collection Richard) ;
  • 1983 - 1989 : Construction de logements sociaux dans le quartier des tanneries ;
  • 1985 : Riom, labellisée Ville d'art et d'histoire
  • 1989 - 1995 : Claude Liebermann, maire de Riom ;
  • 1990 : Construction du lycée professionnel Marie Laurencin ;
  • 1991 : Plan de sauvetage du centre ville - restauration des chaussées de l'ensemble des rues
  • 1992 : Restauration du collège Michel de l'Hospital ;
  • 1993 : Réhabilitation du parvis de l'église Saint-Amable
  • 1993 : Ouverture du golf
  • 2005 : le label Ville d'art et d'histoire s'élargit à Riom Communauté qui devient Pays d'art et d'histoire
  • 2009 : Inauguration du lycée du bâtiment Pierre-Joël-Bonté.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal est composé de trente-trois élus répartis en deux groupes politiques : "Unis pour Riom" (Pierre Pécoul, UMP-UDI, 26 élus), et "Riom pour tous" (Pierrette Chiesa, PS, Europe Écologie-Les Verts, PCF, 7 élus).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 mars 1971 Guy Thomas Droite Docteur en médecine - Résistant - Déporté au camp de Buchenwald
mars 1971 mars 1977      
mars 1977 mars 1989 Jean Ehrard PS  
mars 1989 juin 1995 Claude Liebermann UDF Conseiller général de Riom-Est
juin 1995 mars 1998 Pierre-Joël Bonté PS Conseiller général de Riom-Est
(Il démissionne à la suite de son élection en tant que président du Conseil général du Puy-de-Dôme.)
mars 1998 mars 2014 Jean-Claude Zicola PS Conseiller général de Riom-Est depuis 2004
(Nommé par le Conseil municipal à la suite de la démission de Pierre-Joël Bonté.)
(Réélu au premier tour avec 53,64 % des voix.)
mars 2014 en cours Pierre Pécoul Divers droite (soutenu par l'UMP et l'UDI)  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Avec 18 040 habitants en 2007 (47 % d'hommes et 53 % de femmes), Riom est la troisième commune la plus peuplée du département du Puy-de-Dôme, derrière son chef-lieu Clermont-Ferrand (139 501 hab.) et Cournon-d'Auvergne (18 501 hab.) mais devant Chamalières (17 710 hab.).


En 2011, la commune comptait 18 291 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 152 13 328 14 114 12 584 12 379 11 473 12 259 12 845 12 386
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11 976 10 863 10 401 10 770 10 801 10 304 10 309 11 189 11 131
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
11 061 10 627 10 561 10 435 10 944 11 042 11 425 12 975 12 664
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
14 418 15 467 17 071 18 346 18 793 18 548 18 118 18 291 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • Altadis (ex SEITA, manufacture des tabacs) ;
  • Usine de médicaments MSD, avec ses jardins minéraux par Philippe Treyve ;
  • Luminox (usine de blocs autonomes d'éclairage de sécurité), filiale de la société américaine Cooper.

L'agglomération riomoise possède deux zones commerciales majeures :

Il y a aussi :

  • Le Parc européen d'entreprises de Riom
  • Le Parc artisanal de Layat.

Riom a un marché des producteurs actif : il se réunit tous les samedis matins et les mercredis aux halles. Déballage de spécialités locales : fromages, produits régionaux…

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le centre-ville de Riom est classé secteur sauvegardé au sens de la loi sur la protection du patrimoine (loi dite "Malraux" du code de l'urbanisme). Afin de dynamiser ce patrimoine, Riom dans le cadre de la communauté de communes, appartient au réseau du label Ville et Pays d'art et d'histoire.

En 1212, Philippe Auguste avait annexé le comté d'Auvergne pour en faire la Terre d'Auvergne avec Riom comme capitale, bien que Clermont soit la ville la plus importante du comté, mais elle était la ville de l'évêque. La Terre d'Auvergne avait été donnée en apanage à Alphonse de Poitiers puis à Jean de Berry, enfin, par sa fille, à la maison de Bourbon. Elle revint dans le domaine royal en 1531. La qualité de ville royale où se trouvait le pouvoir civil et judiciaire du comté d'Auvergne jusqu'à la Révolution a permis à la ville de posséder un très riche patrimoine architectural. L'incendie de 1483 et le séisme de 1490 font que la plupart des bâtiments civils du centre ancien subsistants ont été construits après.

Les rues du centre ancien[modifier | modifier le code]

Le centre ancien était entouré de remparts qui ont été démolis entre 1739 et 1768. Les boulevards actuels ont été tracés sur les anciens fossés (boulevard chancelier de L'Hospital, boulevard Desaix, boulevard Clémentel, boulevard de la République, boulevard de la Liberté).
D'imposantes demeures bourgeoises bâties d'un bloc et où cohabitaient dès le XVIIIe siècle plusieurs générations de riches familles sont visibles. Ces maisons pouvaient abriter jusqu'à 40 personnes.
Plusieurs rues du centre ancien possèdent ces bâtiments intéressants[15],[16] :

  • la rue de l'Hôtel de ville :

La rue de l'Hôtel de ville s'appelait rue du Palais et partait de la porte de La Bade, devant le château dont il reste la Sainte-Chapelle, pour aller vers l'abbaye Saint-Amable dont il subsiste l'église. Elle se termine au coin des Taules, à l'intersection des rues de l'Horloge, au nord, et la rue du Commerce, au sud. Elle se prolonge par la rue Saint-Amable, ancienne rue Mercière, qui s'arrêtait à l'abbaye. La rue séparait deux quartiers de la ville, le quartier du Poux, au nord, et le quartier Naigueperse, au sud.

    • le musée Mandet[17], ancien hôtel Dufraisse du Cheix[18] (n° 14),
    • Immeuble de la Banque de France[19] (n° 17),
    • l'hôtel Grangier de Cordès[20] (n° 20) construit en 1755,
    • l'hôtel de ville, ancien hôtel de Cériers (n° 23),
    • l'hôtel de Laval de Lacresne[21] (n° 27)
    • la maison des Consuls[22],[23], La maison des Consuls a été construite au XVIe siècle. Il n'y a jamais eu de consuls habitant ou séjournant dans cette maison. Ce nom provient des médaillons en terre cuite représentant des visages d'inspiration romaine. La façade est sur arcades. Elle marie la verticalité du style gothique avec l'horizontalité de la Renaissance. Belle et élégante tourelle d'angle. Fenêtres à meneaux entourés de rinceaux superbement travaillés. Sur le fronton de gauche : la salamandre de François Ier symbolisant le rattachement de l'Auvergne à son royaume.
    • la maison de bois[24] ou maison Mazuer (n° 33),
    • l'hôtel Soubrany de Bénistant[25] (n° 41), avec ses fenêtres à meneaux encadrées de pilastres et surmontées d'un fronton.

La rue de l'Horloge et la rue du Commerce constituent l'axe nord-sud, autrefois rue des Taules, de la ville ancienne. Elles donnaient, au nord sur la route de Paris par la tour-porte de Layat, et au sud sur la porte de Clermont.

  • la rue de l'Horloge :
    • l'hôtel Arnoux de Maison-Rouge[26] (n° 7), possède une façade du XVIIIe siècle. Dans la cour intérieure, de beaux oculi sculptés ornés d'amours, de masques et de fruits.
    • le beffroi ou tour de l'Horloge[27] (n° 5),
    • l'hôtel Guymoneau[28] (n° 12), est un hôtel du XVIe siècle. Belle cour avec un escalier à vis décoré d'une Annonciation et de quatre médaillons. À côté, deux arcades surmontées de quatre statues symbolisant la Force, la Justice, la Prudence et la Tempérance.
    • l'hôtel Chabre (n° 15) possède une belle porte ouvragée du XVIIIe siècle.
  • la rue du Commerce :
    • la maison Prenat[29] (n° 8),
    • le bâtiment de l'ancienne chambre de commerce avec sa grande salle voûtée conduisant à un jardin.
    • l'hôtel de Rochevend (n° 36)[30]
  • rue de l'Hôtel des Monnaies
    • l'hôtel Chauvigny de Blot[31] (n° 22)
  • rue Soubrany :
    • hôtel Dujouhannel de Jenzat[32] (n° 9), à partir de 1735
  • rue Croisier :
    • hôtel de l'Ancienne Monnaie (n°10) construit en 1420. Occupé par la sous-préfecture depuis 1846,
  • rue Gilbert Romme :

Ancienne rue de Mozat, entre la rue du Commerce et la porte de Mozat qui conduit à l'abbaye Saint-Pierre de Mozac. Elle se prolonge vers l'est par la rue Marivaux. La rue de Mozat partageait la ville en deux quartiers : le quartier Saint-Amable au nord où se trouvait l'abbaye éponyme et le quartier Saint-Jean, au sud, ancien quartier des tanneries. Au 27 de cette rue, il est possible d'admirer une belle enseigne de bottier du XVIIIe siècle. On peut voir aussi dans cette rue, une fontaine représentant Adam et Ève datant du XVIIe siècle. Les traits d'Ève seraient ceux de la femme du commanditaire de la fontaine, ceux d'Adam celui du sculpteur amant de la femme du commanditaire et le diable en bas ceux du dit commanditaire de la fontaine.

    • Hôtel de Giat[34] (n° 14 bis, 16, 18),
    • Logis de la Croix d'Or[35] (n° 29)
  • rue Marivaux :
    • Collège Michel de l'Hospital, ancien collège des Oratoriens (n° 2), commencé en 1674 et terminé en 1867,
    • Hôtel de Lauzanne (n° 22)
  • rue Daurat :
    • Hôtel du 3 rue Daurat[36] construit en 1766 et habité par l'ingénieur Legay. Dans la cour, se trouve un linteau du XVIe siècle provenant d'une léproserie.
    • Maison d'un alchimiste (n° 25) dont le blason se voit au-dessus de la porte.
  • rue Chabrol :
    • Hôtel de Chabrol-Tournoëlle (n° 5)[37], commencé en 1701,
    • Hôtel Desaix (n° 2)[38]
  • rue Delille :
    • Musée régional d'Auvergne des Arts et traditions populaires (n° 10 bis)[39]
  • rue de la Caisse d'Épargne :
    • hôtel du baron Grenier (n° 8)[40], immeuble de la Caisse d'Épargne
    • hôtel Forget (n° 9)[41]
  • Place de la Fédération :

Agencée dès 1793 pour mettre en valeur la halle aux blés, cette place était aussi le lieu des fêtes révolutionnaires puis populaires. À son origine, il n'y avait pas d'arbres. Les travaux constants depuis le XVIIIe siècle rendent la lisibilité du projet initial impossible.

La basilique Saint-Amable[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Basilique Saint-Amable.
Basilique Saint-Amable, extérieur
Basilique Saint-Amable, intérieur

Un baptistère est édifié au Ve siècle par saint Amable, prêtre de Riom. Édifice desservi par un chapitre de chanoines de Saint-Augustin depuis 1077 et qui devient séculier en 1548. En 1452, un tremblement de terre aurait obligé à renforcer l'un des quatre grands piliers du clocher[42]. À la Révolution, l'église devient un atelier de salpêtre. Dix-huit mois plus tard, elle est rendue au culte. Elle porte le titre de basilique mineure, à la suite de la demande de Monseigneur Pierre-Marie Belmont, alors évêque de Clermont, qui voyant la piété des paroissiens demanda au pape Pie X l'élévation au titre de basilique mineure ; le pape l'élèvera par bref du 7 mars 1912[43]. C'est le plus vaste édifice du diocèse après la cathédrale de Clermont. Son architecture est complexe puisqu'elle est marquée par toutes les périodes :

La flèche en pierre de taille du clocher avait été supprimée à la Révolution.

Dans le bras nord du transept on peut voir l'œuvre, Le Christ apaisant la tempête[44], de Claude Marie Dubufe datant de 1819. Le maître de Dubufe n'était rien d'autre que David.

L'église possède un mobilier intéressant : un autel biface en marbre du XVIIIe siècle, une chasse de saint Amable du XIXe siècle remplaçant la précédente fondue au moment de la Révolution.

La basilique Saint-Amable de Riom est classée monument historique depuis 1840[45].

L'église Notre-Dame-du-Marthuret[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-du Marthuret.

L'église fut construite au début du XIVe siècle. C'est une collégiale à nef unique. Elle est l'un des derniers exemples au Nord du style gothique languedocien. Au-dessus du portail, une copie de la Vierge à l'oiseau ; l'original étant à l'intérieur, dans la première chapelle, à droite en rentrant. Cette vierge date du XIVe siècle. Elle fut sauvée des destructions révolutionnaires par les bouchers de Riom.

La tour de l'Horloge[modifier | modifier le code]

La tour de l'Horloge.

La tour de l'Horloge se situe au centre du quartier marchand, rue du Commerce, au Coin des Taules. Elle est l'ancien beffroi, symbole des libertés communales acquises grâce à la charte de franchise, l'Alphonsine en 1270. Elle a été bâtie à partir de 1391 pour recevoir la cloche de la ville. Autrefois,un automate frappait la cloche. La partie basse, de plan carré, est de style gothique. Elle est sur trois niveaux et elle sert d'assise à la tour octogonale couverte d'un dôme soutenu par huit colonnes et édifiée vers 1530. En 1646, un ouragan renverse son couronnement originel. À la Révolution, on supprime les symboles royaux (décorations de fleurs de lys, etc.) mais la salamandre, symbole du roi François Ier situé juste au-dessus du cadran de l'horloge, a été épargnée. L'accès au sommet (véritable plateforme) permet de découvrir une vue de l'ensemble du paysage urbain et des campagnes environnantes.

À remarquer, à côté de la porte, l'aune de Riom (1,88 m) est scellée dans le mur.

La tour est désormais le siège du service d'animation du patrimoine de Riom-Communauté.

La Sainte-Chapelle et la cour d'appel[modifier | modifier le code]

Entrée de la Cour d'appel de Riom
Articles détaillés : Cour d'appel de Riom et Sainte-Chapelle de Riom.

La Sainte-Chapelle de Riom a été élevée à partir de 1395-1396 et achevée vers 1403, selon le modèle de la Sainte-Chapelle royale de Paris.

Celle de Riom a été construite par Hugues Foucher, maître des œuvres ducales en Auvergne. Il s'agit du dernier élément conservé en place de la résidence construite à la fin du XIVe siècle par Jean de Berry, car Riom était le siège royal de la province d'Auvergne. Elle est de style gothique flamboyant. La majeure partie des vitraux sont du XVe siècle. Ils illustrent l'Ancien et le Nouveau Testament.La lecture des vitraux est rendue difficile par les restaurations du XIXe siècle qui n'ont pas restitué l'ordre initial.

Sur le mur du fond, une tapisserie d'Aubusson est étendue.

La Sainte-Chapelle est classée monument historique depuis 1840[46]. Le propriétaire actuel est le ministère de la Justice puisqu'elle est comprise dans l'enceinte de la Cour d'appel de Riom.

Le monument des fusillés[modifier | modifier le code]

Situé dans le cimetière de Riom, il est dédié à la mémoire des poilus fusillés pour l'exemple. Il est inscrit : « Aux victimes innocentes des conseils de guerre 1914 - 1918 et à celles de la milice et gestapo 1939 - 1944 ». C'est l'un des Monuments aux morts pacifistes de France. Édifié à l'initiative de l'Association républicaine des anciens combattants (ARAC), il est inauguré le 11 novembre 1922.

L'hôtel de ville[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Riom[47] est l'ancien hôtel de Cériers, devenu ensuite l'hôtel Frétat. Le bâtiment est construit autour d'une cour intérieure marquée par l'influence italienne. La cour intérieure, est bordée au rez-de-chaussée sur les deux ailes du XVIe siècle, par une galerie dans laquelle se trouve la statue "Le baiser de la gloire" (1923) de Raymond Léon Rivoire. Dans le vestibule d'entrée une plaque en lave émaillée reproduisant la lettre de Jeanne d'Arc aux Riomois (1429). Le bâtiment sert d'hôtel de ville depuis le XIXe siècle. Il a été construit au XVIe siècle par la famille Cériers qui a donné dix-sept consuls à la ville de Riom entre 1270 et 1539 et un chancelier à la sénéchaussée d'Auvergne. Jean II de Cériers, père du bâtisseur de l'hôtel, avait été trésorier du duc de Bourbon et d'Auvergne jusqu'au retour de la Terre d'Auvergne à la Couronne en 1523. Son fils, Amable de Cériers a été un élu du bas-pays d'Auvergne entre 1521 et 1540. Il avait obtenu des lettres de réhabilitation de noblesse par François Ier en 1527. Il était marié avec Jeanne Robertet dont le frère Florimond Robertet a été notaire et secrétaire de Charles VIII, Louis XII et François Ier avant d'être, en 1505, un ambassadeur auprès de la République de Florence.
La construction de l'hôtel de Cériers a dû être entreprise entre 1521 et 1526. L'hôtel est devenu la propriété de la famille de Frétat entre 1615 et 1650. La façade sur la rue de l'hôtel de ville est des XVIIe ‑ XVIIIe siècles.
L'hôtel a été acquis en 1721 pour en faire le logement de l'intendant d'Auvergne. Les corps de bâtiment ouest et nord sur cour ont été repris au XVIIIe siècle.
La cour de l'hôtel de ville abrite le monument aux morts de la Première Guerre mondiale. C'est un bronze d'Auguste Rodin, "Gallia Victrix", qui a été réalisé d'après un modèle de Camille Claudel.

L'ensemble de l'hôtel a été restauré en 1910.

Agence des musiques des territoires d'Auvergne (AMTA)[modifier | modifier le code]

L'Agence des musiques des territoires d'Auvergne (AMTA)[48] est une association régionale rassemblant un millier d'adhérents d'horizons géographique, culturel et sociologique divers ayant pour passion commune l'Auvergne, ses habitants et leurs savoir-faire. Depuis sa création en 1985, l'AMTA est en convention avec le ministère de la Culture, le Conseil régional d'Auvergne et la ville de Riom où elle est implantée. Issue du mouvement d'éducation populaire et très attachée à la diversité culturelle, l'AMTA s'attelle à faire connaître et comprendre les gens des « pays d'Auvergne » et à transmettre leurs connaissances. Pour cela, les bénévoles et permanents de l'association collectent la mémoire des femmes et des hommes porteuse d'imaginaire particulier, de dialectes complexes, de lien et de sens entre « l'hier » et « l'aujourd'hui », le rural et l’urbain, l’autochtone et le nouvel arrivant, la tradition et la modernité. Ce patrimoine recouvre les musiques et danses, les contes, les langues vernaculaires, les savoir-faire.

La bibliothèque intercommunale[modifier | modifier le code]

La bibliothèque intercommunale de Riom - à l'origine bibliothèque municipale - , établie depuis la Révolution française[49], possède une collection comprenant 90 000 documents (livres, journaux, etc.), quinze manuscrits médiévaux confisqués des communautés religieux. Le ministère de la culture a réalisé des copies digitales de trois manuscrits enluminés.

Depuis 2005, l'ensemble des onze points lecture du territoire de Riom-Communauté forme un réseau intercommunal. La structure de Riom en est la bibliothèque centrale.

Le musée Mandet[modifier | modifier le code]

Le musée se trouve dans l'hôtel Dufraisse du Cheix[50], hôtel de style Louis XV reprenant le plan des hôtels parisiens entre cour et jardin, construit à l'angle de la rue de l'Hôtel de ville et le rue Chabrol. L'hôtel a été construit à partir de 1707 pour Annet Dufraisse (1672-1709).

L'hôtel abrite depuis 1866 les collections de peintures et de sculptures de l'Antiquité au XIXe siècle. Il abrite une importe collection de portraits d'hommes célèbres de l'Auvergne que l'on peut toujours voir.

En 1983, les amateurs d'art riomois, les époux Richard, font don de quelque 5 500 œuvres au musée : peintures, sculptures, objets d'art décoratif dont une belle collection d'orfèvrerie.

En 2010, la restauration des bâtiments est terminée. Des espaces pédagogiques sont aménagés ainsi qu'une bibliothèque de recherche et un département des arts décoratifs de 1950 à nos jours est créé. Il possède une collection de plus d'une centaine de pièces d'orfèvrerie, de verrerie et de céramique dont certaines ont été créées spécialement pour le musée (Roland Daraspe,Goudji).

Le musée continue à présenter ses anciennes collections : tableaux de l'école flamande, hollandaise et française des XVIIe et XVIIIe siècles, tableaux orientalisants du XIXe siècle, et plus particulièrement les tableaux du peintre né à Riom Alphonse Cornet, décorateur des châteaux du Louvre et de Fontainebleau.

Le musée présente aussi une belle collection d'objets provenant de l'Antiquité romaine, grecque, étrusque et égyptienne : petits bronzes, terres-cuites, statuettes d'argile, poteries, bijoux…

Des œuvres du Moyen Âge sont montrées : chapiteaux sculptés, bénitiers, différentes pièces lapidaires mais aussi des statues en bois dont une remarquable Sainte Véronique du XIVe siècle et une sévère Vierge en majesté du XIIe siècle en chêne, des meubles ciselés, des émaux champlevés du XIIIe siècle provenant de Limoges.

La Renaissance n'est pas oubliée : tableaux, tapisseries, meubles…

La période classique (XVIIe ‑ XVIIIe siècles) est illustrée par la mise en valeur de meubles marquetés, des tapisseries d'Aubusson du XVIIe siècle, de l'argenterie et de la porcelaine et par une collection surprenante de râpes à tabac.

Le musée présente aussi une collection d'armes anciennes dont le « tromblon de Mandrin ».

Le musée régional d'Auvergne[modifier | modifier le code]

Le musée[51] se trouve au 10bis rue Delille dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle donné en 1958 par Mademoiselle Luce de Montgon.

Il présente l'ethnographie régionale de la Haute et Basse Auvergne. Sur trois étages, outils et objets retracent la vie rurale et agricole, l'artisanat, les fêtes populaires, les costumes des habitants. Très belle collection de sculptures religieuses rassemblées par l'abbé Douissard à partir des années 1960. Belle collection de coiffes.

Le forum Rexy - Théâtre municipal[modifier | modifier le code]

Le Rexy est construit à l'emplacement de l’Ancienne comédie / salle de cinéma, ouvrant sur la rue Hellénie. Il devient un cinéma dans les années 1920, est détruit en 1934 par un incendie et reconstruit en 1936. Sa façade est refaite en 1985 et repeinte en 2000[52].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Buste d'Étienne Clémentel dans la cour de la mairie de Riom

Héraldique et logotypes[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Riom.svg Le blasonnement de Riom est : D'azur à la lettre R capitale d'or surmontée de deux fleurs de lys du même.[53]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

L'ancien logo utilisée par la ville représente la tour de l'horloge, symbole des libertés communales. Il a été remplacé en novembre 2009, la tour étant modernisée dans la lettre "i"[réf. nécessaire].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Anne Barnier, Riom, ville d'art et d'histoire, 1995.
  • Henri Michel, Le Procès de Riom, édition Albin Michel, Paris, 1979.
  • Marie-Claire Ricard, Image de Riom, 1984.
  • Josiane Teyssot, Riom 1212 - 1557, capitale et bonne ville d'Auvergne, Nonette, Éditions Créer, 1999.
  • Claude-Barthélémy Bernard, Histoire de Rhion, chef d'Auvergne, en vulguere françois. Lyon : Jean d'Ogerolles, 1559. 16°, 167 p. (Paris, BnF)
  • Paul Lutz et Pascal Piéra, Riom,ville d'art,d'histoire et de secrets,édition Créer.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters,‎ 1994, p. 104.
  2. Données de la station météorologique de Clermont-Ferrand (arrondies à l'unité supérieure), sources : Site de l'Internaute, Encyclopédie des villes
  3. a et b Moyenne 1961-1990. Source : Mémorial de la météorologie nationale, Quid 2007, p. 984.
  4. Moyenne 1991-2000 - Source : Météo France
  5. Yannick Kusy, « Riom crée sa « zone de rencontre » », sur France 3 Auvergne,‎ 18 janvier 2013 (consulté le 5 octobre 2013).
  6. Julia Derossis, « En place depuis le début de l’année, la zone de rencontre a été inaugurée hier », La Montagne,‎ 7 avril 2013 (lire en ligne) (édition de Riom).
  7. « Transport », sur le site de Riom-Communauté (consulté le 5 octobre 2013).
  8. Planche originale de l'Armorial de Revel conservée à la Bibliothèque nationale de France, sous la cote : Ms. fr. 22297, f° 41.
  9. Francine Mallot, « Les tremblements de terre en Basse-Auvergne aux XVe et XVIe siècles », dans L'histoire en Auvergne, CREHA, 1995.
  10. a et b Philippe Bourdin, « Naissance et évolution des comités de surveillance du Puy-de-Dôme », Rives nord-méditerranéennes, 18 | 2004, mis en ligne le 07 décembre 2006, consulté le 14 mai 2013.
  11. a, b, c, d et e Philippe Bourdin, « Les « Jacobins » du Bois de Cros (Clermont-Ferrand, an V) : Chronique d'un massacre annoncé », Annales historiques de la Révolution française. N°308, 1997. p. 255.
  12. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v et w Georges Bonnefoy, Histoire de l'administration civile dans la province d'Auvergne et le département du Puy-de-Dôme, vol. 4, Paris, Lechevalier, 1897, p. 59 et suivantes.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. Bénédicte Renaud, L'inventaire de l'architecture civile médiévale de la ville de Riom : bilan provisoire, pp. 363-391, dans Congrès archéologique de France. 158e session. Basse-Auvergne, Grande Limagne. 2000, Société française d'archéologie Paris, 2003
  16. François Werner, Riom, Éditions Canope, Chamalières, 1990 (ISBN 2-906320-11-0)
  17. « Notice no IA63001573 », base Mérimée, ministère français de la Culture : hôtel, hôtel Dufraisse du XVIIIe siècle, actuellement musée Mandet
  18. Bénédicte Renaud, L'hôtel Dufraisse à Riom, pp. 403-410, dans Congrès archéologique de France. 158e session. Basse-Auvergne, Grande Limagne. 2000, Société française d'archéologie Paris, 2003
  19. « Notice no IA63002117 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Immeuble, banque de France
  20. « Notice no IA63001530 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel, dit hôtel Grangier de Cordès, actuellement immeuble
  21. « Notice no PA00092286 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel de Laval de Lacresne
  22. « Notice no PA00092292 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Maison des Consuls
  23. Bénédicte Renaud, Deux édifices riomois de la première Renaissance : l'hôtel de Cériers et la maison dite des Consuls, pp. 393-402, dans Congrès archéologique de France. 158e session. Basse-Auvergne, Grande Limagne. 2000, Société française d'archéologie Paris, 2003
  24. « Notice no PA00092293 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Maison Mazuer
  25. « Notice no IA63001630 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Ancien hôtel Soubrany
  26. « Notice no PA00092276 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel Arnoux de Maison-Rouge
  27. « Notice no IA63001059 », base Mérimée, ministère français de la Culture : beffroi, tour de l'horloge
  28. « Notice no IA63001442 », base Mérimée, ministère français de la Culture : hôtel, dit hôtel Guimoneau, actuellement immeuble
  29. « Notice no IA63001455 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Maison
  30. « Notice no PA00092302 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Maison
  31. « Notice no IA63001064 », base Mérimée, ministère français de la Culture : hôtel des monnaies, actuellement annexe municipale
  32. « Notice no IA63002116 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel du Jouhannel de Jenzat
  33. « Notice no IA63001528 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Maison
  34. « Notice no PA00092283 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel de Giat
  35. « Notice no PA00092291 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Logis de la Croix d'Or
  36. « Notice no PA00092305 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Maison
  37. « Notice no PA00092278 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel de Chabrol-Tournoëlle
  38. « Notice no PA00092280 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel Desaix
  39. « Notice no IA63002240 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel, actuellement musée régional d'Auvergne
  40. « Notice no IA63001416 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel
  41. « Notice no IA63001030 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel, dit hôtel Forget
  42. Émile Clouard, Riom, Les gens d'autrefois, Paris, Honoré Champion, 1910, pp. 724-725.
  43. Basilique de Saint-Amable de Riom : son passé, ses richesses d'art et son culte (ouvrage).
  44. Promenades dans Riom, Un, Deux… Quatre Édition.
  45. « Notice no PA00092269 » et « Notice no IA63001049 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  46. « Notice no IA63000444 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  47. « Notice no IA63000497 », base Mérimée, ministère français de la Culture : hôtel de Cériers, actuellement hôtel de ville
  48. Site de l'AMTA
  49. Chronique des bibliothèques françaises Bulletin des Bibliothèques de France
  50. Ville de Riom : musée Mandet
  51. Communauté de Riom : le musée régional d'Auvergne
  52. Ville de Riom : Forum Rexy - Théâtre municipal
  53. Le véritable art du blason, ou L'usage des armoiries, Volume 1, Par Claude François Menestrier, page 10