Guémar

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Guémar
L'hôtel de ville de Guémar
L'hôtel de ville de Guémar
Blason de Guémar
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Ribeauvillé
Canton Ribeauvillé
Intercommunalité C.C. du Pays de Ribeauvillé
Maire
Mandat
Umberto Stamile
2008-2014
Code postal 68970
Code commune 68113
Démographie
Population
municipale
1 368 hab. (2011)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 22″ N 7° 23′ 51″ E / 48.1894, 7.3975 ()48° 11′ 22″ Nord 7° 23′ 51″ Est / 48.1894, 7.3975 ()  
Altitude Min. 172 m – Max. 193 m
Superficie 18,22 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-guemar.fr/

Guémar est une commune française située dans le département du Haut-Rhin en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le début du village, près de la porte haute
La porte haute (obertor), enceinte qui entourait le bourg au XIVe siècle, en cours de restauration en 2008-2009
La porte haute (Obertor) réhabilitée en août 2009
Tour d'enceinte (XIVe-XVIe siècle) ou tour Rousseau
Écoles primaires de Guémar
Une fontaine
Une ruelle de Guémar avec ses maisons anciennes à colombages

Guémar fait partie du canton et de l'arrondissement Ribeauvillé. Les habitants sont connus sous le nom de Guémariens. Guémar est situé à 14 km au nord de Colmar et 10 km au sud de Sélestat en venant de Strasbourg et à 6 km à l'est de Ribeauvillé. On peut accéder à Guémar en prenant la sortie 20 de l'autoroute A 35 puis en accédant à la route départementale D 106.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • la Fecht
  • l'Ill
  • le Lohbach
  • le Muehlbach

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Ghermari, 768
  • Guirmari, 777
  • Kermere, 885
  • Gemare, 953

Histoire[modifier | modifier le code]

Guémar (Ghermari) est déjà mentionné en 768 par Pépin le Bref. Il fut donné par Widon à l'abbé Fulrad, abbé de Saint-Denis, qui le donna au prieuré de Lièpvre [1]. Le village appartenait au VIIIe siècle à Widon. Le comte Widon (Widonides), de la dynastie franque, futur marquis de Bretagne a cédé également à l'abbé Fulrad des comtés en Alsace et dans le Saulnois. Outre Guémar,le comte Widon possédait aussi des terres à Orschwiller (Andaldoville), Ribeauvillé (Ratbertovillare) et d'autres villages proches de Colmar.

Au XIVe siècle le bourg se compose de deux villages, Ober-Guémar et Nieder-Guémar, qui se développent autour de deux cours domaniales.

Une chapelle[modifier | modifier le code]

Ulric de Ribeaupierre fonda près de Guémar en 1262, une chapelle dédiée à saint Maximin, évêque de Trèves. Elle devint au Moyen Âge un pèlerinage très fréquenté, mais fut détruite pendant la Révolution. Après rétablissement du culte, le pèlerinage fut transféré dans l'église paroissiale de Guémar.Celle-ci fut construite en 1741 et on y conserve encore une statue de Saint Maximin remontant au XVe siècle.

Un château[modifier | modifier le code]

Le château appelé Molckenbourg, fut construit en bois en 1287 par Rodolphe de Habsbourg, pour tenir en respect Anselme de Ribeaupierre. Quelques années plus tard il fut fortifié, ce qui ne l'empêcha pas d'être pris et détruit en 1293 par Cuno de Berckheim. Relevé la même année par Anselme, il fut à nouveau ravagé par un incendie deux ans plus tard. En 1430, Guémar fut entouré par des remparts, et en 1396 Guémar fut assiégé par les Strasbourgeois. Maximin de Ribeaupierre y ayant accueilli plusieurs gentilshommes qui faisaient le métier de brigands. Situé dans l'Evêché de Bâle le château fut assiégé auparavant en 1396 par les Bâlois[2] puis des assaillants venu de Strasbourg, de Colmar et de Sélestat. En 1403 le château est donné en fief au Margrave Bernard de Baden et devient objet de convoitise. Il servit de résidence d'été aux seigneurs de Ribeauvillé, et ne fut démoli qu'en 1783.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Guémar

Les armes de Guémar se blasonnent ainsi :
« De sinople à une herse sommée d'une croix pattée d'or et soutenue d'un poisson contourné d'argent, le tout accompagné de trois écussons d'or, deux en chef et un en pointe. »[3]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 François Haas    
mars 2008 en cours Umberto Stamile   Artisan carreleur
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Gardonne (France)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 368 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
907 815 1 031 1 280 1 488 1 494 1 468 1 574 1 546
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 384 1 424 1 404 1 350 1 301 1 336 1 289 1 219 1 208
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 183 1 101 1 013 960 981 974 951 878 801
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
841 847 1 002 1 051 1 162 1 314 1 351 1 362 1 368
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Léger[modifier | modifier le code]

Église Saint-Léger

L'église Saint-Léger fut construite en 1741 sur un terre-plein à l'extrémité est de l'agglomération fortifiée. Elle a été construite dans un style baroque. Le clocher remonte au XIVe siècle et reste le seul témoignage des édifices antérieurs. Vers le VIIIe siècle l'abbaye de Murbach possède des biens dans le village et y fonde une église. En 1278 et 1302, une église et son cimetière fortifié sont mentionnés dans le village. Des travaux et des transformations se sont succédé depuis 1742. La toiture du clocher est refaite en 1772, et la nef est réparée et blanchie en 1774. On y conserve une statue de saint Maximin depuis 1807 dans la chapelle nord.

Presbytère catholique[modifier | modifier le code]

La porte haute ou Obertor (1400)[modifier | modifier le code]

La porte haute date de 1400 et était l'une des portes d'entrée du village qui était cerné par un mur d'enceinte fortifié. Des travaux de rénovation ont été nécessaires pour réparer l'érosion subit à travers les siècles. Depuis début août 2009 les travaux de restauration sont achevés. L'entrée du village trouve ainsi son lustre d'autan et un blason tout neuf.

Tours d'enceinte du XIVe-XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Il existe deux tours d'enceinte, l'une située 5, rue du Château qui était commune aux remparts du XVIe siècle. La tour est couverte par un toit octogonal qui comporte quatre niveaux d'ouverture: des archères oblongues aux premiers et deuxième niveaux, des meurtrières au troisième et des jours au quatrième.Situé à l'angle ouest des fortifications de la vile, le château fort est restauré en 1580 par Egenolphe III de Ribeaupierre. À partir du XVIe siècle la tour est dénommée Molkenburg, et sert de résidence d'été aux Sires de Ribeaupierre.Le corps de logis formait un quadrilatère flanqué de deux grosses tours rondes. Un double fossé, séparé par une cour, défendait le chpateau du côté du village. L'enceinte qui entourait la ville protégeait sur ses flancs extérieurs. Durant la guerre de Cent Ans, il subit deux sièges consécutifs et il est incendié en 1675. En ruine, le logis principal est rasé entre 1785 et 1788 et ses matériaux de construction sont récupérés. Les dépendances et la basse-cour ont été détruites lors des combats de décembre 1944, et seules demeurent encore les tours, désormais restaurées, correspondant au raccord des enceintes de la ville et du château.

Tour Rousseau[modifier | modifier le code]

La tour Rousseau, récemment acquise par la commune, vestige des anciennes fortifications de Guémar, a été mise en valeur tout récemment à la suite du défrichement du terrain mitoyen avec celui de la ville. Les ouvriers communaux ont défriché l'endroit, ce qui a eu pour effet de mettre l'ensemble en valeur. La commune va faire des travaux sur la toiture de la tour pour empêcher des infiltrations d'eau à l'intérieur. Cette tour enceinte comporte un encadrement de porte de style gothique en grès, surmonté d'un linteau daté de 1572.Les murs ont près de deux mètres d'épaisseur. Laissé à l'abandon pendant plusieurs décennies, l'ensemble (tour, et mur d'enceinte attenant) a été entièrement remonté pierre par pierre avec beaucoup de patience par un particulier, Gérard Rousseau, un mordu des vieilles pierres entre 1976 et 1981, d'où le nom de tour Rousseau donnée à cette vieille bâtisse entièrement remontée. Située sur le flanc sud-est des anciennes fortifications de la ville, au confluent du Muehlbach et de la Fecht, cette tour d'enceinte (Tour D, selon la nomenclature historique) faisait partie intégrante du dispositif de la cité depuis le XVIe siècle. À proximité de cette tour s'élevait une seconde enceinte dénommée "Fischertor" ou porte des pêcheurs, en référence aux pêcheurs établis sur le confluent (Ladhof).

Une canardière[modifier | modifier le code]

Près de Guémar existe une canardière, où l'on attrapait autrefois chaque hiver, une grande quantité de canards sauvages (entre 7000 et 8000) dans les bonnes années. Cette canardière est située à mi-chemin de Guémar et d'Illhaeusern et a été créée par les seigneurs de Ribeaupierre, chasseurs et pécheurs passionnés. L'étang peu profond, s'étend sur un hectare au centre d'un terrain rectangulaire de quatre hectares de prés, plantés d'ormes, de chênes et de frênes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léon Jud : Né à Guémar, pasteur à Zurich et savant hébraïsant (1482-1542)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le prieuré de Lièpvre fondé en 760-770 était à l'époque le monastère le plus important de la région. Il avait reçu des legs importants de plusieurs seigneurs, de Pépin le Bref, de Carloman et de Charlemagne
  2. Chronik von Basel, Dr. Josef Rosen, 1971
  3. Archives Départementales du Haut-Rhin
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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