André Glucksmann

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André Glucksmann
André Glucksmann (cropped).jpg
André Glucksmann en 2012.
Naissance
Décès
(à 78 ans)[1],[2],[3].
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Nationalité
Langue maternelle
Formation
Œuvres principales
Discours de la guerre
La cuisinière et le mangeur d’hommes
Les maîtres penseurs
Silence on tue
Enfant
Distinction

André Glucksmann, né Joseph André Glucksmann, le à Boulogne-Billancourt et mort dans la nuit du 9 au [1] à Paris, est un philosophe et essayiste français.

Engagé dans sa jeunesse dans le maoïsme, il est ensuite associé au courant dit des « nouveaux philosophes ». Il évolue par la suite progressivement vers une position atlantiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille juive d'Europe centrale, André Glucksmann est le fils de Martha Bass (1903-1973) née à Prague, dans ce qui était alors l'empire austro-hongrois, et de Rubin Glucksmann (1889-1940), originaire de Czernowitz au nord de la Bucovine, région du sud-ouest de l'Ukraine, et ancien combattant de la Première Guerre mondiale. Militants sionistes de gauche, ils choisissent, indépendamment l'un de l'autre, d'émigrer en Palestine au cours des années 1920[4]. Martha travaille un temps dans un kibboutz, qu'elle quitte désabusée[5] pour revenir à Jérusalem, où elle trouve un emploi de cuisinière et où elle rencontre son futur époux[6], qui travaille comme ouvrier à la construction de routes. Déçus par le sionisme, les deux jeunes gens adhèrent en1923 au Parti communiste palestinien[7]. Leurs filles Eliza et Miriam naissent à Jérusalem en 1924 et 1928. Vers la fin des années 1920, Rubin est recruté par les services secrets soviétiques, et dès 1930, sur ordre du Komintern, le couple quitte la Palestine pour s'installer à Hambourg, d'où Rubin, devenu officiellement agent d'assurance, peut effectuer de nombreux voyages en Europe centrale et en Union soviétique[8]. Il est devenu agent de renseignement pour le GRU. La situation pour Rubin en tant qu'espion soviétique devient très dangereuse en Allemagne à partir de 1934. En 1935, quand les Glucksmann apprennent qu'ils sont recherchés par la Gestapo, ils s'enfuient en France[9]. Rubin est employé par la Wostwag, une société écran du Komintern dont l'une des activités principales est de fournir du matériel aux Républicains espagnols[9]. Le 19 juin 1937, à Boulogne-Billancourt, Martha met au monde un garçon, que ses parents prénomment André Joseph en hommage à Etkar Josef André, cadre dirigeant, d'origine juive, du Parti communiste d'Allemagne (KPD), décapité quelques mois plus tôt à Hambourg et dont le nom venait d'être donné au troisième bataillon des Brigades internationales en Espagne[10],[11]. Peu après la naissance de son fils, Rubin part travailler à Londres, tandis que Martha reste en France pour permettre à leurs filles d'y poursuivre leur scolarité. L'historien Sebastian Voigt décrit la fonction de Rubin à Londres comme revêtant une « grosse importance » pour l'Union soviétique[12]. Dès le début du conflit, Rubin est arrêté et interné comme beaucoup d'autres immigrants par les autorités anglaises[13]. Il meurt le 2 juillet 1940 dans le naufrage de l’Arandora Star, qui l'emmenait au Canada pour y être interné comme "agent ennemi". Après l'invasion allemande et l'occupation de la zone nord, Martha Glucksmann gagne le zone libre avec ses trois enfants et rejoint la Résistance[12]. En 1941, la famille est internée dans le camp militaire de Bourg-Lastic, près de Clermont Ferrand, d'où elle doit être déportée en Allemagne, mais Martha, pressentant le drame, suscite la rébellion dans le camp, si bien que les autorités préfèrent la libérer avec ses enfants pour éviter la contagion de cette rébellion[14]. Après la guerre, elle se remarie avec Paul Kessler, un cadre du Parti communiste autrichien, et restera jusqu'à sa mort en 1973 étroitement liée au Parti communiste[15].

André, qui a choisi de rester en France, suit des études secondaires au lycée scientifique et technologique La Martinière à Lyon. Dès 1950, en falsifiant son âge, il adhère à l'Union de la jeunesse républicaine de France[16]. Au cours des années suivantes, il y côtoiera Raymond Bellour, Jean-Jacques Brochier et Georges Valero. Élève d'hypokhâgne puis de khâgne au lycée du Parc[réf. nécessaire], il participe, avec d'autres lycéens et étudiants lyonnais, à la rédaction du journal Partis pris, dans lequel il publie des poèmes[17]. En 1956, il est exclu de l'Union des étudiants communistes pour avoir refusé de vendre L'Humanité après la répression de l'insurrection populaire en Hongrie[18].

En 1957, il entre à l’École normale supérieure de Saint-Cloud; il y rencontre Christine Lecocq-Buci, qu'il épouse le 18 décembre 1958. Ils divorceront officiellement en mai 1974. Il se remariera en mars 1981 avec Françoise Villette, fille de Jeannette Colombel, avec laquelle il aura un fils, l'essayiste Raphaël Glucksmann.

En 1961, il est reçu à l'agrégation de philosophie. Son premier poste de professeur est au lycée de jeunes filles Juliette Récamier, à Lyon[19].

Les expériences d'un « révolté » de Mai 68[modifier | modifier le code]

En 1967, alors qu'il est assistant de Raymond Aron à la Sorbonne, il publie son premier livre, Le Discours de la Guerre, consacré à la philosophie de la dissuasion nucléaire. Il participe aux événements de Mai 1968 ainsi qu'au journal Action, puis devient militant maoïste. Farouche défenseur de la Révolution culturelle chinoise, il s'oppose (y compris physiquement) aux militants du Parti communiste français, les qualifiant de révisionnistes bourgeois. En 1972, dans un article publié dans la revue Les Temps modernes, il qualifie la France de "dictature fasciste"[20]. Il appelle par ailleurs à l'embrasement de l'Europe entière de Lisbonne à Moscou[21].

Le mouvement des « nouveaux philosophes »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nouveaux philosophes.

André Glucksmann connaît ensuite une évolution politique notable, qui le conduit à rompre avec le marxisme. Il est alors associé au courant dit des nouveaux philosophes. En 1975, il publie un essai, La Cuisinière et le mangeur d'hommes, réflexions sur l'État, le marxisme et les camps de concentration, dans lequel il établit un parallèle entre le nazisme et le communisme. Ce livre ainsi que Les Maîtres penseurs, qui paraît en 1977, sont des succès de librairie, mais suscitent de violentes critiques chez certains intellectuels de gauche, notamment dans la revue Actes de la recherche en sciences sociales que dirige Pierre Bourdieu. Dans une longue note critique consacrée à La Cuisinière et le mangeur d'hommes, le sociologue Claude Grignon dénonce par exemple le discours « sans queue ni tête » et les « faux paradoxes » d'un « révolutionnaire conservateur », qui « met l'est à la place de l'ouest, la gauche à la place de la droite, la droite à la gauche de la gauche […], transforme les révolutions victorieuses en révolutions manquées et les révolutions manquées (la Commune) en révolutions réussies »[22].

Au cours des années 1970, Glucksmann milite en faveur des dissidents soviétiques et des opposants des États satellites de l'URSS. En 1977, dans un numéro d’Apostrophes intitulé « Les nouveaux philosophes sont-ils de gauche ? », où il est invité, Xavier Delcourt et François Aubral, auteurs d'un essai Contre la nouvelle philosophie, le traitent avec ménagement, le jugeant plus ouvert au dialogue que Bernard-Henri Lévy, lui aussi invité, et bien d'autres. Lui-même garde ses distances avec la polémique, appelant les différents interlocuteurs à se garder des invectives, toujours dangereuses pour le débat démocratique.

Un bateau pour le Viêt Nam[modifier | modifier le code]

Boat-people vietnamiens en 1984.

Intervenant quelques heures avant la prise de Saïgon par les maquisards du Front national de libération du Sud Viêt-Nam, le retrait des dernières troupes américaines de l'ambassade des États-Unis en 1975 marque la fin de la guerre. Le Viêt Nam réunifié en 1976 sous l'appellation de République socialiste décline le système totalitaire du nord sur l'ensemble du pays, provoquant le départ clandestin de centaines de milliers de Vietnamiens. En janvier 1979, André Glucksmann, Jean-Paul Sartre et Raymond Aron prennent l’initiative de lancer une opération de sauvetage, « Un bateau pour le Vietnam », en faveur de ceux qui fuient ce pays à bord de bateaux de fortune, les boat-people. La réunion des deux anciens camarades d'études longtemps ennemis en politique sera immortalisée sur un cliché pris le 26 juin 1979 sur le perron de l'Élysée par le photographe Richard Melloul[23],[24]. Invité de l'émission Apostrophes, après la mort de Jean-Paul Sartre, survenue le 15 avril 1980, l'anticolonialiste viscéral qu'est resté Glucksmann compare les combats du philosophe contre la guerre d'Algérie à ceux de Soljenitsyne pour les libertés en URSS[25].

La conversion à l'atlantisme[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle de 1981, André Glucksmann et Bernard Kouchner apportent leur soutien à la candidature de Marie-France Garaud[26].

En 1985, alors qu'un certain nombre d'intellectuels et responsables politiques français, parmi lesquels Jean-François Revel, Olivier Todd, Emmanuel Leroy-Ladurie, Pierre Daix, Alain Besançon, Pierre Rigoulot, Bernard Stasi, Jacques Chaban-Delmas et Bernard-Henri Lévy, apportent leurs signatures à une pétition appelant Ronald Reagan à persévérer dans son soutien au Contras du Nicaragua, André Glucksmann exprime son désaccord dans l'émission Droit de réponse, considérant le texte comme « vieillot », trop « guerre froide », ne tenant pas compte du fait que « les Américains ont soutenu pendant 50 ans une dictature ». Il rapporte aussi que Yves Montand et Simone Signoret partagent son point de vue, assez proche sur l'Amérique centrale des démocrates chrétiens, et que Bernard-Henri Lévy souhaite retirer sa signature. Ce qu'il fera aux côtés de Pierre Daix.

Pendant les années 1980, il publie d'autres ouvrages, et en 1989, il couvre pour plusieurs organes de presse la chute du Mur de Berlin. Il promeut alors un atlantisme fondé sur l'antitotalitarisme et la promotion des droits de l'homme, notamment lors du conflit contre l'Irak (2003) au nom de la nécessité de renverser le président irakien Saddam Hussein[27],[28].

Il figure aux élections européennes de 1994 sur la liste L'Europe commence à Sarajevo. La liste obtient 1,57 % des suffrages exprimés.

En 1995, André Glucksmann a soutenu la reprise des essais nucléaires décidée par Jacques Chirac. Quatre ans plus tard, il soutient, comme Bernard-Henri Lévy, l'intervention de l'OTAN en Serbie.

En 2003, il fustige dans Le Monde le « camp de la paix ». Il participe à la création du Cercle de l'Oratoire ainsi qu'à sa revue Le Meilleur des Mondes. Il est, en outre, devenu président de l'association des Amis du Meilleur des Mondes, qui publie cette revue en cogérance avec les éditions Denoël. [réf. nécessaire]

Il est également connu pour son soutien à la cause indépendantiste tchétchène, notamment lors de la Seconde guerre de Tchétchénie. Il raconte qu'il aurait séjourné illégalement pendant un mois en Tchétchénie[29]. Il dénonce en outre régulièrement la complaisance des pays occidentaux envers la politique de Vladimir Poutine.

Militant actif en faveur d'engagements armés des pays occidentaux dans les conflits du Moyen-Orient, il pousse, en mars 2011, avec d'autres personnalités, à l'intervention militaire contre le régime libyen[30] de Mouammar Kadhafi. En octobre 2012, il demande une intervention française contre le régime syrien[31].

Soutien au Tibet[modifier | modifier le code]

Manifestation solidaire du gouvernement tibétain en exil devant l’ambassade de Chine à Paris le 16 mars 2008.

Il se mobilise pour le Tibet, aidant notamment Jean-Paul Ribes quand il cherche un comité de soutien en France à la fin des années 1980[32].

En 2000, il cosigne un appel qui exhorte l'Union européenne et la France à dénoncer fermement la violation des droits de l'homme en Chine et au Tibet, et apporte son soutien à une motion présentée par les États-Unis lors de la 56e session de la Commission des droits de l'homme des Nations unies réunie à Genève[33].

Peu après les troubles au Tibet en mars 2008, il participe à une manifestation organisée à proximité de l'ambassade de Chine à Paris, et relaie l'appel du 14e dalaï-lama pour la mise en place d'une commission d'enquête internationale, alors que le Tibet est isolé[34]. Il cosigne avec Vaclav Havel, Frederik Willem De Klerk, Karel Schwarzenberg, Yohei Sasakawa et El Hassan ben Talal , une lettre ouverte appelant le gouvernement chinois à entamer un dialogue constructif avec les représentants du peuple tibétain[35],[36],[37]

Le soutien à Nicolas Sarkozy[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle de 2007, dans une tribune publiée dans Le Monde sous le titre « Pourquoi je choisis Nicolas Sarkozy »[38], il apporte son soutien au candidat de la droite, fustigeant une gauche « qui se croit moralement infaillible » mais a renoncé, selon lui, au combat d'idées et à la solidarité internationale. Sarkozy, ayant demandé au cours de sa campagne « une rupture avec Mai 68 », donne l'occasion à Glusksmann de revenir une nouvelle fois sur les événements dans un pamphlet intitulé Mai 68 expliqué à Nicolas Sarkozy[39]. Il s'éloignera par la suite du président, critiquant les rapports amicaux entretenus par Nicolas Sarkozy avec Vladimir Poutine[40].

Dans une tribune publiée dans Le Monde en février 2007[41], le romancier Jean-Marie Laclavetine ironise sur le peu de crédibilité de Glucksmann, mettant en parallèle ses engagements politiques des dernières décennies et son ancien soutien au maoïsme.

Une analyse de Mai 68[modifier | modifier le code]

André Glucksmann estime que la perception traditionnelle des événements de Mai 68 comme un mouvement de gauche, antiautoritaire, doublé d'une révolution culturelle et des mœurs, est restreinte par les préjugés et la récupération de l'événement par les partis de gauche, et en particulier le Parti socialiste.

Il analyse Mai 68 comme une révolution qui se reproduit de façon cyclique, à peu près tous les 25 ans, comme l'existentialisme. Selon lui, la perception de l'événement est difficile, car il est étudié comme un objet politique, et non comme un fait historique.

Enfin, il appelle à prendre davantage en compte le fait que Mai 68 était une révolution antitotalitaire, forme de révolte née dès 1956 avec la révolution hongroise soutenue par une partie importante de la gauche française de l'époque : « Souvenez-vous: en 1968, Daniel Cohn-Bendit apostrophait les "crapules staliniennes", les chefs de la CGT et Aragon, à qui il demandait : "Que faisais-tu pendant les déportations et les famines organisées dans l'URSS des années 1930 ? Tu as du sang sur tes cheveux blancs." »[42].

Controverses[modifier | modifier le code]

Le 26 janvier 1977, il cosigne avec d'autres intellectuels un communiqué, publié dans Le Monde, qui demande la libération d'un certain nombre d'adultes accusés d'actes pédophiles sur des mineurs de moins de 15 ans[43].

Dans une Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, l'essayiste Guy Hocquenghem retrace, de mai 1968 à mai 1986, les carrières et les trahisons des « repentis » socialistes et gauchistes mises en œuvre sous la période mitterrandienne. D'après l'auteur, André Glucksmann fit partie de ce groupe de « renégats ».

Engagements et prises de position[modifier | modifier le code]

André Glucksmann est parfois cité, à tort, comme un membre actif du Project for the New American Century ; en fait, il n'a été que l'un des signataires, en 2004, au côté de personnalités aussi diverses que Massimo D'Alema ou Joe Biden, d'une lettre ouverte présentée par le think tank néoconservateur aux chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne et de l'OTAN[44]. En revanche, il est membre du Cercle de l'Oratoire, un groupe de réflexion français « néoconservateur ».

Le 6 janvier 2009, il publie dans Le Monde un « point de vue » intitulé « Gaza, une riposte excessive ? »[45]. Il y défend la légitimité de l'intervention de l'armée israélienne dans la bande de Gaza. Il s'interroge également : « Quelle serait la juste proportion qu'il lui faudrait respecter pour qu'Israël mérite la faveur des opinions ? […] Conviendrait-il qu'Israël patiente sagement jusqu'à ce que le Hamas, par la grâce de l'Iran et de la Syrie, "équilibre" sa puissance de feu ? […] Désire-t-on vraiment qu'Israël en miroir se "proportionne" aux désirs exterminateurs du Hamas ? » Il répond : « Il n'est pas disproportionné de vouloir survivre. »

Il est athée[46].

Publications[modifier | modifier le code]

  • « Le western ou les aventures de la tragédie » dans Le Western, Raymond Bellour (dir.), Paris, UGC 10/18, 1966
  • "Un structuralisme ventriloque" (à propos de Louis Althusser et de sa lecture de Marx), dans Les Temps modernes, n° 250, mars 1967, p. 1557-1598.
  • Discours de la guerre, théorie et stratégie, Paris, L'Herne, 1967
  • Stratégie et révolution en France, Paris, Christian Bourgois, 1968
  • "Fascisme : l'ancien et le nouveau", dans Les Temps modernes, 1972, n° 310 bis, Dossier Nouveau fascisme, nouvelle démocratie, hors-série "entièrement conçu et réalisé sous la direction des militants maoïstes groupés autour de La Cause du peuple", p. 266-334.
  • La Cuisinière et le mangeur d'hommes - Essai sur les rapports entre l'État, le marxisme et les camps de concentration, Paris, Le Seuil, 1975
  • Les Maîtres penseurs, Paris, Bernard Grasset, 1977
  • Cynisme et passion, Paris, Bernard Grasset, 1981
  • La Force du vertige, Paris, Bernard Grasset, 1983
  • La Bêtise, Paris, Bernard Grasset, 1985
  • L'Esprit post-totalitaire, précédé de Devant le bien et le mal (1986) avec Petr Fidelius (Karel Palek (cs))
  • Silence, on tue avec Thierry Wolton, Paris, Bernard Grasset, 1986
  • Descartes c'est la France, Paris, Flammarion, 1987
  • Le XIe commandement, Paris, Flammarion, 1992
  • La Fêlure du monde: Éthique et sida, Paris, Flammarion, 1993
  • De Gaulle où es-tu ?, Paris, Jean-Claude Lattès, 1995
  • Le Bien et le mal : lettres immorales d'Allemagne et de France, Paris, Hachette Littératures, 1997
  • La Troisième Mort de Dieu, Paris, Nil éditions, 2000
  • Dostoïevski à Manhattan, Paris, Robert Laffont, 2002
  • Ouest contre Ouest, Paris, Plon, 2003
  • Le Discours de la haine, Paris, Plon, 2004
  • Une rage d'enfant, Paris, Plon, 2006
  • Mai 68 expliqué à Nicolas Sarkozy, avec Raphaël Glucksmann, Paris, Denoël, 2008
  • Les deux chemins de la philosophie, Paris, Plon, 2009
  • La Plus belle histoire de la liberté, avec Nicole Bacharan et Abdelwahab Meddeb, Paris, Le Seuil, 2009
  • La République, la pantoufle et les petits lapins, Paris, Desclée de Brouwer, 2011
  • Voltaire contre-attaque, Paris, Robert Laffont, 2014

Films[modifier | modifier le code]

  • Sauve qui pense - Rette sich wer denkt, portrait d'André Glucksmann, France/Allemagne, 1998, produit par ZDF/Arte, réalisé par Christoph Weinert[47].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le 15 avril 2009, Nicolas Sarkozy lui remet les insignes d'officier de la Légion d'honneur[48].

Le 9 décembre suivant, le pape Benoît XVI lui remet le prix « Auschwitz pour les droits de l’homme – Jean-Paul II ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le philosophe André Glucksmann est mort », Europe 1, 10 novembre 2015.
  2. Voir, Mort d'André Glucksmann, le philosophe en colère, Le Monde, 10 novembre 2015..
  3. Voir, (en) William Grimes. André Glucksmann, French Philosopher Who Renounced Marxism, Dies at 78, The New York Times, November 11, 2015..
  4. (de) Sebastian Voigt, Der Judische Mai '68: Pierre Goldman, Daniel Cohn-bendit Und Andre Glucksmann Im Nachkriegsfrankreich, Vandenhoeck und Ruprecht Verlag, Göttingen 2015, p. 233.
  5. (de) Sebastian Voigt, opt. cité, p. 249.
  6. Ils ne se marieront qu'en 1934 à Hambourg.
  7. (de) Sebastian Voigt, opt. cité, p. 250.
  8. (de) Sebastian Voigt, opt. cité, p. 254.
  9. a et b (de) Sebastian Voigt, opt. cité, p. 258.
  10. Sur ce personnage, dont le procès mené au terme de trois années d'internement et de tortures, eut un retentissement mondial, voir l'article très complet d'Erika Draeger.
  11. Dans Une rage d'enfant, p. 19, André Glucksmann suppose que ses parents ont dû également penser à Staline en choisissant le prénom Joseph.
  12. a et b (de) Sebastian Voigt, opt. cité, p. 259.
  13. (de) Sebastian Voigt, opt. cité, p. 260.
  14. Nathalie Zajde, Les enfants cachés en France, Odile Jacob, , p. 87.
  15. (de) Sebastian Voigt, opt. cité, p. 264.
  16. (de) Sebastian Voigt, opt. cité, p. 272, et Christian Chevandier, La Fabrique d'une génération, Georges Valero, postier, militant et écrivain, Paris, Les Belles Lettres, collection "L'Histoire de profil", 2009, p. 52.
  17. Christian Chevandier, La Fabrique d’une génération. Georges Valero, postier, militant et écrivain, Paris, Les Belles Lettres, , p. 51-55 p.
  18. Voir à ce sujet le témoignage d'André Sénik dans Causeur du 10 novembre 2015.
  19. Ibid, p. 216, 225 et 229-232.
  20. Les Temps modernes, no 310 bis (1972).
  21. Rapporté par Raymond Aron dans ses Mémoires.
  22. Claude Grignon, « Tristes topiques », Actes de la recherche en sciences sociales, no 2, 1976, p. 33-34.
  23. Photo sur le perron de l'Élysée.
  24. La dernière rencontre. Par Burnier Michel-Antoine, L'Express, publié le 28 septembre 1995.
  25. Cité par Raymond Aron, Mémoires.
  26. Thierry Pfister, Lettre ouverte à la génération Mitterrand....
  27. Point de vue : la faute, Pascal Bruckner, André Glucksmann et Romain Goupil, 14 avril 2003
  28. Irak: silence des néoconservateurs français, Béligh Nabli, huffingtonpost.fr, 16 juin 2014
  29. Émission "Tout le monde en parle" du 26 janvier 2002 (https://www.youtube.com/watch?v=UG6NDwWKHpM)
  30. Oui, il faut intervenir en Libye et vite !, lemonde.fr, 16 mars 2011.
  31. "Assez de dérobades, il faut intervenir en Syrie !", lemonde.fr, 22 octobre 2012.
  32. Marie Huret, Boris Thiolay, Une cause française, L'Express, 26mars 2008.
  33. (en) Bureau du Tibet, French celebrities urge EU action to condemn China at UN, 13 avril 2000.
  34. Rassemblement à Paris contre la "persécution" chinoise, Le Nouvel Observateur, 17 mars 2008.
  35. La paix des cimetières au Tibet, Le Figaro, 24 mars 2008.
  36. (en) Former Czech President Vaclav Havel take put in a Tibet demo in Prague, 23 mars 2008.
  37. (en) Tibet's peace of the grave, 22 mars 2008.
  38. André Glucksmann, « Pourquoi je choisis Nicolas Sarkozy, par André Glucksmann », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  39. Andre et Raphael Gluscksmann, Mai 68 expliqué à NicolasSarkozy, Paris : Denoël 2008.
  40. Glucksmann critique la politique étrangère de Sarkozy sur le site en ligne du Nouvel Observateur.
  41. Jean-Marie Laclavetine, "Glucksmann, ou l'amour du grand homme", Le Monde, 5 février 2007.
  42. Mai 68 vu par André Glucksmann, Conférence du Figaro, rapportée par Astrid Eliard, Le Figaro, 12/05/08, p. 15.
  43. Le Monde, 26 janvier 1977. Voir aussi Pétitions françaises contre la majorité sexuelle.
  44. An Open Letter to the Heads of State and Government of the European Union and NATO, 28 septembre 2004.
  45. André Glucksmann, « Gaza, une riposte excessive ?, par André Glucksmann », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  46. Marion van Renterghem, « Le jour le plus long », Vanity Fair n°41, novembre 2016, pages 110-117.
  47. (de) Christoph Weinert, réalisateur allemand.
  48. Marion Van Renterghem, « André Glucksmann décoré par Nicolas Sarkozy », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]