Joseph Storck

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Joseph Storck (16 août 1897, Guebwiller, Haut-Rhin - janvier 1989, Biarritz, Pyrénées-Atlantiques) est un enseignant français qui sauve de nombreux élèves juifs durant la Seconde Guerre mondiale, résistant qui reçoit à titre posthume le titre de Juste parmi les nations le , du mémorial de Yad Vashem (Jérusalem, Israël).

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph Storck est le fils d'Émile Storck et Maria Millien. Émile Storck est contremaître aux Établissements Grün [F.J. Grün à Guebwiller (Machines de filature)][1].

En 1912, Joseph Storck étudie à l'école préparatoire, puis à l'école d'instituteur de Colmar, Haut-Rhin.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En septembre 1914, il est mobilisé et sert dans l'artillerie sur le front russe jusqu'en 1918.

Après la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale, il termine ses études à Aix-en-Provence et obtient un poste d'instituteur. Il enseigne dans plusieurs communes de la Hardt et du Piémont vosgien.

En 1923, il enseigne à l'annexe de l'École normale de Colmar.

En 1928, il devient professeur de lettres. Il est nommé à Colmar. Il devient professeur agrégé en 1931, à Carcassonne, Aude.

En 1933, il devient censeur au lycée de Belfort.

En 1935, il devient proviseur au Lycée Gérôme de Vesoul.

En 1938, il devient proviseur au lycée de Limoges.

Seconde Guerre mondiale: proviseur et résistant[modifier | modifier le code]

En 1940, Joseph Storck est mobilisé sur le front de la Lorraine et en Belgique, comme commandant de batterie d'artillerie.

De 1938 à 1944, Joseph Storck est proviseur du lycée Gay-Lussac (Limoges). Il sauve de nombreux pensionnaires juifs en leur donnant de fausses identités fabriquées dans son imprimerie clandestine. Il les cache lors des perquisitions de la Gestapo et de la milice.

Parmi les élèves que Joseph Storck sauve durant la Seconde Guerre mondiale se trouve Lazare Landau, futur professeur à l'Université de Strasbourg: « J'avais 12-13 ans à l'époque, se souvient le professeur Landau. Joseph Storck, qui avait même proposé de m'intégrer dans sa famille pour me protéger, ce que mes parents ont refusé, m'a caché dans un réduit le jour où la milice me recherchait. » Un autre élève juif, Marcel Mangel, sera plus connu plus tard sous le nom de Marcel Marceau.

Au début de 1943, la Gestapo multiplie les arrestations et les déportations. Joseph Storck place les jeunes en danger dans des familles d'accueil. Il interdit l'accès du lycée à la police de Vichy.

En mai 1943, 11 élèves membres d'une organisation résistante sont arrêtés et internés au camp de Nexon (Haute-Vienne). Joseph Storck prend leur défense devant le conseil de discipline, leur rend visite au camp et organise la correction de leurs devoirs. Il obtient qu'ils sortent du camp pour passer des examens.

L'Après-Guerre[modifier | modifier le code]

En 1944 Joseph Storck devient inspecteur d'académie en Alsace, d'abord à Altkirch, puis à Colmar..

Après sa retraite, il est élu maire de Guebwiller, en 1971. Il ne conserve cette position que durant deux ans, à cause de problèmes de santé.

Il décède en janvier 1989 à Biarritz et est inhumé à Guebwiller.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Joseph Storck épouse Emma Tschaen, originaire de Guebwiller. Ils ont trois enfants : Raymonde (née en 1929), Daniel (né en 1936) et Françoise (née en 1944).

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]