Forces armées austro-hongroises

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Forces armées austro-hongroises
Bewaffneten Macht
Carte des garnisons des forces armées austro-hongroises en 1898 ; les différentes branches (Kuk, KK, KUng) sont distinguées
Carte des garnisons des forces armées austro-hongroises en 1898 ; les différentes branches (Kuk, KK, KUng) sont distinguées
Fondation
Dissolution
Branches Landstreitkräfte
k.u.k. Kriegsmarine
Quartier-général Vienne, Budapest
Commandement
Chef de guerre suprême (allerhöchster Kriegsherr) Empereur et Roi d'Autriche et de Hongrie
Haut-commandement (Oberbefhelshaber) Kriegsministerium de Vienne
Budgets
Budget 670 millions de couronnes (1912)
Pourcentage du PNB 3.5

Les forces armées austro-hongroises (en allemand « Bewaffnete Macht » ou « Wehrmacht ») désignent l'ensemble des forces armées de l'Autriche-Hongrie. Elles se composaient des forces terrestres, de la marine de guerre et de l'armée de l'air.

Les circonscriptions militaires de l'Autriche-Hongrie.

Organisation[modifier | modifier le code]

L'une des particularités des forces armées austro-hongroises était de regrouper à la fois des troupes communes aux deux couronnes et des troupes nationales. Si la marine est exclusivement dite commune ou « k.u.k. » pour « kaiserlich und königlich, » la distinction est particulièrement sensible au sein des forces terrestres. On y distingue en premier lieu les troupes incluant des contingents autrichiens ou hongrois, mais aussi ceux provenant de Bohême, de Croatie, puis à partir de 1878 des unités bosniaques, le tout constituant l'Armée commune (en allemand : Gemeinsame armee). En second lieu, il existe des armées de réserve, forces à vocation territoriale relevant de la couronne impériale et royale autrichienne, l'Armée territoriale impériale-royale autrichienne (kaiserlich-königliche Landwehr, k.k. Landwehr) sous les ordres du ministre de la guerre autrichien, ou relevant de l'Armée territoriale royale hongroise (en hongrois : Magyar Királyi Honvédség ou Honvéd, en allemand : königlich ungarische Landwehr, k.u. Landwehr) sous les ordres de son homologue hongrois[1].

À la veille de la Première Guerre mondiale les forces armées austro-hongroises pouvaient aligner 48 divisions d'infanterie et 11 divisions de cavalerie. La marine n'avait qu'une vocation régionale visant à disposer une liberté d'action dans la mer Adriatique. Elle comportait 12 cuirassés, 7 croiseurs, 55 torpilleurs et 6 sous-marins. L'aviation, balbutiante, ne comprenait qu'une quarantaine d'avions[1].

Dissolution[modifier | modifier le code]

À l'issue de la Première Guerre mondiale, les différentes composantes des forces austro-hongroises constituent la base de plusieurs armées nationales comme les forces armées hongroises (Honvéd) et la Bundesheer autrichienne tandis que d'autres se créent autour des formations indépendantistes, légions tchécoslovaques et légions polonaises, constituées en grande partie de transfuges de l'armée austro-hongroise.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Schiavon 2013.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Max Schiavon, « L'armée multinationale à l'épreuve de la guerre », La Nouvelle Revue d'histoire, no 64,‎ , p. 58-61 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]