Violette Jacquet-Silberstein

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Violette Jacquet-Silberstein
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Autres informations
Lieux de détention
Distinction

Violette Jacquet-Silberstein (, Petroșani, Roumanie - , Paris), déportée à Auschwitz, fait partie de l'Orchestre des femmes d'Auschwitz. Survivante de la Shoah, elle témoigne de son passé.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Violette Silberstein est née le 9 novembre 1925, à Petroșani, en Roumanie[1],[2],[3], dans une famille de juifs hongrois. Elle arrive en France à l'âge de 3 ans. Sa famille s'installe à Boulogne-sur-Mer, puis au Havre.

À 14 ans, c'est l'exode. Elle part avec sa famille part à Paris, puis Lille, où un oncle les accueille.

Déportation à Auschwitz[modifier | modifier le code]

Le 1er juillet 1943, Violette est arrêtée avec ses parents par la Gestapo, à la suite de la dénonciation de l'amant de sa tante[4]. Violette et ses parents sont emmenés au camp de regroupement de Malines, le Drancy belge. Le 31 juillet 1943, ils sont déportés vers Auschwitz[5],[6].

Dès leur arrivée à Auschwitz, Violette est séparée de ses parents. Elle ne les revoit plus ; ses parents ont sans doute été immédiatement gazés. « Pour ma mère, je l'ai su dès le premier jour. Quand je l'ai interrogée, la femme qui nous tatouait m'a montré les deux cheminées, au loin. J'ai demandé si elle travaillait à l'usine. Elle m'a répondu : « Une usine de mort. » Et elle m'a expliqué[7]. »

Violette échappe à l'extermination après avoir été recrutée comme violoniste dans l'Orchestre des femmes d'Auschwitz. Cet orchestre est composé d'une quarantaine de femmes et jouait chaque jour lors du départ et du retour des Juifs en kommandos de travail et les dimanches après-midi pour les officiers SS du camp. Leurs conditions de détentions sont moins dures que pour les autres femmes : mois de monde dans le bloc, une paillasse et couverture par personne ainsi qu'un vrai repas et une douche par jour (contre une par mois pour les autres détenues)[4]. Elle attrape le typhus, puis la une gale purulente et un phlegmon dans le bras qui sera enlevé mais non recousu[4].

Bergen-Belsen[modifier | modifier le code]

Violette Silbserstein est évacuée d'Auschwitz en octobre 1944 vers le camp de Bergen-Belsen. Elle est libérée par les Anglais le 15 avril 1945[1]. Elle rentre en France le 24 mai, seule survivante de sa famille. Elle n'a jamais su ce qui était arrivé à son père[4].

Retour en France[modifier | modifier le code]

Après la guerre, Violette Jacquet-Silberstein chante dans des cabarets parisiens, puis à Toulon.

À l'Institution nationale des Invalides[modifier | modifier le code]

Depuis mars 2009, Violette Jacquet-Silberstein résidait à l'Institution nationale des invalides (INI). Elle y décède à l'âge de 88 ans, le 28 janvier 2014.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les sanglots longs des violons de la mort, Oskar Éditions, 2005[8]; récit autobiographique pour enfants. 2009

Théâtre[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Mort d'une membre de l'orchestre d'Auschwitz », sur Le Figaro, (consulté le 5 mai 2018).
  2. « Violette Jacquet-Silberstein (1925-2014), sept décennies de bonheur après Auschwitz », sur Le Monde.fr, (consulté le 5 mai 2018).
  3. (en) « Auschwitz violonist Violette Jacquet-Silberstein has died », The Strad,‎ (lire en ligne).
  4. a b c et d « Témoignage d'une rescapée Violette, troisième violon dans l'enfer d'Auschwitz », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 5 mai 2018).
  5. « Violette Jacquet Silbertstein, rescapée d'Auschwitz à Rouen », France 3,‎ (lire en ligne, consulté le 5 mai 2018).
  6. (de) « Violette Silberstein gestorben: Bach und Schumann für die SS », FAZ.NET,‎ (ISSN 0174-4909, lire en ligne, consulté le 5 mai 2018).
  7. « Violette Jacquet-Silberstein, sauvée par la musique », sur Le Monde.fr, (consulté le 5 mai 2018).
  8. Voir, Violette Jacquet-Silberstein (1925-2014). data.bnf.fr.
  9. Voir, (en) Richard Newman. Alma Rose: Vienna to Auschwitz, 2003, p. 349, note 21.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]