Camp de Royallieu
| Camp de Royallieu Frontstalag 122 | ||||
Baraques du camp. | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Nom local | Camp de Royallieu | |||
| Type | Camp de transit et d'internement nazi | |||
| Gestion | ||||
| Date de création | Juin 1941 | |||
| Date de fermeture | Août 1944 | |||
| Victimes | ||||
| Type de détenus | Communistes, syndicalistes, résistants, civils, Juifs, Sintés | |||
| Nombre de détenus | 54 000 | |||
| Morts | 50 000 | |||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Hauts-de-France | |||
| Commune française | Compiègne | |||
| Coordonnées | 49° 24′ 09″ nord, 2° 48′ 29″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Géolocalisation sur la carte : Oise
| ||||
Le camp de Royallieu (Frontstalag 122) à Compiègne (Oise) en France est un camp de transit nazi, ouvert de juin 1941 à août 1944[1].
De 1942 à 1944, il est le lieu de transit des déportés pour Mauthausen, Ravensbrück, Buchenwald ou Neuengamme. Plus de 54 000 résistants, militants syndicaux et politiques, Tziganes (Sinté, Manouches, Yeniches, etc..), civils raflés, Juifs, y sont internés[2],[1]. 50 000 d'entre eux[2],[3] sont déportés dans les camps de concentration et d'extermination d'Auschwitz, Ravensbrück, Buchenwald, Dachau, Sachsenhausen, Mauthausen, Neuengamme[2]. Le Frontstalag 122 s'est caractérisé notamment par l'internement et la déportation des « politiques » et personnalités « otages » : communistes, syndicalistes, résistants, Sinté (appelés Tziganes) et civils[1]. Le « camp C »[4], ou le camp juif, tenu au secret, est déjà, vu les conditions d'internement qui y règnent, un lieu d'extermination par la faim et la maladie[4].
Historique
[modifier | modifier le code]Première Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Le camp était tout d'abord une caserne militaire, construite en 1913. Il a ensuite accueilli un hôpital militaire pendant la guerre[5].
Entre-deux-guerres
[modifier | modifier le code]Le camp héberge le 54e régiment d'infanterie puis le 67e régiment d'infanterie.
Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]La publication en 2008 de la première étude historique réalisée sur le camp d'internement de Royallieu permet d'établir et de faire connaître son histoire. Ce camp est l'un des plus importants rouages du système totalitaire et génocidaire sur le sol français pendant la guerre[6].
L'ancienne caserne de Royallieu devient en juin 1940 un camp où l'armée allemande regroupe des prisonniers de guerre[7]. Il est transformé ensuite en camp de transit avant la déportation des prisonniers vers l'Allemagne ou la Pologne.
Le camp de Royallieu est le seul camp en France dépendant exclusivement de l’administration allemande (SD : Service de Sécurité). À partir de 1941, Royallieu devient un « camp de concentration permanent pour éléments ennemis actifs » et constitue une réserve d'otages : résistants, militants syndicaux et politiques, tziganes, juifs, civils pris dans des rafles, ressortissants étrangers, etc. 45 000 personnes transitent par ce camp avant d'être déportées vers les camps de concentration ou d'extermination nazis.
De nombreuses personnes appartenant aux ethnies roms (appelés tsiganes) sont déportés depuis Royallieu vers le camp de concentration d'Oranienbourg-Sachsenhausen (victimes du Porajmos)[8]. Le décret-loi du 6 avril 1940 du président Albert Lebrun[9] assignait à résidence forcée les nomades, par crainte que leurs fréquents déplacements nuisent à la sécurité intérieure[10]. De nombreux tsiganes sont ainsi internés pour des motifs prétendument politiques, comme en témoigne le cas d'Eugène Fauveau, interné « politique » alors qu'il est âgé de six ans.
C'est de Royallieu que part le le premier convoi depuis la France vers Auschwitz, emportant plus de mille Juifs.
Après la rafle de Marseille du 22 au , 1 642 personnes sont transférées vers le camp de Royallieu. Le , 786 Juifs (dont 570 de nationalité française) sont envoyés au camp de Drancy puis déportés à Sobibor (convois 52 et 53 des 23 et : aucun survivant pour le convoi du 23 mars et cinq pour le convoi du 25 mars)[11].
Environ 166 000 personnes sont déportées de France durant la seconde guerre mondiale. Le premier convoi part le 20 août 1940, et le dernier le 17 novembre 1944. Sur ces 166 000 personnes, près de 50 000 sont partis du camp de Royallieu à Compiègne, de mars 1942 à août 1944[12],[13].
L’« Aktion Meerschaum »
[modifier | modifier le code]En 1942, suite à l'enlisement du Reich dans le conflit, les nazis doivent trouver des forces productives pour combler leurs besoins en armement. C'est pourquoi, on décide l’envoi en KL de 35 000 hommes aptes au travail. Cette opération de recrutement de main-d’œuvre constitue l’« Aktion Meerschaum ». Pour la France, six convois sont organisés en 1943 au départ de Compiègne-Royallieu[14] :
- Convoi du 24 janvier 1943 (convoi des 31000), vers Sachsenhausen.
- Convoi du 16 avril 1943 (I.93.), vers Mauthausen pour 994 hommes.
- Convoi du 20 avril 1943 (I.94.) vers Mauthausen pour 997 déportés hommes.
- Convoi du 28 avril 1943, vers Sachsenhausen pour 876 hommes et vers Ravensbrück pour 230 femmes.
- Convoi du 8 mai 1943, vers Sachsenhausen pour env. 883 hommes.
- Convoi du 25 juin 1943 (I.110.), vers Sachsenhausen pour 999 hommes.
Liste des convois de Compiègne-Royallieu
[modifier | modifier le code]En 2024, des listes de convois de déportés du camp de Royallieu sont retrouvées à Compiègne[15].
Du camp de Royallieu sont partis trente convois de déportation de Juifs de France, d'internés politiques, résistants et Tziganes suivants[16] :
1942 :
- Convoi n° 1 du 27 mars 1942 (I.206.), parti de Drancy (Paris) avec 565 déportés hommes, fait une halte à Compiègne pour en embarquer encore 547 : 1112 déportés vers Auschwitz, matricules extrêmes : 27533 - 28644[17],[18].
- Convoi n° 2 du 5 juin 1942, de Compiègne vers Auschwitz, 1073 déportés hommes, dont 289 Juifs détenus dans les camps de Pithiviers (45, Loiret) et de Beaune-la-Rolande (45). Et 784 hommes appréhendés pour la plupart lors des arrestations de représailles d’août et de décembre 1941, incarcérés au camp de Drancy (Paris). 32 / 41 survivants à la Libération. Matricules extrêmes 38177 - 39176[19].
- Convoi des 45000 du (I.42.), de Compiègne vers Auschwitz, 1155 / 1175 déportés hommes, matricules extrêmes : 45157 - 46326. Premier convoi de non-Juifs vers Auschwitz depuis Compiègne[20],[21],[22],[23].
1943 :
- Convoi des 31000 du (I.74.), de Compiègne vers Sachsenhausen (Oranienbourg) pour 1557 / 1446 hommes, matricules séries des 57000 - 59000. Vers Auschwitz pour 230 femmes résistantes immatriculées extrêmes : 31625 - 31854. C’est le seul convoi de résistantes à avoir été dirigé vers Auschwitz, plutôt qu'à Ravensbrück[24],[21],[23].
- Convoi du 16 avril 1943 (I.93.), de Compiègne vers Mauthausen (Linz, Autriche), 994 déportés hommes, matricules extrêmes : 26173 - 27163[25],[14],[26],[27].
- Convoi du 20 avril 1943 (I.94.), de Compiègne vers Mauthausen (Linz, Autriche), 997 déportés hommes, matricules extrêmes 27732 - 28718[28],[21],[26],[29].
- Convoi du 28 avril 1943 (I.95.), de Compiègne vers Sachsenhausen (Oranienbourg/Berlin), puis vers Ravensbrück (Fürstenberg/Havel). 876 / 931 hommes vers Sachsenhausen, immatriculés extrêmes : 64588 - 65549. Et 216 / 220 / 230 femmes vers Ravensbrück, immatriculées 19244 - 19456[30],[31],[21].
- Convoi du 8 mai 1943 (I.100.), de Compiègne vers Sachsenhausen (Oranienbourg/Berlin), 884 hommes, matricules extrêmes : 65809 - 66813[32],[33].
- Convoi du 25 juin 1943 (I.110.), de Compiègne vers Buchenwald (Weimar), 999 hommes, matricules extrêmes : 13979 - 14940[34],[21],[35].
- Convoi du 13 août 1943 (I.123.), de Compiègne vers Buchenwald (Weimar), constitué de 38 personnalités-otages, qui devaient servir le cas échéant de monnaie d'échange. Parmi eux, des généraux, des préfets, des inspecteurs des finances, des banquiers[36],[37],[21].
- Convoi du 3 septembre 1943 (I.131.), de Compiègne vers Buchenwald (Weimar), 947 / 943 hommes, matricules extrêmes : 20001 – 20898[38],[21],[39].
- Convoi du 17 septembre 1943 (I.136.), de Compiègne vers Buchenwald (Weimar), 941 hommes, matricules extrêmes : 21001 - 21928[40],[21],[41].
- Convoi du 28 octobre 1943 (I.145.), de Compiègne vers Buchenwald (Weimar), 933 / 935 hommes, matricules extrêmes : 30404 - 31314[42],[21],[43].
- Convoi du 14 décembre 1943 (I.161.), de Compiègne vers Buchenwald (Weimar), 933 / 934 hommes, matricules extrêmes : 38001 - 38919[44],[21],[45].
1944 :
- Convoi du 17 janvier 1944 (I.171.), de Compiègne vers Buchenwald (Weimar), 1943 / 1944 hommes, matricules extrêmes : 39441 – 41374[46],[21],[47].
- Convoi du 22 janvier 1944 (I.172.), de Compiègne vers Buchenwald (Weimar), 2005 / 2006 hommes, matricules extrêmes : 41480 - 43469[48],[21],[49].
- Convoi du 27 janvier 1944 (I.173.), de Compiègne vers Buchenwald (Weimar), 1583 / 1584 hommes, matricules extrêmes : 43470 - 45048[50],[21],[51].
- Convoi des 27000 du 31 janvier 1944 (I.175.), de Compiègne vers Ravensbrück, 959 femmes résistantes, matricules extrêmes : 27030 - 27988[52],[21],[53].
- Convoi du 22 mars 1944 (I.191.), de Compiègne vers Mauthausen (Linz, Autriche), 1218 hommes, matricules extrêmes : 59479 - 60696[54],[21],[55].
- Convoi du 6 avril 1944 (I.199.), de Compiègne vers Mauthausen (Linz, Autriche), 1489 hommes, matricules extrêmes : 61851 - 63336[56],[21],[57].
- Convoi du 27 avril 1944 (I.206.), dit « Convoi des tatoués » , de Compiègne vers Auschwitz, 1653 hommes, matricules extrêmes : 184936 - 186590[18],[58]. Il s'agit du 3e et dernier convoi vers Auschwitz depuis Compiègne. Il se distingue par le fait que tous les déportés qui le composaient n'étaient pas Juifs. Néanmoins, ils sont tatoués dès leur arrivée[21],[59].
- Convoi du 12 mai 1944 (I.211), de Compiègne vers Buchenwald (Weimar), 2073 hommes, matricules extrêmes : 49396 - 52400[60],[21],[61].
- Convoi du 21 mai 1944 (I.214.), de Compiègne vers Neuengamme (Hambourg), 2004 hommes, matricules extrêmes : 30132 - 32120[62],[63],[21],[64].
- Convoi du 4 juin 1944 (I.223.), de Compiègne vers Neuengamme (Hambourg), 2064 hommes, matricules extrêmes : 33189 - 35185 et 42801 - 42815[65],[63],[21],[66].
- Convoi du 18 juin 1944 (I.229.), de Compiègne vers Dachau (Munich), 2139 / 2143 hommes, matricules extrêmes : 72274 - 74413[67],[21],[68].
- Convoi du (I.240.), dit « Train de la mort » , (train n°7909), de Compiègne vers Dachau (Munich), 2152 / 2162 hommes, dont 530 hommes meurent pendant le transport, matricules extrêmes : 76418 - 78047[69],[21],[70].
- Convoi du 15 juillet 1944 (I.247.)[71], de Compiègne vers Neuengamme (Hambourg), 1'528 déportés[63], matricules extrêmes : 36206 - 37700[21],[72].
- Convoi du 28 juillet 1944 (I.250.), de Compiègne vers Neuengamme (Hambourg), 1651 / 1652 hommes, matricules extrêmes : 39294 - 40944[63],[73],[21],[74].
- Convoi n° 79 du 17 août 1944 (I.265.), de Compiègne vers Buchenwald (Weimar), 1255 déportés hommes, matricules 78000 - 81000[75],[21].
- Convoi du 25 août 1944, de Compiègne vers l'Allemagne, par Saint-Quentin (02, Aisne), devait poursuivre vers Liège (Belgique) et Aix-la -Chapelle. 859 détenus et 600 Allemands en retraite en Allemagne, du fait de la Libération de Paris qui a lieu du 19 août au 25 août 1944. Ce dernier convoi de Compiègne est détourné par une révolte, sur Péronne (80) et Montdidier (80, Somme), puis stoppé, les déportés s'échappent, et les Allemands fuient alors aux prises avec la Résistance[21].
Après la guerre
[modifier | modifier le code]Devenu « quartier Royallieu » après la guerre, ce camp sert de centre d'instruction (CI) de l'Armée de l'Air pour les appelés du contingent dans la fin des années 1950 et au-delà. Formé au combat militaire terrestre en 60 à 70 jours, chaque contingent d'appelés d'environ 1 000 recrues par trimestre quitte ce centre d'entraînement à l'issue de la formation. Les appelés de chaque contingent sont alors dispersés dans les diverses bases aériennes (BA) tant en France qu'en Algérie.
Il héberge ensuite le 58e régiment de commandement et de transmissions dans les années 1970 puis le 51e régiment de transmissions de 1984 à 1997.
Lieu de mémoire
[modifier | modifier le code]L'Armée se retirant, un Mémorial de l'internement et de la déportation peut être créé dans les trois bâtiments conservés du site. Il est inauguré et ouvert au public le [76]. De plus, un chantier est mis en œuvre à proximité des voies de la gare de Compiègne, présentant deux wagons de déportation d'époque.
Galerie
[modifier | modifier le code]-
Monument pour le camp de Royallieu.
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Entrée du mémorial du camp de Royallieu.
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Le « mur des noms » à Royallieu en .
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Plaque commémorative place de l'École-Militaire à Paris, en mémoire des 743 personnalités juives françaises arrêtées le et internées à Royallieu, avant d'être déportées, pour la plupart, dans le premier convoi parti de France à destination d'Auschwitz, en .
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Mémorial du quai des Déportés.
Détenus connus
[modifier | modifier le code]Liste triée par ordre alphabétique
- Jean-Bernard Badaire
- Gustave Barlot
- Anne-Marie Bauer
- Charles Bedaux
- Abraham Berline (en)
- Jean-Jacques Bernard
- Jean-Baptiste Biaggi
- René Blum, frère de Léon Blum
- Edouard Bonnefoy
- René Boulanger
- Claude Bourdet
- Maurice Bourdet
- Joseph Brau
- Jean Bréjaud
- Léon Bronchart
- Lucien Bunel dit Jacques de Jésus
- Gilbert Burlot
- André Robert Carpentier, commandant, résistant
- Henry de Champagny, maire de Somloire et conseiller général du canton de Vihiers (Maine-et-Loire)
- André Chauvat
- André Clavé
- Michel Clemenceau
- Noël Cohard
- Jean-Baptiste Daviais
- René Renard
- Charlotte Delbo
- Robert Desnos
- Louis Dupiech (1900-1945), préfet résistant
- Marguerite Fabre
- Pierre-André Farcy
- Adrien Faure
- Roger Fossé
- Geneviève de Gaulle-Anthonioz, nièce du général de Gaulle
- Émile Ginas
- Ernest Ginsburger, grand-rabbin de Bayonne
- Marcel Girault
- Léon Gontier
- Armel Guerne
- Michel Hollard, un résistant qui a combattu les rampes de lancement de missiles V1, dit « L'homme qui a sauvé Londres »
- Dimitri Klépinine
- Robert-Hugues Lambert
- Henri Lang
- Eugène Maës
- Henri Manhès
- André Marie
- Pierre Masse est interné au camp de décembre 1941 à mars 1942. Il y organise un système judiciaire.
- Jean-Charles Millet (petit-fils du peintre Jean-François Millet)[77],[78]
- Simone Michel-Lévy
- Marie-Louise Moru
- Marcelle Mourot
- Mila Racine
- René Renard
- Libertaire Rutigliano
- Vladimir Andréïevitch Romanoff, fils du grand-duc Andreï Vladimirovitch de Russie
- Noëlla Rouget née Peaudeau
- Benjamin Schatzman
- Léonce Schwartz, grand-père d'Anne Sinclair
- Mgr Bruno de Solages, recteur de l'Institut catholique de Toulouse
- Georges Tcherkessof
- Mgr Pierre-Marie Théas, évêque de Montauban
- Édouard Til
- André Tollet
- André Verchuren, accordéoniste[78]
- André Verdet
- Alexandre Villaplane
- Macario Vitalis[79]
- Alice Yahiel, Georges Yahiel, Simone Jacques-Yahiel
Notes et références
[modifier | modifier le code]- J-CV, « Compiègne. Le camp d’internement de Compiègne-Royallieu par Sarah Desève », sur criminocorpus.hypotheses.org, (consulté le ).
- « Le camp de Compiègne-Royallieu 3/3 », sur le site de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC), Service départemental des Yvelines – Mémoires 78, consulté le 3 janvier 2009.
- ↑ Emmanuel Filhol, « L'internement et la déportation de Tsiganes français sous l'Occupation : Mérignac-Poitiers-Sachsenhausen, 1940-1945 », Revue d’Histoire de la Shoah, vol. 170, no 3, , p. 136–182 (ISSN 1281-1505, DOI 10.3917/rhsho1.170.0137, lire en ligne, consulté le )
- « Le camp de Compiègne-Royallieu 2/3 », sur le site de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC), Service départemental des Yvelines – Mémoires 78, consulté le 3 janvier 2009.
- ↑ « Mémorial de l’internement et de la déportation – Camp de Royallieu - Compiègne-Pierrefonds », (consulté le )
- ↑ Beate Husser, Jean-Pierre Besse et Françoise Leclère-Rosenzweig (préf. Denis Peschanski), Frontstalag 122 Compiègne-Royallieu : un camp d'internement allemand dans l'Oise, 1941-1944, Beauvais, Archives départementales de l'Oise, , 198 p. (ISBN 978-2-86060-024-8, OCLC 228783175)
- ↑ « Le camp de Royallieu », sur histoire-compiegne.com (consulté le ).
- ↑ « Sachsenhausen Archives », sur Mémorial des Nomades de France, (consulté le ).
- ↑ « L’internement des Nomades, une histoire française (1940-1946) », sur Mémorial de la Shoah (consulté le ).
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Les rafles de janvier 1943 », sur ares-assoc.net (consulté le ).
- ↑ « Livre-Mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) (2004) »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- « Résistance 60 : les convois de Compiègne »
- ↑ Jennifer Alberts, « Des listes de convois de déportés du camp de Royallieu retrouvées dans un grenier 80 ans plus tard : "ces documents sont inestimables" », sur France 3,
- ↑ « Résistance 60 »
- ↑ « Convois 1 de Drancy, Camp, France à Auschwitz Birkenau, Camp d'extermination, Pologne le 27/03/1942, Yad Vashem »
- « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Convoi 2 de Compiegne, Camp, France à Auschwitz Birkenau, Camp d'extermination, Pologne le 05/06/1942, Yad Vashem »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- « Résistance 60 : Tous les convois de Compiègne »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- « Mémoire vive des convois 45000 et 31000 »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- « Mauthausen : Les déportés de l’opération Meerschaum »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
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- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
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- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Musée de la Résistance »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- « Déportés français au camp de concentration de Neuengamme »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Mémorial du wagon de la déportation »
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation »
- ↑ « Ouverture du Mémorial de l'internement et de la déportation - Camp de Royallieu », sur le site du Mémorial de l'internement et de la déportation, memorial.compiegne.fr, consulté le 3 janvier 2009.
- ↑ Christian Bernadac, Le Train de la mort, Paris, France-Empire, , 365 p. (OCLC 4597885), p. 79-355.
- André Verchuren et Jean-Charles Millet sont déportés dans le « Train de la mort ». Ville de départ : Compiègne, destination : camp de concentration de Dachau, le . Dans ce train portant le numéro 7909, dans des conditions épouvantables, 2 500 hommes sont transportés dans 44 wagons à bestiaux. [source : ministère de la Défense, le nombre d'hommes et de wagons a été déterminé à la suite du procès militaire de 1950]. 1 632 prisonniers survivent à ce terrible voyage. Sous une chaleur caniculaire, sans eau, asphyxiés, beaucoup de déportés sont pris d'une folie meurtrière, s'entretuant. À l'arrivée, on dénombra plus de cinq cents morts [source : Christian Bernadac, Le Train de la mort.
- ↑ (en) Claude Tayag, « Rediscovering Macario Vitalis the road less taken », sur www.philstar.com, (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Jean-Jacques Bernard (préf. Serge Klarsfeld), Le camp de la mort lente : Compiègne 1941-1942, Paris, Ed. Le Manuscrit, coll. « Témoignages de la Shoah », (1re éd. 1944), 334 p. (ISBN 978-2-7481-6930-0, OCLC 85771999, lire en ligne).
- André Poirmeur, Compiègne, 1939-1945. Hitler à Compiègne, occupation et résistance, rapatriement des prisonniers de guerre, Laval inaugure, la relève, service du travail obligatoire, le camp de concentration de Royallieu, libération, Compiègne, , 159 p..
- Collectif (préf. Philippe Marini), Royallieu 80 ans d'histoire, Montargis, École d'application des transmissions de Montargis Caserne Gudin, , 126 p. (OCLC 417022805).
- Sylvain Pouteau, Historique de la caserne de Royallieu, Compiègne, 51e Régiment de transmissions, , 120 p..
- Xavier Leprêtre, De la Résistance à la déportation. Compiègne-Royallieu, 1940-1944, Compiègne, , 222 p. (OCLC 411561532).
- Le Camp de Royallieu durant la Seconde Guerre mondiale, Beauvais, Service départemental de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, (OCLC 469764916).
- Saül Castro, Le camp juif de Royallieu-Compiègne, 1941-1943, Paris, Le Manuscrit Fondation pour la mémoire de la Shoah, coll. « Témoignages de la Shoah », , 490 p. (ISBN 978-2-304-00474-8, OCLC 259921754).
- Beate Husser, Jean-Pierre Besse et Françoise Leclère-Rosenzweig (préf. Denis Peschanski), Frontstalag 122 Compiègne-Royallieu : un camp d'internement allemand dans l'Oise, 1941-1944, Beauvais, Archives départementales de l'Oise, , 198 p. (ISBN 978-2-86060-024-8, OCLC 228783175).
Ouvrage collectif sous la direction des Archives départementales de l'Oise. - (de) Pierre Dietz, Briefe aus der Deportation: französischer Widerstand und der Weg nach Auschwitz, Verlag, 2010, 304 p. (ISBN 978-3-86841-042-6).
- William Letourneur (trad. de l'allemand par Annick et William Cabot, préf. René Louis Besse, postface Paul Le Goupil), Lettres d'un ouvrier déporté : de Maromme à Auschwitz, les deux résistances de William Letourneur, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, coll. « Résistance en Normandie », , 298 p. (ISBN 978-2-84706-585-5, OCLC 944441759).
- (de) Paul Le Goupil, Pierre Dietz (trad.), Résistance und Todesmarsch: Ein Franzose in Buchenwald, Halberstadt und Langenstein, Verlag, 2015 (ISBN 978-3-86841-137-9).
- Anne Sinclair, La rafle des notables, Grasset, 2020 (ISBN 2246824133) (son grand-père paternel a été détenu à Compiègne).
Filmographie
[modifier | modifier le code]- Marc Tavernier, Camp C, Compiègne-Royallieu, documentaire historique de 57 minutes, Purple Milk Production, 2010. avec des témoignages de survivants et la participation de Serge Klarsfeld.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Porajmos
- Liste des camps d'internement de « nomades » en France
- Camp de Beaune-la-Rolande
- Camp de Drancy
- Camp de Gurs
- Camp de Pithiviers
- Camp d'internement français
- Collaboration policière sous le régime de Vichy
- Liste des mémoriaux et cimetières militaires de l'Oise
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site du mémorial de l'internement et de la déportation - Camp de Royallieu ; Le livret pédagogique [PDF]
- Site des lycées Charles de Bovelles et Jean Calvin à Noyon à propos du camp
- Le frontstalag 122 sur le site Mémoire vive des convois des 45000 et 31000 d'Auschwitz-Birkenau