Adam Rayski

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Adam Rayski
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Adam Rayski (né Abraham Rajgrodski le 14 août 1913 à Białystok en Pologne et mort le 11 mars 2008 à Paris) est un résistant et historien français, cofondateur du Crif et militant des droits de l'homme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille juive polonaise aisée[1], il s'engage très jeune au parti communiste clandestin. Il devient responsable de la « gauche scolaire » puis secrétaire du Komsomol de sa ville, ce qui lui vaut d'être exclu du lycée pour activités subversives. Aussi émigre-t-il en France fin 1932, où il suit des études de journalisme à la Sorbonne et à l’École libre des sciences politiques.

En janvier 1934, sa « section juive » de la Main-d'œuvre immigrée (MOI), au sein du Parti communiste français, lance un quotidien en yiddish, Naïe presse (Presse nouvelle). Il y est engagé comme journaliste et permanent du Parti, et travaille en même temps à L’Humanité, sous la direction d’André Marty, puis de Paul Vaillant-Couturier.

En 1938 il épouse Idesza (Jeanne) Zaromb, juive polonaise comme lui, qui sera son agent de liaison pendant la guerre.

Adam Rayski rejoint en 1940 un régiment de l’armée polonaise, alliée de la France, à Coëtquidan, et est fait prisonnier pendant la débâcle. Il s’évade d'un camp de transit de prisonniers de guerre à Nantes et rentre à Paris le 14 juillet 1940. Il y participe à la création du mouvement de résistance juive au sein des Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI), la section immigrée du mouvement résistant des FTP. En avril 1941, il est envoyé en zone sud où il s'occupe notamment de l'évasion des communistes étrangers internés dans les camps de Gurs et du Vernet. En septembre 1941, Adam Rayski devient responsable national de la MOI[2]. Revenu à Paris, il s'occupe de la presse clandestine qui sensibilise les Juifs aux menaces de déportation. En 1943, il est un des cofondateurs du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif)[3], alors dénommé Comité général de défense juive - CGD - organisation clandestine dont la mission est d'aider les Juifs.

Après guerre, Adam Rayski est décoré de la médaille de la Résistance et de la croix de guerre. En 1949, il rentre en Pologne où il devient responsable d'éditions de la presse communiste, puis démis de ses fonctions, il retourne en France en 1957 et rompt avec le Parti communiste polonais. En 1959, il est arrêté pour complicité dans le cadre de l'affaire Bertelé, un responsable du renseignement polonais en France. Condamné à 7 ans de prison en juillet 1961, il est libéré dès mars 1963 grâce à l'intervention d'anciens résistants. Il écrit plusieurs livres sur l'histoire de la résistance juive en France et préside l'Union des résistants et déportés juifs de France (URDF). Il devient en 2003 président d'honneur de l'UJRE (Union des Juifs pour la résistance et l'entraide) et participe à la rédaction des dossiers MOI de la PNM (Presse Nouvelle Magazine)[4].

Adam Rayski est le père de Benoît Rayski.

Décédé à 94 ans, il est enterré le 13 mars 2008 à Paris, au cimetière du Père-Lachaise.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benoît Rayski, Fils d’Adam. Nostalgies communistes, Exils Editeur, 2017.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gil Mihaely, Rayski, le dernier des Ashkénazes, causeur.fr, 30 septembre 2017
  2. Adam Rayski, site de l'APHG, Caen
  3. Discours d'Adam Rayski pour le 60e anniversaire du Crif, le 22 mai 2003
  4. Presse Nouvelle Magazine, mensuel d'information édité par l'UJRE.
  • Mort d'Adam Rayski, figure de la résistance juive et cofondateur du Crif, dépêche AFP du 12 mars 2008

Liens externes[modifier | modifier le code]