Roger Wolman

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Roger Wolman (, Paris 10e) est un des Enfants d'Izieu, où il est réfugié du 18 octobre au 6 novembre 1943, avec son frère aîné, Henri Wolman, et son cousin, Henri Kaufman. Les trois quittent la Maison d'Izieu cinq mois avant la rafle du 6 avril 1944. Roger et Henri Wolman sont des témoins de la Shoah en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roger Wolman est né le 16 juillet 1938 dans le 10e arrondissement de Paris. Son père, Moszek Wolman. est né le 3 juin 1908, à Rospiza[1], un village proche de Cracovie, en Pologne. Il travaille comme cordonnier. Sa mère, Ruchla Wolman (née Lotringer), est née le 30 février 1909, à Varsovie en Pologne[1]. Elle travaille dans le prêt-à-porter, dans un atelier de fabrication. Ils habitent 23 Faubourg du Temple dans le 10e arrondissement de Paris[1].

Il a un frère aîné, Henri Wolman[2] ,[3].

En 1941, Roger Wolman est envoyé en Bretagne avec son frère et sa grand-mère ; il est séparé de ses parents[2].

Après la rafle du Vel d'Hiv du 16 juillet 1942, son père décide de franchir la ligne de démarcation pour accéder à la zone libre. Il est arrêté et déporté, par le Convoi No. 16, en date du 7 août 1942 du camp de Pithiviers vers le camp d'Auschwitz[2].

La mère de Roger Wolman est arrêtée en tentant de passer la ligne de démarcation ; elle est assignée à résidence à Châlus (Haute-Vienne). En 1943, elle s'évade et va à Nice (Alpes-Maritimes (en zone libre) pour retrouver ses enfants. Roger Wolman a 5 ans et son frère a 11 ans. Ils habitent au Chemin des Pins[1]. La famille Wolman, en juillet 1943, est prise lors d'une rafle, après une dénonciation. Seuls les enfants en réchappent[2]. Ruchla Wolman est déportée par le Convoi No. 60, en date du 7 octobre 1943, du Camp de Drancy vers Auschwitz, où elle est assassinée[1], le 12 octobre 1943[4].

La Maison d'Izieu[modifier | modifier le code]

Roger Wolman est réfugié du 18 octobre au 6 novembre 1943, avec son frère aîné, Henri Wolman, et son cousin, Henri Kaufman.

Henri Wolman s'inquiète du bruit et des mouvements à la Maison d'Izieu. Il contacte un oncle Henri (frère de sa mère) qui habite à Lyon, en lui demandant de les faire quitter l'endroit[2].

Les deux frères et le cousin quittent la Maison d'Izieu 5 mois avant la Rafle du 6 avril 1944.

Roger et Henri Wolman sont envoyés jusqu'à la fin de la guerre chez leur tante, près de Clermont-Ferrand dans une ferme[2].

En 1945, Roger et Henri Wolman retournent à Paris. Ils retrouvent leur père, physiquement et moralement très affaibli, et apprennent que leur mère a été assassinée à Auschwitz[2].

Roger et Henri Wolman sont des témoins de la Shoah en France[5].

Henri Wolman est mort le 29 novembre 2017[3], à l'âge de 86 ans, et enterré le 1er décembre 2017 au cimetière La Salle à Tours (Indre-et-Loire)[6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]