Serge Korber

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Serge Korber est un réalisateur français, né le dans le 18e arrondissement de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Auteur d'un premier film remarqué (Le Dix-septième ciel), Serge Korber se voit confier par le producteur Alain Poiré la réalisation de la nouvelle histoire signée Michel Audiard, intitulée Un idiot à Paris. Satisfait de cette collaboration, Audiard lui offrira par la suite le scénario de La Petite Vertu. Suivent deux films avec Louis de Funès et deux avec Annie Girardot, grandes stars de l'époque. Avec la dernière, Korber adapte un roman de Catherine Paysan, Les Feux de la Chandeleur, un beau drame dans lequel Girardot incarne en 1972 la mère de Claude Jade et de Bernard Le Coq, délaissée par son mari Jean Rochefort. En 1975, Serge Korber change radicalement de direction. Il délaisse la comédie populaire pour la pornographie. Pendant 3 ans, il devient John Thomas (son pseudonyme). Quand il retrouve son nom et revient à la comédie, il peine à retrouver le succès. Il tente de relancer Les Charlots, fait jouer l'humoriste Roland Magdane… rien qui retienne l'attention. Il se tourne dans les années 1980 vers la télévision. En 1996, il revient au cinéma avec l'adaptation de la bande dessinée de Binet, Les Bidochon. Dans les années 2000, Serge Korber a réalisé quelques documentaires, sur Maurice Béjart, Jean Gabin ou Boris Vian.

Il est notamment connu pour avoir tenté de moderniser le personnage de Louis de Funès dans deux films qui seront des échecs, vu la popularité de l'acteur à cette époque : L'Homme orchestre et Sur un arbre perché en 1970.

Il est marié à Marie-Claire Korber[1] ; ils ont un fils, Thomas, qui est scénariste[2]. Sa femme Marie-Claire a notamment monté son film Je vous ferai aimer la vie, réalisé en 1979.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Pornographie[modifier | modifier le code]

Serge Korber a réalisé dans les années 1970, sous le pseudonyme John Thomas, quelques films pornographiques avec son acteur préféré dans le genre, Richard Darbois.

Il réalise en 1975 L'Essayeuse, un film qui sera d'abord autorisé, classé X, puis censuré[4]. Le réalisateur et les acteurs sont alors condamnés à des amendes de 400 à 10 000 francs pour outrages aux bonnes mœurs. La condamnation sera confirmée et amplifiée en appel le 10 juin 1977, les amendes allant alors de 3 000 à 18 000 francs, et la cour d'appel ordonnant « la saisie et la destruction du négatif et de toutes les copies du film ayant servi à commettre le délit »[5].

Filmographie (John Thomas)[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

2013 : médaille d'or de la Ligue universelle du bien public[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Serge Korber : 50 ans de passion fidèle pour le cinéma », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  2. AlloCine, « Thomas Korber », sur AlloCiné (consulté le 22 janvier 2017).
  3. http://www.unifrance.org/film/36245/un-jour-un-tueur
  4. « Les infortunes de la liberté », Positif, no 190, février 1977, p. 58
  5. Histoire juridique des interdits cinématographiques en France, 1909-2001, Albert Montagne.
  6. « REMISE DU 21 SEPTEMBRE 2013 », sur bien.public.over-blog.com, (consulté le 28 août 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]