Commissariat général aux questions juives

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Commissariat général aux questions juives
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Le Commissariat général aux questions juives était installé place des Petits-Pères, dans le bâtiment de l'ancienne banque Léopold Louis-Dreyfus.
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Sigle
CGQJVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Siège
Pays
Organisation
Direction

Le Commissariat général aux questions juives (CGQJ) est un organisme administratif créé sous le régime de Vichy, chargé de préparer et d'appliquer la politique discriminatoire vis-à-vis des Juifs de France, pendant l'occupation de la France par l'Allemagne nazie. Il est dirigé par Xavier Vallat puis, à partir de , au moment de la mise en place de la déportation en France occupée, par Louis Darquier de Pellepoix.

Historique[modifier | modifier le code]

Le CGQJ est créé par la loi du [1]. Par décret du , il intègre le Service de contrôle des administrateurs provisoires (SCAP). Il est chargé de préparer et proposer au chef de l'État toutes les mesures législatives concernant les Juifs, de fixer les dates de liquidation des biens juifs, de désigner les administrateurs séquestres et de contrôler leur activité. Le commissariat est aussi chargé du traitement des Roms, eux aussi ciblés par la politique raciale des Allemands, formant une population d'environ 30 000 individus avant leur déportation[2].

Installé à l'hôtel Algeria à Vichy, le CGQJ a une antenne dans le bâtiment de la banque Léopold Louis-Dreyfus, 1 place des Petits-Pères dans le 2e arrondissement de Paris. Il est représenté dans onze préfectures de la zone nord et dans sept de la zone sud[3].

Il comprend principalement deux services : la Direction de l'aryanisation économique (DAE) et la Police aux questions juives (PQJ), devenue en la Section d'enquête et de contrôle (SEC). Il compte jusqu'à 1 200 employés[3].

La DAE, qui a plus d'importance que tous les autres services du Commissariat, est chargée de l'exécution des mesures économiques prises contre les Juifs et englobe le Service du contrôle des administrateurs provisoires (SCAP). Forte de huit cents employés, elle procède à la vente ou la liquidation des entreprises juives[3].

La PQJ, dont le rôle est la recherche des infractions au statut des Juifs, effectue en outre fréquemment des arrestations[3].

Le CGQJ est officiellement fermé fin , ses biens sont mis sous séquestre et le séquestre confié au ministère des Finances[4].

Plaque commémorative apposée sur l'immeuble du Commissariat.
« Certificat de non-appartenance à la race juive » délivré par le Commissariat en 1943.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Loi no 1450 du créant un commissariat général aux questions juives, Journal officiel de l'État français no 90 du , p. 1386.
  2. Donald Kenrick et Grattan Puxon (trad. de l'anglais), Destins gitans : Des origines à la solution finale, Paris, Gallimard, , 190 p. (ISBN 2-07-073550-8), p. 130-137.
  3. a b c et d Bernard Frédérick, « 29 mars 1941, la création du Commissariat général aux questions juives (CGQJ) », L'Humanité Dimanche, no 748,‎ 11-17 mars 2021, p. 76-81.
  4. AJ/38 : Commissariat général aux questions juives (C.G.Q.J.) et Service de restitution des biens des victimes des lois et mesures de spoliation, Musées nationaux récupération, ministère de la Culture.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]