Madeleine Dreyfus

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Madeleine Dreyfus
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Biographie
Naissance
Décès
Activité

Madeleine Dreyfus née Kahn (, Paris-1987) est une psychologue française, venant d'une famille juive assimilée, qui fréquente les surréalistes (André Breton et Jean Cocteau). Durant la Seconde Guerre mondiale à Lyon, elle travaille avec l'Œuvre de secours aux enfants (OSE) et fait partie du réseau Garel. Elle est déportée par le convoi no 80, en date du , du Camp de Drancy vers Bergen-Belsen. Elle continue de travailler à l'OSE après la Guerre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Madeleine Kahn est née le à Paris[1]. Elle est la sœur de Martine Kahn.

Sa famille juive est assimilée. Après son baccalauréat, elle fréquente les milieux surréalistes, en particulier André Breton et Jean Cocteau. En 1933, elle épouse, Raymond Dreyfus, un homme d'affaires. Ils ont trois enfants: Michel Dreyfus (né en 1934), Jacques Dreyfus (né en 1937) et Annette Dreyfus (née en 1943)[2].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La famille Dreyfus se réfugie à Lyon en 1941. Elizabeth Hirsch, qui dirige la branche lyonnaise de l'Œuvre de secours aux enfants demande à Madeleine Dreyfus de joindre son organisation. Elle accepte et s'occupe à trouver des familles ou des institutions pour placer des jeunes enfants ou adolescents juifs. Elle aboutit au village Le Chambon-sur-Lignon et fait connaissance avec le pasteur André Trocmé et son épouse Magda Trocmé ainsi qu'avec les villageois volontaires pour l'aide. Madeleine Dreyfus fait le va-et-vient entre Lyon et Le Chambon pendant deux ans, y amenant des enfants, avec qui elle reste en contact.

Martine Dreyfus, était responsable du circuit Garel au Chambon-sur-Lignon.

Une des institutions coopérantes était une maison pour enfants sourds et muets de Villeurbanne. Il arrivait qu'un enfant y soit placé pour quelques jours. Le (ou le , selon une autre source[3]), Madeleine Dreyfus apprend qu'une rafle par la Gestapo est imminente à cet endroit. Elle s'y rend pour sauver un enfant juif. La Gestapo était déjà arrivée. Elle est arrêtée. A cette époque, elle allaite son bébé de deux mois, Annette. Elle réussit à avertir sa famille de son arrestation, pour qu'elle puisse quitter son appartement[4] et trouver un refuge.

Elle est libérée en mai 1945[2].

Après la Guerre[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, Madeleine Dreyfus continue de travailler à l'Œuvre de secours aux enfants, comme psychologue. Elle a aussi une pratique privée. Elle est une des fondatrices de l'institut de formation et d’études psychosociologiques et pédagogiques (IFEPP) en 1963[2].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]