Jean-Claude Pecker

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Jean-Claude Pecker
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Jean-Claude Pecker ( à Reims, Marne, France) est un astrophysicien français. Il est professeur honoraire au Collège de France (Chaire d'astrophysique théorique), et membre de l’Académie des sciences.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Pecker est le petit-fils du rabbin de Reims Joseph Hermann. Il naît chez ses grands-parents[1].

Fils d'un père scientifique, Victor Pecker, et d'une mère littéraire, Nelly Hermann, Jean-Claude Pecker s'intéresse très tôt à l'astronomie puis à l'astrophysique. Élève studieux, il poursuit des études sans encombre au lycée Michel de Montaigne de Bordeaux jusqu'à la Seconde Guerre mondiale qu'il traverse dans la clandestinité[C'est-à-dire ?].

Victor et Nelly Pecker sont déportés à Auschwitz en mai 1944, où ils meurent.

À la libération il intègre l'École normale supérieure où il suit en 1945 les cours d'Alfred Kastler. Il se présente à l'agrégation de sciences physiques en 1946 et obtient brillamment son doctorat (Contribution à la théorie du type spectral 2 – les moments nucléaires) en 1950.

Maître de conférences en poste à Clermont-Ferrand de 1952 à 1955, il devient astronome à l'Observatoire de Paris avant d'être nommé directeur de l'Observatoire de Nice en 1962. En 1963 il est élu professeur au Collège de France où il enseigne jusqu'en 1988. Il est également directeur de l'Institut d'astrophysique de Paris de 1972 à 1978. Il occupe à partir de 1990 un poste de Vice-Président de la Commission nationale pour l'UNESCO jusqu'en 1996 ainsi que de nombreuses autres fonctions officielles et non officielles, en particulier celle de Président de la Société astronomique de France de 1973 à 1976.

En 2003, il est candidat à l'Académie française[2]

En 2005, il reçoit l'International Humanist Award délivré par l'Union internationale humaniste et éthique.

Parcours scientifique[modifier | modifier le code]

En plus d'ouvrages scientifiques et de vulgarisation, Jean-Claude Pecker est l'auteur de plus de 700 articles sur l'astrophysique[3], que ce soit à vocation de synthèse, de vulgarisation ou de recherche, mais aussi sur les droits de l'homme, l'art, les relations entre science et société ainsi que sur le thème de pratiques qu'il considère comme des fausses sciences, comme l'astrologie[4]. Il est ainsi président d'honneur de l'Association française pour l'information scientifique (AFIS).

Ses principaux travaux en astronomie et en astrophysique sont consacrés aux atmosphères solaire et stellaire (théorie exacte de la saturation des raies, étoiles chaudes, première résolution effective du problème « non-gris » de l'équilibre radiatif) et aux relations Soleil-Terre (introduction du cône d'évitement confirmée par les observations des trous coronaux du Soleil).

Dès les années 1950, il s'intéresse au débat cosmologique auquel il consacre des publications. Jean-Claude Pecker conteste le modèle standard du Big Bang et suggère des « solutions alternatives, mais partielles »[5] selon ses propres termes (discussion des arguments favorables à un modèle d'univers quasi statique, rôle de la constante cosmologique, origine du fond diffus cosmologique).

Il est signataire avec 33 autres scientifiques d'une lettre ouverte à la communauté scientifique[6]. Les auteurs y dénoncent de qu'ils qualifient de dominance d'un modèle standard du Big Bang et de l'expansion de l'Univers. Les hypothèses émises, comme celle de la lumière fatiguée sont en effet critiquées – sinon totalement ignorées – par les cosmologistes actuels.

Jean-Claude Pecker a contribué à la vulgarisation de l'astronomie par ses ouvrages destinés au grand public, et traduits en anglais comme en chinois.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Directions d'ouvrages
Préfaces d'ouvrages

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Barret Ida », sur Comité Français pour Yad Vashem (consulté le 7 novembre 2017).
  2. « Candidature au fauteuil de M. Léopold Sédar Senghor (F16) et au fauteuil de M. Georges Vedel (F5) », sur Académie française, (consulté le 7 janvier 2017).
  3. Par exemple « L'astronomie au Collège de France (XVIe-XIXe siècle) », Lettre du Collège de France, no 23,‎ (lire en ligne).
  4. « Bibliographie », Collège de France (consulté le 7 novembre 2017).
  5. « Autoanalyse du parcours scientifique », Collège de France (consulté le 7 novembre 2017).
  6. (en) « An Open Letter to the Scientific Community » [« Lettre ouverte à la communauté scientifique »], New Scientist,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]