Affaire de Bruay-en-Artois

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Affaire de Bruay-en-Artois
Nature du crime Homicide
Type de crime Meurtre
Pays de lieu du crime Drapeau de la France France
Ville Bruay-en-Artois (Pas-de-Calais)
Type d'arme Arme tranchante
Pierre
Date du crime
Nombre de victimes 1 : Brigitte Dewèvre
Jugement
Statut Affaire jugée : acquitté puis relaxé
Tribunal Tribunal pour enfants de Paris
Formation Cour d'appel de Paris
Date du jugement
Recours Appel du parquet après l'acquittement de 1975

L’affaire de Bruay-en-Artois est une affaire criminelle française très médiatisée dans les années 1970 : le meurtre, jamais résolu, d'une adolescente d'origine modeste, Brigitte Dewèvre, à Bruay-en-Artois (aujourd'hui Bruay-la-Buissière). Après la découverte, le , du corps de la victime, le notaire Pierre Leroy et sa maîtresse Monique Béghin-Mayeur sont inculpés, puis incarcérés, alors qu'Henri Pascal, le juge d’instruction, reconnaît ne posséder aucune preuve solide de leur implication dans le meurtre. Des militants d'extrême gauche profitent de l'appartenance des deux personnes mises en cause à la bourgeoisie pour transformer cette affaire en symbole de la lutte des classes dans une région touchée alors par la fermeture des mines de charbon. Les inculpés seront finalement libérés. Par la suite, un camarade de Brigitte s'accusera du meurtre mais sera innocenté. Le crime est finalement prescrit en 2005.

Les faits[modifier | modifier le code]

Le 6 avril 1972 à Bruay-en-Artois[1], dans un terrain vague qui sépare le quartier bourgeois du coron, des enfants jouant au ballon[2] découvrent le corps sans vie de Brigitte Dewèvre, une fille de mineur âgée de quinze ans et demi. La veille au soir, le 5 avril, elle est partie vers 19 h 30 pour aller dormir chez sa grand-mère et a disparu. Brigitte a été aperçue pour la dernière fois vers 19 h 45, en conversation avec un inconnu vêtu d'un pull à col roulé. Elle a été étranglée avec un lien souple, vraisemblablement un foulard, déshabillée en partie, et déposée dans un terrain vague à proximité d'une haie d'aubépines qui sépare ce terrain de la propriété de Monique Béghin-Mayeur (fille du plus gros marchand de meubles de Bruay-en-Artois et qui est en instance de divorce). La victime a été frappée violemment derrière la tête et mutilée avec un objet tranchant (de type hachette ou serpette) mais non violée. Ses jambes étaient dissimulées sous un vieux pneu[3].

Les enquêtes judiciaires et le déchaînement médiatique[modifier | modifier le code]

Instruction du juge Pascal (avril-juillet 1972)[modifier | modifier le code]

Henri Pascal, premier juge d'instruction au tribunal de grande instance de Béthune, hérite du dossier. Il deviendra le premier juge d'instruction connu par son nom[4]. Surnommé « le petit juge », cet ancien avocat d'origine modeste, juge suppléant, puis juge d'instruction, est un des premiers adhérents du Syndicat de la magistrature[5].

Les témoins font état de la présence d'une Peugeot 504 mal garée à proximité du lieu du meurtre. Son propriétaire est rapidement identifié, il s'agit du notaire Pierre Leroy qui a son étude non loin : membre du Rotary Club et habitué des transactions immobilières, la rumeur en fait rapidement un coupable idéal car elle condamne par avance cet homme toujours pas marié qui fréquente les bordels de Lille[3]. Il est inculpé le 13 avril, après une semaine d'enquête, pour homicide volontaire et incarcéré. Le juge invoque « un faisceau de présomptions graves et concordantes », qui naissent selon lui des explications évasives de l'intéressé quant à son alibi et de sa présence près des lieux du crime au moment des faits. Au fil des interrogatoires, Pierre Leroy a présenté cinq versions différentes pour ne pas impliquer sa maîtresse Monique Béghin-Mayeur, rendant son emploi du temps trop flou. Une première reconstitution sur les lieux du crime, le 27 avril 1972, voit la foule conspuer le notaire déjà condamné par la rumeur publique locale[6].

L'inculpé nie avec constance et, malgré un examen minutieux de tous les éléments pouvant l'incriminer, le juge Pascal ne parvient pas à trouver de preuve, si bien que le 30 juin les avocats de la défense déposent une requête en suspicion légitime à son encontre. Le 12 juillet, Pascal procède à une seconde reconstitution avec l'ensemble des témoins qui ne reconnaissent pas officiellement les accusés. Le lendemain, il inculpe et fait incarcérer Monique Béghin-Mayeur, car elle aussi, lors de ses interrogatoires, donne des versions contradictoires de son emploi du temps et a un alibi que le juge considère comme douteux. La cour d'appel d'Amiens désavoue le juge et fait relâcher Pierre Leroy le 18 juillet 1972 après plus de trois mois d'incarcération[7].

Durant toutes ces semaines, le juge Pascal, qui est opposé au secret de l'instruction, alimente la presse par de nombreuses déclarations. Il entend « faire connaître ses idées sur la justice »[8] et laisse notamment filmer l'arrestation du notaire. Selon les nouvelles théories du Syndicat de la magistrature, Henri Pascal tente de faire de son instruction un modèle de transparence, clamant, lors de nombreuses déclarations à la presse, son opposition au secret de l'instruction et militant pour une « justice à ciel ouvert »[5].

La pression de la presse maoïste, désavouée par Sartre[modifier | modifier le code]

Le juge est alors sous la pression de la presse maoïste d'extrême gauche qui croit trouver dans cette région prolétarisée un terrain propice à la continuation de la lutte révolutionnaire. Parmi les militants de la Gauche prolétarienne établis dans le Nord après la dissolution en 1970 du mouvement maoïste se trouve Serge July qui répondait alors au pseudonyme de Marc. François Ewald et Serge July dirigent les opérations sur place[9] et créent un Comité pour la Vérité et la Justice qui embrigade les parents et les proches de la famille Dewèvre, lance des appels au lynchage et organise une occupation militante du terrain vague où a été découverte la victime. Le Comité est présidé par Joseph Tournel, militant maoïste et ancien mineur connu de tous dans la région. Habitué des colonnes du journal maoïste La Cause du peuple, il y incarne le point de vue prolétarien, aux cotés de figures intellectuelles telles que Jean-Paul Sartre ou Maurice Clavel. Le 1er mai 1972, La Cause du peuple titre : « Et maintenant, ils massacrent nos enfants », accompagné du sous-titre, « il n'y a qu'un bourgeois pour avoir fait ça ! ». Ils dénoncent une « justice de classe » et demandent la tête du notaire[10],[11]. La GP est alors menée par des intellectuels comme le normalien André Glucksmann et soutenue par Jean-Paul Sartre[9]. Mais après le numéro du 1er mai 1972 de La Cause du peuple, Sartre leur reproche son contenu et l'appel au lynchage[9]. Plus tard, le romancier Morgan Sportès rappellera la responsabilité, au même moment, de la GP dans la mort de Pierre Overney, dans Ils ont tué Pierre Overney[12].

Le 20 juillet, sur décision de la Cour de cassation, les avocats de Pierre Leroy obtiennent le dessaisissement du juge Pascal. Cette décision suscite la colère de nombreux habitants de Bruay et des groupes d'extrême-gauche. Le Comité pour la Vérité et la Justice, qui milite contre le dessaisissement du juge Pascal et contre la libération de Pierre Leroy, considère Pierre Leroy comme coupable et dénonce une protection dont l'inculpé bénéficierait du fait de son statut social élevé[13].

Instruction du juge Sablayrolles (1972-1975)[modifier | modifier le code]

La Cour de cassation confie le dossier au juge parisien Jean Sablayrolles, qui reprend l'instruction depuis le début et fait libérer Monique Mayeur le 31 juillet 1972[14].

Le 18 avril 1973, plus d'un an après les faits, Jean-Pierre Flahaut, âgé de 17 ans, orphelin perturbé et ancien camarade de Brigitte Dewèvre, avoue aux enquêteurs être l'auteur du meurtre. Jean-Pierre Flahaut avait été l'un des premiers suspects, rapidement écarté par le juge Pascal. Témoin important, le jeune homme était présent aux reconstitutions, aux manifestations du Comité pour la Vérité et la Justice, se tenait souvent à proximité du juge Pascal dans ses déplacements et tirait une certaine fierté de son exposition médiatique. Il affirme au juge Sablayrolles ne pas connaître particulièrement la victime mais une amie de Brigitte Dewèvre témoigne l'avoir vu avec celle-ci à la ducasse de Bruay le 3 avril 1972. Jean-Pierre Flahaut livre des aveux circonstanciés : il avait donné rendez-vous à la victime rue de Ranchicourt, a chahuté avec elle, l'a poussée et fait tomber à la renverse. Blessée à la tête, Brigitte Dewèvre a fait de vifs reproches à Jean-Pierre. Pris de colère, ce dernier l'a étranglée avant de traîner son corps à l'entrée du terrain vague voisin. A l'aide d'une brouette à charbon trouvée à proximité dans un jardin de coron, il transporte le corps au fond du terrain vague, près de la propriété de Monique Beghin-Mayeur. Il a alors l'idée de maquiller le meurtre en crime sadique. Il déshabille le corps et revient chez son frère prendre une hache pour mutiler la victime. Pendant le transport du corps, il affirme avoir récupéré les lunettes de Brigitte tombées au sol et les avoir cachées au domicile de son frère. Les enquêteurs les retrouvent bien à son domicile, dissimulées dans la doublure d'un fauteuil. Elles avaient échappé à la police lors d'une perquisition ordonnée par le juge Pascal. Le père et l'opticien de la victime confirment qu'il s'agit des lunettes de Brigitte Dewèvre [15].

Le 30 octobre 1974, la justice prononce une ordonnance de non-lieu en faveur des époux Leroy (Monique Mayeur a épousé Pierre Leroy entre-temps).

Procès de Jean-Pierre Flahaut (1975-1976)[modifier | modifier le code]

Le Comité pour la Vérité et la Justice, arguant qu'un fils de mineur ne peut tuer une fille de mineur, milite pour la libération de Jean-Pierre Flahaut. Celui-ci revient partiellement sur ses aveux[16]. Il est jugé à huis clos devant le tribunal pour enfants de Paris et acquitté au bénéfice du doute le . Après un appel du parquet, le jugement est confirmé par la cour d'appel de Paris le [3].

Le meurtre de Brigitte Dewèvre n'a donné lieu à aucune condamnation pénale. La famille Dewèvre n'a jamais accepté l'innocence du notaire Pierre Leroy et a demandé expressément à Georges Kiejman, avocat de la partie civile, de plaider l'acquittement de Jean-Pierre Flahaut lors de son procès. Malgré les aveux de ce dernier, l'avocat a donc plaidé l'insuffisance des preuves matérielles et le doute sur la culpabilité en mettant en avant l'existence possible d'un pervers sexuel ayant tué plusieurs jeunes femmes dans la région[17]. L'affaire est classée sans suite en 1981 et le crime prescrit en 2005[14].

Conséquences de l'affaire[modifier | modifier le code]

Les médias[modifier | modifier le code]

Ce fait divers représente une des grandes affaires où la presse écrite est le média dominant. Localement, le contexte est à la concurrence et la surenchère entre le journal socialiste Nord Matin et le leader régional La Voix du Nord. La presse nationale s'intéresse à l'affaire à partir du 13 avril 1972, quand le notaire Pierre Leroy est mis en cause. Des journaux comme France-Soir et des magazines comme Le Nouveau Détective suivront les moindres soubresauts d'une enquête qui a du mal à avancer.

L'affaire de Bruay voit aussi une tentative de faire naître des médias alternatifs, acquis à la cause ouvrière. Serge July couvre cette affaire comme journaliste de La Cause du peuple et c'est en filiation directe de La Cause du peuple que le journal Libération va renaître de ses cendres. Cette affaire montre comment les maoïstes de la Gauche prolétarienne se sont emparés d'un fait divers pour mobiliser les réseaux journalistiques d'extrême gauche et en faire une cause politique de justice de classe[18].

Le média qui monte à l'époque est la télévision, qui met en place pour la première fois des antennes mobiles permettant aux reporters de réaliser des interviews en direct[19].

Le fonctionnement de la justice[modifier | modifier le code]

Le combat d'Henri Pascal pour une instruction débarrassée de l'obligation du secret échoue largement. Le juge Pascal est une première fois désavoué en 1972 quand le dossier est dépaysé, et une deuxième fois en 1975 quand il est inculpé pour violation du secret de l'instruction, violant ainsi l'article 11 du code de procédure pénale[20]. Il dénonce alors une situation qui lui paraît absurde : « Les inculpés ont le droit de parler, les témoins ont le droit de parler, les parties civiles, le parquet a le droit de parler et publier des communiqués, il a le droit de le faire. La presse peut se déchaîner dans un sens ou dans un autre. Mais si le juge d'instruction parle pour rétablir la vérité maltraitée par certains, eh bien ce juge d'instruction est inculpé. »[21]

Le dénouement de l'affaire de Bruay donne des arguments aux partisans du secret, lesquels estiment que Pierre Leroy, qui a bénéficié finalement d'un non-lieu, a été exagérément exposé à la vindicte populaire. L'affaire Grégory, autre affaire très médiatisée de meurtre, non élucidée elle aussi, et dans laquelle le juge d'instruction Jean-Michel Lambert s'est imprudemment ouvert à la presse sans obtenir de résultat probant dans son enquête, incitera elle aussi les juges d'instruction à se taire. Après ces deux affaires emblématiques, leur pratique professionnelle normale, la mieux acceptée, sera de refuser toute déclaration à la presse pendant le temps de l'instruction.

Analyses[modifier | modifier le code]

Michel Onfray rappelle l’événement dans ses conférences sur la Contre-histoire de la philosophie[22] en janvier 2013 et critique l'attitude des intellectuels de la gauche révolutionnaire des années 1970, notamment le rôle de Jean-Paul Sartre et Serge July. Il cite le journal maoïste La Cause du peuple qui écrit : « Pour renverser l’autorité de la classe bourgeoise, la population humiliée aura raison d’installer une brève période de terreur et d’attenter à la personne d’une poignée d’individus méprisables, haïs. Il est difficile de s’attaquer à l’autorité d’une classe sans que quelques têtes des membres de cette classe ne se promènent au bout d’une pique », « Oui nous sommes des barbares. Il faut le faire souffrir petit à petit ! (...) Nous le couperons morceau par morceau au rasoir ! (...) Il faut lui couper les couilles ! (...) Barbares ces phrases ? Certainement, mais pour comprendre il faut avoir subi 120 années d’exploitation dans les mines »[23]. Le conférencier rappelle également que le juge a trahi le secret de l'instruction et inaugure alors le règne de la collaboration avec les médias.

L'essayiste Éric Zemmour dans son livre Le Suicide français évoque un tournant dans la justice française où pour la première fois les théories du syndicat de la magistrature sont appliquées (en se réclamant de la transparence et du non-respect du secret de l'instruction) et où un suspect est désigné « coupable parce que bourgeois ». Il écrit à la fin du chapitre cité : « Le mâle blanc de la bourgeoisie française sera désormais coupable à vie. Coupable de tout. Coupable absolu. Coupable à jamais »[24].

En 2017 et 2018, Daniel Bourdon, policier à la retraite, publie deux livres, l'auteur prétendant dans le dernier avoir identifié l'assassin qui ne peut pas être poursuivi en raison de la prescription.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Le Dossier érotique d'un notaire (1972) de Jean-Marie Pallardy avec Jean-Marie Pallardy, Angela Hensen, Evelyne Scott. Librement inspiré du fait-divers.
  • La Femme flic (1980) d'Yves Boisset avec Miou-Miou, traite d'un sujet proche, dans un décor semblable : une policière qui enquête sur un réseau de prostitution de mineures se heurte à l'establishment d'une petite ville du Pas-de-Calais, et finira par échouer en raison de l'obstruction de la bourgeoisie locale.
  • Garde à vue (1981) de Claude Miller, avec Lino Ventura, Michel Serrault et Romy Schneider a rappelé à la critique et au grand public l’affaire de Bruay-en-Artois. Le scénario de Claude Miller et Jean Herman (récompensé d'un César en 1982) est une adaptation d'un roman de John Wainwright, Brainwash (traduit en français par À table !).
  • L’Affaire de Bruay-en-Artois (2008) téléfilm de Charlotte Brandström avec Bernard Le Coq, Tchéky Karyo et Agathe de La Boulaye. Le scénario reprend la thèse de la culpabilité du notaire Pierre Leroy en privilégiant l'affrontement personnel entre le juge et le notaire. Il donne l'avantage aux rumeurs locales amplifiées par la presse maoïste de l'époque, à savoir que Pierre Leroy aurait bénéficié de protections locales voire gouvernementales, que le juge Sablayrolles aurait été choisi pour sa docilité à l'égard de sa hiérarchie, qu'il aurait existé un réseau de notables locaux impliqués dans plusieurs autres meurtres non résolus et que l'Etat aurait cherché à étouffer ces affaires afin de couper court à l'agitation sociale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La ville a été renommée Bruay-la-Buissière en 1987 après sa fusion avec Labuissière. Contrairement à la croyance populaire, ce changement de nom ne procède pas de la volonté de faire oublier l'affaire de Bruay.
  2. C'est notamment son petit frère prénommé Philippe, alors âgé de douze ans, qui a fait la macabre découverte.
  3. a b et c Claire Sécail, Le crime à l'écran, Nouveau Monde éditions, , p. 121
  4. Christian Guéry, Justices à l'écran, Presses universitaires de France, , p. 164
  5. a et b Henri Pascal, « Une certaine idée de la justice », Fayard, 1973
  6. Daniel Soulez Larivière, Du cirque médiatico-judiciaire et des moyens d'en sortir, Seuil, , p. 68
  7. Daniel Soulez Larivière, Les Juges dans la balance, Ramsay, , p. 30
  8. Cité in Éric Zemmour, Le Suicide français, Albin Michel, 2014, p.53
  9. a b et c "Génération, par Hervé Hamon et Patrick Rotman, 1987
  10. Isabelle Sommier, La violence politique et son deuil: L'après 68 en France et en Italie, Presses universitaires de Rennes, , p. 107
  11. Maos, par Morgan Sportès, Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, 2006 (Prix Renaudot des lycéens 2006)
  12. Paris, Éditions Grasset & Fasquelle 2008,
  13. Comité présidé par Joseph Tournel, journaliste de La Cause du peuple, organe de presse de la Gauche prolétarienne
  14. a et b Daniel Bilalian et Pascal Cauchy, « L'affaire de Bruay en Artois », émission L'Heure du crime sur RTL, 6 avril 2012
  15. Carlos Martinez, Jean-Paul Gamelin, Thierry Delmotte et Jean-Paul Hallard, « Bruay : notaire innocenté », Détective,‎ , p. 2-5.
  16. Gérald Pandelon, La question de l'aveu en matière pénale, thèse de doctorat en droit, université Aix-Marseille, 2012, p. 93-94.
  17. Emission Faites entrer l'accusé, "Bruay-en-Artois. Le notaire et le petit juge", 17e saison, n°1, 5 mars 2017 (1re diffusion sur France 2).
  18. Rémi Guillot, « Les réseaux d’information maoïstes et l’affaire de Bruay-en-Artois », Les Cahiers du journalisme, no 17,‎ , p. 210
  19. Serge Leperon, documentaire « Bruay histoire d’un crime impuni », France 3, 1997.
  20. Pierre Chambon, La chambre d'accusation : théorie et pratique de la procédure, Dalloz, , p. 46
  21. Déclaration d'Henri Pascal à FR3 Lille, ina.fr.
  22. "Les vies transfigurées", "Contre-histoire de la philosophie". Université populaire de Caen Basse-Normandie. Année 2012-2013. , Michel Onfray – Conférence N233, lundi 3 juin 2013.
  23. "La cause du peuple", édition du 1er mai. Cité par Michel Onfray.
  24. Éric Zemmour, Le Suicide français, Albin Michel, 2014, p. 52-57 § "1971", "6 avril 1972 : Bruay-en-Artois : coupable parce que bourgeois".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

Émissions radiophoniques[modifier | modifier le code]

  • « Le mystère de Bruay en Artois : la mort de Brigitte Dewèvre » le 20 janvier 2016 dans Affaires sensibles de Fabrice Drouelle sur France Inter.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]