Albert Tadlewski

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Albert Israël Tadlewski (né à Lwow (Lviv) le 6 février 1892, mort à Bydgoszcz (Pologne) le 23 septembre 1945) est un pianiste virtuose français d'origine polonaise, déporté à Auschwitz et survivant, qui meurt peu après en Pologne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Albert Tadlewski[1] est né à Lwow (Lviv) le 6 février 1892.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Albert Tadlewski fait des études de piano au Conservatoire de Lwow avec Karol Mikuli (1821-1897) et Vilém Kurz (1872-1945).

En 1912-1913, il étudie au Conservatoire de Vienne avec Leopold Godowsky.

Il suit des cours privés avec Moriz Rosenthal à Vienne, lui-même élève de Lizst à Vienne.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il est blessé en 1914, pendant la Première Guerre mondiale, aux yeux, et devint partiellement aveugle.

Nice[modifier | modifier le code]

Albert Tadlewski s'installe à Nice (France) et crée l’Institut International de Musique de Nice (29 boulevard Dubouchage)

Il fait de nombreuses tournées à travers l’Europe.

Il épouse Erminia Farinelli (morte en 1951) avec qui il aura 2 enfants.

En 1924, il s'installe pour la saison dans la villa « Alice-Jeanne » à Nice.

Il rencontre Ignace Paderewski, en 1929, lors d’un concert du maître à Nice et devint son élève

De 1929 à 1932 , il participe aux stages d’été en Suisse dans la demeure de Paderewski, « Riond-Bosson », située à proximité de Morges (Vaud).

En juin 1931, à Riond Bosson, il suit les “master classes” de Paderewski avec Henryk Sztompka, Stanisław Szpinalski (gagnant du deuxième prix de la première “International Chopin Piano Competition”), Aleksander Brachocki, Zygmunt Dygat.

Le 27 avril 1932, il devient propriétaire de la villa “Francabella”, avenue du Parc impérial.

Il donne de nombreux concerts à travers l’Europe.

Déportation[modifier | modifier le code]

Albert Tadlewski est arrêté lors de la rafle du 11 septembre 1943 par la Gestapo à Nice, sous la direction d'Aloïs Brunner[2].

Sa dernière adresse est à Cannes au 11 boulevard Montfleury. Il est déporté par le Convoi No. 60, en date du 7 octobre 1943, du Camp de Drancy vers Auschwitz[3],[4]

Il est libéré le 13 mars 1945 du Camp d'Auschwitz. Il meurt peu après à Bydgoszcz en Pologne, sans être revenu à Nice.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]