Serge Halimi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Serge Halimi
Mermet Chomsky Halimi Paris 2010.jpg

Daniel Mermet, Noam Chomsky et Serge Halimi à Paris en mai 2010.

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (60 ans)
Nationalité
Activité
Mère

Serge Halimi, né le , est un écrivain et journaliste français. Membre de l'équipe de rédaction du Monde diplomatique depuis 1992, il occupe depuis mars 2008 le poste de directeur de ce mensuel[1].

Fils de l'avocate Gisèle Halimi, Serge Halimi, est diplômé d'un doctorat en sciences politiques obtenu à l'université Berkeley (Californie). ll a été professeur associé à l’université Paris VIII de 1994 à 2000. Auteur d’essais politiques à succès, il décline la plupart des invitations dans les médias. Toutefois, il était régulièrement invité dans l’émission radiophonique Là-bas si j'y suis sur France Inter avant sa suppression de l'antenne en 2014.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les Nouveaux Chiens de garde[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Nouveaux Chiens de garde.

En 1997, Serge Halimi se fait connaître du grand public par le succès que rencontre son livre Les Nouveaux Chiens de garde. En faisant référence à Paul Nizan et son livre Les Chiens de garde, Serge Halimi met à plat les liens entre journalistes et hommes politiques. Il démontre comment un petit groupe « d’intervenants permanents » prescrit l’opinion. Journalisme de révérence, journalisme de connivence, journalisme de marché, telles sont les formes de journalisme décrites dans ce livre : « Un petit groupe de journalistes omniprésents — et dont le pouvoir est conforté par la loi du silence — impose sa définition de l’information-marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage. » Évoquant la censure, Serge Halimi souligne : « La censure est cependant plus efficace quand elle n’a pas besoin de se dire, quand les intérêts du patron miraculeusement coïncident avec ceux de “l’information”. »

L'Opinion, ça se travaille[modifier | modifier le code]

En 2000, il publie avec Dominique Vidal L'Opinion, ça se travaille, qui explique comment, bien que ne disposant pas de données suffisamment sérieuses et crédibles, les grands médias ont pris position en faveur des guerres de l’OTAN, notamment celle du Kosovo. Les auteurs révèlent par exemple que, durant celle-ci, l'OTAN a diffusé de fausses informations sur le déroulement des combats, en falsifiant les chiffres relatifs au nombre d'armes serbes détruites. L'ouvrage est régulièrement réactualisé et mentionne les nouvelles guerres à mesure qu'elles sont déclarées. (La cinquième édition, parue en 2006, a bénéficié du concours d'Henri Maler, coanimateur de l'association Acrimed.)

Quand la gauche essayait[modifier | modifier le code]

Dans Quand la gauche essayait, publié en 2000, Serge Halimi analyse les réussites et les échecs des gouvernements de gauche depuis 1924. « Mais il fut un temps où la gauche essayait. Et c’est ce temps-là qui nous intéresse. (…) Révolution ? réforme ? Ce débat qu’on prétend frappé de caducité était indissociable de ce à quoi servait la gauche quand on se mobilisait pour elle. »

Le Grand Bond en arrière[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Grand Bond en arrière.

Publié initialement en 2004, Le Grand Bond en arrière passe en revue les transformations économiques et idéologiques du dernier quart du XXe siècle et analyse leur influence sur la vie politique et sociale.

Économistes à gages[modifier | modifier le code]

Publié en 2012, Économistes à gages est un recueil de trois articles de Serge Halimi, Frédéric Lordon et Renaud Lambert, tirés des archives du mensuel Le Monde diplomatique. Il dénonce, dans l'ordre, les conflits d'intérêts d'économistes régulièrement invités dans les médias et présentés comme des universitaires, sans mention de leur fonction au conseil d'administration de grandes entreprises et de banques ; l'unanimité des médias en faveur d'une idéologie néolibérale ; et l'opportunisme du journaliste Laurent Mauduit et de Mediapart, qu'il a cofondé.

Publications[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Serge Halimi fait une apparition dans trois films de Pierre Carles, Pas vu pas pris, Enfin pris ? et La sociologie est un sport de combat. Il a collaboré au journal de critique des médias PLPL, devenu Le Plan B en mars 2006.

Alors adhérent d'Attac, il a participé à sa commission des médias lors de sa fugace apparition en 2004-2005 et a alors contribué à l'élaboration de la plate-forme des relations avec la presse de cette organisation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]