Caserne des Tourelles

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Caserne des Tourelles
Plan de la caserne des Tourelles, camp d’internement pendant la Seconde Guerre mondiale. - Archives Nationales - F-7-15107 - (1).jpg
Plan de la caserne, Archives nationales.
Présentation
Gestion
Date de création Août 1941
Date de fermeture Juillet 1944
Victimes
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Localité Paris (20e)
Coordonnées 48° 52′ 28″ nord, 2° 24′ 25″ est

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Caserne des Tourelles

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Caserne des Tourelles

La caserne des Tourelles est une ancienne caserne militaire située 141 boulevard Mortier dans le 20e arrondissement de Paris, qui fut un camp d'internement pendant la Seconde Guerre mondiale, puis le siège, appelé officiellement Centre administratif des Tourelles (CAT), des services de renseignement extérieur de la France.

Sa dénomination tient à la rue du même nom.

Historique[modifier | modifier le code]

Construction[modifier | modifier le code]

La construction de la caserne des Tourelles a été décidée par la loi du 18 mai 1878, pour remplacer les casernes de la Courtille, de Popincourt et de Penthièvre, qui étaient délabrées.

Elle a été inaugurée le 4 octobre 1881[1] pour accueillir trois bataillons du 104e régiment d'infanterie de ligne venant du Mans[2].

Au début de la Seconde Guerre mondiale, elle abrite des régiments d'infanterie coloniale.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Partagée entre les autorités françaises et l'armée d'occupation, la caserne des Tourelles servit surtout, au début de l'Occupation, à interner les « indésirables » (Juifs étrangers ou apatrides...).

Elle a été l'un des principaux lieux de détentions parisiens des femmes[3].

En 1942, un bâtiment fut affecté aux hommes, un autre aux femmes, le troisième était réservé au Service des prisonniers de guerre.

Aux Tourelles, le 20 juin 1942, furent internées les personnes qui manifestaient leur sympathie pour les Juifs. Les « Aryens » ainsi internés étaient soumis au port de l'étoile jaune avec l'inscription « Amis des Juifs ».

Les Tourelles accueillirent entre 400 et 600 prisonniers. Le camp d'internement fut fermé en juillet 1944.

L'après guerre[modifier | modifier le code]

Après 1945, la caserne abrite le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE) qui devient la direction générale de la Sécurité extérieure en 1982.

La DGSE y collecte des milliards de milliards de données provenant du renseignement d'origine électromagnétique, compressées et stockées sur trois niveaux de sous-sols de la caserne[4].

Elle reçoit le surnom de « la Piscine » du fait de la proximité de la piscine des Tourelles.

Description[modifier | modifier le code]

La caserne est composée de trois bâtiments.

Littérature[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Dansel et Alexandra d'Arnoux, Paris 20, Paris, Jean-Claude Simoën, coll. « Histoire des arrondissements de Paris », , 213 p. (notice BnF no FRBNF34606161), p. 16.
  2. Henri Gourdon de Genouillac, Paris à travers les siècles : Histoire nationale de Paris et des Parisiens, depuis la fondation de Lutèce jusqu'à nos jours, vol. 5, Paris, Roy, , p. 458.
  3. a et b Siefridt 2009.
  4. Jacques Follorou et Franck Johannès, « Révélations sur le Big Brother français », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]