Pierre Aidenbaum

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Pierre Aidenbaum
Illustration.
Pierre Aidenbaum, lors de son discours de commémoration de la rafle du Vélodrome d'Hiver
Fonctions
Conseiller de Paris

(31 ans et 8 mois)
Élection 19 mars 1989
Réélection 18 juin 1995
18 mars 2001
9 mars 2008
13 avril 2014
28 juin 2020
Circonscription 3e arrondissement (1989-2020)
Paris Centre (2020)
Successeur Corine Faugeron
Adjoint à la maire de Paris
chargé de la Seine

(2 mois et 11 jours)
Maire Anne Hidalgo
Successeur Célia Blauel
Maire du 3e arrondissement de Paris

(25 ans et 23 jours)
Réélection

Prédécesseur Jacques Dominati
Successeur Ariel Weil (Paris Centre)
Président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme
Prédécesseur Jean Pierre-Bloch
Successeur Patrick Gaubert
Biographie
Date de naissance (78 ans)
Lieu de naissance Le Puy-en-Velay (Haute-Loire)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Profession Chef d'entreprise

Pierre Aidenbaum né le au Puy-en-Velay est un chef d'entreprise et homme politique français.

Membre du Parti socialiste, il est maire du 3e arrondissement de Paris de 1995 à 2020. Il est membre de la Commission nationale des droits de l'homme depuis 1992 et conseiller de Paris de 1989 à 2020.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille juive polonaise, Pierre Aidenbaum naît le à la clinique Bon-secours du Puy-en-Velay. Son père était chapelier et travaillait dans une usine de fabrication de casquettes, l’entreprise Chomelin[1].

Le , après l'invasion de la zone libre par les Allemands, la famille se cache dans le hameau de Rognac, à Saint-Arcons-d'Allier, puis s'installe à Paris après la fin de la guerre[1].

Marié et père de trois enfants, Pierre Aidenbaum fonde sa propre entreprise en 1968 dans le domaine de la mode, dans le 3e arrondissement de Paris. Il développe son activité et devient ensuite président du Syndicat de Paris de la mode féminine[2].

Dès l'âge de 13 ans, il s'engage avec son père à la Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICA), devenue en 1979 la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) et en deviendra le président de 1992 à 1999[3].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il adhère au Parti socialiste en 1971 et s'engage dans l’équipe de campagne de François Mitterrand en 1974, tout en le conseillant sur le Proche-Orient jusqu’en 1981.

En 1983, il est élu conseiller d'arrondissement dans le 3e arrondissement de Paris aux côtés de Jack Lang[2]. Quand ce dernier part pour la ville de Blois, il devient conseiller de Paris le .

Maire du 3e arrondissement[modifier | modifier le code]

Premier mandat[modifier | modifier le code]

En , il est élu maire du 3e arrondissement après la victoire de sa liste avec 50,72 % des voix et seulement 148 voix d'avance sur la liste du maire sortant Jacques Dominati. La découverte de fichiers prouvant l'existence de faux électeurs dans le 3e arrondissement déboucha sur la mise en examen pour fraude électorale notamment de l'ancien maire Jacques Dominati et de son fils, Jacques Dominati. Ce dernier sera finalement relaxé en décembre 2006, mais pas ses 10 autres coïnculpés.

Deuxième mandat[modifier | modifier le code]

Réélu en 2001 face au candidat RPR Mario Stasi et au candidat dissident Jack-Yves Bohbot, Pierre Aidenbaum obtient avec sa liste 6 913 voix (65,30 %) contre la liste de droite menée par Jack-Yves Bohbot qui obtient 3 674 voix (34,70 %) au second tour[4].

Pierre Aidenbaum est candidat suppléant de Martine Billard (Vert) lors des élections législatives des 10 et 17 juin 2007. Députée sortante, celle-ci avait en 2002 pour suppléant Pierre Schapira, élu député européen en 2004. Elle est réélue avec 54,25 % des voix le .

Le , il inaugure une stèle sur la pelouse principale du square du Temple - Elie-Wiesel, portant les prénoms, noms et âges des 85 « tout-petits qui n'ont pas eu le temps de fréquenter une école », enfants juifs de 2 mois à 6 ans habitant le 3e arrondissement et déportés entre 1942 et 1944 puis assassinés à Auschwitz.

Troisième mandat[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2008, Pierre Aidenbaum, à nouveau investi fin 2007 par les militants socialistes de l'arrondissement, mène toujours la liste de gauche (PS-PCF). Elle remporte la victoire dès le premier tour, le , avec 55,83 % des voix (6 685 voix), gagnant la totalité des trois mandats de conseillers de Paris de l'arrondissement et 12 des 13 mandats de conseillers d'arrondissement, devant les listes UMP (20,53 %), Verts (10,33 %) et MoDem (9,28 %)[5].

Statut Élu Parti
Conseiller de Paris Pierre Aidenbaum PS
Camille Montacié PS
Gauthier Caron-Thibault PS
Conseiller d'arrondissement Christine Frey PS
Yann Marteil PS
Patricia Brebion-Valla PS
Patrick Badard PS
Monique Saliou PS
Julien Terpent PCF
Flora Bolter PS
Denis Murat PS
Christiane Gilon PS
Martine Weill-Raynal UMP


Entre 2009 et 2014, il est le président de la Régie immobilière de la ville de Paris.

En , il est cosignataire avec plusieurs intellectuels et hommes politiques d'un appel intitulé Français juifs et de gauche publié dans le quotidien Libération. Cet appel déplore un « éloignement » qui se serait créé entre « les Français juifs et les forces de gauche ». Plus loin, cet appel avance: « Nous sommes en désaccord avec la politique actuelle du gouvernement israélien et souhaitons voir se développer aux côtés d’Israël un État palestinien libre et indépendant »[6].

Aux élections législatives de , Pierre Aidenbaum est candidat suppléant de Seybah Dagoma[7].

Quatrième mandat[modifier | modifier le code]

Le , il est désigné pour briguer un nouveau mandat comme tête de liste PS dans le 3e arrondissement pour les élections municipales de 2014 à Paris. Le , sa liste l'emporte avec 60,44 % de voix au second tour, face à celle de la candidate UMP Marie-Laure Harel (39,55 %). Il est ensuite réélu par le nouveau conseil municipal.

En 2016, Pierre Aidenbaum propose de changer le nom du square du Temple en « square Élie Wiesel ». Une polémique s'ensuit et le , il inaugure le nom "Square du Temple – Elie-Wiesel".

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

En , la presse s'interroge sur une incohérence dans l'attribution des logements sociaux par Pierre Aidenbaum, maire du 3e arrondissement. Il aurait en effet autorisé l'octroi d'un appartement (non HLM) de 99 m² près de la place des Vosges en 2004, à Alain Riou, cadre de la fédération française de tennis (FFT) dont le salaire atteint 9 000 euros par mois[8]. Aidenbaum affirme : « Jamais, je n'aurais laissé passer ce dossier si j'avais su que le candidat gagnait plus de 9 000  par mois. Jamais ! C'est catégorique ! »[9], en invoquant un choix d'Yves Contassot, son adjoint au logement de 1995 à 2008. Depuis, les deux hommes se renvoient mutuellement la responsabilité[8].


Le , après la mise au jour de possibles faits de harcèlement sexuel à l'encontre d'une ancienne collaboratrice, Pierre Aidenbaum démissionne de son poste d'adjoint à la mairie de Paris chargé de la Seine[10], tout en conservant son poste de conseiller de Paris. Célia Blauel récupère alors la délégation de la Seine[11]. Suite à sa mise en examen en octobre, Anne Hidalgo lui demande de démissionner du Conseil de Paris[12].

Suite à la décision d'Anne Hidalgo de saisir la justice pour de « possibles faits de harcèlement sexuel », sur la base l’article 40 du code de procédure pénale, une enquête pour « agression sexuelle » est ouverte par le Parquet de Paris[13]. Pierre Aidenbaum se dit « abasourdi » par ces accusations, et les rejette en bloc[13]. Le 9 octobre 2020, après une confrontation avec la plaignante, Pierre Aidenbaum est mis en garde à vue pour « agression sexuelle »[14], avant d'être mis en examen pour « viol et agressions sexuelles » et placé sous contrôle judiciaire[15].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Au Puy-en-Velay, j’ai habité avenue de Vals », sur www.leprogres.fr (consulté le 19 février 2019)
  2. a et b Biographie sur le blog de campagne de Pierre Aidenbaum
  3. Biographie sur lepoint.fr.
  4. Résultats des élections municipales de 2001, ministère de l'Intérieur, et dépêche AFP du 26 janvier 2008, 4h20, Paris 3e arrondissement (Paris) : rappel des résultats des élections municipales précédentes
  5. Résultats des élections municipales dans le 3e arrondissement de Paris, ministère de l'Intérieur
  6. Français juifs et de gauche, Libération, 8 février 2012
  7. Site de Seybah Dagoma
  8. a et b Philippe Baverel, « Municipales à Paris : un logement HLM créé la polémique dans le IIIe », sur Le Parisien,
  9. Sophie de Ravinel, « HLM : passe-droits à la mairie de Paris », sur Le Figaro,
  10. Olivia Chandioux, « Paris : accusé de harcèlement sexuel, Pierre Aidenbaum démissionne de son poste d'adjoint à la mairie », France Bleu Paris,
  11. Par Christine HenryLe 15 septembre 2020 à 20h21, « Démission de Pierre Aidenbaum à Paris : Célia Blauel remplace l’adjoint accusé d’agression sexuelle », sur leparisien.fr, (consulté le 25 septembre 2020)
  12. « Anne Hidalgo demande à son ex-adjoint Pierre Aidenbaum, mis en examen pour viol, de démissionner du Conseil de Paris », sur BFMTV (consulté le 9 octobre 2020)
  13. a et b « Soupçonné d’agression sexuelle, un deuxième adjoint d’Anne Hidalgo contraint de démissionner », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 15 septembre 2020)
  14. Par Marie-Anne GairaudLe 9 octobre 2020 à 16h35 et Modifié Le 9 Octobre 2020 À 16h39, « Paris : l’ancien maire-adjoint Pierre Aidenbaum placé en garde à vue pour agression sexuelle », sur leparisien.fr, (consulté le 9 octobre 2020)
  15. « Paris: Pierre Aidenbaum, ex-adjoint d'Anne Hidalgo, mis en examen pour viol et agressions sexuelles », sur BFMTV (consulté le 9 octobre 2020)
  16. Journal officiel, Décret du 31 décembre 2012 portant promotion et nomination, JORF du 1er janvier 2013,.
  17. Décret du 13 juillet 1999 portant promotion et nomination