Pierre Aidenbaum

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Pierre Aidenbaum
Illustration.
Pierre Aidenbaum, lors de son discours de commémoration de la Rafle du Vel d'Hiv
Fonctions
Maire du 3e arrondissement de Paris
En fonction depuis le
(24 ans, 3 mois et 25 jours)
Réélection

Prédécesseur Jacques Dominati
Biographie
Date de naissance (77 ans)
Lieu de naissance Le Puy-en-Velay (Haute-Loire)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Profession Chef d'entreprise

Pierre Aidenbaum né le au Puy-en-Velay est un chef d'entreprise et homme politique français, membre du Parti socialiste, il est maire du 3e arrondissement de Paris depuis 1995. Il est aussi membre de la Commission nationale des Droits de l'Homme depuis 1992.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille juive polonaise, Pierre Aidenbaum naît à la clinique Bon-secours du Puy-en-Velay le 3 mai 1942. Son père était chapelier et travaillait dans une usine de fabrication de casquettes, l’entreprise Chomelin[1].

Le 11 novembre 1942, après l'invasion de la zone libre par les Allemands, la famille se cache dans le hameau de Rognac, à Saint-Arcons-d’Allier, puis s'installe à Paris après la fin de la guerre[1].

Marié et père de trois enfants, Pierre Aidenbaum fonde sa propre entreprise en 1968 dans le domaine de la mode, dans le 3e arrondissement de Paris. Il développe son activité et devient ensuite président du Syndicat de Paris de la mode féminine[2].

Dès l'âge de 13 ans, il s'engage avec son père à la Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICA), devenue en 1979 la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) et en deviendra le président[3] de 1992 à 1999.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il adhère au parti socialiste en 1971 et s'engage dans l’équipe de campagne de François Mitterrand en 1974, tout en le conseillant sur le Proche-Orient jusqu’en 1981. En 1983, il est élu conseiller d'arrondissement dans le 3e arrondissement de Paris aux côtés de Jack Lang[2]. Et quand ce dernier part pour la ville de Blois, il devient Conseiller de Paris le 12 mars 1989.

Maire du 3ème arrondissement[modifier | modifier le code]

1er mandat[modifier | modifier le code]

En juin 1995, il est élu maire du 3e arrondissement après la victoire de sa liste avec 50,72 % des voix et seulement 148 voix d'avance sur la liste du maire sortant Jacques Dominati. La découverte de fichiers prouvant l'existence de faux électeurs dans le 3e arrondissement déboucha sur la mise en examen pour fraude électorale notamment de l'ancien maire Jacques Dominati et de son fils (Jacques Dominati sera finalement relaxé en décembre 2006 mais pas ses 10 autres coïnculpés).

2nd mandat[modifier | modifier le code]

Réélu en 2001 face au candidat RPR Mario Stasi et au candidat dissident Jack-Yves Bohbot, Pierre Aidenbaum obtient avec sa liste 6 913 voix (65,30 %) contre la liste de droite menée par Jack-Yves Bohbot qui obtient 3 674 voix (34,70 %) au second tour[4].

Pierre Aidenbaum est candidat suppléant de Martine Billard (Vert) lors des élections législatives des 10 et 17 juin 2007. Députée sortante, celle-ci avait en 2002 pour suppléant Pierre Schapira, élu député européen en 2004. Elle est réélue avec 54,25 % des voix le 17 juin 2007.

Le 26 octobre 2007, il inaugure une stèle sur la pelouse principale du square du Temple, portant les prénoms, noms et âges des 85 « tout-petits qui n'ont pas eu le temps de fréquenter une école », enfants juifs de 2 mois à 6 ans habitant le 3e arrondissement et déportés entre 1942 et 1944 puis assassinés à Auschwitz.

3eme mandat[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2008, Pierre Aidenbaum, à nouveau investi fin 2007 par les militants socialistes de l'arrondissement, mène toujours la liste de gauche (PS-PCF). Elle remporte la victoire dès le premier tour, le 9 mars 2008, avec 55,83 % des voix (6 685 voix), gagnant la totalité des trois mandats de conseillers de Paris de l'arrondissement et 12 des 13 mandats de conseillers d'arrondissement, devant les listes UMP (20,53 %), Verts (10,33 %) et MoDem (9,28 %)[5].

Statut Élu Parti
Conseiller de Paris Pierre Aidenbaum PS
Camille Montacié PS
Gauthier Caron-Thibault PS
Conseiller d'arrondissement Christine Frey PS
Yann Marteil PS
Patricia Brebion-Valla PS
Patrick Badard PS
Monique Saliou PS
Julien Terpent PCF
Flora Bolter PS
Denis Murat PS
Christiane Gilon PS
Martine Weill-Raynal UMP


Entre 2009 et 2014, il est le président de la Régie immobilière de la ville de Paris.

En février 2012, il est cosignataire avec plusieurs intellectuels et hommes politiques d'un appel intitulé Français juifs et de gauche publié dans le quotidien Libération. Cet appel déplore un « éloignement » qui se serait créé entre « les Français juifs et les forces de gauche ». Plus loin, cet appel avance: « Nous sommes en désaccord avec la politique actuelle du gouvernement israélien et souhaitons voir se développer aux côtés d’Israël un État palestinien libre et indépendant »[6].

Aux élections législatives de juin 2012, Pierre Aidenbaum est candidat suppléant de Seybah Dagoma[7].

4ème mandat[modifier | modifier le code]

Le 10 octobre 2013, il est désigné pour briguer un nouveau mandat comme tête de liste PS dans le 3e arrondissement pour les élections municipales de 2014 à Paris. Le 30 mars 2014, sa liste l'emporte avec 60,44 % de voix au second tour, face à celle de la candidate UMP Marie-Laure Harel (39,55 %). Il est ensuite réélu par le nouveau conseil municipal.

En 2016, Pierre Aidenbaum propose de changer le nom du square du Temple en "square Élie Wiesel". Une polémique s'ensuit et le 29 juin 2017, il inaugure le nom "Square du Temple – Elie-Wiesel".

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 1999, il est nommé au grade de chevalier de la Légion d'honneur[8].

En 2013, il est promu officier[9].

Affaires[modifier | modifier le code]

En janvier 2014, la presse s'interroge sur une incohérence dans l'attribution des logements sociaux par Pierre Aidenbaum, maire du 3e arrondissement.

Il aurait en effet autorisé l'octroi d'un appartement de 99 m² près de la place des Vosges, après trois refus par des familles éligibles l'ayant visité en raison de la configuration « atelier » du logement, à un cadre de la Fédération française de tennis dont le salaire atteint 9 000 euros par mois[10].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Au Puy-en-Velay, j’ai habité avenue de Vals », sur www.leprogres.fr (consulté le 19 février 2019)
  2. a et b Biographie sur le blog de campagne de Pierre Aidenbaum
  3. Biographie sur lepoint.fr.
  4. Résultats des élections municipales de 2001, ministère de l'Intérieur, et dépêche AFP du 26 janvier 2008, 4h20, Paris 3e arrondissement (Paris) : rappel des résultats des élections municipales précédentes
  5. Résultats des élections municipales dans le 3e arrondissement de Paris, ministère de l'Intérieur
  6. Français juifs et de gauche, Libération, 8 février 2012
  7. Site de Seybah Dagoma
  8. Décret du 13 juillet 1999 portant promotion et nomination
  9. Décret du 31 décembre 2012, JORF du 1er janvier 2013.
  10. Municipales à Paris : un logement HLM créé la polémique dans le IIIe, sur leparisien.fr.