Jean-Guy Bernard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean-Guy Bernard
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 26 ans)
Nationalité
Formation
Conjoint

Jean-Guy Bernard, né le à Paris XVIe et mort en déportation le (à 26 ans) pendant son transfert entre Drancy et Auschwitz, est un résistant français, secrétaire général du mouvement Combat aux côtés d'Henri Frenay.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Jean-Guy Bernard était polytechnicien et officier de l'armée française. Sur les traces de son père, Jean-Guy rentre à Polytechnique en 1938. Passionné d’aviation, il s'engage en 1939 dans l’aviation de chasse. Il est l’un des rares aviateurs à avoir bombardé Berlin en 1940.

Après l'armistice, il réintègre l'école polytechnique, repliée à Lyon. Lors de premières mesures d'exclusion concernant les juifs, Jean-Guy Bernard qui est lui-même juif demande à ses autorités de tutelle qu'on lui explique ce qui définit un juif. Jean-Guy et sa sœur, Jacqueline Bernard, qui avait rencontré Berty Albrecht sont mis en relation avec Henri Frenay, fondateur du mouvement Libération nationale qui deviendra Combat[1]. Serge Ravanel qui a connu Jean-Guy à cette époque rapporte que son père finançait généreusement le mouvement Combat[2]. Après avoir exercé son métier d'ingénieur au cours de l'hiver 1941-42, il devient permanent de Combat, avec le titre de secrétaire général. Il réorganise la région de Montpellier au cours de l'hiver 1942-42, puis il assume des rôles de dirigeants successivement dans le Noyautage des Administrations Publiques (NAP) en zone nord, et de Résistance-Fer. Le , il épouse Yvette Baumann, responsable du service social de Combat puis des MUR[1]. Tous deux sont arrêtés le . Reconnu comme juif, il est transféré à Drancy et déporté le dans l'un des derniers convois acheminés vers Auschwitz. Sa jeune femme survivra à sa déportation à Auschwitz puis Ravensbrück[3]. Avant d'être déportée, elle avait donné le jour en prison à un enfant mort-né[4].

Dans ses mémoires, Claude Bourdet le compare à un « jeune fauve », pas toujours facile, mais doté de qualités exceptionnelles d'organisation.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Bourdet, L'aventure incertaine : de la Résistance à la Restauration, Stock, 1975
  • Henri Frenay, La nuit finira, Robert Lafont, 1973

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Laurent Douzou et Dominique Veillon, article Jean-Guy Bernard in Dictionnaire historique de la Résistance, sous la direction de François Marcot, Editions Robert Laffont, collection Bouquins, 2006
  2. Serge Ravanel, L'esprit de Résistance, Le Seuil, 1995
  3. Yvette Bernard Farnoux
  4. La seconde guerre mondiale 3

Lien interne[modifier | modifier le code]