Rachel Minc

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Rachel Minc
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
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Rachel Minc, née à Łódź en Pologne en 1899 et morte en 1978, est une éducatrice et écrivaine juive française d'origine polonaise qui a œuvré au sauvetage d'enfants juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Elle fait des études en psychopédagogie à Berlin, et ensuite dans les pays scandinaves, où elle rencontre la pédagogue antifasciste Minna Specht, fondatrice, avec Leonard Nelson du mouvement de résistance au nazisme, l'Internationaler Sozialistischer Kampfbund (ISK). Ce mouvement est interdit en 1933.

À son arrivée en France, Rachel Minc travaille comme jardinière d'enfants au Refuge pour l'enfance israélite de Neuilly-sur-Seine[1], et ensuite à la colonie de Crocq, dans la Creuse.

Sauvée par des Justes parmi les nations[modifier | modifier le code]

Janusz Zwolaskowki et son épouse Suzanne sont originaires de Pologne, lui est un médecin catholique. Le couple a trois enfants. Ils vivent dans une ferme à Bonneval, commune de Hautefage-la-Tour en Lot-et-Garonne.

En août 1942, à peu de distance de l'habitation des Zwolaskowki, les membres d'un chantier rural pour la formation de jeunes juifs réfugiés de l'ORT se dispersent à peine quelques heures avant la rafle de 10 000 enfants, le organisée par René Bousquet en zone libre.

Un gendarme aide Rachel Minc et Myriam Abendstern, puis le mari de celle-ci, à trouver refuge chez la famille Zwolaskowi. Les deux jeunes femmes sont cachées dans une bergerie désaffectée.

En novembre 1942, la zone libre est occupée. Rachel Minc quitte alors ce refuge pour rejoindre un réseau clandestin de sauvetage d'enfants juifs à Grenoble[réf. nécessaire].

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Rachel Minc informe la famille Zwolaskowki du projet de plantation d'un arbre en son honneur au Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem.

Janus Zwolaskowki lui écrit, en réponse:

« Tout compte fait, je n'y suis pour rien dans cette affaire. La Providence vous a amenés chez nous et nous a protégés de telle manière qu'aucun Allemand n'a pu dépasser d'un pas les frontières de mon domaine. Je n'ai été qu'un instrument d'exécution de la volonté de Dieu. Cela n'implique aucun mérite, nous sommes tous les fermiers de Dieu ».

Elle devient ensuite, après la guerre, assistante sociale-enquêteuse au placement familial.

Dans son étude sur L'action de l'OSE après la guerre, Katy Hazan (2006) note: « En même temps, il fallait répondre aux informations qui affluaient de toutes parts et au fur et à mesure de la libération des camps en Allemagne et que répercutaient les organisations internationales. Une ancienne éducatrice d'origine polonaise, Rachel Minc, parlant et écrivant parfaitement le yiddish, devint incontournable pour retrouver les familles. Elle fut baptisée la "Sherlock Holmes" de l'OSE, et revenait rarement bredouille. C'est elle qui fit des miracles au moment de l'accueil des 467 jeunes de Buchenwald en juin 1945. »[2],[3]

Lors de la commémoration de la Rafle du vélodrome d'hiver du , le président de l'OSE, Jean-François Guthmann déclare :

« A La Libération, tout est à refaire en sens inverse, les enfants sortent de leurs cachettes, ils attendent leurs parents; peu auront la chance de les retrouver. L'OSE ouvre 25 maisons d'enfants, recherche pour chaque enfant, dans le monde entier ce qui lui reste de famille de sang ou d'accueil, sous l'autorité douce de Germaine Mansour et Rachel Minc. »[4].

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Enfant veille sur le pont
  • La Coupe de Bagdad. Illustrations de Benn. FSJU, 1961
  • L'enfer des innocents, les enfants juifs dans la tourmente nazie. Éditions du Centurion, 1966
  • La reggia di re Salomone. 1967
  • Les Aubes de l'exil'. Jose Milles-Martin, Paris, 1972
  • Pour offrir la rosée. 1975
  • Entre l'or et la flamme. 1975

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Disponible en ligne : Archives Rachel Minc, Bibliothèque de l'Alliance israélite universelle

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]