Maurice Obréjan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Maurice Obréjan
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Père-Lachaise - Division 88 - Obréjan 04.jpg
Vue de la sépulture.

Maurice Obréjan, né le [1] et mort le à Paris[2],[3], est, en 1925, le premier bébé Cadum, une élection du plus beau bébé de France organisée chaque année par une marque de cosmétique[4]. Résistant pendant la guerre, il est déporté à Auschwitz où toute sa famille périra. Après guerre, il devient directeur commercial et parrain de l'élection du Bébé cadum[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'un père roumain et d'une mère polonaise, ce juif français issu d'un milieu pauvre[5] est déchu de sa nationalité pendant la Seconde Guerre mondiale[4]. Il devient résistant à 17 ans et est arrêté en 1942[4].

Sa dernière adresse est celle de sa famille au 61, boulevard de Strasbourg, à Nogent-sur-Marne (Seine)[6]

Il est déporté dans le convoi No. 32, en date du 14 septembre 1942 de Drancy vers Auschwitz[6] avec toute sa famille, il en est le seul rescapé[4]. Les autres membres de sa famille déportés par le Convoi No. 32 sont: sa mère Golda Obréjan née Feldon, (38 ans) née le 8 février 1904 à Radogoszy, son frère Jacques Obréjan, (12 ans) né le 12 avril 1930 dans le 12e arrondissement de Paris, sa sœur Jeanne Obréjan (7 ans) née le 16 juin 1935 à Paris, son frère Albert Obréjan (14 ans) né le 13 décembre 1927 dans le 4e arrondissement de Paris[6].

Le père de Maurice Obréjan, Srul Obréjan, (44 ans) est né le 23 février 1898 à Ploiești. Il est déporté par le Convoi No. 40, en date du 4 novembre 1942 de Drancy vers Auschwitz. Venant du 61, boulevard de Strasbourg, à Nogent-sur-Marne, il est arrêté à Aunay dans la Nièvre[6]

Maurice Obréjan sera après guerre décoré plusieurs fois pour des actes de résistance[4], il devient directeur commercial après guerre[5].

Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (88e division) à Paris[4].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Un homme trois fois Français (préf. Charles Berenholc), Éditions du Petit Pavé, , 294 p. (ISBN 9782847120714)[7],[8]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BnF.
  2. AFP, « Décès du premier «Bébé Cadum», Maurice Obréjan, à 92 ans », sur Libération, (consulté le 24 juin 2017)
  3. « Maurice Obréjan, le premier "Bébé Cadum", est mort à 92 ans », sur France TV Info (consulté le 29 juin 2017)
  4. a b c d e f et g « Maurice Obréjan, le premier "Bébé Cadum", est mort à l'âge de 92 ans », sur Franceinfo (consulté le 24 juin 2017)
  5. a et b « Le premier "bébé cadum", c'était lui : le résistant Maurice Obréjan est mort », sur LCI (consulté le 24 juin 2017)
  6. a b c et d Voir, Klarsfeld, 2012.
  7. « Décès du résistant et "Bébé Cadum" Maurice Obréjan, à 92 ans » (consulté le 24 juin 2017)
  8. « Un homme trois fois français », sur petitpave.fr (consulté le 24 juin 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]