Ginette Kolinka

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Ginette Kolinka
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (94 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Ginette CherkaskyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Enfant
Autres informations
Distinction

Ginette Kolinka, née Cherkasky, le à Paris, est une survivante du camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau et passeuse de mémoire de la Shoah[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Juive athée[2] avec des origines ukrainienne et roumaine[3], Ginette Kolinka passe son enfance à Aubervilliers et a cinq sœurs et un frère[4].

La Seconde Guerre mondiale bouleverse sa famille quand son oncle et son beau-frère sont arrêtés en 1941. En juillet 1942, la famille de Ginette Kolinka fuit son domicile en raison de son arrestation imminente. Ils rejoignent alors la zone libre, non occupée par les Allemands et trouvent refuge à Avignon (Vaucluse). La dernière adresse des Cherkasky est au 72 rue Joseph Vernet à Avignon[5].

Le 13 mars 1944, à 19 ans, Ginette Kolinka est arrêtée avec son père, Léon Cherkasky, né le 10 août 1883, à Paris[6], son petit-frère de 12 ans[2], Gilbert Cherkasky, né le 15 juillet 1931 dans le 4e arrondissement de Paris[6] et son neveu, par la Gestapo à la suite d'une dénonciation. D'abord incarcérée à la prison d'Avignon puis à celle des Baumettes, la famille est ensuite internée au camp de Drancy. Un mois plus tard, la famille est déportée par le convoi no 71[7] en direction du camp d'Auschwitz-Birkenau. Dès l'arrivée du train, son père ainsi que son frère sont gazés. Ginette Kolinka, quant à elle, est sélectionnée pour le travail et rejoint le camp des femmes.

On trouve dans le convoi No. 71, Simone Veil, la réalisatrice Marceline Loridan-Ivens et son père Szlama Rosenberg, Léa Feldblum, encadrante à la Maison d'Izieu, le Grand-rabbin Paul Haguenauer et son épouse Noémie, la psychanalyste Anne-Lise Stern, le fils et les nièces du pianiste Lazare-Lévy, le Hazzan Emile Kaçmann, et 12 jeunes victimes de la Rafle de la Martellière à Voiron, dont l'âge va de 7 ans à 19 ans.

D'octobre 1944 à avril 1945, Ginette Kolinka connaît un parcours marqué par son passage dans les camps de Bergen-Belsen et de Theresienstadt[8] . Au camp de Therienstadt elle travaille dans un usine de pièces d'aviation. Elle contracte le typhus durant cette période. En mai 1945, elle est libérée du camp et rapatriée à Lyon avant de rejoindre Paris le 6 juin 1945 pour retrouver les membres de sa famille qui ont survécu[9].

Longtemps, Ginette Kolinka n'a pas souhaité transmettre son histoire et l'horreur de la Shoah en disant qu'elle ne voulait pas « ennuyer les gens ». Mais peu à peu l'envie de parler lui vint. Aujourd'hui, Ginette Kolinka est une ambassadrice de la mémoire qui sillonne la France pour raconter son vécu aux jeunes générations[8].

Elle est la mère de Richard Kolinka[10], batteur du groupe de musique Téléphone.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Elle est élevée au grade de commandeur des Palmes académiques par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Najat Vallaud-Belkacem le 27 janvier 2016[7].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ce livre a été écrit par le journaliste et producteur Philippe Dana, d'après le témoignage de Ginette Kolinka[10],[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mende : rencontre émouvante avec Ginette Kolinka, rescapée d'Auschwitz », sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/, (consulté le 14 janvier 2017)
  2. a et b « Ginette Kolinka : Je me faisais la plus petite possible, tellement j'avais peur », sur https://www.francetvinfo.fr/, (consulté le 14 janvier 2017)
  3. « Une soirée avec Ginette Kolinka », sur https://ladepeche.fr,
  4. « Ginette Kolinka, née Cherkasky », sur http://www.cercleshoah.org/, (consulté le 14 janvier 2017)
  5. Voir, Klarsfeld, 20121.
  6. a et b Voir, Klarsfeld, 2012.
  7. a et b « Décoration de Ginette Kolinka, une femme exceptionnelle – Discours de Najat Vallaud-Belkacem », sur http://www.najat-vallaud-belkacem.com/, (consulté le 14 janvier 2017)
  8. a et b « Rescapée d'Auschwitz. Grande leçon d'histoire », Le Telegramme,‎ (lire en ligne)
  9. « Ginette Kolinka Présentation », sur http://rescapesdelashoah.org/ (consulté le 14 janvier 2017)
  10. a et b « "Ginette Kolinka, une famille française dans l'Histoire": journal d'une rescapée », sur http://culturebox.francetvinfo.fr/, (consulté le 14 janvier 2017)
  11. « Ginette Kolinka - Une famille française dans l’Histoire », sur http://www.editionskero.com/, (consulté le 14 janvier 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]