Jacqueline Zadoc-Kahn Eisenmann

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Kahn.
Jacqueline Zadoc-Kahn Eisenmann
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 94 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Fratrie

Jacqueline Eisenmann (née Zadoc-Kahn) (13 janvier 1904, Paris-15 mai 1998, Paris) est une physicienne française. L'astéroïde 1017 Jacqueline est nommé en son honneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacqueline Zadoc-Kahn est née le 13 janvier 1904 à Paris[1]. Elle est la fille du docteur Léon Zadoc-Kahn, médecin-chef de l'hôpital Rothschild de Paris, déporté et assassiné avec son épouse, Suzanne Zadoc-Kahn, à Auschwitz. Elle est la sœur du médecin-chef de l'hôpital américain de Paris, la tante de Odette Monod-Bruhl, l'épouse de Jacques Monod. Elle est la petite-fille du grand-rabbin de France Zadoc Kahn. Elle est l'épouse de l'ingénieur[2],[3]Jacques Charles Eisenmann, né le 21 juillet 1902 à Dijon, Côte d'Or[4]. Ils se marient le 22 décembre 1930 dans le 8e arrondissement de Paris[2]. Jacques Eisenmann est mort à Paris le 19 janvier 2006, à l'âge de 103 ans[4].

Physicienne[modifier | modifier le code]

Elle est Docteur ès Sciences[2]physiques (Paris, 1936)[3].

L'astéroïde 1017 Jacqueline[modifier | modifier le code]

L'astéroïde 1017 Jacqueline est découvert le 4 février 1924 par Benjamin Jekhowsky à Alger. Il est nommé en l'honneur de Jacqueline Zadoc-Kahn, une ancienne disciple du découvreur[5],[6].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La propriétaire du Washington Post, Katharine Graham, raconte:"Avec la défaite de la France, mon père (Eugene Meyer) fit venir en Amérique deux familles de sa parenté française, qui, comme Juifs, étaient en danger. Il leur apporta soutien, aidant les hommes à se procurer un emploi et donna de l'argent pour éduquer les enfants ici. Malheureusement, son cousin Léon Zadoc-Kahn et son épouse, Suzanne, avaient déclinés l'offre de mon père pour les aider à quitter l'Europe, et sont morts finalement à Auschwitz. Leur fils Bertrand (Bertrand Zadoc-Kahn), un médecin qui dirigeait l'hôpital américain de Paris, se suicida par balles avec la défaite de la France. Sous le choc de sa perte, ils ne voulaient pas partir. La sœur de Bertrand, Jacqueline, resta en France et était cachée dans ce qui était au début la zone libre par une brave famille catholique. Elle et son mari. Jacques Eisenmann, étaient proches de mon père et sont toujours proches de moi. Ils sont bien des nonagénaires et immensément galants[7]."

Mort[modifier | modifier le code]

Jacqueline Eisenmann est morte le 15 mai 1998 à Paris[1].

Publications[modifier | modifier le code]

  • (en) Abstract. Societies and Academies. Nature volume 123, pages 113–115 (19 January 1929)[8]
  • Biréfringence magnétique du paraazoxyanisol à des températures supérieures au point de disparition de l’état mésomorphe ; par Mlle Jacqueline Zadoc-Kahn. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 190, 1930.djvu/1588, p. 672[9]
  • Thèses présentées à la Faculté des sciences de l'Université de Paris pour obtenir le grade de docteur ès sciences physiques, par Jacqueline Zadoc-Kahn Eisenmann : Sur les propriétés magnéto-optiques et électro-optiques du para-azoxyanisol[10],[3],[11]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]