Bereck Kofman

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Bereck Kofman
Nom de naissance Bereck Kofman
Naissance
Sobin (Sobienie Jeziory), à environ 40 kilomètres au sud de Varsovie, Pologne
Décès (à l'âge de 43 ans)
Auschwitz
Nationalité Drapeau : France Française
Pays de résidence Drapeau : FranceFrance
Diplôme
Activité principale
Descendants
6 enfants: trois garçons et trois filles incluant Sarah Kofman

Bereck Kofman (10 octobre 1900, Pologne - 1943, Auschwitz) est un rabbin orthodoxe non-consistorial français d'origine hassidique polonaise, déporté et assassiné à Auschwitz.

Éléments de biographie[modifier | modifier le code]

Le rabbin Bereck Kofman naît à Sobin (Sobienie Jeziory), à environ 40 kilomètres au sud de Varsovie, Pologne, le 10 octobre 1900[1],[2]. Père d'une famille de six enfants, trois garçons et trois filles, dont la future professeure de philosophie à la Sorbonne, Sarah Kofman, ils immigrent en France en 1929[3],[4] et obtiennent la naturalisation française.

Rabbin d'une petite synagogue, au 5 Rue Duc, dans le 18e arrondissement de Paris[5], il célèbre également diverses cérémonies (mariages, divorces, circoncisions, etc.) dans une grande pièce de l'appartement familial, rue Ordener[5].

Le , le rabbin Kofman est arrêté par la police de Vichy lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver, avec quelque 13 000 Juifs, et dirigé vers Drancy en attendant la déportation[6]. Selon Sarah Kofman, le rabbin Kofman, mis au courant de la rafle par des rumeurs, avait quitté son domicile très tôt pour avertir les autres Juifs du danger, avant de revenir chez lui, prêt à se sacrifier pour sa famille[5] Il est arrêté à quatre heures de l'après-midi[7]. Sa famille, qui ne le reverra plus, apprendra par une carte, écrite par un autre son arrivée au camp de Drancy. Il est déporté à Auschwitz par le Convoi No 12 en date du 29 juillet 1942[8]. Après la guerre, un certificat de décès parviendra d'Auschwitz[3].
Selon le témoignage d'un rescapé d'Auschwitz, le rabbin Kofman y survécut un an, et fut tué par un Kapo un chabbat, parce qu'il refusait de travailler. Il aurait été battu avec une pioche et enterré vivant. L'auteur de ce crime, un boucher juif, de retour de déportation rouvre son magasin, Rue des Rosiers, dans le Pletzl[9].

Sarah Kofman ne possédait, pour tout souvenir de son père, qu'un stylo à encre. C'est, dit-elle, sans doute la source de tous ses écrits[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir, Serge Klarsfeld, 1978, dans la Liste Alphabétique du Convoi No 12.
  2. Selon Klarsfeld, 2012, le lieu de naissance est Lublin.
  3. a et b Kofman, 1996, p. 9.
  4. Dictionnaire des femmes juives en France. Présences féminines juives en FRANCE (XIXè-XXè siècles). KOFMAN Sarah 1934-1944 Philosophe.
  5. a, b et c Kofman, 1996, p. 5.
  6. Kofman, 1996, introduction de la traductrice, p. vii-viii.
  7. Kofman, 1996, p. 6.
  8. Voir, Klarsfeld, 1978, qui écrit: A notre connaissance 5 rescapés de ce convoi sont rentrés en 1945.
  9. Kofman, 1996, p. 9-10.
  10. Kofman, 1996, p. 3.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]