Jacques Kahn

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Jacques Kahn
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Jacques Abraham [1] Kahn est un grand-rabbin français, né à Sarrebourg le 22 février 1868 et mort le 14 janvier 1945 au camp de concentration de Bergen-Belsen[2],[3].

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Jacques Kahn naît le 22 février 1868 à Sarrebourg, en Meurthe, avant l'annexion allemande de 1871. Fils de Joseph Kahn et de Jeanette Lévy, Joseph Kahn deviendra plus tard le Hazzan de Sarrebourg, c'est-à-dire l’auxiliaire du rabbin de la communauté. La première épouse de Jacques Kahn, Joséphine Sara Lehmann décède en 1898, sa deuxième épouse Déborah Bloch, décède le 29 août 1912.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, le rabbin Kahn est aumônier de l'hôpital militaire de l'École polytechnique[4]. Il perd son fils aîné lors de la dernière bataille de la Marne, le 14 juillet 1918.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale, Kahn devient professeur de théologie au «SIF», le Séminaire israélite de France à Paris. Il épouse, en secondes noces, Lucie Charlotte Samdon[5], le 28 octobre 1920, à la mairie du cinquième arrondissement de Paris. En 1927, il est décoré de la Légion d'honneur par le ministre de la Guerre[4]. Jacques Kahn prend sa retraite un peu avant la Seconde Guerre mondiale, mais il veut toujours servir.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Jacques Kahn quitte Paris pour Vichy en juillet 1939, où il réside au 27, rue des Sources. Le grand-rabbin de France Isaïe Schwartz lui confie la communauté de la ville[6]. Kahn occupe le poste de directeur intérimaire du séminaire, de 1939 à 1944[7]. Il est arrêté dans le cadre de ses fonctions rabbiniques[8], dans le magasin de cuir de Louis Bloch, situé au 62 de la rue de Paris, à Vichy. Kahn est transféré avec son épouse le 12 mai 1944 au camp de Drancy, où il reçoit le matricule numéro 21616. Il fait partie des 65 personnes déportées le 23 juillet 1944 dans le Convoi numéro 80 de Drancy à Bergen-Belsen, en train de voyageurs, le seul convoi de déportation des juifs de France ayant pour destination Bergen-Belsen.

Concernant sa mort, Maurice Liber parle d'un décès d'inanition dans un hôpital de Hanovre[7], alors qu'Isaïe Schwartz parle d'une mort douce dans un camp de concentration, quelque temps après sa femme[9]. Selon l'état civil de Sarrebourg et le Journal officiel numéro 63 du 16 mars 1993, Jacques Kahn est décédé le 14 janvier 1945, au camp de concentration de Bergen-Belsen.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir, Jacques Abraham Kahn. Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier.
  2. Selon le Grand-rabbin Maurice Liber, son élève, il serait mort d'inanition avec sa femme dans un hôpital de Hanovre, en Allemagne. Voir, Grand rabbin Maurice Liber, L'Amendier fleuri, avril-mai 1950, ed. Durlacher. mais ce n'est pas la version officielle.
  3. Voir, Témoignage d'une parente sur son décès en 1945. Yad Vashem.
  4. a et b Mémorial (ed. Consistoire central)
  5. Lucie Charlotte Kahn, née Samdon à Bruxelles en Belgique le 5 août 1875.
  6. Isaïe Schwartz in Mémorial (ed. Consistoire central).
  7. a et b De Pessa'h à Shavouoth, sur la Torah et ceux qui sont morts pour elle sur judaisme.sdv.fr, par Maurice Liber.
  8. Voir, Seror Israël Isidor. Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l'Allier. Cette référence donne comme date de son arrestation juin 1943 mais ce n'est pas exact.
  9. Ouvrage collectif (préface d'Isaïe Schwartz): Consistoire central des Israélites de France et d'Algérie. Mémorial; en souvenir de nos rabbins et ministres officiants, victimes de la barbarie nazie, J. Jacobs, Paris, 1947.

Articles connexes[modifier | modifier le code]