Tiennot Grumbach

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Tiennot Grumbach
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Fonctions
Président
Syndicat des avocats de France
-
Bâtonnier
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique

Tiennot Grumbach, né à Paris en 1939 et mort le [1], est un avocat travailliste français, son cabinet ne plaidant que pour les employés ou les syndicats. Ancien militant maoïste, il a été par la suite élu bâtonnier du barreau de Versailles (1986), a présidé le Syndicat des avocats de France (1993-1994) et a dirigé l'Institut des sciences sociales du travail (ISST) de Paris-Sceaux[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1957, alors qu'il n'est pas communiste, André Sénik parvient à le convaincre, lui (et Jean-Paul Ribes) de se rendre à Moscou pour le Festival mondial de la jeunesse et des étudiants[3].

Neveu de Pierre Mendès France[4], il est d'abord membre du PSU, membre du secrétariat national des ESU, puis pied-rouge en Algérie, à partir de , avant de rejoindre l'Union des étudiants communistes (UEC).

Militant maoïste à la fin des années 1960, il milite d'abord au sein de l'UJC(ml) dont il est, avec Robert Linhart, l'un des fondateurs. Après la dissolution de l'UJC(ml) il s'« établit » à la rentrée 1968 dans l'usine de Citroën du XVe arrondissement (Paris), mais est licencié trois mois plus tard[4].

Il participe ensuite à la création du groupe Vive la révolution! (VLR), à l'automne 1969, avec Roland Castro[4], et en sera avec ce dernier le dirigeant principal[4]. Il s'installe dans une communauté de Mantes-la-Jolie pour militer aux portes de l'usine Renault de Flins[4] où il rencontre le journaliste et philosophe André Gorz qui deviendra son ami.

Après la dissolution de VLR en 1971, il intègre le barreau, se spécialisant dans le droit du travail. Entre autres « camarades », il est l'un des défenseurs de Pierre Goldman, lors de son procès en 1974 — il avait milité à l'UEC avec lui. Sa spécialisation dans le droit du travail le fait renouer, sur la fin de sa vie, des relations avec ses anciens camarades du PCF. S'intitulant lui-même « avocamarade », il entame en 2011 une collaboration régulière dans le journal L'Humanité, y publiant chaque lundi une chronique[5]. Il a animé un site internet, qui, fort de correspondants locaux, recensait les actes juridiques susceptibles d'améliorer le travail pour « la défense des intérêts, des droits et libertés des travailleurs ».

Un éloge sera rendu à sa mémoire par maître Théo Heguy, premier secrétaire de la Conférence du barreau de Versailles, lors de la rentrée solennelle d'octobre 2013. Ce dernier rappelait la véritable philosophie de Grumbach : « la vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent ».[réf. souhaitée]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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