Henri Lang

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Henri Lang (1895-1942), est un ingénieur polytechnicien français, directeur à la SNCF et enseignant à l'École des Ponts, avant d'être destitué puis arrêté et déporté. Il décède à Auschwitz.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Lang est né en 1895 à Rambervillers (Vosges), il est décédé en déportation à Auschwitz en mai 1942.

Ingénieur Polytechnicien (Promotion 1913) puis École des Ponts-et-Chaussées, il participa à la conception et à la construction de divers ouvrages d'art comme le pont de la Tournelle, le pont de la Concorde ou encore le barrage de Suresnes. Dans les années 1930, il devint ingénieur en chef Voie et Bâtiments du réseau d'Alsace Lorraine et conduisit le projet de rénovation de la gare de Mulhouse ainsi que celui de la percée du tunnel ferroviaire entre St Dié et Ste Marie aux Mines. En parallèle à ses missions, il exerça les fonctions de professeur adjoint, puis titulaire de la Chaire de maçonnerie de l'École des Ponts et Chaussées. En 1938, à la création de la SNCF, il fut nommé sous-directeur de la région Sud-Est, et chargé du projet d'électrification de la Ligne Paris - Lyon. Le 26 octobre 1940, il présenta le "rapport rose", qui fait état des études préliminaires de l'électrification de la ligne Paris - Lyon et servira ensuite de référence à ce projet.

Le statut des juifs interdisant notamment l'exercice de certaines professions, Henri Lang est destitué de ses fonctions d'enseignement à l'école des Ponts ainsi que de la direction du Sud-Est. Il reste néanmoins chargé du projet d'électrification de Paris - Lyon qu'il continuera à mener jusqu'à la veille de son arrestation.

Le 12 décembre 1941, deux feldgendarmes allemands l'arrêtent à son domicile et l'emmènent, avec plus de 700 autres hommes juifs au camp de Compiègne. Il y restera plus de trois mois au cours desquels, la faim, le froid et la privation de liberté l'affaibliront considérablement. Il est déporté le 27 mars 1942 par le premier convoi vers Auschwitz où il décèdera deux mois plus tard.

Un bâtiment, situé rue Chrétien de Troyes à Paris 12e, porte le nom de « Centre Henri-Lang » et héberge différents services de la SNCF, dont le Centre régional des opérations (CRO) de la Région SNCF Paris-Sud-Est et le Poste d'Aiguillage et de Régulation (PAR) de la ligne à grande vitesse (LGV) Sud -Est, c'est-à-dire Paris-Lyon. A l'entrée de celui-ci, une plaque commémorative rend ainsi hommage au concepteur de ce projet, qui œuvra inlassablement à la construction d'ouvrages d'art et chez qui le sens artistique accompagnait pour le meilleur l'expertise de l'ingénieur.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Armand, Discours inaugural, inauguration du poste d'aiguillage et de régulation de la ligne Paris-Lyon.
  • Catherine de Béchillon[1], "Dans les ombres de la S.N.C.F. - Témoignage", in Revue d'histoire des chemins de fer hors série 7, 2e éd., Paris, AHICF, 2004
  • Nathalie Bibas, "Henri Lang, un dirigeant de la SNCF mort à Auschwitz" - Editions LBM - mars 2012 - (ISBN 2-915347-95-6)
  • 250 ans de l'École des Ponts en cent portraits, Presses de l'École nationale des Ponts-et-Chaussées, 222 p. (ISBN 2-85978-271-0), « Lang (Henri) » .
  • Revue Ferrovissime - n° 2 février 2008 - "Henri Lang, visionnaire du génie"

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. fille d'H. Lang