Daniel Farhi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Farhi.
Daniel Farhi
Daniel Farhi.jpg

Daniel Farhi

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (75 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinctions

Daniel Farhi, né le 18 novembre 1941 à Paris, est un rabbin libéral français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents sont originaires d’Izmir (Smyrne) en Turquie.

Pendant la guerre, il est caché avec sa jeune sœur Françoise par une famille protestante de Besançon, Georges et Juliette Allenbach, qui ont été nommés Justes parmi les nations par l’État d’Israël.

Il reçoit sa smikha (ordination rabbinique) en février 1966, au séminaire rabbinique (réformé) de la rue Servandoni à Paris des mains du rabbi Solomon B. Freehof .

Il est rabbin de l’Union libérale israélite de France de 1967 à 1977,succédant ainsi au rabbin André Zaoui dont il est le disciple.

le 2 juin 1977 il fonde le Mouvement juif libéral de France (MJLF), avec le président Roger Benarosh et Colette Kessler, puis en février 1981 il crée la revue Tenou'a, qui est tout à la fois une revue communautaire et une revue de pensée juive libérale .

Daniel Farhi défend l’idée qu'il y a des points où la loi juive (Halakha) doit continuer à être modifiée, en attendant le retour éventuel du sanhédrin (tribunal de rabbins), pour pouvoir être applicable dans le monde moderne et ainsi perdurer ;

Il est actif dans le dialogue avec chrétiens et musulmans.

Il s'occupe de la défense de la mémoire de la Shoah. Ami de Serge Klarsfeld et de sa femme Beate, il milite avec eux depuis 1975 au sein de l’Association des fils et filles de déportés juifs de France (FFDJF). Ils furent arrêtés et emprisonnés en Allemagne pour avoir tenté d’obtenir le jugement des criminels nazis. Il a organisé huit pèlerinages à Auschwitz.

Il a initié et instauré depuis 1990, une lecture publique de 24 heures des noms des déportés juifs de France, à partir du mémorial de la déportation des juifs de France de Serge Klarsfeld.

Il est membre du comité de parrainage de l’association La paix maintenant.

Il est chevalier dans l’ordre national du Mérite depuis 1988 et Chevalier de la Légion d’honneur depuis 1993.

Le 1er janvier 2012, il est promu Officier de la Légion d'honneur, sur la réserve particulière du Président de la République.

Daniel Farhi est marié et père de trois enfants, dont le rabbin Gabriel Farhi.

Accusé en 2012 d'agression à caractère sexuel en 1990 sur une jeune fille[1],[2], il est mis hors de cause par une ordonnance de non-lieu rendue en 2014[3].


Depuis janvier 2010 il crée et anime le Centre Culturel Judéo-Espagnol (CCJE), association fédérant différentes associations judéo-espagnoles existantes, et dont l'objet est la sauvegarde et la transmission de la culture et des traditions des judéo-espagnols à Paris.

Le 6 mai 2015 lui sont remis par Serge Klarsfeld les insignes d'Officier de la Légion d'honneur,au cours d'une cérémonie tenue au Mémorial de la Shoah.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres de prières
  • Siddour Taher Libénou
  • Mahzor Anénou
Essais
  • Parler aux enfants d’Israël
  • Un judaïsme dans le siècle, Berg International, 1997, (ISBN 2911289129)
  • Au dernier survivant
  • Paroles sur la Shoah,
  • Albin Michel, 2007
  • Anthologie du judaisme libéral, Daniel Farhi et Pierre Haiat, Parole et Silence, 2007
  • Au dernier survivant, Albin Michel, 2008
Livre d’entretiens
  • Profession Rabbin, Albin Michel, 2006

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens Externes[modifier | modifier le code]

Site officiel du Rabbin Daniel Farhi