Sigismond Hirsch

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Sigismond Hirsch (22 janvier 1906, Sighișoara, Roumanie- 22 janvier 1990, Paris) est un médecin juif français, un des fondateurs en 1926 avec Robert Gamzon du mouvement scout les E.I.F. (Éclaireurs Israélites de France), dont il dirige dirige le secteur de cache d'Auvillar comme capitaine des Forces françaises de l’intérieur (F.F.I.). Il est déporté à Auschwitz et survit à la Shoah. Son épouse Berthe Hirsch, également déportée, est assassinée à Auschwitz.

Il est Grand officier de la Légion d'honneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sigismond Hirsch est né le 22 janvier 1906[1] à Sighișoara[2] ou Chișineu-Criș[3] en Roumanie.

Il est le frère de Shatta Simon (née Charlotte Hirsch) née en 1910 à Sighișoara et d'Elisabeth Hirsch, dite Böszi ou Böegy, née le 5 janvier 1913 à Sighișoara.

Le scoutisme juif[modifier | modifier le code]

Le docteur Sigismond Hirsch est l’un des fondateurs avec Robert Gamzon en 1926 du mouvement scout les EIF (Éclaireurs Israélites de France)[4].

Médecin[modifier | modifier le code]

Docteur en médecine (Paris, 1933), Sigismond Hirsch est un radiologue[5].

Sauvetage des enfants[modifier | modifier le code]

Déportation[modifier | modifier le code]

Sigismond Hirsch, âgé de 37 ans, est déporté par le Convoi No. 62, en date du 20 novembre 1943 du Camp de Drancy vers Auschwitz. Son épouse Berthe Hirsch (née Weyl) née à Strasbourg le 16 septembre 1907, âgée de 36, est déportée dans le même convoi[2], et est assassinée à Auschwitz. Sigismond Hirsch survit à la Shoah.

Après la Guerre[modifier | modifier le code]

Le COSEM[modifier | modifier le code]

En 1945, le COSEM (Coordination des Œuvres Sociales Et Médicales) fut créé à l’initiative du docteur Sigismond Hirsch, dans le but de permettre à tout un chacun de bénéficier de soins médicaux[6].

Mort[modifier | modifier le code]

Sigismond Hirsch est décédé le 22 janvier 1990 à Paris, à l'âge de 84 ans[7].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Sigismond Hirsch. Étude stéréographique de la muqueuse gastrique par le thorium.... Thèses de médecine. Paris. 1933. N° 197. Paris, Le François , 1933. In-8, 131 p., fig., pl. [5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Seconde Guerre mondiale - Résistance - France libre HIRSCH Sigismond (1906-1990). Résistant et déporté. 7eme division. Amis et Passionés du Père-Lachaise. jeudi 17 mars 2016
  2. a et b Beate Klarsfeld et Serge Klarsfeld, Le Mémorial de la déportation des Juifs de France : Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France, .
  3. (en) Unauthorized Salvadoran citizenship certificate issued to Dr. Sigismond Hirsch (b. January 22, 1906 in Cris (Roumanie)) and his wife Berthe (Weyl) Hirsch (b. May 26, 1907 in Strasbourg (Alsace)), by George Mandel-Mantello, First Secretary of the Salvadoran Consulate in Switzerland and sent to them in Moissac collections.ushmm.org.
  4. SIGISMOND HIRSCH. lesresistances.france3.fr. Photo de Sigismond Hirsch en tenue de scout.
  5. a b et c Notice sur data.bnf.fr
  6. Daniel DIMERMANAS Directeur général du COSEM. UNE BELLE AVENTURE HUMAINE DEPUIS PLUS DE 70 ANS ! .cosem.fr.
  7. (en) NELLY HANSSON. France, 1992 p. 339. ajcarchives.org.
  8. Jean Estèbe. Les Juifs à Toulouse et en midi toulousain au temps de Vichy, 1996, p. 173.
  9. (en) Lucien Lazare & Jeffrey Green. Rescue as Resistance: How Jewish Organizations Fought the Holocaust in France, 1996, p. xii.
  10. (en) Renée Poznanski. Jews in France During World War II, 2001, p. 415.
  11. Jean-Raphaël Hirsch. Réveille-toi, papa, c'est fini ! .albin-michel.fr/
  12. (en) Mordecai Paldiel. Saving One's Own: Jewish Rescuers During the Holocaust, 2017, p. 216.

Articles connexes[modifier | modifier le code]