Simone Veil

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Ne doit pas être confondue avec la philosophe Simone Weil.
Simone Veil
Simone Veil en 1984.
Simone Veil en 1984.
Fonctions
Membre du Conseil constitutionnel

(9 ans)
Président Yves Guéna
Pierre Mazeaud
Prédécesseur Jean Cabannes
Successeur Renaud Denoix de Saint Marc
Ministre d'État
Ministre des Affaires sociales,
de la Santé et de la Ville

(2 ans, 1 mois et 11 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Édouard Balladur
Prédécesseur René Teulade (Affaires sociales)
Bernard Kouchner (Santé)
Bernard Tapie (Ville)
Successeur Élisabeth Hubert (Santé)
Jacques Barrot (Dialogue social)
Présidente du Parlement européen

(2 ans, 6 mois et 1 jour)
Élection 10 juin 1979
Prédécesseur Emilio Colombo
Successeur Piet Dankert
Députée européenne

(13 ans, 8 mois et 13 jours)
Élection 10 juin 1979
Réélection 17 juin 1984
15 juin 1989
Législature 1re, 2e et 3e
Successeur Jean-Marie Vanlerenberghe
Ministre de la Santé[N 1]

(5 ans, 1 mois et 6 jours)
Président Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement Jacques Chirac I
Raymond Barre I, II et III
Prédécesseur Michel Poniatowski
Successeur Jacques Barrot
Biographie
Nom de naissance Simone Annie Jacob
Date de naissance
Lieu de naissance Nice (France)
Date de décès (à 89 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique UDF (1995-1997)
UDI (2012-2017)
Père André Jacob
Fratrie Denise Vernay
Conjoint Antoine Veil
Enfants Jean Veil
Claude-Nicolas Veil
Pierre-François Veil
Diplômée de IEP de Paris
École nationale de la magistrature
Profession Magistrate
Religion Judaïsme

Signature de Simone Veil

Simone Veil (prononciation : /si.mɔn vɛj/ Prononciation du titre dans sa version originale Écouter), née Jacob le à Nice et morte le à Paris, est une femme politique française.

Durant la Shoah, elle est déportée à Auschwitz à l'âge de 16 ans, et perd son père, son frère et sa mère. Rescapée avec ses sœurs Madeleine et Denise, elle épouse Antoine Veil en 1946 puis, après des études de droit et de science politique, entre dans la magistrature comme haut fonctionnaire.

En 1974, elle est nommée ministre de la Santé par le président Valéry Giscard d'Estaing, qui la charge de faire adopter la loi dépénalisant le recours par une femme à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), loi qui sera ensuite couramment désignée comme la « loi Veil ». Elle apparaît dès lors comme icône de la lutte contre la discrimination des femmes en France.

Elle est la première présidente du Parlement européen, nouvellement élue au suffrage universel, de 1979 à 1982. De façon générale, elle est considérée comme l'une des promotrices de la réconciliation franco-allemande et de la construction européenne.

De 1993 à 1995, elle est ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, « numéro deux » du gouvernement Édouard Balladur, puis siège au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007.

Elle est élue à l'Académie française en 2008.

Sur décision du président Emmanuel Macron, Simone Veil fera son entrée au Panthéon avec son époux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille, enfance et adolescence[modifier | modifier le code]

La famille Jacob est originaire de Bionville-sur-Nied, village de Lorraine.

Son père, l'architecte André Jacob, obtient en 1919 le Second grand prix de Rome[1],[2],[3]. Il épouse le , dans le 9e arrondissement de Paris, Yvonne Steinmetz, fille d'un fourreur de la capitale[N 2],[4]. André Jacob exige que sa femme, bachelière et étudiante en chimie, abandonne ses études après leur mariage[4]. La famille juive de Simone Jacob est non pratiquante et « très laïque »[5] : « Mon appartenance à la communauté juive ne m'a jamais fait problème. Elle était hautement revendiquée par mon père, non pour des raisons religieuses, mais culturelles », écrit Simone Veil dans son autobiographie. « À ses yeux, si le peuple juif demeurait le peuple élu, c’était parce qu’il était celui du Livre, le peuple de la pensée et de l’écriture. »[6] Après la naissance des deux premiers enfants du couple, Madeleine et Denise, la famille quitte Paris pour s'installer à Nice sur la Côte d'Azur[4]. Jean Jacob, le seul fils, naît en 1925[4]. Simone Jacob, benjamine de la famille, naît le à Nice[4]. Avec la crise de 1929, la famille Jacob quitte son appartement du no 50, avenue Georges-Clemenceau, pour un autre plus petit, rue Cluvier[4],[7]. Lorsque la crise s'aggrave, les commandes aux architectes comme son père se raréfient, et sa mère tricote pour les enfants de familles démunies[4].

Premières années de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , le Royaume-Uni11 h), puis la France17 h) déclarent la guerre à l'Allemagne nazie. Lorsque l'armistice est signé, André Jacob est accablé[4], même s'il pense que la République ne touchera pas aux Juifs[8]. Le , l'Assemblée nationale, réunie à Vichy, vote à une écrasante majorité les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Le régime de Vichy (gouvernement de Pierre Laval) promulgue, le 4 octobre 1940, le premier statut des Juifs qui établit une série d'interdictions à l'encontre des Juifs et l'obligation de se déclarer aux autorités[4].

Simone Jacob (première à gauche, rangée supérieure) au lycée Albert-Calmette de Nice pendant l'année scolaire de 1941-1942.

André Jacob remplit les démarches et perd le droit d'exercer sa profession[4]. Yvonne Jacob passe ses journées à chercher de la nourriture pour sa famille[4].

L'année suivante, les enfants Jacob sont envoyés près de Carcassonne, où ils séjournent en compagnie d'un oncle et d'une tante.

De retour à Nice, la famille, qui habite un appartement, subit la ségrégation progressive des lois anti-juives. Les enfants participent néanmoins activement aux activités des scouts et des éclaireuses. Le danger devient manifeste à partir de , date de la prise de contrôle de la Côte d'Azur par l’occupant allemand, sous la direction d'Alois Brunner. En effet, Nice, en zone libre jusqu'en , était ensuite passée sous occupation italienne, jusqu'à ce que les Italiens signent un armistice avec les Alliés le .

En , Simone Jacob passe son baccalauréat[N 3].

Déportation à Auschwitz-Birkenau[modifier | modifier le code]

En , Simone Jacob, âgée de 16 ans et qui se fait appeler Simone Jacquier, réside chez son professeur de lettres classiques, Madame de Villeroy, enseignante au lycée Masséna. Le , alors qu'elle se rend avec un ami rejoindre les filles de sa classe pour fêter la fin des épreuves du baccalauréat (alors que sa famille lui avait interdit une telle initiative[9]), elle est contrôlée dans la rue en plein centre-ville de Nice par deux Allemands en civil et arrêtée. Elle et son camarade sont emmenés à l'hôtel Excelsior, rue Durante, quartier général allemand, qui sert à cette époque de lieu de regroupement local des Juifs arrêtés avant leur déportation vers l'Allemagne. Les Allemands relâchent rapidement le garçon, à qui Simone Jacob a eu le temps de glisser l'adresse de Madame de Villeroy (boulevard Carabacel), pour la prévenir et tenter d'informer sa famille[10],[11]. Dans les heures qui suivent, le reste de sa famille, hébergée, malgré les risques encourus, par plusieurs couples de relations et d'amis niçois, est arrêté par la Gestapo.

Simone Jacob transite par le camp de Drancy. Le , soit deux semaines après leur arrestation, Simone, sa mère et sa sœur Madeleine sont envoyées de Drancy, dans le convoi no 71, où se trouvent également Anne-Lise Stern et Marceline Rosenberg, qui deviendra sa meilleure amie dans le camp[12], à destination d'Auschwitz-Birkenau, un des camps d'extermination nazis, où elles arrivent le 15 avril au soir. Un prisonnier parlant français lui conseille de se dire âgée de plus de 18 ans, pour passer la sélection et éviter l'extermination. Elle reçoit le matricule 78651, qui lui est tatoué sur le bras. Le travail forcé consiste alors à « décharger des camions d'énormes pierres » et à « creuser des tranchées et aplanir le sol ».

Une ancienne prostituée devenue kapo lui sauve la vie en la mutant dans une annexe d'Auschwitz, lui disant : « Tu es trop belle pour mourir ». Elle accepte, à condition que sa mère et sa sœur la suivent[8].

Une des sœurs de Simone, Denise Jacob, entrée à 19 ans dans un réseau de la Résistance à Lyon, est arrêtée en 1944 et déportée à Ravensbrück, d'où elle reviendra. Son père et son frère Jean sont déportés en Lituanie par le convoi 73[13]. Simone Jacob ne les a jamais revus.

Marche jusqu'à Bergen-Belsen et libération[modifier | modifier le code]

En , avec sa mère et sa sœur, Simone Jacob est transférée à Bobrek, à cinq kilomètres de Birkenau. Peu avant la libération du camp d'Auschwitz le , les Allemands emmènent leurs prisonniers dans la marche de la mort jusqu'au camp de Bergen-Belsen où elle travaille à la cuisine. Sa mère meurt du typhus en . Sa sœur Madeleine, atteinte également, est sauvée de justesse grâce à l'arrivée des Alliés.

Bergen-Belsen est libéré par les troupes britanniques le . Simone, Madeleine et Denise sont les seules survivantes de la famille, puisque leur père, leur mère et leur frère ne sont pas revenus des camps.

Après son retour en France, elle se tient prête à parler, mais a l'impression que presque personne ne veut entendre ce qu'elle a à dire[N 4].

Simone Veil évoque la déportation de sa famille dans un documentaire du [15].

Retour en France[modifier | modifier le code]

Simone Jacob est de retour en France le à Paris au centre d'accueil de l'hôtel Lutetia[N 5] et apprend qu'elle a été reçue au baccalauréat[17], seule de toute l'Académie à l'avoir passé en , la veille de son arrestation[N 3]. Elle s'inscrit, en 1945, à la faculté de droit de Paris et à l'Institut d'études politiques de Paris, où elle rencontre, pendant un séjour au ski[18], Antoine Veil (1926-2013), futur inspecteur des finances et chef d'entreprises, qu'elle épouse le [19]. Elle l'accompagne à Wiesbaden puis à Stuttgart, où il est nommé. Devant l'étonnement de ses proches, elle explique qu'il faut faire la distinction entre les nazis responsables de la Shoah, qui aurait pu arriver « n'importe où », et les Allemands dans leur ensemble[20]. Elle et son mari se posent ainsi en promoteurs de l'amitié franco-allemande[21].

Sa sœur Madeleine meurt avec son fils Luc en 1952, à la suite d'un accident de la route, alors qu'elle rentrait de Stuttgart, où elle était allée rendre visite à Simone[22]. Ce nouveau drame sera vécu douloureusement, puisque Madeleine était la seule personne avec qui elle pouvait parler et partager l'expérience de la Déportation.

Simone et Antoine Veil ont trois fils : Jean (né le ), avocat d'affaires, Claude-Nicolas, médecin (1948-2002)[23], Pierre-François (né le ), avocat et président du Comité français pour Yad Vashem[24],[25], marié en premières noces à Agnès Buzyn, et onze petits-enfants[26],[27].

Carrière judiciaire[modifier | modifier le code]

Munie de sa licence de droit et de son diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris, elle renonce à la carrière d'avocate (son mari réprouvant cette idée)[8] et passe avec succès, en 1956, le concours de la magistrature. Elle occupe dès lors un poste de haut fonctionnaire dans l'administration pénitentiaire au ministère de la Justice, où elle s'occupe des affaires judiciaires. Pendant la guerre d'Algérie, missionnée par Edmond Michelet, ministre de la Justice[28], elle réussit à faire transférer en France des prisonnières algériennes qu'elle estimait exposées aux mauvais traitements et aux viols[29] et des hommes menacés de la peine capitale[30]. Elle fait obtenir le régime politique aux milliers de membres du FLN internés en France[31]. Elle passe en 1964 aux affaires civiles. En 1969, elle entre au cabinet de René Pleven, ministre de la Justice[21].

Membre du Syndicat de la magistrature[32], elle devient en 1970 la première femme secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature (CSM)[5].

Alors que seulement 40 % des Françaises de l'époque travaillent, et encore moins dans les cercles de la bourgeoisie parisienne, la carrière professionnelle de Simone Veil suscite un certain étonnement. Elle reste toutefois très présente auprès de ses enfants[33].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Dans ses mémoires, Simone Veil mentionne une action politique de sa part dès 1971 au conseil d'administration de l'Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF)[34] – où elle est la première femme à être nommée –[33]. À ce poste, elle surprend en s'opposant notamment à la diffusion du documentaire sur l'Occupation, Le Chagrin et la Pitié, qu'elle juge injuste et partisan[35].

Évoluant dans un milieu proche du MRP, dont son mari est membre, elle est libérale et ouverte sur les questions de société. Elle s'enthousiasme pour Pierre Mendès France et vote plusieurs fois pour la SFIO. Elle regarde avec bienveillance Mai 68, affirmant : « Contrairement à d'autres, je n'estimais pas que les jeunes se trompaient : nous vivions bel et bien dans une époque figée ». Lors de l'élection présidentielle de 1965, elle vote au premier tour pour Jean Lecanuet et à celle de 1969, pour Georges Pompidou[21],[33].

Ministre de la Santé[modifier | modifier le code]

À la suite de la mort en cours de mandat du président Georges Pompidou, elle soutient la candidature de Jacques Chaban-Delmas à l'élection présidentielle anticipée[36]. Après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République, elle est nommée ministre de la Santé dans le gouvernement Jacques Chirac, poste qu'elle conserve sous les gouvernements Raymond Barre. Elle est la deuxième femme à devenir ministre de plein exercice, après Germaine Poinso-Chapuis en 1947[33].

Elle est chargée de présenter au Parlement le projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG)[37], qui dépénalise l'avortement[N 6]. Ce combat lui vaut des attaques[38] et des menaces de la part de l'extrême droite et d'une partie de la droite parlementaire, comme l'a rappelé Jean d'Ormesson en l'accueillant à l'Académie française. Dans un discours devant les députés, elle soutient que « l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue »[39]. Le texte est finalement adopté à l'Assemblée nationale le , les députés franc-maçons, de droite comme de gauche, soutenant les députés centristes favorables à la loi mais non majoritaires à l'Assemblée au cours des débats parlementaires[40]. La loi est ensuite adoptée au Sénat deux semaines plus tard. Elle entre en vigueur le .

Elle s'oppose aussi à la banalisation de l’avortement dont elle considère qu'il « restera toujours un drame » et précise au sujet de sa loi que « si elle n'interdit plus, elle ne crée aucun droit à l'avortement »[41].

Après ce combat législatif, Le Nouvel Observateur lui décerne le titre de « révélation de l'année »[33].

Article détaillé : Loi Veil.

Simone Veil revoit également la « carte hospitalière » en fermant notamment des établissements à trop faible activité, rééquilibre les comptes de l'Institut Pasteur et met en place des aides financières à destination des mères d'enfants en bas âge[42]. Elle porte aussi une loi d'orientation en faveur des handicapés[21].

En 1976, elle-même fumeuse[N 7] , elle fait adopter loi française de lutte contre le tabagisme : restrictions à la publicité, premières interdictions de fumer dans certains lieux (locaux qui reçoivent des mineurs, hôpitaux ou locaux où l'on manipule l'alimentation) et avertissements sanitaires sur les paquets[43],[44].

Comme ministre, elle reste connue pour son fort caractère et son exigence à l'égard de ses collaborateurs[33].

Elle met en échec, avec d'autres membres du gouvernement, le projet de retours forcés de 100 000 Algériens par an prôné par Valéry Giscard d'Estaing, dont la politique d'aides financières au retour a échoué[45].

En 1977, elle envisage un temps de se présenter à la mairie de Paris. L'année suivante, en 1978, elle fait partie des candidats éventuels pour la fonction de Premier ministre[21].

Au Parlement européen et pour la construction de l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Simone Veil présidant une séance du Parlement européen à Strasbourg en 1979.

À la demande du président Valéry Giscard d'Estaing, elle conduit la liste Union pour la démocratie française (UDF) aux élections européennes de 1979, les premières au suffrage universel. À la suite de la victoire relative de l'UDF (27,61 % des suffrages et 25 élus), elle quitte le gouvernement.

Le , alors que les députés RPR français ont soutenu une autre candidature que la sienne aux deux premiers tours de scrutin, elle est élue présidente du Parlement européen au troisième tour, avec 192 voix, contre 133 au socialiste Mario Zagari et 47 au communiste Giorgio Amendola[46]. Au début de l'année 1982, elle est sollicitée pour briguer un second mandat, mais ne bénéficiant pas du soutien des députés RPR, elle retire sa candidature avant le troisième tour de scrutin afin de ne pas faciliter l'élection du candidat socialiste, qui l'emportera néanmoins grâce aux divisions de la droite française[47]. À l'époque, le Parlement européen a peu de pouvoirs, mais Simone Veil lui donne notamment plus de visibilité dans le domaine des droits de l'homme[33]. Elle soutient la proposition d'Yvette Roudy de créer une Commission des droits des femmes[48]. En 1981, elle reçoit le prix International Charlemagne.

Après avoir quitté la présidence du Parlement européen, elle poursuit son engagement actif dans la vie politique européenne, à la tête du service juridique du Parlement[49] puis, en 1984, avec Jacques Chirac, elle impose à l'opposition une liste unique, dénommée Union pour la France en Europe (UFE), aux élections européennes de 1984. La liste qu'elle conduit obtient 43,02 % des voix et 41 sièges de députés européens le . Elle préside alors le groupe libéral au Parlement européen pendant toute la législature. Lors des élections européennes de 1989, elle présente une liste centriste dissidente à la liste d'union RPR et UDF, qui recueille 8,43 % des voix et sept députés européens. Valéry Giscard d'Estaing lui succède alors à la présidence du groupe libéral[21].

Invitée à l'émission L'Heure de vérité, elle déclare qu'elle est « à gauche pour certaines questions, à droite pour d'autres ». Elle participe à la campagne de Raymond Barre pendant l'élection présidentielle de 1988[50]. Après la réélection de François Mitterrand, elle déclare qu'« il n'y a pas d'obstacle de principe à gouverner avec les socialistes », rencontre Michel Rocard, qui souhaite l’intégrer dans son gouvernement, mais le président fait échouer cette possibilité[21].

En 1983, elle créé, avec son mari, le club Vauban, un cercle de réflexion qui vise à dépasser les clivages politiques, les réunions de ce club ayant lieu dans leur appartement de la place Vauban[8].

Simone Veil, en 1993.

En 1996, elle est nommée membre de la Commission internationale pour les Balkans, sous l’autorité de Leo Tindemans.

Elle a conduit également le Groupe de haut niveau sur la libre circulation des personnes. Parallèlement, Simone Veil soutient de nombreuses associations à vocation européenne, comme le Fonds européen pour la liberté d’expression, ELSA France ou encore la Fondation européenne de la science, dont elle est présidente d’honneur[49].

Dans l'opposition[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives de 1988, alors que certaines personnalités de l'UDF, notamment Jean-Claude Gaudin à Marseille, passent des accords de désistements locaux avec le FN et que Charles Pasqua (RPR) évoque des « préoccupations » et des « valeurs » semblables, Simone Veil déclare qu'« entre un Front national et un socialiste, [elle votera] pour un socialiste »[51].

Début 1990, elle qualifie d’« inadmissible » la création de fichiers informatisés des Renseignements généraux, décidée par le gouvernement Michel Rocard[52]. Le projet est retiré en et promulgué, sous une forme nouvelle, par le gouvernement Cresson l'année suivante[53].

Ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville[modifier | modifier le code]

En , Simone Veil est nommée ministre d'État, ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Édouard Balladur. À ce poste, elle met notamment en place le praticien adjoint contractuel (PAC). Soutien d'Édouard Balladur à l'élection présidentielle de 1995, elle quitte le gouvernement à la suite de la victoire de Jacques Chirac. Elle adhère ensuite à l'UDF, qu'elle quitte deux ans plus tard[54].

En 1996, alors que le nombre de femmes dans les assemblées plafonne à 6 %, elle signe une pétition dans L'Express, initiée par Yvette Roudy et intitulée « Manifeste pour la parité », réunissant cinq femmes politiques de gauche et cinq de droite. La loi Jospin de 2000 sur la parité reprend l'essentiel des propositions avancées[48].

Membre du Conseil constitutionnel[modifier | modifier le code]

Nommée membre du Conseil constitutionnel par le président du Sénat, René Monory, en mars 1998, elle fait partie de la haute juridiction jusqu'en mars 2007. Elle sort de son devoir de réserve en 2005, pour appeler à voter « oui » au référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe.

Retrait progressif de la vie publique[modifier | modifier le code]

De 2001 à 2007, elle préside la Fondation pour la mémoire de la Shoah, dont elle est par la suite présidente d'honneur[55]. Elle s'oppose, le , à l’idée de confier la mémoire d’un enfant juif de France mort dans la Shoah à chaque élève de CM2 : « C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste »[56].

Exemple de résilience, elle accepte le , sur la proposition d'Alain Genestar, directeur de Paris Match, de retourner à Auschwitz avec cinq de ses petits-enfants[57].

Simone Veil lors de la campagne des élections municipales de 2008 à Paris.

Le , tout juste libérée de son devoir de réserve lié à son mandat de membre du Conseil constitutionnel, elle annonce sa décision de soutenir Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007. À l’annonce de la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale par le candidat de l’UMP en cas de victoire, elle affirme qu’elle aurait préféré un ministère « de l’Immigration et de l'Intégration[N 8] » ; son soutien à Nicolas Sarkozy n’est toutefois pas remis en cause : « Nicolas est gentil. Il peut être brutal dans son expression, mais les gens ont tort de douter de son humanité. C’est un ami fidèle. Pour moi, c’est important. Quand on choisit un président, on a envie de quelqu’un qui ait ces qualités-là. Ce n’est pas toujours le cas[58]. » Elle adresse par ailleurs de nombreuses critiques au candidat UDF, François Bayrou, l’accusant de ne représenter « que lui-même[58] ».

Le président de la République Nicolas Sarkozy annonce le qu’il l’a chargée de « mener un grand débat national pour définir les nouveaux principes fondamentaux nécessaires à notre temps, les inscrire dans le préambule de la Constitution », nommant la « diversité » qui « ne peut pas se faire sur une base ethnique »[59]. Le décret du 9 avril 2008 portant création d’un comité de réflexion sur le préambule de la Constitution, qui prévoit la remise d’un rapport avant le 30 juin[60], suscite l’opposition d’Anne-Marie Le Pourhiet, qui y voit un risque de « saper le principe d’égalité de tous devant la loi »[61].

Un sondage réalisé par l'Ifop en 2010 la présente comme la « femme préférée des Français », avec une note de 14,520[62].

Elle est présente aux côtés de Jean-Louis Borloo lors du congrès fondateur de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), en [63]. Le , est présentée la première carte adhérent de l'UDI, qui est au nom de Simone Veil[64].

Le 13 janvier 2013, une photo relayée par BFM TV montre Simone Veil présente à un rassemblement de La Manif pour tous contre le mariage homosexuel et à l'homoparentalité, drapeau à la main[65]. Son entourage confirme qu'elle est descendue saluer les manifestants. Selon elle, son geste « ne vaut pas adhésion » mais « exprime les réserves de Simone Veil à l'égard de l'ouverture du droit à l'adoption des couples homosexuels »[66]. Elle n’a jamais pris position publiquement sur le mariage homosexuel avant ou après cette manifestation[67]. Selon la journaliste Nadia Daam, Simone Veil n'était alors plus « maîtresse de ses décisions » en raison de son âge avancé et de la maladie, qui l'avaient « physiquement et mentalement diminuée »[68].

Membre de l'Académie française[modifier | modifier le code]

Le , est éditée son autobiographie, intitulée Une vie. L’ouvrage a été traduit en une quinzaine de langues et vendu, en France, à plus de 550 000 exemplaires[69]. Il a obtenu le prix des Lauriers Verts en 2009. Elle y donne entre autres son opinion sur Paul Touvier, dont elle dit que Georges Pompidou ne connaissait pas assez bien le dossier, et sur Maurice Papon, dont elle note l'absence du moindre remords, y compris pour la mort d’enfants déportés.

Une autre reconnaissance de son action publique est son élection parmi les « Immortels ». Le , invitée par Maurice Druon et François Jacob, Simone Veil présente sa candidature à l'Académie française au 13e fauteuil, celui de Pierre Messmer, Jean Racine et Paul Claudel[70]. Le , elle est élue au premier tour de scrutin par 22 voix sur 29 (5 bulletins blancs, 2 marqués d'une croix)[69],[71].

Son épée d'académicienne lui est remise au Sénat par Jacques Chirac le 16 mars 2010. Il s'agit d'un sabre léger datant du XIXe siècle, réalisée par le sculpteur tchèque Ivan Theimer[71]. Sur son épée d'Immortelle sont gravés le numéro de matricule qui avait été inscrit sur son bras à Auschwitz [numéro 78 651][72], ainsi que les devises de la République française et de l'Union européenne : « Liberté, Égalité, Fraternité » et « In varietate concordia »[73].

Simone Veil est reçue sous la Coupole le 18 mars 2010, en présence du président de la République Nicolas Sarkozy, protecteur de l'Académie, et de ses prédécesseurs Valéry Giscard d'Estaing (membre de l'Académie française depuis 2003) et Jacques Chirac. Lors de la cérémonie de réception, des militants anti-IVG ont protesté à proximité de l'Institut de France[74]. Jean d'Ormesson prononce le discours de réception, et Simone Veil l'éloge de son prédécesseur, l'ancien Premier ministre Pierre Messmer[75].

Dernières années, mort et hommages[modifier | modifier le code]

Après les décès de son mari et de sa sœur en 2013, Simone Veil se retire de la vie publique. En août 2016, elle est hospitalisée pour détresse respiratoire[76].

Simone Veil meurt à son domicile parisien de la place Vauban le 30 juin 2017, à quelques jours de son 90e anniversaire[77],[78],[79],[80],[81],[82]. Selon son fils Pierre-François, le dernier mot qu'elle ait prononcé avant de mourir est « merci »[83],[84].

Des personnalités de tous bords politiques comme Nicolas Dupont-Aignan, Christian Estrosi, Yves Jégo, Bernard-Henri Lévy, Florian Philippot, Laurence Rossignol ou encore Inna Shevchenko relaient des appels à son inhumation au Panthéon[85],[86],[87],[88]. Une pétition[89],[90]pour son entrée au Panthéon est lancée par l'association féministe Politiqu'elles et recueille plus de 110 000 signatures le 2 juillet[88],[91], tandis qu'une autre[92] atteint les 120 000 signatures le même jour[88]. Cependant, deux de ses petites-filles, Déborah (âgée de 30 ans) et Valentine (âgée de 23 ans), estiment, le 3 juillet 2017, que cette perspective « n'est pas à l'ordre du jour », estimant notamment, tout en trouvant « extrêmement touchant » le mouvement en faveur de l'entrée au Panthéon de leur grand-mère, que leurs grands-parents « n’auraient pas été très heureux d’être séparés après 65 ans de vie commune »[93]. Néanmoins, plusieurs médias ont rappelé que l'entrée au Panthéon n'était pas forcément synonyme d'inhumation et qu'une simple plaque commémorative à son nom, comme c'est le cas pour Aimé Césaire, pourrait y être apposée[94],[95].

Parmi les hommages rendus à Simone Veil à l'étranger, celui du président algérien Abdelaziz Bouteflika rappelle « la proximité et la solidarité que cette grande dame » [...] a témoignées au peuple algérien « durant la terrible tragédie nationale qu'il a vécue », permettant à de nombreux prisonniers algériens des Français d'éviter le couperet de la guillotine[30]. Angela Merkel, chancelière fédérale d’Allemagne, salue son engagement de plusieurs décennies dans « le processus d’unification européenne »[96].

Un hommage national a lieu le 5 juillet aux Invalides[97],[98],[99], où les honneurs militaires lui sont rendus en présence du président de la République, Emmanuel Macron[N 9], et de ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande, Bernadette Chirac représentant son mari Jacques Chirac[100],[101]. Le Premier ministre Édouard Philippe et ses prédécesseurs Édith Cresson, Alain Juppé, Lionel Jospin, Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin, François Fillon, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, les membres du gouvernement, des anciens ministres tels Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn, Marisol Touraine, François Baroin, Rachida Dati, Michèle Alliot-Marie, Renaud Donnedieu de Vabres, Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet, Roselyne Bachelot et Arnaud Montebourg ainsi que des parlementaires et plusieurs chefs de gouvernement étrangers, dont le Belge Charles Michel, le Luxembourgeois Xavier Bettel et le Bulgare Boïko Borissov, la maire de Paris Anne Hidalgo, des membres de la Fondation pour la mémoire de la Shoah (dont Simone Veil resta la présidente d'honneur jusqu'à sa mort), les membres de l'Académie française et des personnalités médiatiques comme Alain Delon ou Claude Chirac sont également présents[102],[103],[104],[105]. Comme l'a souhaité la famille de Simone Veil, la cérémonie est ouverte aux anonymes[106],[107].

À la fin de cet hommage, le président de la République annonce qu'en accord avec sa famille, Simone Veil reposera « avec son époux au Panthéon »[108],[109],[110],[111],[112]. Elle est la première personnalité, sous la Cinquième République, pour laquelle cette décision a été prise aussitôt après son décès[113],[114].

L'enterrement se déroule au cimetière du Montparnasse (5e division), où elle est inhumée aux côtés de son époux, Antoine Veil, mort en avril 2013[115]. Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, préside la cérémonie. Simone Veil avait demandé que le Kaddish soit prononcé sur sa tombe[116],[117],[118],[119] ; celui-ci est récité par ses fils Jean et Pierre-François[120],[121], accompagnés par Haïm Korsia et Delphine Horvilleur, femme rabbin libérale symbolisant aux yeux de ses fils le combat de leur mère pour l'émancipation des femmes[122],[123], [124]. Marceline Loridan-Ivens, ancienne déportée et amie de Simone Veil, prend également la parole.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

Le , elle est promue directement à la distinction de grand officier de l'ordre national de la Légion d'honneur[128]. Selon Le Figaro, c'est à la demande expresse de Roselyne Bachelot et avec l'accord de Nicolas Sarkozy, que le Code de la Légion d'honneur et de la Médaille militaire a été modifié, quelques semaines avant la promotion de Simone Veil, afin de lui permettre d'accéder directement à cette distinction sans passer par les grades inférieurs, distinction qu'elle avait refusée dans les années 1990 pour raisons personnelles[N 10],[130]. À partir de 2009, Simone Veil est également membre du jury du prix pour la prévention des conflits, décerné annuellement par la Fondation Chirac[131]. Elle reçoit le prix Heinrich Heine 2010[132]. La même année, elle reçoit le prix européen des droits civiques des Sinti et des Roms pour son engagement en faveur de ces deux minorités[133].

Doctorats honoris causa[modifier | modifier le code]

De nombreuses universités ou grandes écoles d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Israël ont accordé à Simone Veil un titre de docteur honoris causa ou un autre diplôme honorifique :

Hommages[modifier | modifier le code]

Portent le nom de Simone Veil les bâtiments et promotions suivantes :

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Hôpitaux et universités[modifier | modifier le code]

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Après le décès de Simone Veil le 30 juin 2017, la maire de Paris Anne Hidalgo a fait savoir qu'elle comptait proposer au conseil de Paris d'attribuer son nom à « un lieu marquant de la capitale »[150],[151],[152].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Simone Veil, Clément Launay et Michel Soulé, L'Adoption : données médicales, psychologiques et sociales, Paris, Éditions sociales françaises, , 224 p. (notice BnF no FRBNF33208741)
  • Simone Veil et Annick Cojean, Les Hommes aussi s'en souviennent : discours du 26 novembre 1974, suivi d'Un entretien avec Annick Cojean, Paris, Stock, , 111 p. (ISBN 2-234-05720-5, notice BnF no FRBNF39268205)
  • Simone Veil, Une vie, Paris, Stock, (réimpr. 2009), 397 p. (ISBN 978-2234058170, notice BnF no FRBNF41149288)
    Les quatre premiers chapitres ont été édités sous le titre Une jeunesse au temps de la Shoah : extraits d’Une vie, Librairie générale française, coll. « Le Livre de poche », (ISBN 9782253127628).
  • Simone Veil, Mes combats : Les discours d'une vie, Paris, Bayard éditions, , 280 p. (ISBN 978-2-227-48937-0)
    Préface de Robert Badinter

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Elle est successivement ministre de la Santé (1974-1977), ministre de la Santé et de la Sécurité sociale (1977-1978), puis ministre de la Santé et de la Famille (1978-1979).
  2. Mairie du IXe arrondissement, mention sur acte de naissance no 207 d'André Jacob en date du 3 février 1891.
  3. a et b Elle explique dans ses mémoires les raisons de cette date d'examen surprenante : « Nous avions été prévenus, dès les premières semaines de l'année scolaire, que les épreuves du bac se dérouleraient non pas en juin, mais dès fin mars, et ne comporteraient que des épreuves écrites. Les autorités niçoises voulaient en effet clore l'année scolaire le plus tôt possible, par crainte d'un débarquement allié et des troubles qui en découleraient. » (Une vie, page 47).
  4. On entend souvent dire que les déportés ont voulu oublier et ont préféré se taire. […] Si je prends mon cas, j'ai toujours été disposée à en parler, à témoigner. Mais personne n'avait envie de nous entendre." - Entretien accordé à Annette Wierviorka en , cité en p. 170[14]
  5. Témoignage de Simone Veil sur la survie dans le système concentrationnaire[16].
  6. La légalisation du droit des femmes à l'interruption volontaire de grossesse interviendra implicitement en France le 31 octobre 1980, lorsque le Conseil d'État, dans un arrêt dit « arrêt Lahache », estimera qu'il n'appartient qu'à la femme majeure « d'apprécier elle-même si sa situation justifie l'interruption de grossesse », sans se préoccuper des avis successifs du médecin et d'un organisme à volonté sociale, uniquement destinés à éclairer la femme sur la portée de son choix, cf. Arrêt du 17 novembre 2000 rendu par l’Assemblée plénière de la Cour de cassation, qui mentionne l'arrêt rendu le par le Conseil d'État.
  7. Son amie Gisèle Halimi raconte : « elle fumait en cachette ! On se cachait dans des bistrots des portes de Paris où personne ne pouvait nous reconnaître. ». Voir« Simone Veil : son amie Gisèle Halimi "pleure" une femme "gaie", "drôle", qui "savait choisir la cause juste" », sur Francetvinfo`, .
  8. « Je n’ai pas du tout aimé cette formule très ambiguë », déclare-t-elle dans une interview au journal Marianne (17 au 23 mars 2007).
  9. Après avoir passé les troupes en revue, Emmanuel Macron rejoint l'assistance pour l'entrée à 10h30 du cercueil, revêtu du drapeau tricolore et porté par des Gardes républicains, au son de la Marche funèbre de Chopin. Comme le veut la tradition, le cercueil est déposé à même le sol, sur un simple brancard de bois vernis, à l'exact centre de la cour, tandis que l'assistance observe une minute de silence. L'éloge funèbre est prononcé par Emmanuel Macron, précédé de celui des deux fils de Simone Veil. Le cercueil quitte la cour d'honneur des Invalides à 11h34 accompagné du Chant des déportés. cf. Roland Gauron, Alexis Feertchak, « Simone Veil sera la cinquième femme à entrer au Panthéon », sur lefigaro.fr, .
  10. « La ministre s'est aperçue il y a peu que Mme Veil, récemment élue à l'Académie française, n'avait pas la Légion d'honneur et a voulu réparer cette injustice compte tenu du parcours et de l'autorité morale de cette personnalité, dit-on dans l'entourage de Roselyne Bachelot »[129].

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Sarazin, Une femme Simone Veil, Robert Laffont, , 305 p. (ISBN 2221048091)
  • Maurice Szafran, Simone Veil : Destin, J'ai lu, coll. « Littérature Générale », (ISBN 2277241407)
  • Le texte complet des débats sur la loi du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse, publiés au Journal officiel de 1974, consultable sur le site de l’Assemblée nationale
  • Discours de Jean d'Ormesson pour la réception de Simone Veil à l'Académie française (texte)
  • L'histoire et le destin de Simone Jacob Veil, 1927 1946, Dominique Del Boca, éditions RDBF, 2012
  • Simone Veil - L'interruption volontaire de grossesse, Débats historiques de l’Assemblée nationale (1974) réunis par Lola Caul-Futy dans un coffret de 4 CD audio, Frémeaux & Associés, 2011
  • Mémorial de la Déportation des Juifs de France, Serge Klarsfeld. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et filles de déportés juifs de France), 2012
  • Laurent Pfaadt, Simone Veil, une passion française, City Editions,
  • Christine Clerc, Les conquérantes : Douze femmes à l'assaut du pouvoir, Le Nil, (ISBN 9782841116614)
  • Sarah Briand, Simone, éternelle rebelle, Fayard, 2015.

Livres audio[modifier | modifier le code]

  • Simone Veil (auteur) et Antoinette Fouque (recueil des propos de l'auteur), Vivre l'histoire : entretiens, Paris, Éditions des femmes, coll. « Bibliothèque des voix », (notice BnF no FRBNF38135167)
    Support : 1 cassette audio ; durée : non connue ; référence éditeur : non connue. La notice BNF précise la date de l'enregistrement audio : « 19851100 », ce qui peut se traduire par « novembre 1985 ».
  • Simone Veil (auteur) et Antoinette Fouque (recueil des propos de l'auteur), Vivre l'histoire : entretiens, Paris, Éditions des femmes, coll. « Bibliothèque des voix », (EAN 332-81-400-2016-8)
    Support : 1 disque compact audio ; durée : non connue ; référence éditeur : non connue
  • Simone Veil (auteur et narratrice du chapitre 1) et Marie-Dominique Bayle (narratrice des chapitres 2 à 11 et du discours du 26-11-1974 constituant l'annexe), Une vie, Paris, Audiolib, (ISBN 978-2-356-41020-7, notice BnF no FRBNF41278282)
    Support : 1 disque compact audio MP3 ; durée : 8 h 7 min environ ; référence éditeur : Audiolib 25 0020 5.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]