Mémorial de la Shoah

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Mémorial de la Shoah
Image illustrative de l'article Mémorial de la Shoah
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris, Le Marais
Adresse 17 rue Geoffroy-l'Asnier
75004 Paris
Coordonnées 48° 51′ 17″ N 2° 21′ 22″ E / 48.854846, 2.35619648° 51′ 17″ Nord 2° 21′ 22″ Est / 48.854846, 2.356196  
Informations générales
Date d’inauguration janvier 2005
Nombre d’œuvres Objets personnels de déportés, documents, etc.
Informations visiteurs
Site web www.memorialdelashoah.org

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Mémorial de la Shoah

Le mémorial de la Shoah est un lieu de mémoire du génocide des Juifs de France. Il réunit dans un même lieu :

Sur le site de l’ancien Camp de Drancy, une antenne du Mémorial de la Shoah a été ouverte en 2012.

Historique du mémorial[modifier | modifier le code]

En avril 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale à Grenoble, Isaac Schneersohn et Léon Poliakov fondèrent clandestinement le Centre de documentation juive contemporaine, dans le but de réunir des preuves documentaires sur la destruction des Juifs d'Europe.

En 1957, fut inauguré le Mémorial du martyr juif inconnu. En janvier 2005, l'ensemble du site avec le mur des noms prend le nom de Mémorial de la Shoah.

Le 21 septembre 2012, un mémorial situé sur le site de l’ancien Camp de Drancy[1] a été inauguré par François Hollande, président de la République française[2].

Le Centre de documentation juive contemporaine[modifier | modifier le code]

Ce centre, situé dans les étages supérieurs du mémorial, conserve un fonds documentaire parmi les plus importants d'Europe : 40 millions de documents d'archives dont 250 photos et 80 000 ouvrages et périodiques[3]. Il est ouvert aux chercheurs comme aux simples citoyens qui peuvent y rechercher des documents concernant leur famille.

La crypte[modifier | modifier le code]

Sous le parvis, une crypte abrite le tombeau du martyr juif inconnu. En marbre noir, ce tombeau dans lequel ont été placé, le 24 février 1957, des cendres de Juifs exterminés dans les camps de la mort et dans les ruines du ghetto de Varsovie, mêlées à la terre d'Israël, a la forme de l'étoile de David au centre de laquelle brûle une flamme éternelle, hommage au six millions de Juifs disparus pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le mur des noms[modifier | modifier le code]

Le mur des noms du mémorial de la Shoah
Une partie du mur des Noms du mémorial de la Shoah.

Le Mur des Noms, taillé directement de pierres provenant de Jerusalem, a pour but de ne jamais faire oublier aux Juifs comme aux non-Juifs ceux qui sont partis et ne sont jamais revenus ; les noms de 76 000 Juifs, dont 11 000 enfants sont classés par date, de 1942 à 1944 et par ordre alphabétique ; si on retrouve le nom d'autres personnes décédées durant la Déportation française, ils seront gravés à la fin des autres noms avec comme introduction « Le Nom des déportés découverts après l'inscription ».

Le « mur des noms » se trouve à l'entrée du mémorial ; on peut y déposer des bougies juste devant les pierres où les noms sont inscrits. Le mur des noms a été inauguré le 25 janvier 2005 par Jacques Chirac, président de la république.

L’allée des Justes[modifier | modifier le code]

L’Allée des Justes et le mémorial.

Le « mur des Justes »[modifier | modifier le code]

En bordure du Mémorial, dans l'allée des Justes, un « Mur des Justes » rend hommage aux 2 693 Justes de France, dont il présente la liste par année (où le titre a été décerné) et par ordre alphabétique. Ce « Mur des Justes » ainsi que l'exposition réalisée à cette occasion ont été inaugurés le 14 juin 2006.

Le passage amplifié[modifier | modifier le code]

Le passage amplifié est une œuvre sonore des artistes suédois et belge Miriam Bäckström et Carsten Höller en mémoire des enfants juifs déportés. Inaugurée le 23 septembre 2008. Il s'agit d'une série de haut-parleurs située dans l'allée des Justes, en bordure du mémorial, qui reprennent et déforment les sons de la rue de sorte qu'ils semblent venir de nulle part[4].

Cette œuvre symbolique a été commandée par le Comité de l'art dans la ville de la ville de Paris, en réponse à la demande du Conseil national pour la mémoire des enfants juifs déportés d’ériger un mémorial en souvenir des 11 400 enfants juifs français[5] — dont 6 100 petits Parisiens — déportés vers les camps d’extermination nazis entre 1942 et 1944. Elle a coûté 150 000 euros[6].

La librairie[modifier | modifier le code]

Après le mur des Noms, après l'entrée, un peu au fond une librairie comportant un grand nombre d'ouvrages, biographies, bandes dessinées, livres pour enfants, etc. sur la Shoah, le nazisme, l'antisémitisme et l'histoire du peuple Juif.

Actions du Mémorial de la Shoah[modifier | modifier le code]

  • Expositions temporaires sur l'histoire des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale en France et en Europe. Elles s'appuient également sur l'art et la littérature.
  • Activités pédagogiques et actions de formation
    • accueil de classes,
    • ateliers pédagogiques,
    • projections-rencontres en partenariat avec le Forum des Images
    • formation en direction des publics adultes, notamment pour les enseignants,
    • voyages sur les lieux de mémoire et au premier chef, Auschwitz,
    • université d'été,
  • accueil des familles de victimes
  • activité éditoriale
    • Revue d'histoire de la Shoah, créée en 1946, est consacrée aux génocides du XXe siècle.
    • édition de monographies

Films tournés au mémorial[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Mémorial de la Shoah à Drancy », sur Mémorial de la Shoah (consulté le 15 octobre 2012)
  2. AFP, « Hollande inaugure le Mémorial de la Shoah à Drancy ce vendredi », sur liberation.fr,‎ 21 sept. 2012 (consulté en 1 sept. 2012)
  3. http://www.memorialdelashoah.org/index.php/fr/decouvrir-le-memorial/l-institution/presentation-du-memorial
  4. L’œuvre sonore consiste « en une série de haut-parleurs (dissimulés sous une coque à 6 mètres de hauteur et sur 27 mètres le long de la façade du collège François-Couperin), de micros, d’amplificateurs de sons et d’un système d’effet sonore. Les sons captés par les micros sont amplifiés et isolés par le système d’effets acoustiques qui modifie légèrement les sonorités, en les rendant plus aiguës et en allongeant leur durée. Ce matériau sonore est alors diffusé - sans être enregistré -, avec un léger décalage temporel, par des haut-parleurs de type line array. Ceux-ci ont pour particularité la production de sons semblant venir de nulle part, tels des voix venant de l’intérieur même des cerveaux, des corps des passants. Les sons extérieurs sont quant à eux amplifiés. » (Mairie de Paris)
  5. Exposition : Les 11 400 enfants juifs déportés de France, mairie de Paris et FFDJF
  6. Marie-Anne Gairaud, « L'ode imperceptible aux enfants juifs », Le Parisien du 24 septembre 2008, édition de Paris.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]