Rudolf Hilferding

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Rudolf Hilferding
Rudolf Hilferding en 1923.
Rudolf Hilferding en 1923.
Fonctions
Ministre du Reich aux Finances
Chancelier Hermann Müller
Gouvernement Müller II
Prédécesseur Heinrich Köhler
Successeur Paul Moldenhauer
Chancelier Gustav Stresemann
Gouvernement Stresemann I
Prédécesseur Andreas Hermes
Successeur Hans Luther
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Vienne (Autriche-Hongrie)
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité Allemande
Parti politique USPD
SPD
Conjoint Margarete Hilferding
Profession Économiste

Rudolf Hilferding, né le à Vienne et mort le à Paris , est un homme politique autrichien. Membre du SPD, de l'USPD puis à nouveau du SPD, il est ministre des Finances en 1923 puis en 1928-1929.

Biographie[modifier | modifier le code]

Das Finanzkapital, couverture de la réédition de 1923.

Il milite très tôt dans les mouvements révolutionnaires, et rédige des articles dans la revue marxiste Die Neue Zeit (Les Temps nouveaux), puis devient par la suite un professeur d'économie politique à l’école du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), qui était, à cette époque, une organisation politique rattachée à la théorie marxiste.

Ayant obtenu la nationalité allemande, il devient rédacteur en chef de la revue Freiheit (liberté). Il s’oppose à l’aile gauche de son parti et en particulier à Rosa Luxemburg. Refusant d’adhérer à la Troisième Internationale, il quitte l’USPD et retourne au Parti social-démocrate (SPD).

Nommé ministre des Finances une première fois en 1923, il est contraint de démissionner rapidement sous la pression de la bourgeoisie allemande. Il aura eu néanmoins le temps de préparer une réforme de la fiscalité et de tenter d’indexer le mark sur l’or. Rudolf Hilferding se consacre alors entièrement à la politique et en mai 1928, la victoire des sociaux-démocrates aux élections législatives lui permet d’obtenir de nouveau le portefeuille des Finances. Il occupera ce poste jusqu'en décembre 1929 où un conflit avec le directeur de la Reichsbank le force à démissionner. Entre 1930 et 1933, il continue de militer pour ses idées socialistes

La prise de pouvoir par Adolf Hitler en 1933 l’oblige à fuir l’Allemagne et à se réfugier en Suisse, où il continue son activité d’homme politique. Il rejoint Paris en 1938 et y demeure jusqu’en juin 1940 où il décide de partir pour le Sud de la France. Ne pouvant recevoir qu’une aide provisoire de la part des anciens dirigeants socialistes français, il tente d’embarquer à Marseille pour les États-Unis afin d'échapper à un avis de recherche lancé par la police allemande. Malgré les contacts et les aides dont il dispose, il est capturé, avec Rudolf Breitscheid, à Arles en février 1941 par la police française et livré à la Gestapo. Interné à la prison de la Santé, Hilferding s’est probablement suicidé dans sa cellule le .

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a été marié avec Margarete Hilferding, première femme médecin autrichienne, et ils ont eu deux fils. Il épouse en secondes noces en 1923 Rose Hilferding-Lanyi (1884-1959), médecin d'origine hongroise[1]. Seul l'un de ses fils, Peter Milford-Hilferding (de) (1908-2007), économiste autrichien, a survécu.

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Das Finanzkapital (1910), Le Capital financier en français (traduction publiée par Les Éditions de Minuit en 1970 et 1979), numérisation de la première traduction en français (1970) [1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Rose Hilferding », Archiv Der Sozialen Demokratie [lire en ligne].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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