Tony Gryn

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Tony Gryn
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Nathanel Tony Gryn dit Tony Gryn (né le ou 1921 à Lublin en Pologne et mort le à Holon en Israël) est un résistant juif français d'origine polonaise, journaliste de la presse yiddish à Paris, ambassadeur d'Israël au Niger puis au Rwanda.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tony Gryn naît le [1] ou 1921[2],[3] à Lublin en Pologne. Il est le fils de Isaac Dov Gryn, né le à Kazimierz (Cracovie), en Pologne et mort le à Paris et enterré à Holon en Israël[4] et de Rivka Wacholder, née le 1er janvier[5] 1898 à Końskowola, en Pologne et morte le à Auschwitz[6]. Âgée de 44 ans, Elle est déportée par le convoi no 11, en date du , du camp de Drancy vers Auschwitz. Sa dernière adresse est au : 20 impasse Saumon à La Varenne (Seine (département))[5].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , Tony Gryn est arrêté pour propagande anti-allemande. Il est condamné le à un an de prison par un tribunal allemand pour « tentative de démolition et de démoralisation de la puissance allemande ». Il reste trois mois à la prison du Cherche-Midi, dans le 6e arrondissement de Paris. Il est ensuite transféré à la prison de Fresnes et relâché le [3].

En 1942, Tony Gryn rejoint le MJS (Mouvement de la jeunesse sioniste) et l'Armée juive (AJ)[3].

Fin , Simon Lévitte lui confie la tâche d'organiser un service de passage en Suisse. Il réunit une équipe d'une douzaine de jeunes, tous membres du MJS (Mouvement de la jeunesse sioniste). Ils parviennent à faire partir environ une centaine d'enfants. Après l'arrestation de Mila Racine et de Roland Epstein, en , Tony est muté à Paris. Il est chargé par Simon Lévitte d'y monter un service de faux papiers dans le service de l'Armée Juive (AJ). Ce travail est très ardu car, à Paris, les cartes d'identité sont imprimées et délivrées par la Préfecture. Pour résoudre ce problème, Tony Gryn fonde conjointement avec les militants de la Sixième-EIF, le Service social des jeunes (SSJ) et ils créent ensemble un laboratoire de faux papiers que Tony Gryn dirige. La situation s'aggrave dans la région parisienne et l'Organisation Juive de Combat (OJC) forme un corps franc dont Lucien Rubel est le chef et Tony Gryn le second. Bientôt, Ernest Appenzeller et Rachel Cheigam les rejoignent. Tony Gryn conserve la direction du SSJ jusqu'à l'insurrection de la capitale, où il exécute différentes actions militaires en commun avec les FFI (Forces françaises de l'intérieur). Il fait partie du groupe de l'Organisation Juive de Combat (OJC) qui ouvrira les portes du camp de Drancy grâce à l'ordre de mission établi par le colonel Rol-Tanguy.

En , Simon Levitte participe au nouveau Comité d'action des jeunesses juives (CADJJ), où se retrouvent les groupes résistants de jeunes juifs: le MJS, les EIF, les jeunes du Bund, Yechouroun et les jeunes communistes de l'UJRE. Georges Schnek devient le directeur du CADJJ. En , le Comité d'Union et de Défense des Juifs est formé à Paris. Simon Levitte y représente le Sud de la France[7]. Vers la fin . Simon Levitte demande à Tony Gryn d'organiser le passage de centaines d'enfants vers la Suisse. Simon Levitte est chef du bataillon du MJS à Grenoble et dirige le service d'« éducation physique » (nom de code pour les faux documents et les opérations de sauvetage)[8].

Metta Lande est recrutée par Cor (Max Windmüller), qui fait la liaison pour la résistance entre les Pays-Bas et la France. Elle gagne Toulouse, où elle travaille avec Paul Roitman. Puis elle rejoint le groupe hollandais à Paris, où elle travaille avec Cor et Paula Kaufman. Elle transporte des faux papiers, et est chargée de la liaison entre le groupe hollandais, l'AJ (Armée juive), (aussi appelée Organisation Juive de Combat) et le MJS (Mouvement de la Jeunesse Sioniste). Elle utilise les pseudonymes Elisabeth Brinkman et Margareta Lans.

Après l'arrestation de Cor, de Paula Kaufman, et du groupe Westerweel le , Metta reste, à part Ad (Joseph Linnewiel), la seule personne active du groupe hollandais, dont les autres membres ont été déportés. Jusqu'à la Libération, elle collabore avec Jacqueline Gauthier (Judith Geller Markus), Lucien Rubel, Tony Gryn, Simon Levitte, Henry Pohorylès et Jacques Lazarus.

Après la guerre[modifier | modifier le code]

Journaliste[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, Tony Gryn devient rédacteur en chef du quotidien français de langue yiddish Unzer Wort ("Notre Parole"), journal quii existe de 1944 à 1996[9],[1],[10].

De 1960 à 1971, il est le fondateur et rédacteur en chef du quotiden l'Information d'Israël[1].

De 1974 à 1978, il est correspondant de l'Agence juive en France[1].

Ambassadeur d'Israël[modifier | modifier le code]

Tony Gryn est Ambassadeur d'Israël au Niger en 1972 et au Rwanda en 1973[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Tony Green épouse Charlotte (Lotty) Haussmann, la fille de Joseph Hausmann et Claire Hausmann[11].

Joseph Haussmann est né le à Yaroslav en Pologne et mort le à Caracas au Venezuela[12]. Claire Haussmann (née Weisselberg) est née le à Tchernivtsi en Roumanie, aujourd'hui en Ukraine et morte en 1981 à Caracas au Venezuela[13].

Tony Gryn et Lotty Gryn ont 2 enfants.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur[1]et reçoit la médaille de la Libération en 1957[1]. Il est cité à l'ordre des Forces françaises de l'intérieur en 1944[1]

Il est membre du Comité d'action de la Résistance[1]

Publication[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anny Latour. La résistance juive en France, 1940-1944. Stock, 1970

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]