Jacques Helbronner

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Jacques Helbronner
JacquesHelbronner2.jpg
Photographie de Jacques Helbronner.
Fonctions
Président
Consistoire central israélite de France
-
Commissaire du gouvernement
Section du contentieux du Conseil d'État français
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 70 ans)
AuschwitzVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Fratrie
Autres informations
Religion
Lieu de détention
Distinctions

Jacques Édouard Helbronner, né dans une famille de bourgeoisie juive le dans le 9e arrondissement de Paris et mort en déportation à Auschwitz le , a été le président du Consistoire central israélite de France jusqu'à sa déportation. Il fut un fidèle du Maréchal Pétain dont son frère, Louis Helbronner, avait été un proche collaborateur avant d'être tué en 1914. Son autre frère, Paul Helbronner a consacré sa vie à la cartographie des Alpes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Horace Helbronner, un avocat ami de Jules Grévy (qui avait été son témoin de mariage), et d'Hermance Rebecca née Saint-Paul[1], Jacques Helbronner devient docteur en droit. Chef de bataillon de réserve, il sert comme membre de l'état-major du président du Conseil et ministre de la Guerre Georges Clemenceau durant la Première Guerre mondiale. Il est promu commandeur de la Légion d'honneur en 1925.

Jacques Helbronner fait carrière à partir de 1898 au Conseil d’État au sein duquel il atteint le rang de président de section jusqu'à sa mise à la retraite d'office en octobre 1940, conséquence des premières lois antijuives. Durant l'Occupation, il accepte d'occuper les fonctions exposées de président du Consistoire central israélite de France dont il était vice-président avant guerre [2]. Ami de longue date du maréchal Pétain, il rencontre ce dernier à de nombreuses reprises durant la guerre dans l'espoir de préserver les juifs de France. Mais il refusera toutes les offres pour échapper au statut des juifs. Il tentera de s'opposer à la création de l'UGIF (Union générale des juifs de France) exigée par les nazis afin de faciliter la déportation [2]. Même s'il n'a pas réussi à empêcher cette création, il l'a retardée de quelques mois. Ce qui a laissé un peu de temps à certains de se mettre à l'abri et contribué à déconsidérer cet organisme. Il est déporté avec sa femme, Jeanne, sœur de Arthur Weisweiller (née le 23 juillet 1873 à Saint-Germain-en-Laye)[3], par le convoi n° 62 du 20 novembre 1943 du camp de Drancy à Auschwitz et tous deux meurent dans les chambres à gaz à leur arrivée le 23 novembre 1943.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le patronyme Saint-Paul, à consonance plutôt chrétienne, appartient à des familles juives originaires de la commune de Saint-Paul-Trois-Châteaux, proche d'Avignon.
  2. a et b Voir, Schwarzfuchs, 1998.
  3. Voir, Klarsfeld, 1978.

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]