Ève Line Blum-Cherchevsky

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Ève Line Blum-Cherchevsky est une essayiste et historienne française née le à Paris[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ève Line Blum-Cherchevsky est née à Paris. Elle est la fille d'Abraham Cherchevsky, journaliste, et de Germaine Ida Léa[2] Cherchevsky (Bernard)[3], traductrice[4], petite nièce de Bernard Lazare[5].

Abraham Lipa[6]Cherchevsky[7] est né le 6 mars 1901 à Hebron en Palestine. La famille de Abraham Cherchevsky est originaire de Vilnius. Il est naturalisé français en 1924. Abraham et Germaine Cherchevsky sont en 1942 cadres de l'UGIF[8],

Germaine Cherchevsky Bernard est née le 2 janvier 1901 à Paris. La dernière adresse d'Abraham et Germaine Cherchevsky est au 6 rue Jules Voisembert à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine)[9].

En 1943, les Cherchovsky ont trois filles, Ève Line, 11 ans, Sylvie, 8 ans et Mireille, 5 ans. Le 1er juillet 1943, les deux sœurs plus âgées sont placées à Levroux, près de Châteauroux, dans la famille de Clémentine Couagnon, qui travaillait autrefois, pour le grand-père Edmond Bernard. Mireille, la plus jeune, quitte Paris avec l'aide de Jeanette Zantner, une voisine, pour Saint-Germain-les-Senailly, un village de Côte-d'Or.

Depuis février 1943, Abraham Cherchevsky dirige le foyer d'enfants de Neuilly. Mais il doit se cacher. Il survit dans la clandestinité, caché par la couturière Marguerite Delouche sous les combles de l'immeuble du 1 rue du Mail, dans le IIème arrondissement[10]. Après l'arrestation de sa femme, Germaine Cherchevsky-Bernard, il part en urgence avec sa fille Mireille chez Marguerite Delouche qui les héberge tous les deux, avant qu'en définitive, Mireille ne parte en famille d'accueil chez les Zantner qui la font passer pour leur nièce[11].

Germaine Cherchevsky fait partie des cinquante-deux employés victimes de la Rafle par la Gestapo, le 30 juillet 1943, au siège du service d'assistance sociale de l'UGIF, rue de la Bienfaisance, dans le 8e arrondissement de Paris[12].

Elle est déportée par le Convoi No. 59, en date du 2 septembre 1943, du Camp de Drancy vers Auschwitz[13], où elle est assassinée.

Arrêté le 6 avril 1944 par des inspecteurs du Commissariat général aux questions juives voisin[14], Abraham Cherchevsky est déporté par le Convoi No. 73, en date du 15 mai 1944, depuis la gare de Bobigny par le convoi n° 73[15],[16],[17],[18],[19],, en date du 15 mai 1944, un des rares trains provenant de France comprenant uniquement des hommes, et avec pour destination finale non pas Auschwitz, mais Kaunas en Lituanie ou Reval (aujourd'hui appelé Tallinn) en Estonie. Il est assassiné le 20 mai 1944[20].

Mémoire de la Shoah[modifier | modifier le code]

Elle dirige et continue d'effectuer d'importants travaux sur les déportés et leurs familles. Elle traduit également un ouvrage : « Courage dans la tourmente en Lituanie 1941 - 1945, Mémoires du ghetto de Kovno » d'Alex Faitelson sur le ghetto de Kovno[21] (Kaunas). Elle milite notamment pour l'exactitude maximale des actes d'état civil des personnes mortes en déportation[22].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Nous sommes 900 Français : à la mémoire des déportés du convoi no 73 ayant quitté Drancy le 15 mai 1944, Besançon, l'auteur, 7 vol., 1999-2006.
  • Il était une fois, l'association dédiée à la mémoire des déportés du convoi 73, Besançon, l'auteur, 2006.
  • Les victimes juives de Franche-Comté déportées ou exécutées pendant la Seconde Guerre mondiale – 1939/194, Besançon, l'auteur, 2016

Liens internes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir, Shershevsky
  2. Germaine Ida Léa Cherchevsky. Geni.com.]
  3. La mémoire de ce gavroche de la rue Baron ne méritait pas une telle opération de communication.
  4. Voir, Traduction "Si" par Rudyard Kipling par Germaine Bernard-Cherchevsky, 1942
  5. Voir leurs biographies
  6. JORF no 63 du 15 mars 1993 page 4107. Arrêté du 4 février 1993 portant apposition de la mention "Mort en déportation" sur les actes de décès.
  7. Abraham Cherchevsky. Convoi 73.
  8. Carole Sandrel née Mireille Cherchevsky. Biographie.
  9. Voir, Klarsfeld, 2012.
  10. Carole Sandrel née Mireille Cherchevsky. Biographie.
  11. Carole Sandrel née Mireille Cherchevsky. Biographie.
  12. Carole Sandrel née Mireille Cherchevsky. Biographie.
  13. Voir, Klarsfeld, 2012.
  14. Carole Sandrel née Mireille Cherchevsky. Biographie.
  15. Voir, Le Convoi 73
  16. Voir, Béatrice et Patrick Reynier. L'absence pour mémoire. Film documentaire sur le convoi 73. Mars 2007
  17. Voir, Association des Familles et Amis des Déportés du Convoi 73. Site Officiel..
  18. La stèle des Déportés du Convoi 73 au Père-Lachaise.
  19. Voir, Laurent Greilsamer. Drancy, 15 mai 1944: la mémoire sauvée du convoi numéro 73. Le Monde, 11 novembre 1999.
  20. JORF no 63 du 15 mars 1993 page 4107. Arrêté du 4 février 1993 portant apposition de la mention "Mort en déportation" sur les actes de décès.
  21. Elle traduit le "Courage Dans La Tourmente En Lituanie (Mémoires du ghetto de Kovno 1941/1945) par Alex Faitelson, avec une préface de Simone Veil qui remercie Ève Line Blum-Cherchevsky d'avoir traduit cet ouvrage. Voir, "Courage dans la tourmente en Lituanie. Mémoire du ghetto de Kovno." Alex Faitelson. L'Harmattan. Décembre 1999.
  22. Voir, Les "oubliés de la déportation" par Ève Line Blum-Cherchevesky

Liens externes[modifier | modifier le code]