Étienne Weill-Raynal

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Étienne Weill-Raynal
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Parti politique

Étienne Weill-Raynal, né Étienne Weill le à Paris et décédé le dans la même ville[1], est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un ingénieur X-Ponts qui avait participé, avec Fulgence Bienvenüe, à la création du métro parisien, et d'une militante socialiste nièce de David Raynal, il est reçu en 1906 au concours d'entrée à l'École normale supérieure, où il a pour « caïman » Alain et se lie avec le bibliothécaire Lucien Herr, dont il adopte les convictions socialistes. II est reçu premier à l'agrégation d'histoire et géographie en 1910.

Il adhère à la SFIO en 1913. Il est nommé, en 1919, professeur au lycée de Laon. Il enseigne ensuite au lycée Corneille de Rouen, puis Voltaire et enfin Louis-le-Grand de Paris. En 1924, il entre à la commission administrative de la fédération du Parti socialiste de l'Oise et en est le secrétaire de 1932 à 1938. Il participe surtout au gouvernement du Front Populaire en étant collaborateur de Léon Blum et de Vincent Auriol (ministre des finances) .

À la suite de la défaite de 1940, il est révoqué de l'Éducation nationale par Vichy en raison de ses origines juives. Conformément à l'ordonnance nazie du 27 septembre 1940, il va se déclarer comme juif, ainsi que toute sa famille. Interné au camp de Drancy, il s'échappe[2], et grâce à l'aide de Jeanne Goupille et de sa famille il parvient à rejoindre Marseille avec une partie des siens. Il enseigne dans un collège catholique apostolique romain. Habitant le même immeuble parisien, son frère Maurice est mort en 1942 à Auschwitz, et sa nièce Marianne à Riga à une date inconnue ; quant à la belle-fille de Maurice, Ethel née Kravetz, veuve d'un héros mort sur la Loire avec les cavaliers de Saumur, et à ses deux filles, elles sont mortes à Auschwitz en 1944, de même qu'Emmeline, la mère d'Étienne et de Maurice.

Après la Libération, il entre dans la rédaction de nombreux journaux tels que Le Populaire ou Nord-Matin. En septembre 1945, il est élu conseiller général du canton de Grandvilliers. En juin 1946, lors des élections législatives il est en troisième position sur la liste de Jean Biondi mais la liste ne recueille que 19,7 % des voix et qu'un seul élu. Cependant lors du décès de Jean Biondi, il lui succède en juin 1950. En juin 1951, il est battu par le maire gaulliste de Compiègne, Jean Legendre. Il est également battu lors des élections cantonales. Il entre en tant que conseiller technique dans le gouvernement de Guy Mollet et au comité directeur de la SFIO, jusqu'en 1963.

Il décède à l'âge de 94 ans, le 14 juillet 1982, à son domicile, 26, rue Vavin, Paris, VIe.

Il est grand-père de quatorze petits-enfants, dont douze sont vivants (parmi lesquels Guillaume et Clément Weill-Raynal).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'Assemblée nationale ; cf. lien externe
  2. « | Le comité Français pour Yad Vashem », sur yadvashem-france.org (consulté le 8 octobre 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]